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NE METTEZ PAS A MORT LA CORRIDA

Publié le par Cositas de toros

Publication de Francis Wolff

Né en 1950 à Ivry-sur-Seine Francis WOLFF est un philosophe français. Il est professeur émérite à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, Paris.Spécialiste de philosophie antique, membre du centre Léon-Robin, il a publié des travaux sur la sophistique, sur Socrate et le socratisme, sur Platon, sur l’épicurisme et surtout sur Aristote.

Aficionado reconnu, il a également publié sur le thème de la corrida :

- Codirection (avec P.CORDOBA) de "Éthique et esthétique de la corrida" numéro spécial Critique, éd.Minuit, 723724, août-septembre 2007.

- 50 raisons de défendre la corrida, éditions Mille et une nuits, coll. "les petits libres", n°74, Paris, 2010, 103p. (ISBN 9782-7555-0576-4)

- Philosophie de la corrida, éditions Fayard, coll. "Histoire de la pensée",2007, reed.avec une préface inédite, Hachette Pluriel, 2011.

- L’appel de Séville. Discours de philosophie taurine à l’usage de tous, éd Au Diable Vauvert, 2011.

 

...

Il a suffi qu’une vidéo anti corrida sponsorisée par le chanteur Renaud soit interdite par le BVP et qu’une soixantaine de militants abolitionnistes (chiffre des organisateurs) manifestent pendant la récente feria de Dax, où les cinq corridas se déroulaient à guichets fermés, pour que Libération, après d’autres, en fasse «l’événement» de l’été. Soit. Qu’on n’aime pas la corrida, qu’on préfère une vie de porc à celle du taureau de combat (toro bravo) et la mort d’un bœuf dans le silence des abattoirs à celle d’un taureau dans la lumière d’un dernier combat, c’est le droit de chacun. Mais qu’on ose qualifier de "torture" le périlleux face-à-face de l’arène, c’est une insulte à tous les suppliciés de la terre. C’est aussi un piètre service rendu aux défenseurs de la condition animale qui luttent contre certaines formes d’expérimentation menées sur des bêtes impuissantes. C’est enfin une pierre dans le jardin des écologistes : car il faudrait bientôt, si l’on écoutait les abolitionnistes, compter les taureaux de combat au nombre des espèces menacées et remplacer les vastes territoires où ils grandissent, sauvages et insoumis, par des usines d’élevage industriel. Qu’il faille s’indigner de la marchandisation du vivant, lutter pour une amélioration des conditions de vie, de transport et d’abattage de certaines espèces, on en conviendra aisément : aucun animal n’est une chose. Mais si la corrida devait être un jour interdite là où elle est aujourd’hui autorisée, ce serait bien sûr une perte culturelle pour toutes ces régions de France - et du monde - qui en ont fait une part déterminante de leur humanité ; ce serait aussi une perte esthétique (qu’on songe seulement à tous ces artistes, écrivains, penseurs qui, en deux siècles d’existence de la corrida, y ont puisé une part essentielle de leur inspiration), mais ce serait peut-être surtout une perte morale. Doublement : une dimension essentielle de "l’être-homme" et de "l’être-animal" disparaîtraient avec la corrida. L’interdire, ce serait non seulement condamner à l’extinction immédiate l’espèce animale qui en est le protagoniste, ce serait aussi priver les hommes de la forme la plus universelle de tauromachie - qui est elle-même une constante anthropologique. Ce serait enfin céder à un dangereux appauvrissement du raisonnement moral : réduction de toutes les espèces animales à l’"animal", réduction de l’animal à la victime (et de l’homme au bourreau), réduction de l’animalité à sa disneylandisation, réduction de la "nature" au règne de l’harmonie des peuples et de la tranquillité bourgeoise, réduction des sentiments moraux à la pitié, réduction de la valeur de la vie pour le vivant à l’absence de douleur, assimilation de la douleur de l’animal, essentielle à sa survie, à la souffrance humaine et au mal absolu dans la nature. Et pourtant, oui, nous avons des devoirs vis-à-vis des espèces animales, et d’abord celui de ne pas les confondre sous un nom cache-misère d’animal, qui ne fait qu’entretenir la confusion : qui voudrait traiter son chien comme la vipère, qui voudrait qu’on réserve aux dauphins le sort promis aux criquets pèlerins qui ravagent les récoltes africaines, qui voudrait qu’on traite les taureaux de combat comme les paisibles ruminants qui peuplent nos campagnes ? Mais nous avons aussi bien d’autres devoirs vis-à-vis des animaux, et la corrida, loin de les transgresser, en est la démonstration par excellence. Le premier est de les respecter comme l’"autre" de l’homme mais non comme son semblable. La corrida montre le toro comme un être qu’on honore en le combattant et non comme un être qu’on avilit en l’abattant ; mais en même temps elle ne traite pas le toro en égal de l’homme, et c’est pourquoi celui-ci doit en triompher - à condition d’avoir le courage et l’intelligence d’en affronter la redoutable puissance. Un autre devoir que nous avons vis-à-vis des animaux est de respecter leur nature propre : considérer le chat comme un animal affectueux, le chien comme un compagnon fidèle, et le toro bravo comme un être- bravo, c’est-à-dire comme un être qui doit vivre librement et mourir en combattant, parce qu’il est naturellement agressif et indomptable. L’éthique à laquelle répond la mort du toro bravo se résume donc à la formule : "mieux vaut mourir en combattant que de ­vivre à genoux". C’est la formule de la bravura - celle du toro donc, même si c’est aussi celle que le ­torero doit, d’une certaine façon, faire ­sienne pour avoir le droit de l’affronter. Le troisième devoir est de respecter les relations affectives et contractuelles que l’homme a vis-à-vis des différentes espèces. Lorsqu’il n’y en a pas (dans le cas des espèces "sauvages"), nous avons un devoir de protection des espèces menacées, dans le respect des équilibres écologiques. Lorsqu’il y en a (dans le cas des espèces "domestiques"), nous devons respecter loyalement ces rapports, par exemple respecter dans le chien le "meilleur ami de l’homme" ou dans le mouton la relation d’échange, pâturage contre laine, nourriture aujourd’hui contre nourriture demain. L’espèce "taureau de combat" n’est ni domestique ni sauvage, mais entretenu dans une sorte d’"hostilité familière". Ni ami puisqu’on le combat ni ennemi puisque l’homme se mesure à lui : c’est l’adversaire. Cette ambiguïté de la personnalité du toro bravo pour l’homme (à la fois son meilleur ami et son meilleur ennemi) révèle le double sens de l’éthique de la corrida : d’un côté lutte tragique avec l’antagoniste, d’un autre côté duel ludique avec le partenaire. Car enfin, les autoproclamés défenseurs des animaux compatissent peut-être aux souffrances de certains, mais aiment-ils vraiment ce que sont les animaux, ce qu’ils font, ce qu’ils incarnent ? Qui aime les chiens sait qu’ils n’"aiment" pas la liberté individuelle, au sens humain du terme, mais l’obéissance à un maître. Qui aime les taureaux de combat sait qu’ils n’"aiment" guère qu’on les cajole comme des bêtes de compagnie ; il sait aussi que, plus encore que d’autres espèces "sauvages", le pire mal pour eux est le stress lié à la contention ou à la menace, plus que la "douleur", qui est anesthésiée par le combat et transformée en combativité : le soldat - ou le torero ! - "oublie" ses blessures dans l’ardeur de la bataille, elles sont absorbées par l’action et transformées en actes. Et puisque, défenseurs ou adversaires de la corrida, il faut forcément que nous puisions notre argumentation dans notre identification au taureau, faisons en commun cette expérience de pensée. Que préférons-nous ? Une vie enchaînée de boeuf de labour qui s’achève passivement à l’abattoir ou une vie libre de taureau qui se prolonge en vingt minutes de combat vaillant ? Peut-être hésitez-vous ... Mais alors, si seulement vous hésitez, ne jetez pas l’opprobre sur ceux qui préfèrent la vie, le combat et la mort du toro bravo, ceux qui pensent qu’il a un des sorts les plus enviables de toutes les espèces animales que l’homme s’est appropriées pour servir ses fins et qui peuplent son imagination. Ne mettez pas à mort la corrida et les taureaux de combat, respectez ceux qui les aiment.

