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BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II

Publié le par Cositas de toros

BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II

    Samedi 1er septembre

 

Tarde, 17h30. Corrida.

1/2 arène. Le ciel d’azur, éternellement.

 

6 toros de Margé âgés de 5 ans, bien faits, bien armés, aux comportements divers, le 5e émergeant du lot. Ils prirent 14 piques.

6 toreros, 6 personnalités, 6 propositions.

 

Thomas Joubert : grave blessure.

Sergio Flores : silence au toro de Thomas et oreille.

Tomas Campos : oreille.

Francisco José Espada : silence.

Joaquin Galdos : oreille et forte pétition de la seconde, s’adjuge 2 vueltas.

Pablo Aguado : salut.

 

                                                   Un remplacement payé cash

 

    Le public fut vite refroidi par la grave blessure de Thomas Joubert. L’Arlésien aborda la mise en suerte par de belles chicuelinas en marchant. Le Margé, manso se réfugia à l’ombre, aux barrières. Thomas débuta par statuaires mais au final, il se fit sévèrement soulever. Le résultat se vérifia grave : la fémorale gauche arrachée sur 20 cm. Stupeurs et tremblements.

La course fut suspendue 40 min, le temps, toutes précautions prises, de stabiliser la blessure et d’autoriser le transport à la clinique Belhara, libérant de ce fait l’infirmerie. Il ne faisait pas bon  remplacer Juan Leal !

Sergio Flores, vu la qualité du toro, l’envoya ad patres rapidement.

 

    Le mexicain débuta avec son titulaire par un bon capote. Après l’épreuve des piques, il exécuta une faena courte, prit quelques risques côté gauche, côté vite abandonné. Le public l’en remercia. Entière en place foudroyante, l’oreille tomba.

 

    Tomas Campos accomplit une faena sans forcer devant ce Margé bien plus recommandable. Agréable, sans plus. Un pinchazo et entière de côté concluante.

 

    Francisco José Espada affronta un sujet fadasse qui subit deux mauvaises piques. Il s’avéra tardo, peu motivé mais point facile. Espada cherchait le sitio se voulant autoritaire. A quoi bon ? Il mit fin à son labeur par une lame au 3/4, plate au 2e essai, plombée par 4 descabellos. Se nommer Espada pour tuer si mal !

 

    Le 5e prit deux piques soutenues sans vraiment pousser. Salut d’A.G. Escorial et de J.F. Nuñez aux palos. La faena bien débutée par derechazos, déclina, Galdos trop brusque malgré une belle série main droite. L’entière de côté porta ses fruits. Lachepaillet s’enthousiasma et demanda un second pavillon, non octroyé. Ovation au noble Margé qui fut au-dessus de son torero. Le Péruvien s’offrit une seconde vuelta, encouragé par le public. Le président là haut écouta la bronca.

 

    Pablo Aguado n’eut guère l’occasion de s’exprimer, et en plus avec un seul toro, c’est frustrant. Le Margé sortit seul des deux rencontres, puis ce fut une faenita avortée. Malgré les qualités du sévillan esquissées lors des premiers muletazos, le trasteo ne démarra pas, la faute au tardo peu enthousiaste. 3/4 de côté en arrière, personne ne lui en voulant, il fut invité à saluer.

 

    Recette : comment faire une bayonnaise un dimanche après midi ?

    Vous vous munissez d’un shaker dans lequel vous incorporez un français, un mexicain, un natif de Badajoz, un madrilène, un péruvien et un sévillan, 6 toros de Margé et vous secouez, pas trop, les Margé s’en chargent. Quelques plumes d’alguaciles pour la déco et vous obtenez une tarde à émotions.

                                                                                                                                                                                                                               Gilbert LAMARQUE

 

 

 

 

   

 

BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
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BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. II
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BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I

Publié le par Cositas de toros

  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I

       Samedi 1er septembre

 

Matinale, il est 11h à la lune. Finale des nsp.

1/4 d’arène. L’ombre conquise, les belles lumières de septembre.

 

4 erales du Lartet bien présentés donnant du jeu dans l’ensemble. Les deux premiers nobles mais faible le deuxième, rugueux le troisième, le dernier n’atteignit pas la moyenne en cette avant veille de rentrée scolaire.

Pablo Paez (rouge et or) : vuelta et vuelta.

Yon Lamothe (obispo et or) : oreille et salut.

 

    Le petit andalou P. Paez réceptionna son premier cornu par de belles véroniques fleurant bon les rives du Guadalquivir. Suivirent des chicuelinas du même tonneau (de Fino). Après un début hésitant, la faena ira a mas avec ce noble Lartet. Un petit peu pressé le Pablo mais il nous offrit de belles naturelles, pecho avec changement de main. Avec beaucoup plus de calme, recherchant le sitio et marquant des pauses, s’égrainèrent redondos et bernardinas. Le tout quelque peu gâché par les aciers.

