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AIRE-SUR-L’ADOUR. DIMANCHE 17 JUIN. 18 H.

Publié le par Cositas de toros

                            AIRE-SUR-L’ADOUR. DIMANCHE 17 JUIN. 18 H.

 

         Les derniers nuages du gruppetto et enfin, sa majesté, tant désirée, le roi Soleil.

6 toros de Joselito : El Tajo y La Reina.

Cale (01/14), foutu comme un novillo ; Despertado (01/13), l’unique El Tajo, applaudi à sa sortie ainsi qu’à l’arrastre ; Cazador (12/12), le plus alambiqué mais le plus intéressant ; Estudioso (02/14), laid, démuni de cou, un zébu ; Guardiana (02/14), jabonero, lourd, manquant de force ; et enfin, pour achever le supplice, le défilé de la Cour des Miracles, Sinflor (01/14), bien fait mais manquant de fond, comme une miss France (oups !).

Une présentation hétéroclite, des âges bien inégaux et la race six pieds sous terre… ¡ Que pena !

 

                     Belles crues de l’Adour, petit cru de Joselito.

          Les mocassins au sec, nous grimpons vers les tendidos sol, regardant les eaux du fleuve se ruer vers Bayonne.

Une minute d’applaudissements en cette journée particulière chargée d’émotion, pour le plus brave d’entre les braves, Iván FANDIÑO, le "Lion d' Orduña".

 

           Manuel ESCRIBANO NOGALES se dédoubla et fit toréer son fantôme – un hommage à Iván sans doute. Le natif de Gerena ne généra rien. Il ne trouva ou ne chercha pas la bonne distance, très quelconque aux palos, mécanique avec la flanelle. Il tua fort mal ses adversaires.

 

            Thomas DUFAU est décevant même si l’on attend peu de choses de ses prestations. Il débute généralement bien mais son toreo se délite à la vitesse de la lumière, son trasteo fond comme un caramel dans le bec d’un gourmand.

C’est d’une tristesse ! Peu aidé, il est vrai par les cornus. Son second, "sans cou" : comment pourrait-il humilier ? Des passes en trottinant. C’est long ! 1/3 de lame et… descabello !! Non !

Il tua le précédent d’un pinchazo, une demi, un descabello. Le toro lassé, se laissa choir.

 

            Jonathan SANCHEZ PEIX plus connu sous l’apodo Juan del ALAMO, à son avantage l’an dernier, lors de cette tarde funeste, remit le couvert. Il se montra torero autoritaire devant le compliqué Cazador. De belles séries seront suivies de quelques autres beaucoup plus heurtées. Juan s’applique sur l’ouvrage, le toro s’en moque, délivrant de nombreux hachazos et ce, depuis la cape. La faena sera un tantinet longue et il perd l’oreille sur une épée au 3/4, tendida. La mort, longue, elle aussi.

Pour clore, après brindis au bon peuple, le natif de Ciudad Rodrigo se montrera toujours aussi appliqué, posé, donnant de la distance au bicho qu’il laisse respirer, l’accompagnant en tirant le bras pour de belles séries de derechazos. La transmission ne se faisant pas sur la gauche. Le torero conclue par une lame atravesada, plus une entière basse.

 

            Il est tard. Le soleil planqué derrière les platanes, nous avait délaissés, trouvant lui aussi, l’après-midi ennuyeuse.

Enfin, Joselito s’était séparé sans tristesse de six carnes, et ce ne sont pas les premières !

Carnes, car même la viande sera de mauvaise qualité, de la bidoche. Cela fait cher pour de la daube.

 

             Mais, chers amis de la Junta, ma confiance reste entière. Gardez la tête haute !

En juin 2019, vous nous proposerez un cartel alléchant. Vous savez œuvrer pour cela. Les circonstances ne permettaient pas un choix torista.

Un sentiment bizarre me parcourt l’esprit. Aurez-vous, l’année prochaine les tendidos aussi bien garnis ? Faut-il qu’un drame se déroule pour titiller la taquilla ?