Francis Wolff

 

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ARNEDO. XLIV ème ZAPATO DE ORO (ép-2)

Publié le par Cositas de toros

DU MERCREDI 27 SEPTEMBRE AU DIMANCHE 1er OCTOBRE

ARNEDO. XLIV ème ZAPATO DE ORO (ép-2)

  Samedi 30. 4e de feria. Un franchute dans le vacarme.

17h30. 1/3 d’arène, le dôme est fermé.

6 José Escolar (Lanzahita – Avila) à la présentation irréprochable, encastés, exigeants, au jeu varié mais aux cornes courtoises. Le 6e, Pajarito reçut le mouchoir bleu.

El ADOUREÑO remplaçant Tibo GARCIA fut le plus en vue, perdant les trophées faute de réussite aux aciers (rare lorsqu’on lit les résultats) pour Juan MIGUEL : silence et vuelta, M.A. PACHECO : salut avec avis et silence et Yanis El ADOUREÑO : vuelta et vuelta.

J. MIGUEL se laissa vite déborder, recula et ramassa la muleta sur le sable. Entière, descabello. La faena uniquement droitière. Commotionné après une voltereta, nous avons eu droit à la tauromachie d’un désespéré, sin zapatillas (ça ira beaucoup mieux!). Musique, désarmé, un avis et entière concluante. Ce garçon a débuté en piquée le 15 Août 2011. Il transpira aujourd’hui avec le lot le plus difficile.

PACHECO remplaçait Adrien SALENC, il hérita d’un lot moyen. Après un bon capoteo, une pique et des séries déterminées des deux bords, il pincha avant une entière tendida. Avec son second, cardeno bragado qui prit deux vilaines piques, il visita le ruedo. Epée en place, descabello.

Après brindis à J. ESCOLAR et El FUNDI (comme ses collègues) Yanis servit une faena sur un bon novillo qui se laissa toréer sur les deux cornes, écoutant les premiers  « OLE »  de la tarde. Il sut en profiter avec temple. Une épée contraire après un raté. La présidence de marbre ne cédant pas devant une forte pétition, put savourer une belle bronca malgré le vacarme ambiant. L’ultime, Pajarito né en avril 2014 est brave et encasté. Il prendra une grosse et unique pique bien administrée par Laurent LANGLOIS (ovation). Brindis au public. Derechazos chaudement applaudis. Il cite de plus loin le cornu qui déboule mais Yanis est court devant la classe du bicho qui dirigea les débats. Le français ne fut qu’un élève appliqué et Pajarito lui permit la vuelta après un nouvel échec aux aciers : deux pinchazos, une bonne demie.

Le « Petit Oiseau » ne permit pas l’envol de Yanis qui sut par contre ne pas allonger la faena.

Cancion de cuna : « Pajarito chino de color añil, canta que mi niña no quiere dormir. Pajarito chino de color punzo, calla que mi niña ya se duermio ».

Non pas de berceuse dans l’Arena ! Impossible. Heureux les sourds et les mal entendants !

 

Le XLIVe Zapato de Oro est revenu à Yanis El ADOUREÑO sans couper un trophée. Il a laissé une bonne impression. Quant à moi, il m’a laissé sur ma faim. A revoir certes, en France assurément. Sympa et bouillant, il communique bien.

Prix du meilleur piquero, Laurent LANGLOIS qui piquait donc en second pour Yanis, l’Escolar au doux nom de Pajarito. Vuelta al ruedo en associant  les cinq autres.

Le prix à la ganaderia la plus complète à Escolar Gil, et Pajarito celui du novillo le plus bravo (qui succède à Bastonito de Baltasar Ibàn). L’année dernière, le 30 Septembre, les deux premiers Escolar étaient rentrés vivant aux corrales !

Meilleure estocade à J.E. COLOMBO.

Meilleure paire de banderilles : Raul CERVANTES.

Meilleur toreo de cape : J.E. COLOMBO.

Meilleure série de naturelles : Carlos OCHOA.

El ADOUREÑO succède à Leo VALADEZ et il peut remercier CARALEGRE (3e) et Pajarito (6e).

