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PENTECÔTAVIC III

Publié le par Cositas de toros

                     PENTECÔTAVIC III

DIMANCHE 9 JUIN. 18H. CORRIDA

 

                     « Aguirre, la colère de Dieu »

 

      C’est une après-midi à broyer du noir. Le temps est lourd, le ciel s’obscurcit, le ruedo aussi car sur le sable vont surgir 6 Dolores Aguirre, deux negro bragado meano, trois negro et un negro mulato salpicado. Que des nuances de noir !

Toros bien présentés, armés jusqu’aux dents, violents, se défendant, robustes, plus ou moins braves sous le canasson, c’est selon. N’offrant que peu d’options pour les trois valeureux de la tarde.

Il est très complexe de qualifier, de définir chaque Dolores, tellement cette corrida est agressive, violente permettant si peu.

 

                                                Noé Gomez del Pilar

inaugure la tarde par une portagayola indécise tant l’attente est longue de voir s’élancer "Langosto" avant que celui-ci ne soit découpé en escalope par le varilarguero en deux rencontres. Rien de spectaculaire, le torero perdant du terrain. Épée tombée après pinchazo, silence.

C’est d’un ton un soupçon au-dessus avec "Clavertueto", manso con casta qui pousse sur une longue pique. Brindis à Manolo Vanegas. Malgré la volonté du madrilène, le recours est mince, le voila débordé et ce n’est que séries de coups de tête jusqu’à la conclusion, ou l’épisode, Noé affrontant le déluge.

 

    Mais qu’est donc venu faire

                                                   Javier Jiménez

                                                                               dans cet enfer vicois. Ne l’ avait-on pas prévenu qu’ici il faut combattre des aurochs flanqués d’un sale caractère, d’une humeur belliqueuse et d’un faciès patibulaire ? Le courage ne suffit pas, encore faut-il avoir un minimum de technique.

Pas si mal à la cape mais le veleto "Yegüizo" né en octobre 2014, ne veut plus jouer, ce n’est plus de son âge.

Un autre voyou pénètre sur le sable en la personne de "Botero", non, pas le peintre ! Le manso sème la panique, s’emploie au cheval. Miracle, le banderillero José Francisco Borrero salue. L’Aguirre laisse Jiménez inédit avec la flanelle. Épées… un avis, pitos à l’arrastre.

 

                                              Miguel Ángel Pacheco

sèche lui aussi, "Cigarrero" né, il y a fort longtemps en octobre 2013, (oui, qu’en même ! Les mauvais esprits dirent qu’il avait été exhumé de sa maison de retraite!), n’offre aucun compromis… l’égoïsme des vieux. Silence.

Mais les lampions illuminent le coso pour l’ épilogue en la personne de Pacheco qui n’écoute que son courage et nous livre une superbe prestation face à "Voluntario" (novembre 2014). Ici, quelques options et le torero après une belle réception, un batacazo pour quatre rencontres sans grande bravoure, libère une faena inespérée essentiellement droitière, en séries liées. Michel Ange n’ébauche que subrepticement la gauche… voltereta spectaculaire, sans mal. Et pour rester dans le ton, il décoche en s’engageant une entière delantera qui libère une oreille de poids.

 

   M.Á. Pacheco vu lors de la novillada en 2018, faisait sa présentation de matador en France. La corrida terminée, l’organisation annonça que, Román blessé quelques minutes plus tôt à Madrid, serait remplacé par le vaillant Pacheco pour affronter le lendemain, les Pedraza.

Corrida pour les initiés de toros "décastés", la race s’enfuie. Moins de 2/3 d’arène.

Qui pour siffler Gomez del Pilar et J. Jiménez quittant l’arène ? Certainement pas l’aficionado de verdad. Le crétinisme nous tuera.

             Gilbert LAMARQUE

                                                                                                                                                                                                                                           

                                                                                                                            

 

  

                     PENTECÔTAVIC III
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PENTECÔTAVIC II

Publié le par Cositas de toros

PENTECÔTAVIC II

DIMANCHE 09 JUIN. 11H. CORRIDA CONCOURS

                  Stryke ! …

       Le sanctuaire gersois nous a permis, en cette matinée dominicale, de voir du toro, du toro qui pousse, du toro qui met les reins et qui emporte tout sur son passage, provoquant quelques chutes spectaculaires des groupes équestres : les castoreños ont volé… Preuve s’il en était besoin qu’il reste de la bravoure dans le campo.

