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UNE JOURNÉE ORDINAIRE

Publié le par Cositas de toros

UNE JOURNÉE ORDINAIRE

   Tienta chez Casanueva, arènes de Pirette, lundi 15 juillet aux environs de midi.

 

        Grande première dans le Sud-Ouest ganadero, Sébastien Castella est venu "tienter" samedi à la ganaderia El Palmeral (Olivier Martin). Ayant émis le souhait d’avoir l’opportunité de récidiver chez Casanueva, propriété de Guillaume et José Bats par l’intermédiaire de l’Arlésien Jérémy Banti, les ganaderos de Montsoué avaient préparé deux jolis erales.

C’est dans une ambiance intimiste que s’élança le plus jeune novillo, le maestro à la baguette, Tibo Garcia de second et Laurent Langlois à la pique.

Deux rencontres pour goûter le fer, et la tienta de cet excellent exemplaire se déroula sous le poignet magique  de Sébastien. Tout sembla d’une facilité déconcertante, le maestro toréant dans un mouchoir de poche ! Le novillo réglé, préparé pour la suite, soutenant le bon rythme proposé. Une bête en confiance, de la douceur. Un torero qui se régale remerciant le ganadero et offrant le fauteuil à Tibo Garcia qui profita lui aussi de ce buveur de flanelle. Excellent, ce petit Casanueva qui fléchit  quelque peu, mais plutôt par le fait de son jeune âge. Beaucoup de classe.

Le second plus âgé, donc plus costaud au caractère plus affirmé, ne s’en laissa pas compter. Et toujours avec calme après la réception à la cape et les deux rencontres au cheval de Laurent Langlois, Sébastien effaça les coups de tête de ce novillo exigeant, légèrement distrait, regardant vers le large si la muleta perdait de son autorité. L’utrero, museau caressant le sable, finit a mas. Quand la "science" et les années rencontrent l’élégance et le temple malgré tout… et ce léger coup de poignet pour retenir l’eral pour la passe suivante. Un détail, non.

Tibo termina par trois belles séries, deux à droite puis la dernière à gauche sous les précieux conseils du maestro, sachant que l’alternative dans le ruedo Saint-Gillois est imminente (25 août).

Jérémy Banti, son apoderado, lui aussi présent au burladero.

 

Excellent tentadero de ces deux machos d’origine El Torreón (Cesar Rincón) et reconnaissance de la ganaderia Casanueva par la venue désirée de Sébastien Castella. 13 ans fêtés noblement.

Par une belle journée ordinaire, un superbe moment simple, mais un moment privilégié pour les rares aficionados invités : les heureux hommes !

Sébastien a souhaité revenir pour une autre belle journée ensoleillée. Ce sont ses mots.

Vous entendrez ceci dans la petite interview que nous vous proposons ci-dessous.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=yRRPymCxrmI&t=2s

                                                                          

 

Gilbert Lamarque

 

 

Le diaporama à suivre ici.

 

 

 

UNE JOURNÉE ORDINAIRE
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CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.

Publié le par Cositas de toros

CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.

 

               Novillada concours non piquée

 

                    Concours de volteretas…

ou tumades, dans ces arènes dédiées à la course landaise. 

 

   

    Les Castelnauviens ont bien fait les choses et la récompense s’est traduite par une meilleure affluence que les années passées. Mais point d’enthousiasme tapageur, une demi-arène, soit environ 300 personnes à l’ombre des platanes.

Dans ce Pays du Val d’Adour au nord des Hautes-Pyrénées, les espèces remarquables observées dans cette vallée de l’Adour sont la loutre, la cistude d’Europe (en grand danger, plus que le toro bravo) et une variété de moule fluviale, la margaritifera. Mais chaque année, à la même saison, vient s’ajouter dans les arènes de la Galope, une race de cornus appelée le Bos Taurus Ibericus.

 

    A 18h, six erales se succèdent sur le sable généreux, bien présentés, parfois de trapío flirtant  avec le novillo de 3 ans, certains violents, convenablement armés dans la majorité. La compétition peut commencer entre trois sujets du Sud-Est et trois du Sud-Ouest. Les premiers pouvant être défavorisés par un long trajet depuis leurs terres, effectué le jour même.

Au cartel, Gallon, Turquay, l’Astarac, le Lartet, Alma Serena et Sainte Cécile pour trois combattants plein d’envie :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       le mexicain Isaac Fonseca,

 

                                             

                                                      Christian Pajero

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                         et le landais Jean-Baptiste Lucq.