Le cartel était bien plus remarquable en 2017 et combien étions-nous ?

Dans ce pays comme partout ailleurs, place est faite à la commémoration. On s’en délecte.

Sachons le faire avec modération. On participe à ces évènements pour simplement y sentir et partager de l’émotion. Et passons à autre chose car le souvenir d’Iván appartient à chacun et il n’est nullement nécessaire de l’étaler systématiquement en place publique à la moindre occasion.

 

              Le public, curieusement, se montra "absent", laissant des piqueros s’échiner à piquer lamentablement, applaudissant les non moins lamentables poses de cure-dents d’ESCRIBANO ou les attitudes piteuses du Landais plongés dans ses doutes, ses errements, l’éternel espoir.

 

Manuel ESCRIBANO : double silence.

Thomas DUFAU : silence et salut.

Juan del ALAMO : 2 avis, salut et 1 avis, salut.

Les trois brindant vers le ciel, leur premier toro.

Marco LEAL et Manolo de los REYES ont salué au 2e.

Douze piques, mais deux véritables.

Les chevaux étaient de Bonijol, les décors de…

 

Avant l’arrastre du 3e toro, le paso doble Ivan-Fandiño a retenti comme lors de la novillada du 1er mai, et il en sera désormais toujours ainsi.

                               

                                                                                    Gilbert LAMARQUE

 

                            AIRE-SUR-L’ADOUR. DIMANCHE 17 JUIN. 18 H.
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MADRID (1)

Publié le par Cositas de toros

MADRID (1)

Lors du voyage à Madrid excellemment organisé par la peña La Suerte et dont nous vous avons relaté un passage dans notre article « Un tour à Las Ventas et puis s’en vont », étaient prévues diverses activités notamment des visites d’élevages et des tientas.

Aujourd’hui, nous allons vous présenter le premier élevage que nous avons eu la chance de visiter avec une tienta et repas à la ganaderia.

Il s’agit de l’élevage de Flor de Jara. Situé aux alentours de Colmenar Viejo, sur la M 608 entre Soto del Real et Manzanares del Real, au pied de la sierra de Guadarrama, dans un cadre particulier fait de rocailles.

 

Son nom est tiré de la plante du même nom (en Français, la ciste) très présente dans ce milieu. D’encaste Santa Coloma / Buendia il est récent (2008) et provient de la partition de l’élevage de Bucaré.

 

 

 

Après la présentation de l’élevage par son propriétaire, Carlos ARAGON CANCELA (ancien torero)

et la visite rapide de quelques novillos, nous étions invités à une tienta de deux vaches. Menée de main de maître par l’éleveur en personne avec son fils à la pique et le novillero Angel SANCHEZ à la muleta, elle a malheureusement été interrompue à la deuxième vache lorsque celle-ci s’est blessée au cheval.

 

 

Une tienta dont vous pourrez mesurer l’intérêt en visionnant la vidéo ci-dessous.

Patrick SOUX

PS : A suivre le deuxième élevage.

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SAINTE RITA

Publié le par Cositas de toros

   Par Gilbert LAMARQUE

 

 

      Nous vivons, certains survivent. Ils survivent à la persécution, à l'odyssée, aux dures lois de la nature, à la colère des mers et la cupidité des hommes. Ils survivent à la haine et, pis que tout, à l'indifférence.

Eux, ce sont les exilés, exilés pour de multiples raisons, demandeurs d'asile ballottés de ci, de là.

Nous, nous vivons, nous survivons barricadés derrière notre confort, nos habitudes. Mais parfois, nous nous lançons dans ce qui nous dépasse. On s'engage.

C'est noble.

Après cette triste feria Vicoise, il n'est que déprime et notre humeur rampe derrière notre ombre.

 

    Quelle relation me direz-vous, entre les émigrés et nous, tristes aficionados ?

Aucune.

Simplement souligner que notre condition d'aficionado est dérisoire, nos intérêts insignifiants comparés à cette misère.