Il reçoit son second applaudi à la sortie (?) par de jolies véroniques, main basse et chicuelinas dont il est friand. Début de muleta à genoux des tablas vers le centre, légèrement bousculé. Le Lartet est exigeant, Pablo nous sert une faena loin de l’académisme d’école et remet les pendules à l’heure par de bons derechazos après quelques fautes. Entière contraire et descabello. Vuelta un peu contestée.

 

    Le deuxième eral est noble mais faible. Yon Lamothe débutant au centre et après réglages, le torée à mi hauteur. Difficile de garder cet animal main gauche qui rajoute des hachazos en fin de passe. Plus limpide à aborder à droite, Yon terminera par manoletinas appréciées. Estoconazo légèrement contraire.

Le dernier est violent, il se défend et attire Yon aux barrières. Quelques passes arrachées, aucune série espérée. L’entière transperce, descabello, avis.

 

    Les erales ouvrirent la gueule dès l’entame à la muleta.

    Les deux garçons se répondirent à la cape, ce qui valut à Yon lors d’un quite sur le second de P. Paez de subir une voltereta déchirant généreusement le pantalon au niveau du fessier. Il revint par la suite, le dessous de la ceinture fortement bandé, ce qui me fit dire : "Yon ou la tauromachie en couche-culotte !".

 

 

Il fut déclaré triomphateur et détenteur de la meilleure faena.

Pablo Paez récolta les miettes. Il m’intéressa beaucoup.

 

                                                                                         Gilbert LAMARQUE

 

                                              

 

L’AFICIÓN Á LA MUSIQUE

 

    Outre l’Harmonie Bayonnaise dirigée par François Gonzales, participent également aux animations musicales, les Gaiteros du Roi Léon.

 

 

Ces derniers sont inscrits dans le programme comme "Clarines officiels" et jouent au cours du spectacle plusieurs airs différents.

S’illustrent donc sous les tendidos couverts, cette famille de Saint-Martin-de-Seignanx avec dans  l’ordre d’apparitions dans le temps, Jean-Pierre, Christophe et Lucas, 10 ans ou le père, le fils et le… petit fils !

Bravo et félicitations !

  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
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  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
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  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
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BILBAO ASTE NAGUSIA 4

Publié le par Cositas de toros

BILBAO ASTE NAGUSIA 4

 

VISTA ALEGRE

 

Dimanche 26 août. 9e et dernière de Corridas Generales. 1/3 d’arène. Azur et or.

 

 

     6 Miura, le 6e comme sobrero et un autre de Salvador Domecq (5e bis), tous laissant flotter le danger… excepté le Domecq.

Octavio Chacón : ovation, oreille et palmas sur le second de J. Leal.

Pepe Moral : Palmas et vuelta.

Juan Leal : oreille, blessure.

 

      L’Arlésien avait choisi de sortir son second Miura car le titulaire fut remplacé pour manque de force. Lors de son estocade engagée, il reçut une cornada dans la cuisse, deux trajectoires. Il ne revint pas de l’infirmerie.

 

 

 

     O. Chacón débuta avec Arriero, 610 kg, aux charges courtes après 2 piques quelconques. Hachazos, Octave cède. Entière efficace.

     Bis repetita. Après 2 puyas dont la première est à noter, Lanudo, 630 kg, se montra âpre, violentant la flanelle. Il garde la tête haute, balançant nombre d’ hachazos tout en se retournant avec fulgurance à chaque passe. Quasi entière en place. Pétition, Matías tergiverse et lâche le tissu mais l’arrastre a démarré obligeant le peon à aller cueillir le pavillon aux portes de la boucherie.

 

     Pour conclure, Octavio entreprend le Miura, 1er sobrero de J. Leal, Torrijo, 614 kg. Du fil à retordre, à tel point qu’il renonce vite et se résout à prendre l’épée.

Dur, dur la première à Vista Alegre ! Entière, Octave respire, toujours excellent chef de lidia.

 

     Pepe Moral s’applique, bon capote et belle mise en suerte au cheval. Après les 2 piques réglementaires, Pepe ne solutionne pas le problème rencontré. Entière.

     Début par deux largas afaroladas de rodillas, quelques sifflets, séance au cheval, de nouveau les sifflets et changement. Pastoso de S. Domecq redonne le moral à Pepe ! Du Domecq, qu’elle aubaine ! ¡ Música ! Orgie de passes ¡ Ole ! Un bon estoc à la 3e tentative.

Ce Domecq tint la route.