 

    Le Gallon bien reçu dans le capote d’Isaac Fonseca (nous verrons qu’il détient de bonnes capacités à la cape), dévore C. Pajero sur le quite suivant. L’eral se montre parfois violent, la faena droitière ne s’envole pas, le bicho ayant tendance à fuir dès la sortie de la passe. Volteretas, le mauvais coup toujours d’actualité, Isaac après de bons derechazos en termine par des manoletinas. Échec aux aciers, silence avec avis.

 

    Le Turquay qui ne peut nier ses origines santacolomas, démarre superbement, tête basse dans la cape de Christian Pajero. Main droite, les séries s’enchaînent sans véritablement peser sur la bête. Mais que s'est-il passé ? Le pensionnaire du Mas des Cavales qui semble fragilisé de l’arrière train, se met sur la défensive. Volteretas. Le novillero change de terrain mais nous ne voyons plus que des passes isolées jusqu’aux redondos finaux. Vilaine épée, salut avec avis.

 

    Belle sortie de l’Astarac, abanto, qui se fâche avec les burladeros par deux fois. Jean-Baptiste Lucq est accroché dans sa série de capotazos, Fonseca très à l’aise répond par saltilleras. Une paire de bâtonnets applaudie pour El Santo. L’Astarac est "encasté", J.B. volontaire, ne cède pas, muleta rectifiée à mi-hauteur, délivrant quelques derechazos dont une série conclue par le pecho, le tout bien "templé". Pas toujours les meilleurs choix, parfois brouillon, la main gauche promptement abandonnée, le bicho, lui, va a mas. Une lame atravesada, silence avec 2 avis. Palmas à l’arrastre.

 

    Le Lartet, en cheville avec le charpentier, veut en finir avec les burladeros. Par deux fois, il tape férocement les planches, exécute une vuelta de campana. Les capotazos n’ayant pas le temps de fleurir lors du quite de Pajero, celui-ci endure une violente cogida. L’utrero "encasté" est violent mais l’espagnol termine le travail. Les naturelles de Fonseca ne sont pas convaincantes, retour donc à droite avec derechazos et changement de main de bonne facture. Après une deuxième voltereta, Isaac délivre un coup d’estoc efficace et coupe l’oreille. Une partie du public demande et obtient la vuelta du Lartet. Ô sacrilège, en NSP et de plus en concours ! Et ne serait-ce que pour ses vilaines armures, la droite surtout (voir la photo dans le diaporama), et sa violence, le mouchoir bleu est immérité.

 

    Applaudi à son entrée, l’Alma Serena (quel âge?), est abanto, plus haut, plus lourd. Tête haute, transpirant le genio, il met en échec Pajero, lui infligeant une voltereta sur un derechazo (au diable l’avarice!). Le courage ne suffit pas, Christian combat et une nouvelle fois, il est pris violemment en cadrant pour l’estocade. Il s’engage et place une entière légèrement contraire, oreille.

 

    L’eral de Sainte Cécile de sang Domecq par El Torero, s’avère le plus noble avec une légère soseria. J.B. Lucq le reçoit bien cape en mains. Le début de faena est compliqué avant que le novillero ne rectifie le placement. Les séries main basse se renouvellent, "templées", dévoilant la caste du bicho. Les séries des deux mains déclenchant les palmas et les manoletinas* devenues incontournables, en terminent avant une demi-lame en arrière et trois descabellos. J.B. apprend depuis peu (vite). Oreille après avis. Arrastre applaudi. Le landais invite l’éleveur Michel Mejias dans sa vuelta. Et là, si la logique est reine, pourquoi pas de vuelta pour cet eral ?

Sainte Cécile, ganaderia située non loin de l’étang du Vaccarès, découverte ici même en 2015, avait remporté le prix avec vuelta, lidié par "Juanito".

*Ces manoletinas qui, à mon humble avis, même si ce sont des passes de conclusion parfois spectaculaires et appréciées du public, ne font que privilégier le port de tête sans peser sur le toro alors que le torero, le piquero se sont évertués à la faire baisser !!!

 

    Le prix François-Fortassin revient à l’exemplaire du Lartet. Pardi !

Un accessit pour Sainte Cécile. Faut bien colmater les brèches !

Quant aux trois novilleros, ils se partagent le prix de l’ACOSO. C’est mieux.

 

    Il y avait, pour cette tarde, deux peones qui me font de plus en plus de peine ! Les aficionados présents auront trouvé de qui il s’agit.

