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JEAN-LOUIS DARRÉ, UN GANADERO ROMANTIQUE

Publié le par Cositas de toros

JEAN-LOUIS DARRÉ, UN GANADERO ROMANTIQUE

                 Le vendredi 06 décembre, le Club Taurin Joseph-Peyré recevait dans ses locaux du château d’Idron, Véronique Podesta, alguacelilla et Jean-Louis Darré, éleveur de bravos.

 

 

Le président Alain Lamarque fit en préambule, un bref historique de la ganaderia avant la projection de la brève pellicule « Les quatre saisons de Jean-Louis Darré » au Cantaou à Bars.

 

 

Puis la soirée se poursuit par l’interview de l’éleveur par Miguel Darrieumerlou

Le ganadero tient tout d’abord à préciser et insister sur l’âge des vaches qui vivent environ 20 ans, un semental, lui, 18 ans alors qu’un charolais reproducteur ne vit pas plus de 8 ans. Ceci étant toujours éludé, restant dans le "politiquement correct".

Et voici comment le rugby, une de nos mamelles nourricières, a conduit l’agriculteur-éleveur à l’élevage exclusivement du "brave" en Pays d’Astarac.

Dans l’équipe à XV de Mirande, Jean-Louis joue et combat à côté d’un certain Michel Lagravère, le torero vicois exploitant un bar dans la sous-préfecture, lieu des inoubliables troisièmes mi-temps.

Un accord se conclue : le toreo de salon se déploiera dans les grands espaces, chez Jean-Louis, avec cape, muleta et frontal.

En 1986, à Collioure, le 14 juillet, le futur ganadero se retrouve valet d’épée. Cela dura quelques temps entre les interruptions dues au travail à la ferme avec les parents et les contrats en Espagne, en Castille surtout, Valdemorillo… afficher le soir, la nuit, le cartel à venir… et alternative dans la Communauté de Madrid à Soto del Real en 1989.

Notre maestro s’envole pour le Mexique en 1992 et Jean-Louis construit son premier parc. Il sera éleveur de bravos. En décembre 1992, il achète – après avoir souvent "tienté" les produits de cet élevage avec Michel Lagravère – des  Pedrajas d’encaste Guardiola chez Jean Riboulet, aujourd’hui disparu, propriétaire du Scamandre en Petite Camargue gardoise, sur la route des Iscles en direction d’Arles, à Saint-Gilles. C’est le fils Olivier qui mène aujourd’hui la destinée de la ganaderia.

Voici donc que foulent les prés du Cantaou, 18 vaches et un semental. C’est parti pour les années de doute et de peur !

L’éleveur retourne au Scamandre en 1995, obligé de racheter du bétail suite à l’abattage après détection de la tuberculose. Il ne restait plus qu’un mâle et quatre femelles!

Notre ganadero se fait connaître dans les arènes du Sud-Ouest ne voulant vivre que de sa passion ayant aussi un fils intéressé.

Première sortie en public, en non piquée à Aignan en 1997 avec au cartel, El Fandi et Sébastien Castella. Le premier eral est tué en piste par le Biterrois.

La première novillada piquée se déroule à Millas avec Joselito Adame et El Santo ; l’élevage reviendra les deux années suivantes.

Dans le Sud-Est, Jean-Louis sera à Arles par deux fois et à Alès, une fois.

Le sang Pedrajas étant "piquant" et encouragé par les résultats, l’éleveur crée en 2001, un nouveau fer, plus "commercial", Camino de Santiago, Lou Cantaou se situant  sur les chemins de Saint-Jacques. Le bétail est acheté à Santafé Marton, en Navarre, d’origine Marquès de Domecq : des 56 vaches, il n’en garde que 36 ! en suivant, il achète 2 sementales au Marquis de Domecq.

