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L’ARROSEUR ARROSÉ, suite et fin (espérons).

Publié le par Cositas de toros

L’ARROSEUR ARROSÉ, suite et fin (espérons).

Horrosco referens*

     Le Libron ( encore de l’eau), ce ruisseau impétueux est à l’image de Toros y Campo, inconséquent, sortant de son lit avec fracas.

Il est annoncé une feria 100 % Saltillo :

« un encaste qui… et terrorise les hommes en piste. » Qui terrorise ! Ouverture aux cauchemars, à l’épouvante !

« Des Toros durs, malicieux... » Malicieux ! Curieux qualificatif : mauvais, méchant ou farceur, voire taquin ?

« … présentera avec beaucoup de fierté... » Fierté ! Orgueil, vanité… satisfaction sonnerait avec plus de modestie.

« … le retour très attendu des novillos de Miguel Zaballos, un des derniers ganaderos romantiques du Campo Charro... » Romantiques !  100 % Saltillo – 100 % romantique, doux week-end dans la portative !

 

Les novilladas éprouvent beaucoup de difficulté pour garnir les tendidos. Faut-il de tels cartels pour attirer le chaland ?

Francisco Montero a fait 9 paseos sur le tard lors de la dernière temporada ; Alberto Pozo, 5 ; Abel Robles, 3.

Quant à Carlos Enrique Carmona, né à Madrid en 1998, il ne signe aucune novillada en 2019, plus absorbé aujourd’hui par sa vie amoureuse. Il est le nouveau petit ami de Chabelita, la fille d’Isabel Pantoja, la chanteuse et actrice sévillane.

(Veuillez me pardonner pour cette échappée people même pas digne de « Voici », mais que dire d’autre ?).

José Ibañez, apodéré depuis peu par le Biterrois Cayetano Ortiz, a débuté avec picadors le 13 mai 2018 à Los Barrios. Depuis, aucune information, si ce n’est qu’il parcourt le Pérou où il aurait triomphé !...

17 paseos pour 5 novilleros, moyenne : 3,4 par novillero ! Aucun dans les 20 premiers de l’escalafón.

D’un côté, les forces vives, brutales et « malicieuses », de l’autre, outre le courage de Montero, le désert novilleril ! De la chair tendre, inexpérimentée.

 

Affligeant et consternant.

La connerie, ça s’étudie ? Bien sûr !

Mais la combattre, c’est être vaincu d’avance.

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » écrivait Descartes.

Et la connerie, non ?

Se déguiserait-elle sous des formes narcissiques signalant l’excès de confiance en soi du crétin, laissant tomber la prudence et la rigueur. On n’écoute que celui qui hurle.

Je n’irai pas hurler avec les loups !

 

* "Je frémis en le racontant" (Enéide II, 204) Virgile.

 

                                                                                                    

Gilbert Lamarque

Commenter cet article

Patricia CAPRICE 14/02/2020 20:09

Encore une fois Monsieur LAMARQUE vous parlez ou plutôt vous écrivez juste. Félicitations pour vos "billets".

Cositas de toros 15/02/2020 00:46

Bonjour Patricia. Ecrire juste, oui pour certains, mais pour les autres ?
L'important, c'est écrire le fond de sa pensée, de défendre et d'argumenter ses idées… sans langue de bois.