Par contre, dans notre étroit monde taurin, sur la question de l'engagement, nous souhaiterions que ces chers (dans les deux sens du terme) éleveurs cessent de nous prendre, nous, ainsi que les organisateurs (souvent modestes) pour des gogos, des niais.

A quoi bon, tous ces toros foutus comme des cathédrales, leurs flèches pointées vers le ciel, leurs kilos superflus, leur carte d'identité dévoilant un âge souvent (presque) canonique ? Certes, ils font le bonheur des photographes.

Si nous ne prisons pas le "Domecq", et s'il nous est offert dans les plazas toristas, ce piètre spectacle, que nous reste-t-il ?

Une petite mort, sournoise.

A Vic, côté piétons, seuls O. Chacon, un peu, E. de Justo, un peu plus et surtout D. Lopez-Chaves, sortirent la montera du sable mouvant.

Puis, côté cornus, vagabondèrent des assassins le dimanche après vêpres et, pour le reste de la feria, s'offrirent à nos yeux affaiblis, un piètre comportement, un défilé bovin de comice agricole devant la muleta et des coups de tête au sortir de la passe.

Le dernier jour, l'état de la piste fut dommageable pour les Pedraza.

Rajoutez à cela, un premier tiers assez bien abordé par l'ensemble des toros sans toutefois imprimer une alegria communicative mais tous, victimes collatérales de piques traseras et carioquées infligées par des mains assassines, aidées en cela par cette diable pique Bonijol aux méfaits excessifs.

Que choisir, la petite mort ou des résolutions énergiques ?

La solution serait-elle de se détacher d'une ganaderia dès que celle-ci perd sa modération, affichant des prestations abusives ? Et donc, sévir et choisir ailleurs ?

Ce serait l'occasion de faire découvrir de nouveaux ganaderos qui triment dans l'ombre. Et cessons aussi de promouvoir ce foutu toro de Madrid qui n'est plus qu'une fable, un mythe, une légende sans pour cela lorgner vers celui de Nîmes, bien sûr.

    

     N'excluons pas qu'il existera peut-être d'autres civilisations tauromachiques mais je ne reconnais plus la mienne dans ce delta fluvial où la corrida semble aujourd'hui s'enliser. Et si nous continuons d'aller à la plaza parce que nous aimons ce delta pour ce qu'il recèle d'échanges transversaux et de surprises au creux de chaque roselière, moi, je préfère l'impétuosité des premiers torrents et la vigueur majestueuse des premiers vallons, avant que ce grand fleuve du toro ne se laisse ensabler par les alluvions de trop d'affluents malsains.

Prions Sainte Rita, patronne des causes désespérées :

"Libère mon pauvre cœur des angoisses qui l'oppressent

et rends la paix à mon esprit accablé."

 

                                                                   Gilbert LAMARQUE

                               

 

 

                                                                           

 

                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                           

 

     

 

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DEMAIN, JE SERAI LIBRE

Publié le par Cositas de toros

Photo Mathieu Saubion Vuelta a los Toros

Photo Mathieu Saubion Vuelta a los Toros

      

  C'est jeudi 24 mai aux environs de 19 h que s'est déroulé au Pôle Culturel du Marsan à Saint-Pierre-du-Mont, le lancement du livre "évènement" écrit par Nestor Garcia, l'apoderado d' Ivan Fandiño.

 

L'amphithéâtre était copieusement garni par un public débordant largement les frontières landaises.

Invités, Guillaume François, Olivier Baratchart, le peintre colombien Diego Ramos, créateur de l'affiche de la San Isidro 2018, Antoine Capdeville, Elisabeth Gil, infirmière dans l'équipe médicale des arènes de Lachepaillet et Céline Galdeano, fandiñista de Saint-Gilles (Gard).

 

         Tout d'abord, la parole fut donnée à Nestor Garcia, interviewé avec pertinence et sobriété par Julien Lescarret, propos traduits par Miguel Darrieumerlou. L'auteur-apoderado résuma la quinzaine d'années passée au côté d'Ivan. Il conta les diverses difficultés et les obstacles qu'ils combattirent pour se hisser au rang qui fut celui du torero d'Orduña.