Un regard vers l’Espagne. En Andalousie, Jean-Louis retrouve une vieille connaissance, un péon perdu de vue, devenu organisateur de novilladas. Les novillos du Cantaou débarquent dans un village "blanc" proche de Huelva. Nous sommes en 2016. L’année suivante, énorme triomphe à Baeza : 10 oreilles et 2 mouchoirs bleus !…

Est-il difficile de vendre en Espagne ? Oui, et en France aussi. Surtout ne pas réussir, rester en non piquée où on ne dérange pas…

Actuellement à Bars, s’ébattent 500 têtes dont 40 vaches de l’Astarac, 120 de Camino accompagnées de 20 sementales !

 

(Le temps passe et le traiteur s’impatiente).

 

C’est au tour de notre sémillante alguacililla, Véronique, qui à l’époque, avouée près la Cour d’Appel de Toulouse et participant comme juriste à la défense de nos amis de Rieumes en démêlée avec les anti-corridas, a fait de nombreuses rencontres dans le milieu taurin. Pour renvoyer l’ascenseur à la dévouée juriste pour services rendus, les Rieumois lui offrent la présidence d’une novillada ! Mais étant mesurée et certes, cavalière, notre amazone préférerait un paseillo avec plumet sur la coiffure ! Marché conclu.

Et depuis 2003, Véronique Podesta défile dans de nombreuses arènes : Fenouillet, Arles et les plazas du Sud-Ouest dont Vic, souvent accompagnée de sa fille Eugénie.

Pas le temps d’aborder avec Jean-Louis Darré, ses ressentis de 2019 et les espoirs pour 2020.

Juste avancer quelques satisfactions : Samadet, Maubourguet…

                                                                         

 

Gilbert Lamarque

 

 

 

 

 

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RÉUNION DE PRÉSENTATION DE LA NOUVELLE ORGANISATION TAURINE MONTOISE À SON AFICIÓN

Publié le par Cositas de toros

RÉUNION DE PRÉSENTATION DE LA NOUVELLE ORGANISATION TAURINE MONTOISE À SON AFICIÓN

 

Ouverture, Écoute, Implication et Respect, les mamelles de l’afición montoise ?

 

Jeudi soir, 150 aficionados étaient présents pour la première réunion plénière, permettant la présentation et l’organisation de la nouvelle équipe aux affaires taurines à l’afición montoise.

Animée par l’incontournable journaliste taurin de notre radio régionale, Mr Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan, introduit les débats en retraçant de façon calendaire les motifs et les rencontres ayant influencé ses prises de décisions.

Pour mémoire :

-Remaniement de la commission taurine avec changement de président, élargissement

à des aficionados confirmés s’ajoutant aux anciens restés en place, ouverture d’un poste au sein de cette commission à un représentant de la mairie ainsi que deux postes à des représentants des peñas montoises.

-Changement de prestataire de manière transitoire, sans appel d’offre, méthode pour le moins originale permettant de mieux coller aux réalités électorales.

Tout ceci dans un but d’ouverture, de renforcer l’identité montoise, de maintenir et développer l’attractivité du Plumaçon et de transmettre les valeurs…

 

Christophe Andiné, nouveau Président de la CTEM prend ensuite la parole et, après avoir présenté son équipe, nous informe de leurs intentions, à savoir : création de liens les plus honnêtes possible avec l’afición, proposer une bonne feria avec ossature montoise, volonté d’ouverture sur des propositions nouvelles. Il esquisse la « nouvelle » ossature de la feria 2020, cinq corridas (deux toristas, deux toreristas et une médiane), une corrida portugaise, une novillada piquée et une non piquée sur le même format à savoir quatre erales de quatre élevages du Sud-Ouest.

Quid d’une corrida concours ? (pas suffisamment de temps pour la préparer, mais peut être 2021 ou 2022). Quid du retour de la novillada piquée en matinée ? (effectivement, nous y réfléchissons, pourquoi pas).

En fait, rien de bien nouveau sur la ligne bleue des Vosges…

 

Vient le moment de la présentation des prestataires en appui de la commission.