 

    "Petite" parenthèse orthodoxe :

Pourquoi ne pas rester dans sa catégorie ? Veut-on faire le buzz ? Cherche-t’on le sensationnel ?

Dans ses arènes portatives, Boujan sort des novillos configurés comme des toros, pour quel résultat ?

Aujourd’hui, on frise la correctionnelle et le véritable novillo, se disant que l’un des six avait peut-être franchi les 3 ans !

Et pour quelle conclusion ? Une novillada intéressante, certes, mais une "petite" novillada non piquée, de qualité moyenne. On refuse certaines ganaderias pour manque de trapío. Je rêve, nous sommes en NSP ! Et Castelnau est une arène peu appropriée avec ses quatre coins à la landaise.

Ceci pour satisfaire quelque ego ? Je pense surtout à Boujan.

Les jeunes novilleros sont courageux, volontaires mais ceci nous le savons et nous ne sommes pas là pour établir un classement du courage, de l’abnégation… même si on apprend dans la difficulté.

Chaque type de course « at the right place », en quelque sorte.

 

                                               Gilbert LAMARQUE

 

CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.
CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.
CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.
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CASTELNAU-RIVIÈRE-BASSE. DIMANCHE 07 JUILLET.
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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2

Publié le par Cositas de toros

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2

Dimanche 30 juin, le matin.

         

          Quand la raison l’emporte sur l’aficion.

 

    Dix heures quarante cinq, autant de degrés au thermomètre que de minutes à la pendule… en place pour la novillada sans picador matinale.

 

Au menu, quatre becerros de Concha y Sierra pour

 

                                                  Sergio Nunes,

                                       le protégé de Victor Mendes

                                                     Nino Julian

puis un eral de Fernay pour

                                                    Lucas Miñana.

Dans cette chaudière brûlante à faire frire des churros, nous avons essayé d’assister à un spectacle taurin. Dans d’autres lieux et d’autres circonstances le résultat aurait sûrement été différent mais, ce ne fut que la suite ennuyeuse de la veille. Les piétons nous ont livré une telle « œuvre » qu’il nous a été impossible d’évaluer tant leur technique que la valeur des animaux.

A la fin du second becerro, la tête version cocotte minute, les épaules cramées, les cuisses confites dans les pantalons et les pieds brûlés au travers des chaussures, réunion de crise. Nous faisons le ratio, qualité du spectacle /  niveau du thermostat et, d’un commun accord nous décidons de raison garder et quittons les gradins à la fin du troisième. Nous trouvons refuge dans la salle climatisée d’un restaurant devant une excellent bière bien fraîche, un buffet bien garni et... du silence.

Nous revenons à la vie !!!

Cet après-midi sera autre chose.

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2
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Dimanche 30 juin, l’après-midi.

 

          Assassinat en règle.

 

    Dix huit heures quarante cinq, de nouveau en place, de nouveau le paseo est retardé. Dix neuf heures dix, le président sort le mouchoir, dix neuf heures quinze la musique commence à jouer, les alguacillas rentrent, saluent la présidence et retournent chercher les toreros qui ne sortent pas. La musique s’arrête, le public continue à rentrer tranquille, ceux qui sont en place vocifèrent, et…finalement deux ou trois minutes après, les acteurs entrent en scène, la musique reprend, ça peut enfin commencer, il est dix neuf heures vingt !

 

En lieu et place de la novillada piquée annoncée sur le programme,  nous avons assisté à un remake de la bataille de Krojanty où, au soir du 1er septembre 1939, les cavaliers polonais, sabre au clair, ont donné la charge aux blindés allemands. Sauf, qu’en ce 30 juin 2019, ce ne sont pas les chars qui sont sortis vainqueurs.

 

Le lot de novillos de Veiga Texeira du jour est une nouvelle fois bien présenté, bien en tête et en pointe. Peut-être l’étaient-ils trop pour avoir été assassinés de cette manière au premier tiers ?

 

Pour les combattre :

                                                    Abel Robles

tire le meilleur lot (1 et 4), suite à l’assassinat de son premier au cheval et une brega lamentable, il a essayé. Long à la mort, avis et silence. Il met de la bonne volonté au second, encore la « cata » aux aciers, avis et nouveau silence.

                                                  Maxime Solera 

malgré une bonne volonté évidente ne pourra rien tirer de son premier qui sort invalide d’un premier tiers mafieux. Gros problème à la mise à mort où le novillo reste fixe tête haute. Silence. Son second est le manso du lot, il s’échappe seul du peto dès qu’il ressent la piqûre. Maxime l’attaque avec envie à la muleta se croisant au maximum surtout à gauche, mais… il faut être deux. Entière très basse pour conclure, avis et silence.