Bien naturellement, le solo madrilène du 29 mars 2015 fut évoqué ainsi que ses prestations dans le Sud-Ouest et plus particulièrement à Mont-de-Marsan, le Plumaçon son arène "talisman".

 

          En deuxième partie, chaque invité nous conta son vécu, ses souvenirs auprès d' I. Fandiño.

Le montois Guillaume François ouvrit la maleta aux souvenirs et fit part de la relation privilégiée du maestro avec Mont-de-Marsan où il triompha régulièrement.

Olivier Baratchart évoqua le basque, torero et pelotari que fut Ivan.

Antoine Capdeville, l'ayuda en activité le jour du drame, nous fit partager cette relation forte et professionnelle qui existait entre lui, le torero basque et son apoderado.

Diego Ramos nous dit quelques mots sur son amitié et aussi, comment en est-il arrivé à réaliser l'affiche de Madrid.

Elisabeth Gil, avec émotion, nous raconta cette amitié qui n'acquit alors qu'elle lui prodigua les soins durant son hospitalisation après sa sérieuse cogida dans les arènes de Lachepaillet, le 10 août 2014. Amitié et confiance qui perdurèrent par la suite.

Enfin, la Saint-Gilloise Céline Galdeano décrivit Ivan comme un homme débordant d'empathie, accordant sa confiance et son amitié avec naturel et simplicité.

 

           Sur scène, pour conclure, montèrent les deux jeunes aficionados qui reçurent en cette triste après-midi aturine, le dernier trophée d'Ivan. Ils échangèrent un émouvant abrazo avec Nestor Garcia.

 

           Tout au long de la soirée, l'émotion fut palpable, planant sans débordement.

 

           Cet ouvrage, "Demain, je serai libre" de 350 pages, écrit dans l'urgence par l'ami fidèle et apoderado est la somme de l' histoire de deux personnages humbles partis défier le système implacable de la Fiesta. C'est le destin, la trajectoire d'un torero loyal qui crut en son étoile. Cette étoile qui s'éteignit, il y a maintenant un an, le 17 juin 2017, le torero passant de la vie à la légende.

C'est un livre où l'auteur ne prétend en aucune manière "au meilleur des genres littéraires".

Vous consulterez, en fin de volume, 50 pages de statistiques et de données sur toute la carrière du torero. C'est véritablement un livre document illustré par de nombreuses photos en noir et blanc.

          Aux Editions Atlantica. 22 Euros.

Bonne lecture. Lire avec quelques tapas, l'extrait qui suit l'affiche ci-dessous.

                                                                                       Gilbert LAMARQUE

 

 

Affiche de la San Isidro 2018 réalisée par Diego Ramos.

Affiche de la San Isidro 2018 réalisée par Diego Ramos.

Extrait, pages 98 et 99.

       "... Cette corrida de Pampelune lui insuffla une force intérieure dont il avait grand besoin pour poursuivre son ascension vers le sommet de cette importante campagne. Après Pampelune, il coupa quatre oreilles à Manzanares et fit ses débuts dans les arènes les plus importantes de sa carrière : Mont-de-Marsan.

Mont-de-Marsan est une belle ville du sud-ouest de la France, capitale des Landes, de grande tradition taurine. Pour Ivan, elles tiennent de l'icône, de la référence et du talisman. Et pourtant, cette histoire d'amour commença mal. Le matin, j'avais eu une grosse altercation avec Guillaume François, président de la Commission taurine. Il souhaitait mettre dans le lot de la corrida un toro "hors du type" qu'on avait embarqué en tant que réserve. Ce qui me heurta davantage, c'est qu'il nous manqua de respect en invoquant des principes "toristes". Comme toujours, j'étais tout seul contre le reste du monde. Je lui ai répliqué que nommer de la sorte la corrida de FuenteYmbro était un manque de respect vis-à-vis des toreros. Je lui ai conseillé aussi de jeter un coup d'œil dans le corral d'à côté, où se trouvait le lot, ridicule comparé au nôtre, que devait tuer El Juli et Talavante. Finalement, ma logique fut respectée et le fameux toro n'entra pas dans le lot. Guillaume, un homme moderne, véhément, et peut-être un peu élitiste, a toujours respecté Ivan dans ses arènes. Nous n'avons pas été de grands amis mais nous avons gardé de bonnes relations.

