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XXXVII e...

Publié le par Cositas de toros

            La XXXVIIe Semaine Taurine et Culturelle de Saint-Sever pointe sa corne et attend l’aficionado pour lui offrir son lot de manifestations intra-muros au Cloître des Jacobins et sur le sable des arènes Henri-Capdeville à partir du 2 octobre.

     Outre les expositions, cinéma et conférences habituelles, la dynamique Peña Jeune Aficion innove cette année, proposant deux novilladas piquées, la première en matinée en collaboration avec le Collectif Pedro Llen. Deux novilladas con caballos en ces temps difficiles pour la tauromachie et la novillada piquée en particulier. Ne boudons pas notre plaisir !

Attendons-nous à une belle journée sachant également que cette semaine intense a été programmée en ce début de mois d’octobre, abandonnant la date immuable du 11 novembre. Nous pouvons espérer une météo plus favorable, ensoleillée, l’absence de frimas et présumer de ne pas conclure, ce 10 octobre, enveloppés par le brouillard comme cela est déjà arrivé auparavant.

 

Les Coquillas de retour.

     En matinée, les novillos des Herederos de Alfonso Sánchez Fabrès, fer coutumier du ruedo saint-séverin, seront combattus par l’Albaceteño José Fernando Molina – ne pas le confondre avec Jorge Molina – vu à Dax devant de piètres Zacarias Moreno (oreille) et le Sévillan, élève de l’École Taurine de Madrid José Cubero "Yiyo", Álvaro Burdiel, qui a débuté avec picadors le 12 juin à Anchuelo (Madrid) et finaliste du Circuit des Novilladas de la Communauté de Madrid, le 25 juillet (2 oreilles).

 

Les ganaderos du canton du Cap de Gascogne.*

     L’après-midi verra s’affronter Yon Lamothe et Manuel Perera ; ils combattront deux Alma Serena et deux Casanueva, ces deux ganaderias voisines se présentent pour la première fois devant les hommes au castoreño. C’est un évènement.

Certains doivent penser que la tarde penchera à l’avantage de Manuel Perera, leader de l’escalafón novilleril, plus aguerri, Yon Lamothe avec seulement deux novilladas en su maleta. Il n’en sera certainement rien. Yon Lamothe, transformé, propose une tauromachie réfléchie, classique, plus autoritaire coupant 3 oreilles en terre torista à Roquefort, le 15 août, excellents novillos de La Quinta et récidivant à Bayonne en arène de 1ere catégorie, novillos de Los Maños qui lui offrirent 3 pavillons.

Manuel Perera vu sur notre sol à Istres, Garlin, Dax, Saint-Perdon et Arles avait subi une grave blessure à l’aine gauche à Vista Alegre (Madrid) le 17 mai. Le courageux reprit l’épée le 12 juin à Calorza (Jaen), ovation et 2 oreilles, et le 16 septembre à Los Molinos (Madrid), il coupe 4 oreilles et une queue, "Bilicoso" de Fuente Ymbro, exceptionnel, gracié. Le novillero extremeño de Villanueva del Fresno (Badajoz) a la chance d’être "apodéré" par Juan José Padilla qui lui apporte de nombreuses opportunités et la malchance d’être conseillé par ce même J.J.P. qui semble le transformer en Padilla bis. Le garçon est très courageux, mais il y perd son identité, son naturel et gagne, par contre, beaucoup en volteretas.

Le 10 octobre à 17h, soyez à l’heure, spectacle garanti !

 

     

     Dans la semaine, Juan José Padilla sera accueilli pour une conférence. Seront évoqués son parcours exceptionnel ainsi que son récent apoderamiento du jeune Manuel Perera. Jeudi 7 octobre à 21h au Cloître des Jacobins.

La veille, même heure, même lieu, débattront pour des joutes amicales, Philippe Bats (Alma Serena – Cauna) et Guillaume Bats (Casanueva – Montsoué). Ils remémoreront leurs aventures respectives qui, aujourd’hui les amènent sous la vara del piquero, moment notable et crucial dans la vie d’un ganadero. Comme pour les trains, attention, un Bats peut en cacher un autre, et, non pas comme les trains, soyez à l’heure !

 

*Ce canton n’existe plus – comme beaucoup d’autres – depuis la réforme désastreuse qui l’a fondu dans celui dit de Chalosse Tursan.

                                                                 Gilbert Lamarque

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E
Gilbert, je m'autorise à retirer ces quelques phrases que confessa José Miguel Arroyo dans son livre "Joselito, le vrai" (pages 256 et 257), lorsque après sa despedida, il s'est occupé de la carrière de César Jimenez.
"J'ai accompagné César partout. J'ai mis en lui toutes mes espérances, même si cette expérience en tant qu'imprésario ne me plaisait pas vraiment. Je sentais, que, sans le vouloir, je lui prenais la première place, j'attirais les projecteurs sur moi. Beaucoup de gens qui me suivaient ont décidé de le suivre aussi, probablement pour pouvoir passer plus de temps avec moi, maintenant que j'étais plus détendu.
Même si j'essayais par tous les moyens de ne pas sortir de mon rôle d'accompagnant, de ne pas lui faire d'ombre, ma présence pesait sur lui, et plus encore quand la presse a commencé à répandre cette vacherie qu'il m'imitait dans l'arène.
A part ça, mais je l'ai réalisé plus tard, le pire de tout est que les idées, les conseils que je donnais à César n'étaient, en réalité, pensés que pour moi, en fonction de ce qui m'avait servi à mon époque, et non adaptés à lui, à sa façon d'entendre le toreo. On était très différents et je n'ai pas su me mettre à sa place."
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C
Bonjour Eric. Voila, tout est dit. Cette confession de Joselito est honnête, tout comme le maestro qu'il a été.
E
Gilbert, entièrement d'accord sur l'apoderamiento de JJ Padilla, que Perera ne soit pas une photocopie du maestro.
Fuerte abrazo
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