Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

MADELEINE, LES CARTELS

Publié le par Cositas de toros

ÉQUILIBRE ET DIVERSITÉ

          La Feria montoise aura lieu du 17 au 21 juillet

     17/07. Toros du Puerto de San Lorenzo pour Morante de la Puebla, Daniel Luque et Dorian Canton.

     18/07. Toros de Victoriano del Río pour Sébastien Castella, Ginés Marín et Yon Lamothe.

     18/07 à 11h. Novillada non piquée, bétail d'Alma Serena et Le Lartet.

   19/07. Corrida concours, Saltillo, Comte de la Corte, Dolores Aguirre, Peñajara, For de Jara et Yonnet pour Fernando Robleño, Morenito de Aranda et Alberto Lamelas.

     20.07. Toros de La Quinta pour Emilio de Justo et Clemente, mano a mano.

     20/07à 11h. Novillada piquée, 4 novillos d'El Parralejo pour Tristan Barroso et Marco Pérez.

     21/07. Toros de Victorino Martín pour Manuel Escribano, Joselito Adame et Borja Jiménez

     Le compte habituel avec cinq corridas, une novillada piquée et une non piquée. Soulignons le retour de la concours, la présence de cinq toreros français dont les "locaux" Dorian Canton, Yon Lamothe et Tristan Barroso.

     Diversité avec les figuras Morante et Luque, les combattants Robleño le madrilène, Escribano et Lamelas les andalous ainsi que les cinq toreros français.

     Équilibre avec quatre "encastes" : Atanasio Fernandez-Lisardo Sánchez ( Puerto de San Lorenzo), Domecq (Victoriano del Río), Santa Coloma (La Quinta) et Albaserrada ( Victorino Martín) et une corrida concours prometteuse.

     Une ouverture , le 17 avec un "no hay billetes" attendu.

     L'abscence de Roca Rey ( nous n'y reviendrons pas) prouvera que la cité landaise peut offrir une Feria accomplie sans le péruvien. Nous déplorons encore le mano a mano du 20/07 ( ?) et la novilladas réduite à 4 novillos. Une arène de 1ere catégorie n'est-elle pas un tremplin pour les novilladas ?

Quoi qu'il en soit, il y a bien longtemps que le "Moun" n'avait proposé de tels cartels.

                                         Gilbert Lamarque

Voir les commentaires

TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

 

 

Voir les commentaires

Arles, Pâques 2024

Publié le par Cositas de toros

 

         Une Feria bien modérée

     Samedi 30 à 11h, 4 novillos de Turquay, La Golosina, Tardieu frères et Blohorn pour Nino Julian et Samuel Navalón qui coupa l'unique oreille de la non piquée d'avril 2023, face aux becerros de Colombeau.

          Corrida de 6 Zalduendo pour Sébastien Castella ( se souvenant de Bilbao), Daniel Luque et Juan Ortega.

      Dimanche 31 à 11h, novillada, 3X2 Nuñez del Cuvillo, Santiago Domecq et Gallon pour un mano a mano Manuel Román et Marco Pérez.

       Lundi 1er avril, corrida, 6 La Quinta pour Juan Leal, Ginés Marín et Clemente méritant sa présence au cartel.

Soit deux novilladas, deux corridas, une mixte avec la présence de J.M. Manzanares et de Talavante ainsi qu'un rejón le lundi en matinée.

     Zalduendo, désastre annoncé ? Personne n'a osé programmer un lot de Zalduendo en 2023 en France. J'ai le souvenir cuisant du lot du vendredi 25 août 2023 à Bibao, décasté, faible et sifflé à l'arrastre. La veuve de Jacinto Zalduendo, María del Carmen Miranda fut la dernière Zalduendo à posséder le fer. Nous sommes aux lendemains de la guerre civile, et le plus toréé par les figuras. Fernando Domecq quittant Jandilla, acheta l'élevage en  1987, les triomphes suivirent. Á cette époque Zalduendo est l'élevage vendant le plus de toros. En 2014, Fernando Domecq, las, vend l'élevage à Alberto Baillères, l'homme d'affaires mexicain. Á 83 ans, le nouveau propriétaire n'était guère exigent. Aujourd'hui Zalduendo poursuit sa petite histoire. 

     Une promotion pour la novillada est à noter, programmée en matinée à deux reprises. Le 30 du bétail français pour seulement deux novilleros et nous déplorons le mano a mano du 31 n'étant pas le bienvenu dans cette catégorie où une pléthore de jeunes attendent le contrat. Soulignons la présence de Marco Pérez, apodéré par Juan Bautista, face au jeune cordouan Manuel Román, vainqueur du 26e Bolsin de Bougue avec son toreo raffiné aux effluves andalouses : un beau duel. La temporada est longue et l'indigestion-Marco Pérez est annoncée.

     Bien peu consistant sur les bords du Rhône.

                                     Gilbert Lamarque

Voir les commentaires

Attention, danger !

Publié le par Cositas de toros

        " Après avoir déchaîné les passions en décembre en rédigeant sa tribune pour défendre Gérard Depardieu dans le Figaro, le comédien Yannis Ezziadi publiera Minotaures, une ode à la corrida, le 28 février, chez Fayard. Dans les arènes et les élevages qu'il a visités pendant quatre ans, l'auteur a lié des sympathies avec tout un cercle d'artistes et aficionados. Certains d'entre eux, comme l'architecte du MuCem Rudy Ricciotti, ont d'ailleurs signé la tribune pro-Depardieu. Commandée par la patronne de Fayard, Isabelle Saporta en personne, cette plongée abrasive en terres taurines promet de faire à nouveau polémique." L'Obs n°3097 du 8 février.

