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SANGÜESA - 1

Publié le par Cositas de toros

SANGÜESA - 1

                  Tradicionales Fiestas. Trofeo "XV Pocha* de Oro"

 

Sabado 14 de septiembre. "Grandiosa Corrida de Toros"

 

       6 toros de José Luis Osborne de Jerez de la Frontera para los valientes matadores de toros : Javier Herrero (Cuellar), trois paseos pour cette temporada (oreille et sifflets / palmitas) ; Imanol Sánchez (Saragosse), un paseo (oreille et oreille), a débuté avec picadors dans ces arènes de Sangüesa en septembre 2008, et Miguel Ángel Pacheco (La Linea de la Conceptión), huit paseos, une grosse oreille à Vic (oreille et oreille).

 

                                     "Una tarde amable para tres modestos" 

 

titrait Pascal Lizarraga dans le Diario de Navarra du 15/09/19.

 

2/3 d’arène, le soleil se voilant la face, peut-être de honte ; légère brise.

Dernière plaza avant l’Aragón et son désert taurin, exceptées Saragosse, Huesca et Barbastro, Sangüesa est une des 4 localités navarraises avec Pampelune, Tafalla et Tudela où se courent les encierros. Patrick vous en dira deux mots sur celui de dimanche.

L’arène construite en briques ne dénoterait pas dans le paysage toulousain, toutefois, elle n’a pas le charme de ses voisines que sont Tafalla ou Peralta.

Public jeune dans l’ensemble, en blanc et pañuelo rouge, venu ici pour en découdre avec la fête et pas spécialement pour la fiesta a los toros. Plus bavard que bruyant, une main sur le portable, l’autre tenant fermement le gin-tonic, le cuba-libre ou le mojito, une troisième éventuellement pour mordre dans le bocadillo. Ce public festif n’est guère regardant sur la qualité du tercio de varas, ni même sur la pose des banderilles, ni…

Cinq portugaises offertes, c’est peu. Pas un seul de ces toros ne devait repartir sur le flanc avec leurs oreilles tellement cet encierro, d’un fer de luxe, dégoulinait de noblesse !

Mais vu les exhibitions proposées et les faenas qui en découlèrent, mon infinie générosité aurait attribué une unique oreille à M.Á. Pacheco à son second bonbon. On se fiche bien de mes choix !

Des toros ayant laissé leur bravoure au bercail, faibles mais "noblissimes", du caviar pour les modestes, bien présentés, aux armures correctes.

L’orphéon démarre illico dès le premier coup de poignet pour s’éteindre quelques secondes avant l’épée : indigeste.

Chaque Osborne prend une pique ou supposée telle, au petit bonheur, devant la porte des cuadrillas, ou par le cheval de réserve avec concours de cariocas, etc.

Aucun intérêt à détailler les différents tercios et faenas. Le public est ravi.

 

                                                      Javier Herrero,

s’en va, une oreille en poche après un vide abyssal, la muleta éternellement en berne.

 

                                                   Imanol Sánchez,

banderille, est distant, ne se croisant pas, nous gratifiant de plusieurs desplantes sur des toros non dominés.

 

                                             Miguel Àngel Pacheco,

est plus appliqué, recevant son premier toro par une larga de rodillas, il baisse la main, réalisant de beaux gestes et une horrible lame dans l’épaule n’empêche pas l’obtention de l’oreille. Son trasteo sur le 6 est plus abouti, livrant de bonnes séries avant une bonne épée après un pinchazo.

Le banderillero Miguel de las Heras a salué au 6e .

Ni le public ni la présidence ne sont affectés par ce piteux spectacle, nous non plus, heureux philosophes, nous sourions.

Tout ceci vous en dit long sur la qualité des nombreux spectacles livrés dans ce contexte de ce côté-ci des Pyrénées, spectacles dont les résultats se soldent en un nombre inouï de trophées.

Comme l’écrivait le revistero du Diario de Navarra : "Pacheco est le seul de la terna à pouvoir sortir de la face cachée de la lune… Seul le temps dira quelle sera sa position dans le toreo actuel."

Sánchez et Pacheco a hombros. Demain, le meilleur est à venir.

 

*Pocha : haricot blanc sec, produit phare de Sangüesa, la cité qui peut rajouter au célèbre potage de pochas, la non moins populaire soupe d’oreilles !

                                                                               

  Gilbert LAMARQUE

 

 

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