    En piste, pour les combattre, trois belluaires : Rafael Rubio Luján "Rafaelillo", Domingo López Chaves et Alberto Lamelas.

 

                                                        Rafaelillo

entame la séance avec "Soriano" (5 ans ½), un beau gris de la ganaderia de Saltillo, initiateur du concours de stryke. Il sort en manso et ne se livre pas au capote de Rafaelillo. Malgré un premier tiers très mal administré par Juan José Esquivel Pèrez, il renverse la cavalerie à la première rencontre. Quelconque au deuxième tiers, il passe le troisième «sin pena ni gloria ». Il faut préciser que son opposant est resté sur le passage à droite, superficiel à gauche et laborieux aux aciers, entière caïda au 4ème essai. Silence.

 

Le chef de lidia du jour à continué avec "Judio". Le Pagès-Mailhan de 4 ans sort à contre piste, remate fort et montre très vite quelques signes de faiblesse. Trois rencontres avec le cheval, sans trop pousser pour un tercio de varas mal administré. Rien à signaler au deuxième (tiers), quant au troisième, rien non plus, mis à part le non investissement du Maestro qui en termine rapidement avec une lame dans le cou. Quelques sifflets.

 

                                            Domingo López Chaves

Voit "Matablanca" (quasi 6 ans), pensionnaire de La Quinta tout de noir vêtu, sortir du toril en marchant. Dès le premier contact il serre aux planches et, avec professionnalisme, D.L.C. l’amène au centre. Le tercio de piques est donné par Tito Sandoval qui, à la première rencontre, arrive  à contenir la charge au début, mais fini par « se faire remuer » jusqu’à la chute. A la seconde le toro est mis en place au centre et, malgré un départ tardif, la rencontre se fait en mode stryke, les cornes sous l’estribo, les reins creusés, et… deuxième batacazo. Il est remis en place pour une troisième rencontre une nouvelle fois puissante. Tito sort sous les applaudissements. Suivent deux grandes paires de banderilles de Yvan Garcia puis, D.L.C. lui donne une faena essentiellement droitière, côté où le toro sert le mieux en mettant le museau au ras du sable vicois. Le tout se termine par une grande épée delanterita. Après avoir entendu un avis, il promène l’oreille autour du ruedo suivant de près la vuelta al ruedo de son adversaire. Beau moment de tauromachie.

"Corchaíto" de Flor de Jara (5 ans ½) sort en cinquième, petite sortie où, une fois de plus Domingo nous fait montre de son sens de la lidia. Le premier tiers, malgré une bonne première où il renverse la cavalerie, reste quelconque avec deux autres piques mal données. Après un second tercio anodin, le toro arrive à la muleta en marchant. S’ensuit une faena sans émotion qui va très rapidement à menos. Entière plate mais engagée pour en terminer.

 

                                                 Alberto Lamelas

se confronte à une véritable estampe de toro. En effet, "Excitado" est un Partido de Resina bien dans le type Pablo Romero. Sortie froide, trotteur, difficile à fixer. Face au cheval, il n’est pas convainquant en trois rencontres bien données. Malgré qu’il charge avec alegria, il ne pousse pas et sort seul de la dernière. Il se comporte assez bien au deuxième tiers raccompagnant les banderilleros jusqu’aux planches, mais, au drapelet, il reste inconstant dans ses charges et dans la hauteur de sa tête, et, malgré les conseils avisés de Tomas Campuzano, Alberto n’arrive pas à régler le problème et les charges se raccourcissent très rapidement. Entière au deuxième essai et, après une série de descabellos où il a entendu l’avis, il vient saluer et s’octroie une vuelta.

Pour terminer, "Joterito ", Los Maños, est crédité d’une sortie intéressante, il remate aux planches, réactif aux appels du « péonage », il rentre de suite dans le capote d’Alberto pour la plus belle série de véroniques de la matinée. Las le tercio de piques est très en dessous de ce que l’on attendait. Trois rencontres avec de mauvaises mises en suerte où il se défend en faisant sonner l’étrier, sans pousser, sortant seul de la première. Un tercio de banderilles très quelconque précède le dernier tiers où le toro va faire la faena. C’est lui qui donne le rythme, répétant sans cesse des deux côtés, rythme qu’Alberto ne contrôle pas. Mise à mort laborieuse, entière basse à la 4ème tentative. Quelques applaudissements.