 

J.B Jalabert précise qu’il est présent au titre de conseil à la CTEM, prenant en compte les avis et désirs de la commission pour les aider au mieux. Il se dit en totale implication et espère créer des liens de confiance forts qui permettraient la continuation de cette organisation.

Alain Lartigue est quant à lui plein de remerciements envers la municipalité montoise pour lui avoir enfin permis d’intégrer l’organisation taurine après plusieurs échecs. Satisfait de la manière dont tout cela s’articule, il est plein d’ambitions pour continuer l’expérience, en espérant que ce qui fonctionne en Arles (le duo Jalabert / Lartigue) fonctionne aussi bien à Mont-de-Marsan (Aïe, Arles / Mont-de-Marsan, même combat ?).

 

Pour en terminer, et avant que ne se mette en route un débat, ou plus exactement un échange courtois, avec la salle, le Président de la CTEM nous annonce trois ganaderias sur cinq.

Inutile que je vous les répète, elles ont été reprises en gros titre par tous les organes de presse, blog, site, etc… Il est d’ailleurs regrettable que le focus ait été posé sur ces trois noms, tant de choses m’ont parues tellement plus intéressantes au cours de cette soirée.

Serions-nous dans la théorie de la dispersion ?

Karen Bertal (Sud-Ouest du vendredi 06 décembre, p.18) entame son article en écrivant : « Nouvelle commission, nouveaux prestataires, nouvelle façon de faire ». Reste à espérer que ce ne soit pas les seules nouveautés…

 

Le ton consensuel, et les mots Ouverture, Écoute, Implication et Respect ont transpiré tout au long de cette soirée. Difficile de ne pas y adhérer.

Attendons que les mots soient suivis d’effets, tout en gardant en mémoire que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

 

A ver…

 

* Suite de l'agenda: 

     -29 janvier 2020, vœux de la CTEM et annonce des autres ganaderias

     -04 avril, présentation des cartels.

 

Patrick Soux

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TOUJOURS VRAI

Publié le par Cositas de toros

     Jean-Pierre Darracq, "El Tio Pepe", fut enseignant, achevant sa carrière à l’Institut Français de Madrid, ville qui lui fut chère, puis à l’Alliance Française aux Baléares pour un temps très court, la région qui n’est pas un pays de toros, ne l’inspirant guère. Critique taurin reconnu dès les années trente, collaborant à nombre de revues spécialisées, c’est dans la revue nîmoise Toros, dans laquelle il écrivit pendant 40 ans, qu’il donne toute la mesure de son talent.

Les deux volumes de "Chroniques" sont la réunion d’articles publiés dans Toros de 1962 à 1992.

 

 

Ces "Chroniques" reflètent le plaisir qu’il avait à transmettre son savoir aux autres, didactique sans être ennuyeux. Ici, c’est la défense du toro de combat, des principes de la lidia et du désir d’une corrida pure et idéale : un régal pour l’aficionado.

On peut s’étonner des prémonitions de l’auteur et de la justesse de ses intuitions.

 

La Peña La Suerte édita en septembre 1992, "Le jour où mourut Joselito" suivi de "Paroles…

 

 

" C’est  à la fin du premier cité et vers le début du second pour trois pages au total, à lire plus bas, que vous croiserez sa vision sur la Fiesta Brava, avec pertinence et perspicacité, illustrant parfaitement cette phrase de Montherlant que cite Jean-Pierre Darracq dans "Chroniques" : « La plus haute fonction de l’esprit, c’est de comprendre ou de s’y efforcer. »

Jean-Pierre Darracq, né à Bordeaux en 1911, est un landais de Dax côté paternel et du pays de Born par sa mère. C’est en 1962 qu’il intègre l’équipe de Toros. Il y écrira jusqu’à sa mort en 1992, le 04 septembre.