    Attendons le 28. Le comédien, vu à Méjanes lors du festival caritatif dont il fit le discours d'ouverture est donc l'auteur du soutien à l'acteur signé par 56 personnalités du monde des arts et de la culture.

     Ce qui est gênant, ce n'est pas le sujet G. Depardieu dont les aficionados se contrefoutent mais l'auteur lui-même qui n'est pas en odeur de sainteté. Il semble que certains signataires qui paraissaient ignorer le profil de l'acteur-auteur, s'en sont depuis désolidarisés. 

     Voulant réussir par tous les moyens le "comédien- auteur" de 32 ans  formé au théâtre dans les cours de Michel Galabru va sévir de sa plume et nous déposer illico presto quelques références supplémentaires sur le Minotaure. Voici que la tauromachie, monde qu'il découvrit en 2021 après une lecture de Jean Cau, Les oreilles et la queue, récupère ce sombre comédien. Non, la corrida n'a nul besoin d'un tel profil, proche des figures d'extrême droite. Loin de nous la politique nauséabonde. En voulant aider une noble cause, la foudre finira par s'abattre.

     Il y a eu suffisamment de polémique. La temporada démarre, laissons lui cette aubaine. Pour ceux qui douteraient de Y. Ezziadi, éditorialiste de Causeur, consultez son billet dans le magazine du 03/01/24, magazine, brûlot d'Elisabeth Lévy, classé de la droite réactionnaire à l'extrême droite, c'est selon. Le 14 août, il mit en scène, adapta et interpréta "son" spectacle "Minotaure, paroles de toreros" durant la Feria de Béziers à "l'invitation généreuse du maire (!). En peu de temps, il fit la connaissance des ambassadeurs Robert Margé, Alain Montcouquiol, Pierre Mailhan et Simon Casas. Il couvre depuis peu la temporada du Sud-Est du sol au plafond !

     S'il est inattaquable sur ses qualités artistiques, la politique engendre la polémique et la corrida n'a certes pas besoin de ce coup foireux. Un jeune artiste  sulfureux souhaitant briller rapidement  nous entraînera dans l'ombre vers des débats épineux. 

     Chers amis, vous qui avez su apprécier le comédien, sachez encore saluer l'artiste et vomissez le néo-aficionado "sincère" pour qui la corrida n'est que prétexte, mais...

    Le nouveau converti à la tauromachie est un ovni et un porte parole taurin bien encombrant.

     Á bon entendeur, salut !

                                                 Gilbert Lamarque

     

Voir les commentaires

"Tauromachie. De l'arène à la toile"...

Publié le par Cositas de toros

       

     

... d'Ozvan Bottois.

                 " Entrer dans l'arène, affronter la toile, c'est combattre, tant il est vrai que la création a partie liée avec la mort. Barcelo, Botero, Gustave Doré, Goya, Masson, Picasso, Solana, Viallat, Zuloaga, tous ont exploré leur fascination pour la corrida et les valeurs qu'elle partage avec l'art authentique. Alors même qu'un Picasso confesse son impuissance à transposer le spectacle sur la toile, au risque pour certains de sombrer dans l'espagnolade, la couleur locale ou le kitsch, nombreux sont les artistes à s'y aventurer. De la radicalité des eaux fortes de Goya aux formes immémoriales des couvercles en métal de Viallat, dramaturgie, érotisme, violence, sacrifice, sacralité, intemporalité sont convoqués dans une inlassable remise en jeu du métier. Aucune étude ne s'est encore proposée d'envisager sur un temps long les échanges féconds entre art et tauromachie, ni d'en interroger les principaux enjeux. Pourquoi les artistes s'acharnent-ils à peindre la corrida, avec quelle passion, sur quelles terres secrètes ? interrogations d'autant plus vives qu'elles se posent à une époque où la culture taurine divise les afocionados et leurs adversaires, en France et jusqu'en Espagne, où les uns demandent à la loi d'abroger cette pratique décrétée cruelle et barbare, quand les autres aspirent à en obtenir le classement au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Variant les lectures, à la fois iconographique, historique et poétique, celivre pionnier perce à jour l'acharnement des artistes à fondre la tauromachie dans leur pratique. Ozvan Bottois analyse la représentation de la corrida en soi - le toro, le torero, la corrida et son rituel-, mais également la façon dont elle s'articule avec les différents contextes culturels, identitaires et politiques. Il étudie aussi le mythe et la poétique de l'arène, dégageant ainsi la portée universelle que les artistes a artistes et toreros assignent au choc du toro et de l'homme sans le regard de la foule, véritable choeur antique. Un même désir anime artistes et toreros, celui du duende, cette grâce ou cette confirmation que la corrida peut-être affaire de peinture, un art dans l'art, une nécessité dans la création."     

     Je rajouterai à l'excellente préface de Bertrand Tiillier, ceci : Ce pourrait être un livre supplémentaire sur les multiples représentations que ce spectacle inspire aux peintres, mais il va bien au-delà.  Il  s'intéresse également au contexte historique et politique espagnol des corridas, alimentant une image plus ou moins flatteuse de L'Espagne. Il n'est ainsi pas étonnant que le franquisme ait récupéré la tauromachie dans sa propagande. Plus loin dans le livre et dans le temps, l'auteur remonte au mythe du Minotaure qui renvoie à la sexualité et à la mort. Ces développements inhabituels s'expliquent par le fait que le livre est issu d'une thèse de doctorat.

     Tauromachie. De l'arène à la toile, d'Ozvan Bottois. Editions Hazan (Beaux Arts). Plus de 336 pages à lire et à feuilleter (souvent et avec gourmandise).Parution, il y a 7 ans en avril 2017 (il n'est jamais trop tard). Poids, 2,482 kg !

     Une remise en vente à prix exceptionnel soit 25 euros au lieu de 59 euros.

                                            Gilbert Lamarque

 

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>