Au 1er Octobre, il est 8e de l’escalafon avec 18 novilladas, 35 novillos tués, 32 oreilles, 2 queues car le lendemain à Mojados (Valladolid) il a coupé 2 oreilles (1+1).

 

                                                                                                Gilbert LAMARQUE

 

P.S: Pour le plein écran, cliquez sur le A.

Les photos sont de Fred Martinez.
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ARNEDO. XLIV ème ZAPATO DE ORO

Publié le par Cositas de toros

DU MERCREDI 27 SEPTEMBRE AU DIMANCHE 1er OCTOBRE

                                    ARNEDO. XLIV ème ZAPATO DE ORO

Vendredi 29. 3e de feria. Les 37 ans d’Ivàn.

17h30. 1/3 d’arène, le dôme est ouvert. Quelques instants de silence (les seuls) pour Ivàn FANDIÑO qui aurait fêté son anniversaire.

6 novillos de Los Ronceles (Vilches – Jaèn) aux multiples origines Domecq, au jeu souvent fade, homogènes en trapio et armures pour le leader de l’escalafon, J.E. COLOMBO : silence et oreille avec avis, D. CARRETERO : vuelta avec pétition et silence avec avis et A. GARDEL : oreille et silence

 

Le vénézuelien passa sin pena y gloria avec le 1er. COLOMBO hérita de Flamenco tout comme gigot / haricots ou ABELLAN / Pacharan pour la rime. Le colorado prend une grosse puya et met le feu aux banderilles (à ne pas confondre avec banderilles de feu!). Jesus torée un peu trop avec le pico. Retenons une estocade hasta la bola qui décrocha un pavillon. Il domina malgré tout Flamenco.

D. CARRETERO plus discret fit la vuelta au 2e après entière delantera. Il avait su baisser la main. Il n’avait aucune option avec le 5e.

A. GARDEL, le madrilène torea de verdad son premier opposant sans toutefois le dominer vraiment. Le banderillero Raul CERVANTES salua. Une oreille lâchée difficilement par le palco après entière concluante au second envoi. Avec le dernier, il n’a pas su résoudre les problèmes du compliqué Salado, un magnifique negro mulato, le plus beau du lot. 3/4 d’acier. Mais Alejandro est plein d’allant et bien sympatique.

A noter, deux batacazos !!! Les courants d’air certainement

Gilbert LAMARQUE

P.S: Pour le diaporama plein écran, cliquez sur le coin de ciel.

 

 

Les photos sont de Fred Martinez.
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VICTORINADE SAINT SEVERINE

Publié le par Cositas de toros

VICTORINADE SAINT SEVERINE

Arènes du Plumaçon de Mont de Marsan samedi 30 septembre 17h. Il fait un temps à ne pas mettre un aficionado sur les gradins (frais et humide) mais bon, les Victorino et le retour de Mathieu ont fait que la course s’est déroulée devant une petite moitié d’arène.

Victorino Martin a envoyé un lot de toros homogène, bien dans le type de la maison, correctement présentés et bien armés, astifinos pour la plupart et bizco le troisième. Bon comportement dans l’ensemble avec un premier exigeant, un dernier qui demandait les papiers avec qui il ne fallait pas perdre la tête, les 2 et 5 permettaient plus à condition de s’imposer, le troisième était soso et le quatrième faible. Tous ont fini le combat boca serrada, sont allés au cheval sans trop de bravoure, le dernier manso ne poussant pas et sortant seul. Le quatrième  a été mis en suerte quatre fois au cheval, les deux premières quelconques, puis il s’allume à la troisième partant de loin avec alegria. Mis en place pour une quatrième, apparaît la pique de tienta (mon amie) ! Le toro ne part pas, le piquero ne prend pas le terrain et le président demande le changement au moment où le toro démarre… cacophonie ! Le lot à pris dix huit piques. Le nombre est non significatif, à mon sens les troisièmes n’étaient là que pour justifier le titre de ce spectacle, à savoir : "corrida intégrale"

Les piétons ont été pour la plupart à  la hauteur de la situation.