Les deux textes "Le jour où mourut Joselito" et "Paroles… " sont aussi issus de la revue Toros. Mais lors de l’édition par la Peña La Suerte, "El Tio Pepe" n’était déjà plus parmi nous.

L’Association des Critiques Taurins de France lui a dédié un prix, prix qui récompense chaque année un geste taurin d’importance. Ce prix fut accordé pour la première fois, en hommage à l’écrivain, à l’extraordinaire toro de Palha "Garapito" (Vic-Fezensac , le 08 juin 1992) dont le combat aurait enthousiasmé le critique.

Pour la petite histoire, c’est à Villeneuve-de-Marsan que Jean-Pierre Darracq assista à son dernier spectacle taurin. C’était le 15 mars 1992 à l’occasion du traditionnel festival.

"El Tio" toujours d’actualité comme me le soulignait l’ami Éric lors d’un long échange, « actualité et vérité », me disait-il. Oui, quelques écrits "anciens" pour nous ressourcer à l’heure des réseaux pas si sociaux. Comme tu le dis si justement : « Finies les tertulias enflammées et passionnées, le public veut de plus en plus de l’extraordinaire qu’il voit depuis son canapé. 

 

Voici ces pages 56, 70 et 71 :

 

      « … Aussi, les personnes mal informées qui s’imaginent que nous sommes des gens cruels, nous, les aficionados prétendument insensibles à la souffrance et à la pitié, sont-elles bien éloignées de la réalité.

     Car plus on est aficionado, plus et mieux l’on connaît le toto de combat, les phases de son évolution dans la piste, les problèmes techniques ordinaires et insoupçonnés que le torero doit identifier et résoudre immédiatement et à son avantage, sous peine d’y laisser la vie, (car vous êtes bien convaincus, je l’espère, qu’il existe une technologie à la fois constante et mouvante – multiforme – de l’art de toréer), et plus cet aficionado participe à ce combat mortel avec toute sa lucidité, toute sa sensibilité, tout son cœur, et il porte une estime égale – quand ils le méritent – aux deux adversaires, à tel point qu’il est capable de s’apitoyer sur l’infortune du toro, lorsque celui-ci est mal toréé.

     Pour moi toutefois, le torero est mon frère, ou mon fils, confronté à un péril que je suis incapable d’affronter moi-même, faute de posséder le courage et l’intelligence – ou l’intuition – qui font de lui un être d’une originalité si singulière, et parfois lui confèrent le prestige d’un surhomme. Nos mouvements d’humeur ou d’impatience, voire de colère à son égard ne sont que des réactions occasionnelles, ponctuelles, comparées à ce sentiment d’admiration qui nous attache à lui.

     Abandonnons sans regret aux personnes dites « sensibles » le souhait horrible que meure le torero plutôt que le toro. C’est affaire entre leur conscience, s’ils en ont une, et eux-même.

     Au long de ma vie, je n’ai jamais connu aucun aficionado qui ne ressente douloureusement, au plus profond de lui-même, le spectacle de la blessure, ou plus encore de la mort d’un torero. »

 

 

     « … Observons que l’introduction de la corrida dans les programmes de télévision est lourde de conséquences notamment pour ce qui a trait à la vérité de la Fiesta Brava. En effet, pour des raisons faciles à comprendre, on ne nous montre guère que des séries de jolies passes aboutissant trop souvent à l’attribution d’oreilles. Bref, un spectacle le plus souvent agréable et qui donne au néophyte une fausse idée de ce qu’est vraiment une vraie corrida.

     Une vraie corrida c’est un drame, une lutte à mort entre un toro de combat de noble origine et des hommes, puis un homme seul ; une tentative raisonnée, intelligente, fondée sur l’observation séculaire de la nature et du comportement d’un animal sauvage, inaccessible à la pitié, brute d’une demi-tonne ou davantage, armée de deux poignards aux dimensions parfois effrayantes, et qui, détourné de son milieu naturel, n’a qu’une intention : anéantir tout ce qui lui semble constituer un obstacle à son retour à la liberté au sein du troupeau.

