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QUESTION AU PÈRE NOËL

Publié le par Cositas de toros

              POURQUOI INTERDIRE LA CORRIDA ?

 

           Débat éternel, certes, mais la corrida est bien là et résiste aux pauvres arguments et à l’ignorance et la mauvaise foi de ce que nous considérons comme de pauvres adversaires. "A pauvre adversaire, pauvres arguments" – nouvelle devise.

Non, nous ne nous satisfaisons pas du plaisir de la souffrance de l’animal !

Pour apprécier, il faut connaître. Il faut connaître l’histoire, les bases, les règles, les fondamentaux. Comment savourer un match de rugby sans en comprendre les règles – règles très alambiquées aujourd’hui, seulement comprises que par un supporter possédant un Bac + 5 – ? Les plus embarrassés se tourneront vers le football. Aie ! À l’heure où vous lirez ces lignes quelques amis m’auront tourné le dos.

Mais en dehors des connaissances afin d'apprécier la corrida, mettons le holà sur l’argument idiot : « Le taureau n’a aucune chance, le combat est inégal ». Nous connaissons d’autres combats inégaux dans les campagnes – Aie, aie ! d’autres amis perdus … – . On ne cherche pas un véritable vainqueur, si le torero est blessé ou meurt, c’est l’accident, car le toreo est un art dangereux comme l’est en sport automobile, la F1. Le but n’est pas le dénouement par le drame. Nous voulons apprécier et reconnaître si le torero a bien toréé, ou mal. C’est l’exercice de son art.

Et puis, mettons-nous à la place du toro – cornes comprises – : quel choix ferai-je à ma naissance sachant qu’une vie morose, plus ou moins longue, d’esclave consentant se terminera dans les couloirs d’un abattoir, première option ; ou alors une vie dans de grands espaces, une autre campagne, le campo, libre et choyé, vie plus brève, mais digne devant une mort glorieuse sous le soleil, en seigneur.

 

 

     Le bos ibericus n’est pas un taureau charolais. Dans nos campagnes existaient et existent encore les rituels du lapin, poule et poulet, pintade tués à main nue… et celui du cochon, aujourd’hui canalisé, aseptisé. Autres sacrifices.

Nous vivons dans l’arène, lieu de communion, d’exaltation, de rencontres, lieu de retrouvailles, un spectacle sans pareil, même si désormais il répond aux lois du spectacle clinquant – strass et pacotilles – et du commerce.

On vous demandera souvent pourquoi vous aimez la corrida mais vous demande-t’on pourquoi vous aimez la musique ou la littérature ?

J’ai une "foi raisonnée" envers la corrida comme feu Giscard d’Estaing déclarait sa "foi raisonnée" en l’unité européenne. Confronté à de multiples crises dont certaines existentielles, elles testent autant ma "foi" que ma "raison".

C’est aussi une autre façon de vivre, de vivre des moments plus intenses, plus violents parfois et aussi plus dramatiques, plus douloureux. Mais au moins, vous vous sentez vivre !

Cela ne suffit-il pas ?

Connaîtrais-je l’Espagne et le Sud-Est français, sans les toros ? Aurais-je fait tant de rencontres, certaines converties en amitié ? Aurais-je tant de livres sur le sujet dans ma bibliothèque ? Aurais-je visité tant d’expositions, assisté à tant de conférences ? Aurais-je connu et apprécié le Rueda ou le Somontano ?...

Nous vénérons le toro comme le torero qui en est, lui, le partenaire.

Et puis après la corrida, il nous faudra défendre le flamenco, la paella… nos traditions bien françaises !

Comme dirait un gamin sorti du collège : «  Les jeux vidéo, les téléfilms, les séries, c’est de la fiction. Ça a un impact et ça banalise ces actes. Alors que dans les arènes, c’est pour de vrai et ce n’est pas fait à la légère. Il y a un rituel très fort, il n’y a pas d’écran, il y a un risque… la corrida c’est la mise en scène pour de vrai. »

Bref, la corrida est une "barbarie", une "décadence inhumaine", une "boucherie satanique", un "abrutissement collectif" conduit par des "tortionnaires", des "psychopathes" dont le "sadisme jouissif" et "l’apologie du sang" méritent le boycott, sinon la mort. (Ces mots entre guillemets sont issus du riche vocabulaire des imprécateurs). Ce sont les mêmes qui abreuvent le Web d’échos malsains et dangereux).

Pour nous les "voyeurs", participer au spectacle de la corrida, c’est un moyen d’élever notre âme !

 

      Ne croyez-vous pas que le Père Noël production 2020 est vraiment une ordure, déclinaison du Père Fouettard ?

Qu’en sera-t’il de la grand-messe autour de la dinde ? Un réveillon des plus bizarres.

Que trouvera-t’on sous le pied du sapin ? Un masque de Zorro ou de Superman serait de mauvais goût.

Le sapin a les boules, nous aussi.  

                                            

 

 

 

 

Joyeux Noël !

 

PS : la question en sous titre aurait pu être : pourquoi aimons-nous la corrida ?

 

                                                                         Gilbert Lamarque - Patrick Soux

Commenter cet article

Alain GREGOIRE 25/12/2020 09:14

Joyeuses Noel malgré une année très difficile .heureusement que Cositas est là pour nous divertir et nous apprendre beaucoup avec les articles toujours plaisant a lire Bises et à bientôt faut darder espoir

Cositas de toros 25/12/2020 09:41

Bonnes fêtes, merci Alain et... à bientôt !

CAPRICE Patricia 24/12/2020 15:09

Joyeuses fêtes à tous les deux ainsi qu'à vos familles..; et vivement 2021 et la "fin" de la covid, oui il faut y croire. Bisous.

Cositas de toros 24/12/2020 15:45

Merci Patricia, bonnes fêtes à vous deux ainsi qu'à vos proches. RDV en 2021 !