L'après-midi, les choses se sont compliquées un peu. Nous nous étions perdus pour arriver aux arènes. Nous ne connaissions pas l'itinéraire et le chauffeur se laissa guider par le banderillero David Diaz "Llaverito". Il avait toréé ici l'année précédente. Après avoir tourné et tourné dans la ville et à cinq minutes du commencement, un édifice énorme coupait l'accès aux arènes. Nous avons tous regardé David en attendant une explication :

- Je vous jure, l'année dernière cet édifice n'était pas là, nous dit-il.

Cela nous fit rire, la construction devait avoir plus de 20 ans... en sorte que nous sommes arrivés juste à temps pour accrocher le capote de paseo. A la mort du quatrième toro, Matias Tejela avait coupé une oreille au premier et gracié le célèbre "Jazmin" ; David Mora toucha un toro de réserve qui fit le tour de piste après lui avoir coupé également une oreille. Le premier toro d'Ivan était sorti mauvais. Pour comble de malheur quand le cinquième sortit à son tour, il avait un problème de vue. Nous nous sommes regardés tous les deux pendant le tercio des banderilles, conscients de notre sort. Essayant de briser la glace et pour lui remonter le moral je lui dis :

- Ivan, aujourd'hui, il faut faire une "fandiñade".

- Tranquille, aporedaro, me répondit-il.

Il coupa deux oreilles et fut désigné comme le grand triomphateur de la feria. Meilleure estocade et meilleure faena, voilà une "fandiñade" en bonne et due forme. Et cette faena lui ouvrit tout en grand et pour toujours les portes de Mont-de-Marsan... "

 

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VIC. LUNDI DE PENTECOTE. 17H

Publié le par Cositas de toros

                                 VIC. LUNDI DE PENTECOTE. 17H

         Soleil, puis couverture nuageuse, légère brise. On est bien.

         9/10e d'arène, la plus belle entrée.

 

                           PEDRAZA DE FIASCO

 

         6 Pedraza, le 5 bis du même fer, armés, forts, hauts, très hauts, allant du colorado au castaño, excepté le sobrero, negro. Agés, tout près des 6 ans, les 1, 2, 3, 4 et 5, Campanero lidié en 6, le plus jeune (09/13 ) et le sobrero (11/13 ).

Donc, du vieux, du haut, du lourd. Que fait-on avec ça ?

Avec ça ? Pas grand chose.

Des charges courtes ou avortées, des hachazos, des passes données à mi-hauteur, des flexions des antérieurs, des glissades.

Devant la cavalerie bonijoliène, leur attitude ne fut pas d'une grande "bravitude". Trois piques chacun, sauf Holandero le beau castaño sorti en 3e qui hérita d'une mauvaise mise en suerte et qui n'en reçut que deux mal exécutées : "Vous n'êtes pas là pour bêcher les poireaux !", paroles d'un connaisseur gascon au tendido inférieur.

 

Curro DIAZ en service minimum tout au long de la tarde. Quelques détails dont une superbe trinchera au premier, le lourdaud sans charge et noble quelque peu.

Entière trasera.

Avec le Colorado Tontillo, ce sera du même acabit. Le gars de Linares se fera balancer sur les cornes... et piqué au vif  (un bien grand mot), il nous délivrera une belle série de derechazos.

Point.

Le maestro tue d'une entière basse dans le genre recibir : 50% pitos, 50% palmas.