                                                 Cristobal Reyes 

 a fait le boulot. Après un nouveau premier tiers lamentable, il prend en charge les banderilles, plaçant le novillo a cuerpo limpio. Il tire deux séries méritoires à la muleta et, fin de l’histoire. En délicatesse avec l’épée, quelques applaudissements. Son second, le plus lourd du lot, a eu un peu plus de fond et a bénéficié d’un picador plus respectueux. Il lui sert des tandas sur les deux côtés, courtes mais volontaires. Le novillo s’arrête, la faena itou. Il conclue avec une demi-lame dans l’épaule, entend un nouvel avis et quelques applaudissements.

 

Arènes de Boujan, 19h20, encore et toujours en retard, encore et toujours la même chaleur.

¾ d’arène.

Prix à la meilleure pique, desierto, on comprend.

Prix à la meilleure faena, Cristobal Reyes.

Présidence : Laurent Burgoa, 100% nîmoise.

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2
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Toros y Campo cru 2019

 

    Si l’on devait faire un bilan de ce cru, je pense que l’instrument du sieur Roberval serait loin de l’équilibre.

L’on se doit pourtant de louer les efforts de l’organisation à nous faire découvrir de nouvelles choses avec quelques bémols tout de même pour :

    - la présentation que je trouve un peu exagérée pour de telles arènes.

    - La garantie qu’offrent les élevages choisis.

    - L’équation, certes difficile de l’équilibre du cartel : mettre les hommes qu’il faut devant les toros que l’on choisit. Le risque quand on va « un peu trop loin » dans la présentation et le moins de garanties, est que les toreros qui savent ne se mettent pas devant… avec le résultat que l’on connait cette année.

    - Autre bémol, les retards du lancement du spectacle. Je sais que ce n’est pas propre à la plaza héraultaise, il n’en reste pas moins vrai que c’est insupportable et, il faudra bien que les organisateurs se penchent sur le problème.

 

Côtés positifs : soulignons la présentation des lots de novillos à faire pâlir certaines arènes de première avec des toros.

Merci aussi et surtout aux six novilleros qui ont défilé dans cette arène. Même si ça manquait le plus souvent de technique, de dominio, de maîtrise ou de tout ce que l’on veut, on se doit de reconnaître le courage, l’entrega et le pundonor pour « s’y être mis devant ».

 

Pour cela, toreros, respect.

 

Patrick SOUX

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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019

Publié le par Cositas de toros

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019

Samedi 29 juin 2019

 

               Si le ramage…

 

     La curiosité du lot inédit d’Antonio Silva nous a poussé à faire le déplacement en terres héraultaises.

Il s’avère que ces novillos n’ont pas fait preuve de grandes qualités. L’ensemble, à l’exception du 4ème, ont manqué de tout ce qui fait un toro de combat, à savoir caste, bravoure, noblesse et fond. Des toros de premiers tiers, belle sortie (sauf le dernier), bien au capote, plus violents que braves au cheval, deux séries à la muleta et on plie les gaules. Seul le 4ème a eu plus de race, de bravoure et de fond.

A noter l’extrême sérieux de la présentation et ce, même si quelques cornes avaient souffert du transport des débarquements successifs, ceci nous étant expliqué par annonce micro au début de la course.

 

L’opposition piétonne a été chamboulée suite aux forfaits pour blessure d’Aquilino Girón et de Manuel Ponce remplacés par Alberto Pozo Ruiz et Fransisco Montero, seul restant en place Cristian Pérez.

 

                                                Alberto Pozo Ruiz,

29 ans né à Albacete, début en novillada piquée en 2010 et, selon les statistiques, deux contrats en 2015 y nada mas. On comprend que ce garçon qui a un paquete indéniable manque cruellement de technique. Quelques véroniques bien posées à son premier qui prend trois bonnes piques et s’arrête à la vue de la muleta. Faena inexistante, entière un peu plate et trasera. Silence. Face au 4ème, il restera sur le passage au drapelet, dommage, le novillo méritait mieux. Nouvelle entière contraire, salut.

 

                                                    Cristian Pérez,

à la vue de ce qu’il a montré ce jour, n’a ni el paquete ni la technique. Quelques derechazos à l’arrache à son premier et faena soporifique et ennuyeuse à son second devant lequel il n’a cessé de reculer depuis le premier coup de capote au risque de terminer dans le Libron. Mises à mort laborieuses, Bérézina au descabello, avis et silences.

