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JEAN-LOUIS DARRÉ, UN GANADERO ROMANTIQUE

Publié le par Cositas de toros

JEAN-LOUIS DARRÉ, UN GANADERO ROMANTIQUE

                 Le vendredi 06 décembre, le Club Taurin Joseph-Peyré recevait dans ses locaux du château d’Idron, Véronique Podesta, alguacelilla et Jean-Louis Darré, éleveur de bravos.

 

 

Le président Alain Lamarque fit en préambule, un bref historique de la ganaderia avant la projection de la brève pellicule « Les quatre saisons de Jean-Louis Darré » au Cantaou à Bars.

 

 

Puis la soirée se poursuit par l’interview de l’éleveur par Miguel Darrieumerlou

Le ganadero tient tout d’abord à préciser et insister sur l’âge des vaches qui vivent environ 20 ans, un semental, lui, 18 ans alors qu’un charolais reproducteur ne vit pas plus de 8 ans. Ceci étant toujours éludé, restant dans le "politiquement correct".

Et voici comment le rugby, une de nos mamelles nourricières, a conduit l’agriculteur-éleveur à l’élevage exclusivement du "brave" en Pays d’Astarac.

Dans l’équipe à XV de Mirande, Jean-Louis joue et combat à côté d’un certain Michel Lagravère, le torero vicois exploitant un bar dans la sous-préfecture, lieu des inoubliables troisièmes mi-temps.

Un accord se conclue : le toreo de salon se déploiera dans les grands espaces, chez Jean-Louis, avec cape, muleta et frontal.

En 1986, à Collioure, le 14 juillet, le futur ganadero se retrouve valet d’épée. Cela dura quelques temps entre les interruptions dues au travail à la ferme avec les parents et les contrats en Espagne, en Castille surtout, Valdemorillo… afficher le soir, la nuit, le cartel à venir… et alternative dans la Communauté de Madrid à Soto del Real en 1989.

Notre maestro s’envole pour le Mexique en 1992 et Jean-Louis construit son premier parc. Il sera éleveur de bravos. En décembre 1992, il achète – après avoir souvent "tienté" les produits de cet élevage avec Michel Lagravère – des  Pedrajas d’encaste Guardiola chez Jean Riboulet, aujourd’hui disparu, propriétaire du Scamandre en Petite Camargue gardoise, sur la route des Iscles en direction d’Arles, à Saint-Gilles. C’est le fils Olivier qui mène aujourd’hui la destinée de la ganaderia.

Voici donc que foulent les prés du Cantaou, 18 vaches et un semental. C’est parti pour les années de doute et de peur !

L’éleveur retourne au Scamandre en 1995, obligé de racheter du bétail suite à l’abattage après détection de la tuberculose. Il ne restait plus qu’un mâle et quatre femelles!

Notre ganadero se fait connaître dans les arènes du Sud-Ouest ne voulant vivre que de sa passion ayant aussi un fils intéressé.

Première sortie en public, en non piquée à Aignan en 1997 avec au cartel, El Fandi et Sébastien Castella. Le premier eral est tué en piste par le Biterrois.

La première novillada piquée se déroule à Millas avec Joselito Adame et El Santo ; l’élevage reviendra les deux années suivantes.

Dans le Sud-Est, Jean-Louis sera à Arles par deux fois et à Alès, une fois.

Le sang Pedrajas étant "piquant" et encouragé par les résultats, l’éleveur crée en 2001, un nouveau fer, plus "commercial", Camino de Santiago, Lou Cantaou se situant  sur les chemins de Saint-Jacques. Le bétail est acheté à Santafé Marton, en Navarre, d’origine Marquès de Domecq : des 56 vaches, il n’en garde que 36 ! en suivant, il achète 2 sementales au Marquis de Domecq.

Un regard vers l’Espagne. En Andalousie, Jean-Louis retrouve une vieille connaissance, un péon perdu de vue, devenu organisateur de novilladas. Les novillos du Cantaou débarquent dans un village "blanc" proche de Huelva. Nous sommes en 2016. L’année suivante, énorme triomphe à Baeza : 10 oreilles et 2 mouchoirs bleus !…

Est-il difficile de vendre en Espagne ? Oui, et en France aussi. Surtout ne pas réussir, rester en non piquée où on ne dérange pas…

Actuellement à Bars, s’ébattent 500 têtes dont 40 vaches de l’Astarac, 120 de Camino accompagnées de 20 sementales !

 

(Le temps passe et le traiteur s’impatiente).

 

C’est au tour de notre sémillante alguacililla, Véronique, qui à l’époque, avouée près la Cour d’Appel de Toulouse et participant comme juriste à la défense de nos amis de Rieumes en démêlée avec les anti-corridas, a fait de nombreuses rencontres dans le milieu taurin. Pour renvoyer l’ascenseur à la dévouée juriste pour services rendus, les Rieumois lui offrent la présidence d’une novillada ! Mais étant mesurée et certes, cavalière, notre amazone préférerait un paseillo avec plumet sur la coiffure ! Marché conclu.

Et depuis 2003, Véronique Podesta défile dans de nombreuses arènes : Fenouillet, Arles et les plazas du Sud-Ouest dont Vic, souvent accompagnée de sa fille Eugénie.

Pas le temps d’aborder avec Jean-Louis Darré, ses ressentis de 2019 et les espoirs pour 2020.

Juste avancer quelques satisfactions : Samadet, Maubourguet…

                                                                         

 

Gilbert Lamarque

 

 

 

 

 

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