Emilio de JUSTO a une fois de plus confirmé son rang. Il a su dominer son premier très exigeant sur les deux rives grâce à sa technique, les trois essais à l’épée le priveront d’un trophée. Avec son dernier, juste de force, il a inventé un toro en lui apprenant à charger et à répéter. Il finira par deux séries de naturelles extraordinaires d’engagement, de temple de dominio et de relâchement, un modèle du genre. Malgré une nouvelle déconvenue aux aciers, il coupera une oreille.

 

El MONTEÑO, dont c’était le retour dans le ruedo du Plumaçon après son alternative manquée, était nerveux et cela c’est vu. Pas très en confiance sur son premier, il ne s’engage pas, recule dans les passes, il se reprend un peu en milieu de faena. Pour finir, les vieux démons  le poursuivent  et sa mise à mort est très laborieuse. Il entendra un avis et quelques applaudissements d’encouragement. A son second, l’entame est du même tonneau, il banderille avec aisance (à son premier, il avait partagé les palos avec Manolo de los Reyes). Sa faena de muleta connait un début approximatif. Il n’allonge pas assez la charge et retire la muleta du museau sans lui donner la sortie. Son manque d’assurance et de technique ont fait qu’il est resté en dessous des possibilités qu’offrait cet animal. Une bonne épée entière et concluante ne lui permettra pas de couper l’oreille demandée par une petite partie du public, et devra se contenter de saluer aux tablas.

 

Manolo VANEGAS, jeune torero d’alternative a surpris beaucoup de monde par sa maturité, sa vista, sa technique et son courage. Son premier est faible et tardo. Manolo essaye de raccourcir les distances  mais la faena va très vite a menos. Il en termine laborieusement avec l’estoc et salue aux barrières. Son second, après trois piques prises en manso arrive à la muleta, dangereux et avisé. Manolo se fera bousculer sans gravité à deux reprises, mais il accepte le combat et arrive à s’imposer par sa technique.Il termine par trois séries superbes en contrôlant la charge. Faena courte, mais intense. Il conclue son trasteo avec une entière légèrement tombée portée avec sincérité et un gros engagement. La grosse pétition qui suit lui permet de récolter un trophée largement mérité.

En conclusion, je reprendrai la remarque d’un ami à qui je "textotais" le compte rendu :

 "En gros, de JUSTO et VANEGAS confirment leur niveau, El MONTEÑO…aussi".

Cada uno en su sitio

 

Prix au triomphateur : Emilio de JUSTO

Prix à la meilleure faena : Emilio de JUSTO

Prix au meilleur piquero : SANGÜESA (cuadrilla de Mathieu Guillon pour son intervention au 5ème)

Président : Philippe LALANNE

Ciel chargé, plafond bas, humidité ambiante, température automnale. Vivement que l’on retrouve el sol y las moscas.

 

El Orense

PS: Pour le diap plein écran, cliquez sur le A.

VICTORINADE SAINT SEVERINE
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DE LA PRESIDENCE

Publié le par Cositas de toros

En ces temps de "vide taurin", je vous propose un article très intéressant de notre revistero maison Gilbert LAMARQUE sur les Présidences des corridas, novilladas et Novilladas sans picadors.

A lire avec attention ...

DE LA PRESIDENCE

   Le Corps des Présidents et Assesseurs de Corridas (CPAC) créé en 2012 à l’initiative de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF), est destiné à favoriser les échanges d’expérience, la formation de ses membres et à proposer l’évolution du règlement.

Le nouvel acronyme CPAC signifie désormais : Corps des Présidences et des Alguazils de Corridas.

Les difficultés rencontrées : ... communication parfois difficile avec la piste, connaissances insuffisantes du public … formation insuffisante de certains délégués aux piques, des pétitions de plus en plus bruyantes mais sans mouchoirs, des prestations musicales inopportunes pendant l’arrastre …

Les préparations préalables à la course menées donc en amont sont primordiales.