 

Arènes Joseph-Fourniol dimanche 9 juin 11h.

¾ d’entrées, beau temps accompagné d’une brise légère.

6 toros de : Saltillo, La quinta, Partido de Resina, Pagès-Mailhan, Flor de Jara et Los Maños

19 piques.

Pour :

Rafaelillo : Avis et silence, quelques sifflets.

Domingo López Chaves : Oreille et applaudissements. 

Alberto Lamelas : Vuelta et silence.

 

Patrick SOUX.

 

 

 

 

 

 

PENTECÔTAVIC II
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PENTECÔTAVIC I

Publié le par Cositas de toros

PENTECÔTAVIC I

SAMEDI 8 JUIN. JOUR 1

 

         La Gascogne et le Béarn a hombros !

     Le matin, novillada de 4 El Retamar, Dorian Canton « triomphe », une et une oreille. L’après-midi, corrida de Cebada Gago, Thomas Dufau « triomphe », une et une oreille.

Sur le papier… journal : Super ! « Les rois », « Le triomphe »… Ouais !

L’empêcheur de tourner en rond que je suis, le grincheux, l’éternel insatisfait a découvert que les terres vicoises, ô miracle !, ont rendu la vue aux aveugles et concédé la délivrance aux possédés !

Soyons sérieux et simplement réalistes, une récompense par spectacle aurait été en symbiose avec le présumé esprit vicois et de sa plaza, enceinte fortifiée. Miracle, esprit, fantôme, spectre, apparition, chimère… Le choix est abondant.

Voilà que les présidences ont perdu de leur résistance, de leur fermeté, en un verbe, elles se ramollissent. Le prochain miracle vicois sera de rendre à la présidence sa consistance, sa rigueur, son discernement, en un mot, son jugement.

Allez, ce n’est qu’un détail, une broutille. Ne gâchons pas la joie d’un certain public car ce fut une belle journée de tauromachie par un grand ciel bleu accompagné d’un petit air vif avant que l’astre ne prenne le trône du roi.

 

     A 11h, 4 El Retamar, d’origine Nuñez (m’) ont déçu. L’année passée, le quatrième et dernier du même élevage, "Avecejón" qui prit quatre piques, fut honoré de la vuelta al ruedo, le piquero Laurent Langlois ovationné. Les cornus du jour sont inégaux de trapío et de tête, plutôt léger le 1, les suivants applaudis à leur entrée mais tous manquant de cette force et de chispa qui permettent une matinée entretenue. Chacun reçoit une paire de puyas et se montrent nobles par la suite.

 

     Le premier sort sans gloire de deux piques traseras et après un tercio de banderilles bien réalisé par El Galo, celui-ci brinde au public, au ciel puis à Manolo Vanegas. Le bicho a peu de charge se défendant. La faena s’étiole, longuette. Échec aux aciers, silence.

Le manso troisième ne se montre guère brillant sous le peto. Le tercio de palos partagé avec David Adalid est de bonne facture. Après brindis à papa Michel, le fiston ne trouve pas ses repères et c’est le novillo qui mène le tempo devant un garçon dépassé qui s’écroule lors de la mise à mort. Avis et sifflets. Il sut se montrer à son avantage capea en mains, mais El Galo ne sut pas sortir ses ergots, même les poules ce matin, ne courraient aucun risque.

 

   Le deuxième est bien accueilli à la cape par Dorian Canton. Le cornu mal piqué pousse timidement sous le cheval de la cuadra madrilène Garcia. Les séries des deux mains à mi hauteur s’enchaînent déclenchant la musique. Mais le Béarnais termine comme souvent en mode brouillon. Il tue d’une belle épée engagée, en place et le mouchoir émerge du palco.

