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CHEZ NOS VOISINS ET AMIS BÉARNAIS

Publié le par Cositas de toros

CHEZ NOS VOISINS ET AMIS BÉARNAIS

Conférence au Club Taurin Joseph Peyré de Pau, 7 décembre.

 

       Le CTJP invitait le torero de plata,

                                              Manolo de los Reyes,

à la Grange du château d’Idron. La conférence était animée par le rayonnant duo Miguel Darrieumerlou / Jean-Louis Haurat sous l’œil bienveillant du président Alain Lamarque.

 

Une quarantaine de socios  avait répondu à l’invitation, et c’est après le quart d’heure béarnais que l’intérêt se porta sur l’invité de la soirée.

 

Une précision : nous l’appellerons Manolito car son père, torero originaire de Sanlúcar de Barrameda, apparenté à José Luis Parada et Marismeño, porte le patronyme de Manolo de los Reyes. L’Andalou monte dans "le grand Nord" pour toréer… et n’en redescend pas. Il prit l’alternative à Tolosa des mains de César Girón, le 24 juin 1973.

Manolito donc, est connu de tous, toréant souvent dans le Sud-Ouest mais "payant ses impôts en Espagne !" Né au sud de Pampelune, près de Tudela, proche des Bardenas, dans un village où Manolo père dirigeait l’école taurine de Navarre, il reçut sa première rouste à 4 ans devant une vache "immense". Il fréquentera le collège et chaussera les crampons en junior au club de football de Pampelune, l’Osasuna. Il s’essayera occasionnellement comme recortador.

A la table familiale de nombreuses cuadrillas étaient invitées, ce qui fit songer à sa mère : "pourquoi ne pas devenir banderillero ?"

Il débuta tardivement dans les ruedos à 21 ans car, dit-il, il ne possédait pas suffisamment de technique pour évoluer comme novillero. Il s’habille de lumières pour la première fois lors d’un festival en 1996, le 5 août dans un pueblo de Navarre. Tercero de banderillero, il apprend sur le terrain la délicate technique de la puntilla. Il exerce 2 ans en non piquées, 2 ans avec Alberto Martín, jeune novillero puis est au service du torero natif d’Estella, Francisco Marco. Il foula le sable brûlant de Pampelune pour son deuxième exercice à ce niveau !

Il occupe également la fonction de doblador dans ces mêmes arènes de Pampelune. L’encierro se terminant par l’entrée des toros dans la plaza, il est chargé de faire rentrer au plus vite les cornus dans le couloir menant aux chiqueros. Cette tâche importante et délicate est réservée aux professionnels. Il déclare avoir couru une seule fois l’encierro.

22 ans de profession… "À chaque fois que je m’habille de lumières pour un torero, un novillero, c’est un cadeau". Et il prend aussi un énorme plaisir à accompagner un débutant.

Lorsqu’il pose les bâtonnets, il est reconnu comme celui qui part en marchant vers le toro et plante la paire face au frontal… de bonnes jambes ne suffisent pas !

Souvenirs…

Une grande paire en 2018 à Mont-de-Marsan devant un Dolores Aguirre au côté de Juan Leal, sachant que la veille, il avait été mis en échec par un La Quinta. Il n’a pas laissé le doute s’installer.

Le pire, cette triste tarde d’Aire-sur-l’Adour le 17 juin 2017 où il porta avec Thomas Dufau, Ivan Fandiño jusqu’aux portes de l’infirmerie. C’est ainsi qu’il entendit le dernier mot du maestro à son encontre : « Merci ».

Son actualité présente : tienta avec Paulita chez Santafé Martón. À l’inter-saison, toreo de salon le matin, footing un jour sur deux l’après-midi. Il s’entraîne de salon à Arnedo en compagnie de l’enfant du pays, Diego Urdiales et de Tomas Campos.

Cela reste toutefois la période basse d’entraînement jusqu’au 6 janvier, "Les Rois", fête importante chez nos voisins espagnols.

Il reconnaît posséder une grande connaissance des toros et savoir les juger rapidement. Manolito, banderillero précieux.

Sa carrière compte pas moins de 1100 occasions où il a revêtu l’habit de plata, 61 fois cette temporada, tous spectacles confondus !

A la question des mano a mano et des solos qu'il goûte peu, il déclare que ce sont des spectacles qui auraient un sens uniquement dans les arènes de 1ère catégorie. Il faut de la competencia pour un véritable mano a mano. Et non aux figuras dans les plazas de 2ème et 3ème catégories.

Pour conclure, le temps passant et les questions fusant, Manolito souhaita aborder la situation actuelle de la fiesta.

Comment faire pour que les gens reviennent aux arènes ? De nombreux problèmes politiques émergent en Espagne, situation compliquée car chaque région fait son règlement, chaque région connaît un parti abolitionniste… Manolito souhaite revenir pour continuer cette discussion car le sujet le préoccupe.

Il serait aussi intéressant de parler de l’avenir de la corrida non pas seulement du point de vue politique mais également vu au sein du mundillo. La politique concerne surtout le territoire espagnol, le mundillo et ses exigences nous concerne tous.

 

     L’heure tardive et la soupe fumante nous réunirent autour des tables bruyantes mais non dépourvues de convivialité.

Un grand merci pour cette soirée au CTJP,  à son sympathique président ainsi qu’à toute sa cuadrilla.