     La corrida s’est d’abord cela, qui ne devient un spectacle que parce qu’on y admet des spectateurs. Mais toutes les espèces de toros ne sont pas identiques. Au sein d’une même famille tous les sujets ne sont ni également aptes à se soumettre à la volonté de l’homme, à se plier pour quelques instants à sa domination ; si bien que l’ensemble de ces paramètres – et il en est bien d’autres – confère à la corrida sa variété, ses incertitudes, son mystère indéfiniment renouvelé. Quand on a compris cela, qui crée et développe une sorte de bonheur intérieur, on est devenu un aficionado, bienheureuse maladie dont on ne guérira jamais !

     Car une corrida n’a de sens que si on y participe activement, de sa place, par l’observation des comportements successifs du toro dans l’arène et, conjointement, de l’interaction homme-toro. L’habitude aidant, on en arrive à confronter son propre jugement avec la conduite du ou des toros dans l’arène, face à un adversaire dont moi, pour mon compte, j’ai identifié qualités et défauts, et si l’on est pas d’accord, on le manifeste. Alors il vous arrivera de siffler quand les autres applaudissent, au risque de passer pour un faible d’esprit, ou pour un ignorant, ou pour une vieille baderne. Peu importe ! Fiez-vous à votre bon sens, à votre don d’observation et ne vous laissez pas influencer. C’est ainsi qu’avec le temps on devient un bon aficionado.

     Nous pourrions disserter indéfiniment à propos du toro de lidia. Le toro, par lui-même et en lui-même représente une énigme dont le secret, le mystère, ne sera jamais percé. »

 

 

Et je ne résiste pas à rajouter ceci que Jean-Pierre Darracq avait écrit dans Toros n°1344 du 15/01/1989 : 

 

      « Et alors, c’est ça qu’on voudrait supprimer, et le remplacer par quoi ? Par des corridas plus faciles qui se dérouleraient uniformément dans l’euphorie, avec oreilles et queues tombant du palco ? Une palinodie qui nous mènerait tout droit à la décadence de la fiesta ? Au misérable retour de l’utrero ? Ne touchez pas au toro de lidia. »

 

Et ces dernières lignes ne vous font-elles pas songer à certains "spectacles" qui se sont déroulés non loin des sables méditerranéens ?

 

Merci, mon cher Éric de nous avoir permis de retourner nous rafraîchir à la source, source intarissable. 

 

Gilbert Lamarque

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RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE

Publié le par Cositas de toros

RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE

Le rideau tombe sur la temporada 2019

 

     Pour la dix-neuvième fois, Rion clôture la temporada avec son traditionnel festival. Dimanche 17 novembre, 13h02, des chiqueros sort le novillo portant le n°21, colorado oscuro. Bien présenté pour ce type de spectacle, il porte fièrement le fer de la ganaderia Alma Serena, hommage rendu à Pierre Bats ganadero landais récemment disparu, et combattu par Jean-Baptiste Lucq jeune novillero en devenir qui débute sa carrière de fort belle manière.

Tout un symbole.

Face à ce novillo difficile à fixer, Jean-Baptiste parvient à poser un quatuor de véroniques. S’ensuit une mise en suerte appliquée au cheval puis un beau quite por chicuelinas. Sa faena de muleta, "brindée" à Philippe Bats, est entamée contre les planches, main posée sur la barrière en gagnant le centre et se poursuit par un trasteo empreint de sincérité et d’engagement. Une mise à mort engagée en termine avec cet astado.

13h21, Jean-Baptiste promène les deux appendices de son adversaire autour du ruedo, accompagné par l’harmonie rionnaise, sous les larmes célestes qui avaient fait leur apparition dès la sortie de ce dernier novillo.

Tout un symbole.

Le rideau est tombé.