Le quatrième et dernier est discret sous le caparaçon, Manolito de los Reyes salue après la troisième paire de banderilles. Un moment cocasse lorsque sur une cambiada, le novillo décoche un croche-patte à Dorian s’affalant sur le sable tout à côté du bicho qui en fait de même. Sinon la faena est fade manquant de transmission, le Retamar n’étant pas mis en valeur. Dommage, le Béarnais se croisant enfin, conclue par de bons derechazos, son opposant "humiliant". Trop tard. Entière caídita après pinchazo, pétition contestée, oreille.

 

     Ce fut un festival de toreo profilé. Le sobresaliente, Víctor Manuel Rodado (même fonction en 2018) resta inédit. Moins d’une demie arène par un temps agréable.

 

  

 

Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
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Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.

Photos, Fred Martinez.

      « A las seis en punto », le défilé de Cebada Gago commence, les vedettes ont revêtu de belles robes soignant leur coiffure, d’une plastique à faire pâmer toutes les vaches des pâturages environnants !

Ils prennent dix-sept piques ou rencontres, tous braves malgré la médiocrité de certains piqueros, demandant l’état civil de chaque gestionnaire de muleta. De la force, du caractère, du toro dur, de l’intensité, de la caste.

 

    Et les hommes ? Pour cette tarde, « c’est Dufau qu’il vous faut ! » Mais n’exagérons pas  ! Octavio Chacón traverse le désert stérile en ce début de temporada. Dominé, le bon chef de lidia est en échec. Il salua au premier après une entière de côté. Le Cebada ne lui permet qu’une première série de derechazos. Le quatrième, magnifique sardo astifino est fort mal piqué. Bronca au picador qui peut la partager avec son maestro. "Espabilado" ne charge quasiment pas, avance à peine, attendant le moment opportun pour décocher le mauvais coup. Chacón s’arrime, le Cebada est vainqueur haut la main, mais en tauromachie même le vainqueur est envoyé ad patres ! Difficile de juger ce vaillant toro applaudi à l’arrastre. Octavio salue après un cuisant échec aux aciers. Chacón, un octave en-dessous !

 

    Soyons bref avec Ruben Pinar, orphelin de sitio, distant, incapable d’enchaîner avec ce Cebada pas pire que ses congénères. Ceci ne voulant pas dire qu’il n’y avait pas de problèmes. Sifflets. Le cinquième manque un peu de force et de classe et Pinar de combativité, certainement aussi de capacité. Un bajonazo vite expédié et les sifflets se répètent.

 

     Thomas Dufau est revenu de Nîmes, la veille, une oreille dans la besace. C’est bien. Aujourd’hui une première oreille inattendue a glissé du palco, pétition non majoritaire, contestée et sifflée lors de la vuelta. C’est moins bien. Le président Marc Amestoy nous avait habitué à plus de juste rigueur. Le Landais avait bien reçu de cape cette superbe figure de mode, sardo claro. La faena est inégale mais sérieuse. Ce toro n’est pas exploité totalement.

Le Cebada "Quejica", né en octobre 2013, un cinqueño bien avancé, boucle le défilé, ovationné à son entrée sur le sable fraîchement arrosé. Ce beau castaño est lui aussi fort mal piqué, deux rencontres, la troisième avortée par la sortie intempestive du mouchoir sorti par le président, après la belle mise en suerte de Chacón. Bronca pour les piques et le palco. Après brindis à Manolo Vanegas, Thomas ajuste deux belles séries de la droite, citant à distance, tirant le bras. La troisième se termine par un magnifique pecho. Cela se complique sur la gauche et, de retour aussitôt à droite, la faena va a menos malgré quelques courtes séries et changements de main. L’estocade engagée, la lame entière, pas de contestation pour l’oreille.

 

    Mais cette sortie a hombros n’est pas du goût de tous et certains n’attendent pas pour quitter les tendidos.

Le mayoral salua à l’issue de la corrida. Et dire qu’il y a du Domecq chez Pedraza !

Cette journée vicoise était dédiée à Manolo Vanegas.

                     

Gilbert LAMARQUE

 

 

 

Photos, Fred Martinez.
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Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
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LA CORRIDA S’AFFICHE

Publié le par Cositas de toros

     L’UVTF a lancé une campagne d’affichage avec un taureau grand format. Une action menée jusqu’en août.