 

Medicero est moins volumineux malgré les ans et prend trois piques quelconques. Le tercio de palitroques est à pleurer... et nous pleurons. La suite est à qualifier de médiocre. Daniel LUQUE sèche et tue comme il a toréé, sans sincérité.

Guajiro qui a le bon goût d'être étiqueté 32, fait un petit tour et puis s'en va. L'unique negro de la tarde, le remplaçant, se montre violent sous le peto. Brindis à PEREZ-MOTA suivi d'une faena où le diestro resta de profil, le fauve, lui, la gueule ouverte. On s'ennuyait toujours. Aucun engagement à l'estoc où LUQUE passa par Lannepax pour mal conclure.

 

Emilio de JUSTO, triomphateur de la dernière édition, ne mit pas son adversaire dans les meilleures conditions devant le canasson. Il en résulta deux piques traseras et carioquées. Muleta à mi-hauteur, Emilio s'arrime dans le chaudron vicois où la température avait fortement chuté. Le Pedraza trottine  et s'incline, faible et court de charge. Quelques beaux derechazos mais, Holandero ne suit pas. 3/4 de lame, un descabello. Silence surprenant.

Le benjamin foule le sable et se comporte fort bien sous le fer en trois bonnes rencontres où il met les reins. Palmas au piquero, tout comme aux banderilleros qui exécutèrent les meilleures paires de l'après-midi, notamment M.A. Gomez Odero (1ère et 3ème ).

        Le pundonor del Torerazo.

Brindis d'Emilio au public, peut-être que...

Las, la volonté, le désir du diestro sont contrecarrés par Campanero se réservant, fissa. De JUSTO met la jambe, se croise et réduit le terrain un maximum. Et arriva ce qui devait arriver devant ce type de toro : un violent coup de tête, une terrible voltereta et certainement un coup de sabot derrière le crâne. Commotion. Emilio reprend à peine ses esprits et à la suite d'un pinchazo, abat le cornu d'une entière.

L'oreille tombe du palco, lâchée à contre cœur par Marc AMESTOY, récompensant l'investissement et le courage. On peut ne pas être d'accord.

 

Les comptes sont aisés : deuxième et dernière oreille de la feria !

Une minute d'applaudissements, avant le paseo, en souvenir d'Alain BRICADIEU, enfant du pays, membre fondateur du CTV.

 

"Mon pharmacien-conseil"

A ne donner aux aficionados que sous avis médical.

VICS VAPORUB / VIC VAPOREUX est une pommade susceptible d'avoir des effets indésirables.

Possibilité d'irritation locale et d'allergie. (L'irritation dépasse le milieu local).

N'avaler jamais le produit.

 

VIC 2018, infime millésime. Hélas, non : infâme piquette tout simplement.

HIC !

 

                                                                                Gilbert LAMARQUE

 

             Les trophées de la Feria Vicoise, malgré tout.

- Trophée Paul Clarac du meilleur toro : desierto.

- Prix spécial attribué au novillo Avecejon de El Retamar, lidié en 4e par El 

     ADOUREÑO lors de la novillada du samedi 19, en matinée. Vuelta al ruedo du

     novillo.

- Trophée Jean-Jacques Baylac du meilleur toro de la concours : Olivito de La

     Quinta, lidié en 1er par D. LOPEZ-CHAVES. Forte pétition de vuelta pour 

     le toro. 

- Prix au meilleur picador à Oscar BERNAL ( cuadrilla de D. Lopez-Chaves )

     ayant piqué Olivito.

- Meilleur lidiador : Domingo LOPEZ-CHAVES.

- Meilleur banderillero : M.A. GOMEZ ODERO ( cuadrilla d'E. de Justo ), pour

     son grand tercio de banderilles au 6e Pedraza, le lundi 21.

- Meilleur novillero lors du tentadero du lundi 21 ( vaches d'Alma Serena ) :

     Adam SAMIRA ( E.T. du Pays d'Arles ).

*Les deux photos ci-dessus de Laurent BERNEDE.

 

         

 

                                 VIC. LUNDI DE PENTECOTE. 17H
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