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NUMERO UNO

Publié le par Cositas de toros

Par Gilbert LAMARQUE   

 

                Classer les toreros, hisser un Numero Uno, c’est trop subjectif.

Je suis toujours plus partisan du toreo que d’un torero en particulier. Nous avons chacun notre sentiment sur la tauromachie et nous savons apprécier un torero sans qu’il ait le rang de figura.

Et après une faena éblouissante, chaque diestro est pour moi, le Numero Uno à cet instant : c’est sa gloire éphémère. Pourquoi vouloir hiérarchiser ?

Luis Miguel Dominguin s’étant proclamé à Madrid, Numero Uno, levant l’index après avoir coupé deux oreilles à un toro d’Antonio Perez, ne l’était pas plus qu’aujourd’hui Morante, José Tomas, Ponce, Castella ou Escribano, Rafaelillo, Juan Bautista, Perez Mota …

Et le résultat de l’escalafon en fin de temporada donne un classement sans beaucoup de rapport avec la réalité et encore moins avec les qualités avérées de chacun.

Nous sommes dans l’art tauromachique où nous apprécions selon nos sentiments, l’œuvre de l’artiste dans le ruedo qui fait surgir notre émotion, notre ressenti. Tout ceci est personnel. Il n’y a pas de suprématie. Un Numero Uno n’existera jamais à mes yeux ; tant pis pour cette manie de vouloir tout classer.

Un samedi 9 juillet à Teruel, le modeste torero Victor Barrio avait rendez-vous avec la fatalité, à 29 ans. Du vent, une muleta soulevée, une voltereta et soudain le drame

La corne de Lorenzo du fer de Los Maños, frappe au sol et tue. Avant lui, le petit  novillero péruvien Renato Mota et le matador mexicain El Pana fermaient les yeux à jamais.

A Pamplona, Javier Jimenez, un vendredi 8 juillet se relève d’une voltereta, trois vertèbres cervicales fracturées ( nous ne le saurons qu’après la course), il revient sur le sable pour tuer son adversaire, puis n’écoutant pas les médecins, le voici parti occire son second Cebada Gago. Pour la gloire ? Non, pour des queux de cerise, des nèfles. Le pundonor !

Et Ivan Fandiño dans une ultime chicuelina est projeté au sol, Provechito de Baltasar Iban l’a voulu ainsi en ce 17 juin. Cela fait déjà si longtemps !

 

Au mundillo durement touché, seul le silence s’invite.

 

Alors, le Numero Uno nous semble aujourd’hui plus que jamais bien futile.

 

                                                                         Gilbert LAMARQUE

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BERNEDE 14/02/2018 10:58

Merci de cette article plein d'humilité et d'aficion auquel je ne peux adhérer qu'à 100%. Laurent