 

                                                   Fransisco Montero,

ce parfait inconnu des ruedos a fait l’école de Chiclana, où il est né, sous la houlette du maestro Emilio Oliva. Il fait sept saisons en non piquée, débute avec picadors en 2017 et n’a à ce jour qu’un seul paseo. L'aficion chevillée au corps, il profite des capeas de village pour se faire remarquer comme dans le pueblo de Brosas, devant ce toro d’El Ventorillo de 650 Kg, et dont la vidéo a fait le buzz sur internet. Son manque de technique et de métier est très largement compensé par une envie débordante et une débauche d’énergie. Son parcours atypique explique ses manières un tantinet pueblerinas. Malgré le manque de fond de ses deux opposants, il arrive à réveiller le public assommé d’ennui et de chaleur avec des gestes intéressants tant au capote qu’à la muleta. Seuls ses échecs répétés avec les aciers le privent d’un trophée à son premier. Il doit se contenter d’une vuelta fêtée et quelques larmes (de joie) sur ses joues. 

 

Arènes de Boujan, paseo retardé d’une heure (19h30), température « saélique », début du paseo 19h45, début du spectacle, 20h !!!

Demi-arène.

Prix de la meilleure pique : Gabin Rehabi (avec ses deux puyas muy traseras ?), 5 piques sur six montées à l’envers !!!

Présidence : Pascal Darquié, 100% Sud-Ouest.

Hommage a été rendu en piste à l’issue du paseo à Manolo Vanegas.

 

A la fin de la novillada, nouvelle annonce micro. La novillada non piquée de demain matin est maintenue à 11h et celle du soir est retardée à 19h.

J’espère simplement que les « festayres » qui restent coincés à la buvette sous les brumisateurs jusqu’à la dernière seconde feront preuve de plus de respect envers les toreros et les aficionados qui arrivent à l’heure pour sortir leurs fesses de la buvette afin que le spectacle commence à l’heure.

Messieurs les organisateurs, si vous faisiez respecter le règlement en débutant le spectacle à l’heure précise, quitte à bloquer les retardataires jusqu’à la fin du premier toro, il me parait évident que ça règlerait le problème.

 

Patrick SOUX

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
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NOVILLADA NOCTURNE MONTOISE

Publié le par Cositas de toros

Le soufflet est retombé…

 

  Nous sommes habitués, en tauromachie, à des « montages » de carteles variés (parfois même a…variés), tels que, solo, duo, quatuor, parfois même octuor, mais cette fois-ci, l’organisation montoise a opté pour un sextuor !

Proposition "innovante" s’il en est.

Reprenons ce cartel dans son ensemble.

Présentation en France d’un élevage franco-andalou avec un lot de novillos de Ave Maria*. Bien… Pour les combattre, l’organisation décide  de confronter ces novillos à six novilleros du Sud-Ouest. Pas forcement très attractif pour l’aficionado, néanmoins, l’on peut saluer la démarche philanthropique qui veut donner une chance à ses novilleros locaux. Donc, même si, en chipotant un peu, on peut toujours trouver à redire, dans l’esprit, ce cartel à un sens.

Encore  que, pour que ce sextuor soit crédible, faut-il qu’il nous raconte une histoire, qu’il ait un fil conducteur. Or, suite à l’arrêt de la carrière du landais et à la démission « inexplicable » du béarnais, nos G.O. montois se tournent vers deux novilleros du Sud-Est El Rafi et Tibo Garcia, « patatras », fin de l’histoire, et, ce cartel perd tout son sens.

N’aurait- il pas été préférable de revoir entièrement la copie ? Autant la présence de quelques novilleros du bas de l’escalafón novilleril pouvait se justifier dans le cadre du montage initial, autant fallait-il les maintenir à l’affiche et les imposer à l’aficionado payeur dans cette histoire qui n’en n’est plus une ?

 

Après avoir relégué la novillada en nocturne, il ne faudrait pas qu’elle devienne taciturne.  Serait-ce une démonstration subliminale du moindre intérêt que porte la commission taurine montoise à ce spectacle ? Je n’ose l’espérer…

 

 

Patrick SOUX

 

*La ganaderia Ave Maria est située sur le village de Villanueva Del Rio y Minas, province de Séville, elle a été rachetée par Robert Margé et Philippe Pagés en 2015 à Javier Molina, elle est de provenance Jandilla via Fuente Ymbro.

 

 

 

 

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