 

Le festival avait commencé avec quatre novillos de Jalabert, hétérogènes de présentation, faibles et manquant de bravoure pour :

 

Domingo López Chaves, à l’égal de sa temporada, a fait montre de métier pour régler les problèmes de son opposant. Deux séries de « réglages » et la suite coule comme une évidence pour une faena ambidextre engagée.

 

Manuel Escribano hérite du plus petit, du plus faible et du plus noble de l’envoi. Il se contente de dérouler tranquillement sa faena en visitant le ruedo, les mains en haut du guidon.

 

Andrien Salenc, est opposé à un novillo bien présenté. Il entame sa faena par le bas gagnant le centre. Il donne quelques séries engagées et variées de la main droite. Côté opposé les choses se compliquent, il allonge un peu trop son trasteo, le novillo s’avise et la fin est un peu brouillonne.

 

El Kike doit faire face à un novillo qui jette ses pattes dans le capote de réception. Après un début très « prudent », il améliore malgré tout sa position et son terrain en fin de faena. Le manque de contrats explique sûrement son attitude desconfiada.

 

Les récompenses restant anodines dans ce genre de spectacle, je ne m’y attarderai pas. Nous avons cependant passé un agréable moment de partage et d’au revoir, dommage que la météo humide et fraîche du jour n’ait pas incité plus d’aficionados à faire le déplacement.

 

Ainsi se termine la temporada 2019…

Vivement 2020.

 

Patrick Soux

 

 

RION DIMANCHE 17 NOVEMBRE
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VOL AU DESSUS D’UN NID DE BARBARES

Publié le par Cositas de toros

Saint-Sever, 11 novembre.

40 ans de la Peña Jeune Afición et dernière journée de la XXXVe Semaine Taurine et Culturelle.

 

     La vieille cité gasconne a vibré tout au long de la semaine pour achever ses festivités par une journée de toros.

Double motivation pour venir claquer des dents à Morlanne, sur les tendidos des arènes Henri-Capdeville : les Coquillas bien sûr, et Francisco Montero, novillero atypique de 27 ans.

Les gradins désespérément abandonnés, le ciel grand responsable, le vent soufflant, les températures dégringolant et la nuit précoce.

Mention spéciale aux services techniques, la piste excellente.

 

10h30… et un 1/4 d’heure plus tard. Fiesta campera.

    Quatre novillos de

                                              Juan Sánchez Fabrès,

                                                                                     de belle présentation, intéressant tout au long de la matinée.

 

Difficile de passer en premier, car si l’un des Coquillas méritait d’être honoré d’une vuelta posthume ce fut bien le tambour major qui s’accorda avec

                                                Andrès Palacios.

Noble, se livrant beaucoup plus à la muleta qu’à la cape, il avait au préalable bien poussé sous une première pique, sortant seul de la seconde. Voilà une faena qui gagne en qualité au fil des minutes. Les naturelles et derechazos de bonne facture s’enchaînent jusqu’à la mort du bicho, bouche cousue. Entière, deux descabellos, deux oreilles de fiesta campera. Arrastre applaudi.

 

Le second cornu nous dévoile sa faiblesse après deux piques où il fut plus violent que brave, sortant seul. Peu de charge, il n’humilie pas et la faena d’

                                                  Antonio Nazaré

reste fade. 3/4 de lame en place, oreille.

 

Le troisième est plus haut, jette les pattes en avant. Batacazo subi au second assaut par Laurent Langlois qui s’extirpe de dessous le cheval légèrement commotionné, plus deux autres varas reçues avec plus de brutalité, signe de peu de bravoure. Quelques belles naturelles de

                                                    Thomas Dufau

mais faena retenue. Quasi entière, deux oreilles… vuelta au Coquilla…

 

Nous devons la conclusion à

                                              Miguel Àngel Pacheco

qui hérite, lui, du vilain petit canard. Pas grand-chose à se mettre sous les molaires. Bagarreur sous le canasson, cornes exploratrices sous la flanelle, il cherche le plaquage aux chevilles, la meilleure façon d’éviter le carton jaune ou rouge. Malgré une tauromachie rapprochée, rien n’y fait. Entière contraire et deux oreilles malgré tout.