                                             

 

     Musculeux et combatif, le taureau de combat, crevant les affiches 4 m sur 3 m, le pas fier et les cornes avantageuses défiant le ciel, ce digne représentant du toro bravo a été installé tout d’abord en différents points stratégiques de la circulation arlésienne dans le courant du mois d’avril 2019.

Sur cette belle annonce, deux lectures sont proposées : la beauté du taureau combatif et la culture de celui-ci depuis 2500 avant J.-C. avec les gravures du mont Bego dans la Vallée des Merveilles du parc du Mercantour. Il s’agit de détails de la paroi de ce mont, un site caractéristique puisque sur les 40.000 gravures rupestres inventoriées et réalisées entre 2500 et 1700 avant J.-C, figure une majorité de symboles de taureaux*.

 

Les corniformes
 

Les corniformes, c'est-à-dire des taureaux, bœufs ou vaches.
Ils sont identifiés par une forme géométrique (carré, triangle, rectangle, simple ligne épaisse...) de laquelle émergent deux cornes plus ou moins travaillées. Très rarement des appendices supplémentaires peuvent évoquer la queue, les
pattes, la tête de l'animal.

 

 

Les figures corniformes représentent 46% du total des gravures et même 79% si l'on ne tient compte que des gravures représentatives.
Sur les 13 399 corniformes 1167 sont attelés et 12 232 ne le sont pas.

 

 

 

 

 

     Les militants de la culture taurine s’adressent au grand public, c’est la première fois.

Les tribunes devenues moins nombreuses, les interrogations plus pressantes sur la radicalité de certains groupuscules, l’UVTF a trouvé le moment opportun, en fin d’année 2018, pour valider la campagne actuelle.

Un clin d’œil si nécessaire à l’ancrage du culte du taureau dans le temps, pour légitimer encore plus le travail des villes taurines, au-travers de leur plan, pour défendre et promouvoir la tauromachie. Les fonds sont récoltés grâce à une cotisation des villes taurines membres de l’UVTF, à la solidarité des toreros et des éleveurs reversant 1 % de leurs cachets en France et aux arènes prélevant 50 centimes sur chacun de leur billet vendu. Jusqu’à la fin août, la campagne passera aussi par Bordeaux, Toulouse, Montpellier… et elle s’est arrêtée à Mont-de-Marsan.

En effet, mon trajet coutumier m’a amené à croiser régulièrement cette belle et imposante affiche, me rendant au chef lieu par l’avenue de Villeneuve, venant de l’Est. Je présume que d’autres panneaux ont été proposés sur les autres principales entrées mais je n’en ai pas fait le tour pour vérification !

L’absence de tags ou jets de peinture durant cet affichage m’a agréablement surpris.

 

     Et n'oublions pas que les spectacles taurins ne sont pas subventionnés, à la différence de la plupart des spectacles. Certaines arènes sont gérées en régie municipale (Mont-de-Marsan, Dax…), ce ne sont pas les impôts qui payent les fêtes durant la feria mais les bénéfices des corridas. A Nîmes ou Béziers par exemple, les arènes étant en délégation de service public, le concessionnaire paye une redevance à la municipalité.

Que les "festayres" anti corrida s'abstiennent de profiter des fêtes !     

                                                                   

Mont-de-Marsan, avenue de Villeneuve. Ph. G. Lamarque

    

      Puis après plus de trois semaines, vers le 20 mai, ce beau taureau a disparu cédant sa place à PENTECÔTE A VIC et son encierro.

Celle-ci a reconquis son emplacement réservé pour quelques semaines, et à l’instant où j’écris ces lignes, toujours pas de tag ou autre bombage !

¡ Biiieeennn !

 

* Pour les lecteurs de La Gacetilla, reprenez le n° 124 du mardi 20 juin 2017,  "Les taureaux du Mercantour".

 

                                       Gilbert LAMARQUE

 

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CAPTIEUX, suite…

Publié le par Cositas de toros

Egoïne ayant servi

Egoïne ayant servi

 

Quelques clichés de Laurent Bernède pour illustrer mes suspicions…

« … Un lot… pauvrement armé, (parfois équivoque)… »

Jugez vous même sur le second El Freixo de Dorian Canton !

                                                         GL

CAPTIEUX, suite…
CAPTIEUX, suite…
CAPTIEUX, suite…
CAPTIEUX, suite…

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