Une responsabilité récemment attribuée au président par une modification de l’article 70-1 : « Avant d’ordonner le commencement du spectacle, le Président s’assurera que toutes les dispositions réglementaires auront été prises, que le personnel de la plaza se trouve à son poste et que seules occupent le callejon les personnes dûment autorisées. »

NB : Tout le travail mené en amont de la course est primordial (déjà souligné). Il influence le déroulement de la corrida dans une part non négligeable. Le président doit engranger un maximum d’informations avant le début du spectacle et doit évacuer un maximum d’« inconnus ». Ici, ce ne sont pas les « invités » du callejon car ceux-ci sont connus de tous !

En effet, il serait souhaitable que les « quelques » personnes invitées sans raisons majeures viennent nous rejoindre sur les tendidos (où la vue sur le ruedo est meilleure) tout en s’acquittant du prix du billet, cela va de soi ! Le callejon est une venelle qui vomie une foule innombrable comme une rue commerçante un jour de marché, nous y apercevons aussi des mineurs. Déjà en 1922, dans le « Petit guide taurin » édité gratuitement par le journal sportif régional « Athlétic » (au Sablar à Dax), « Fernando écrivait : « Il doit également interdire les allées et venues des parasites du callejon qui peuvent distraire le toro ».

Ensuite lors du troisième tercio : … Le président fera sonner les avis dans les temps : 10, 13 et 15 minutes après la première passe de muleta.

A propos de la musique :

1. Le président ordonne la musique en fonction non seulement du travail du torero mais aussi du comportement du toro. La musique accompagne les faenas dites artistiques, elle s’abstient avec l’émotion du combat.

2. Il stoppe la musique si le maestro se fait prendre, s’il se fait désarmer ou encore si l’intensité de la faena baisse.

3. Il fait attention de ne pas la lancer trop tard.

4. Il arrête la musique quand le maestro prend l’épée de muerte.

A propos de l’arrastre, le Règlement Taurin Municipal est totalement silencieux à son sujet.

Et pourtant, il y aurait beaucoup à dire …

Tout d’abord, il convient de souligner que l’arrastre correspond au moment où le public manifeste son jugement sur les qualités et la prestation du toro : applaudissements, sifflets, ou encore silence indifférent doivent pouvoir s’exprimer et ne pas être couverts par une musique intervenant trop hâtivement. A la présidence à exiger préalablement de la musique qu’elle ne joue qu’une fois la dépouille du toro évacuée.

Quelles que fussent ses qualités, le toro mérite une sortie digne … cela s’appelle le RESPECT. Réservons notre humeur au mayoral et (ou) ganadero, c’est plus judicieux.

Sachant aussi que l’indulto doit rester rarissime et, s’il vous plaît, concernant les novilladas non piquées, ni indulto, ni vuelta al ruedo, le bon sens en découle.

Un président peut exceptionnellement refuser la fonction par exemple, si certaines conditions générales en matière d’intégrité du taureau ou d’éthique ne sont pas assurées.

Si l’état physique et sanitaire des taureaux est inacceptable ou bien sont relevées des lacunes dans la sécurité.

Le dernier Règlement Taurin Municipal a été édicté par l’UVTF à Orthez le 25 Janvier 1998 et est applicable dans « toutes » les arènes françaises.

Toutefois, à l’article 38, il serait souhaitable d’ajouter l’alinéa suivant, suggéré par la FSTF : « Le président et ses assesseurs sont choisis, par le maire ou le délégué, sur une liste établie et mise annuellement à jour, la liste du « Corps des Présidents » émanation des associations les plus représentative de l’aficion française. Il est souhaitable que l’une des trois personnes qui siègent au palco soit vétérinaire ».

Donc du sérieux au palco, et non plus cet échange incessant des « cousins » de peñas amies. « Pour notre propre intérêt, on s’arrange entre-nous ». Quant au notre !...

En aucun cas, le CPAC n’est un agent de placement.

Le CPAC est ouvert aux Présidents, Assesseurs et Alguazils confirmés, aux postulants à ces fonctions et à tous les aficionados intéressés par le Règlement Taurin Municipal et l’éthique de la corrida, même s’ils ne souhaitent pas siéger. (Vous avez dit « confirmés » ? Qu’est-ce qu’un « confirmé »?).

Encore du pain sur la planche et souhaitons qu’il ne rassisse pas !

 

                                                                             Gilbert LAMARQUE

 

 

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