 

 

                       VOL AU DESSUS D’UN NID DE BARBARES
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16h. Novillada.

 

 

    Quatre novillos du cousin

                                        Javier Sánchez Arjona,

                                                                                   mais n’atteignant pas la qualité matinale.

La présentation est d’un bon niveau, le fond n’est pas au diapason ne permettant qu’un jeu restreint.

Deux écoles nous sont proposées cette après-midi, l’école de la rue et celle du salon. Ne voyez-là rien de péjoratif.

 

                                              Francisco Montero,

sous un jour plus clément, aurait attiré la foule. Cosas de tiempo.

Annoncé fort justement comme le « coup de tonnerre », c’est la foudre qu’il prit lors de sa première prestation. Courageux, volontaire mais mal dégrossi, il alterne le bon et le plus aléatoire. Des passes sur le fil du rasoir, des largas de rodillas, tout un attirail… le novillo repart des deux piques prises sans classe et ne permet que des suites de deux passes consécutives, doblones et autres. Beaucoup d’erreurs qui se traduisent par autant d’accrochages avec une voltereta de catégorie des plus spectaculaires, beaucoup de rouge sur l’habit blanc. Tout ceci se termine sans grande classe de la part des protagonistes. Entière en s’engageant, le puntillero à la peine. Montero entame une vuelta, ça passe.

Portagayola pour accueillir le troisième Coquilla prenant deux piques avec violence sans grande qualité. Francisco nous assène cette tauromachie fruste mais généreuse. Il banderille par trois fois, pas si mal. Et se succèdent des passes de tous styles, du bon qui porte, du beaucoup plus tourmenté qui n’améliore pas la « classe » du bicho. La faena s’éternise et le Chiclanero en termine par manoletinas avec… sa cape de paseo. Tremendiste au possible, le garçon n’en est pas moins sympathique. Il tue toujours aidé de cette cape. Entière de côté, si peu, avis, deux oreilles, la seconde bien généreuse.

 

De la classe et de l’académisme,

 

                                                 Alejandro Mora

est bien le neveu de son oncle. Il reçoit le negro avec goût par véroniques et la demie. Deux piques sans classe. Le neveu se montre à son avantage, le sitio, les belles séries débordant de délicatesse, l’élégance mais parfois un peu de distance.

Et les grues au-dessus de nos têtes… le V de la victoire.

Hélas, aux aciers, les trophées s’envolèrent rejoindre les volatiles migrateurs. Salut.

Le dernier, cabeceando comme les trois autres, sans grande bravoure, de peu de charge, conclue banalement la tarde. Alejandro est à la peine, à la peine aussi l’épée en main, deux avis, silence.

 

Une mention spéciale au piquero Laurent Langlois qui piqua matin et soir.

Triomphateur, Francisco Montero.

Sobresaliente, Juan Antonio Pérez Pinto, un fantôme.

Présidence, Olivier Martin.

 

… Le vol des grues, le ciel anthracite, la chasse des nuages, la menace des eaux, et le miracle d’une journée où la pluie épargna la plaza !

Le châtiment céleste n’eut pas lieu.

Juan Sánchez Fabrès satisfait, tout comme le cousin Javier, à l’instant de quitter les tendidos, me prenant à témoin, « et cette pluie qui n’est jamais tombée ! »

Et oui, cher ganadero, ici au Cap de Gascogne, nous n’avons pas la prétention de « dresser » vos toros, par contre nous interdisons aux éléments de se déchaîner sur nos pauvres têtes de pécheurs.

Le peuple barbare protégé des colères du ciel. Qui l’eut cru ?

… Jouir de ce qui s’offre.

                                                                                      Gilbert Lamarque

                       VOL AU DESSUS D’UN NID DE BARBARES
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