     Escogido fut changé en faveur d’Orejilla, prévu en 6e. Juan Leal campa au centre et débuta sa faena à genoux… simple bousculade. Il repart au taf, passes ou coups de torchon… Il se saisit de l’épée, s’engage, cornada, il est repris au sol. Garrot posé par Chacón et la cuadrilla. Oreille.

 

20h45, fin de feria.

Dans El Correo du vendredi 24, Barquerito se lamentait : "El toro de Bilbao tiene plomo en las alas."

J’écrivais après la San Isidro : "Et cessons aussi de promouvoir ce foutu toro de Madrid qui n’est plus qu’une fable, un mythe, une légende, sans pour cela lorgner vers celui de Nîmes, bien sûr."

Je m’associe et compatis.

 

                                                                                       Gilbert LAMARQUE

BILBAO ASTE NAGUSIA 4
BILBAO ASTE NAGUSIA 4
BILBAO ASTE NAGUSIA 4
BILBAO ASTE NAGUSIA 4
BILBAO ASTE NAGUSIA 4
BILBAO ASTE NAGUSIA 4
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BILBAO ASTE NAGUSIA 4
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BILBAO ASTE NAGUSIA 3

Publié le par Cositas de toros

BILBAO ASTE NAGUSIA  3

 

 

VISTA ALEGRE

 

Samedi 25 août. 8e de Corridas Generales. 3/4 d’arène. Sol y sombra, léger vent.

 

     6 Alcurrucén, 2 sobreros du même fer remplaçant le 5e. Bonne présentation quoique inégale, armée astifina, jeu varié dans le style de la maison. Toros difficiles exceptés les bons 3e et 6e avec noblesse et fijeza.

Enrique Ponce : silence, ovation après avis.

El Juli : silence, ovation et sifflets après avis.

Diego Urdiales, le bon sorteo : oreille et 2 oreilles après avis.

 

 

  DON DIEGO DE BILBAO Y EL TOREO AL NATURAL

 

     Les étoiles ne s’illuminèrent même pas.

Ponce nous vendit une faenita basique mal conclue à l’épée.

Avec son second se sera d’un niveau au-dessus. Mais cette faena sera agrémentée d’attitudes et de gestes précieux et maniérés. Nouvel échec. Le roi Enrique 1er avait hérité de deux Alcurrucén nobles quoique sosos.

 

     Julian Lopez hors sitio, déroule vite fait. Entière desprendida con el julipié.

Exit Dispuesto et Manzanito, bonjour Lancero (2e sobrero). 2 rencontres au cheval. Hachazos… Vilaine épée au 3e essai, mort longue.

A la décharge du Juli, les deux spécimens avaient en commun une charge courte et la tête haute.

 

     Tonadillo, 554kg et Gaiterito, 533 kg furent le bon choix. Diego, le voisin de la Rioja, en manque de toros cette temporada (2 corridas : Arnedo et Alfaro), nous rappela à son bon souvenir. En ce qui me concerne, c’était ici même le 26 août 2017. Le voici pour sa 16e actuación. Il ne fut pas simple figurant, laissant cet attribut à ses prestigieux compañeros.

Il reçut une chaleureuse ovation avant la sortie du 3e.

 

     Tonadillo sort seul des deux rencontres. Illico dans la muleta du Riojano, il attaque avec les reins. Main droite, main gauche, Urdiales met la jambe devant ce toro bonito. Sur les derechazos, Diego pivote uniquement sur les talons et nous plonge dans le trasteo à l’ancienne. Suivent des redondos, une passe de poitrine changeant de main. Et tout ceci avec fluidité, cela semble si facile !

Un estoconazo contraire, un avis, et tombe le pavillon.

     La lumière décline mais Urdiales illumine le ruedo de toute sa classe, lumière fendue par les cornes harmonieuses de Gaiterito, negro mulato listón.

Les poignets jouent à merveille, série après série, classique. Des naturelles templées, ciselées par cette superbe main gauche, des derechazos d’une lenteur de rêve. Le sable n’est plus noir, il brille de mille feux. Le léger vent n’est plus que brise et pour conclure, d’impalpables redondos et de délicates trincherillas, de la soie. Un faenon !

Le Nuñez essuie un pinchazo qui lamente les tendidos, mais promptement la navaja se mue en un estoconazo qui fait exploser le coso de clameurs. Les froides arènes sont sur le grill. La puerta grande s’ouvre. Ici, il y a obligation de couper deux oreilles à un seul toro.

Matías González, le Cerbère de Vista Alegre, a plié, rompu judicieusement.

 

 

N’avait-il pas octroyé la veille deux pavillons à Roca Rey après un pinchazo ?

L’honneur est sauf.

     

 Diego a serti de su huella* le ruedo bilbaino.

 

* son empreinte.

                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

 

BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
BILBAO ASTE NAGUSIA  3
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BILBAO ASTE NAGUSIA  3
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