A bientôt dans le Béarn.

                                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

CHEZ NOS VOISINS ET AMIS BÉARNAIS
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LA SOLITUDE DE L' AFICIONADO

Publié le par Cositas de toros

    Je livre une nouvelle fois à votre lecture attentive ainsi qu'à votre réflexion d'aficionado un article paru dans les Chroniques du temps de la revue Toros N° 2038-39 du 16 décembre 2016 sous la plume de Manolillo.

Patrick.S

 

LA SOLITUDE DE L' AFICIONADO

 

    Curieuse évolution. Ce n'est pas nouveau, l'aficionado a toujours été minoritaire dans les enceintes. Mais il était respecté, voire admiré. Ne serait-ce qu'en raison de ses connaissances, présumées supérieures à celles du commun des mortels, le spectateur ordinaire. L'aficionado était, pour ce dernier, un référent, une autorité, qu'il se flattait de connaître quand, un jour, par hasard, le sujet taurin venait dans la conversation. Vous aimez les toros? Alors vous connaissez peut-être Monsieur un tel, un ami qui fréquente toutes les arènes de France et de Navarre, et même d'Espagne ! Stop. Les aficionados n'ont plus d'amis. Les goûts des toros ayant acquis, à l'air du temps, mauvaise réputation, il est interdit d'en parler à la légère. Il vaut mieux éviter de l'évoquer dans une conversation. La matière paraît-il, n'est pas neutre. Et comme, selon le philosophe Michel Foucault, il est impossible de penser en dehors du "discours" de son époque, la chose se présente mal pour l'aficionado qui, à bon droit, ose persister à vouloir raisonner comme avant, une époque heureuse où la neutralité du sujet taurin était vécue et partagée avec tous comme un signe de tolérance et de paix sociale. Ce qui n'est manifestement plus les cas aujourd'hui où règne l'intolérance et la lutte idéologique. Voilà le pauvre aficionado, ce paria, éloigné des salons et des conversations. Au fond, ce n'est pas bien grave, mais tout de même.

Plus ennuyeux, face à cet isolement vis-à-vis du monde extérieur, est celui de l'aficionado à l'égard du monde intérieur, celui de son aficion. Il est hélas, de moins en moins reconnu, ou simplement entendu, engendrant perplexité de sa part. Nous trouvant en fin de saison européenne, regardons du côté des statistiques.

Le Top 25 des éleveurs de la saison 2016, en France et Espagne, fait apparaître une victoire écrasante de l'élevage Nuñez del Cuvillo/N. de Tarifa, avec 205 animaux "lidiés", tous en corrida de toros, des bestiaux auxquels il a été coupé pas moins de 169 oreilles, soit 1,2 oreille pas toro. Ne faut-il pas voir là, l'apothéose d'un produit d'excellence devant laquelle il convient de tous s'incliner, ainsi que devant son créateur ? Certes il s'agit d'une belle réussite, issue d'un savant mélange de Marques de Domecq, Nuñez et Atanasio auquel a été ajouté un lot de Torrealta à partir de l'origine Osborne Domecq, mais elle sonne un peu comme les résultats actuels du baccalauréat. A récompenser tout le monde, la récompense ne veut plus rien dire , et ce sont sur d'autres critères que se fait la véritable sélection. Non, n'en déplaise aux contemplateurs de tout poil, l'élevage de Nuñez del Cuvillo, ou celui de Garcigrande/D.Hernandez, très recherché par le Gotha des piétons et qui arrive juste après avec 142 bestiaux et 97 oreilles coupées, ne représentent pas, pour l'aficionado, la panacée, ni ce qu'il attend de meilleur du toro de combat.

Que l'on se rassure, la solitude de l'aficionado n'entame pas la solidité de ses convictions. C'est peut-être, après tout, sa vocation principale, seul contre tous, de maintenir le cap dans l'époque troublée que nous traversons. Ce n'est pas la première fois que le combat de toros est attaqué. Y compris sérieusement comme aujourd'hui. Depuis la bulle du pape Pie V, jusqu'à la traversée des deux guerres mondiales malmenant le bétail brave au cours du XXe siècle, le cheminement de l'Histoire est là pour le démontrer. La corrida si elle repose sur des toros et des hommes différents à chaque époque, repose surtout sur des valeurs intemporelles qui constituent le véritable secret de la pérennité du spectacle taurin pour le siècle en cours. Spectateur éclairé, l'aficionado sait distinguer dans l'arène le faux du vrai, l'artificiel de l'authentique, le superficiel du profond. Il le fait naturellement non pas comme un gendarme ou un inspecteur, certains disent un gêneur, un empêcheur de tourner en rond, et même à tort suprême, un passéiste. Il n'en est rien. L'aficionado agit tout simplement pour son propre plaisir, qui ne serait pas le même s'il se portait sur un spectacle déficient, ou qui plus est frelaté. Et aussi pour prendre la parole, et parler haut et fort, quoi qu'il arrive. Par exemple pour dire que le toro bonbon ou la tauromachie bobo n'ont rien à voir avec l'animal roi des ruedos et le toreo grande. L'aficionado étant un sermoneur impénitent, il ne lui déplait pas, si besoin, de prêcher dans le désert.

Faisons le bilan : l'aficionado était minoritaire ; il est maintenant, en plus, isolé. Les temps sont durs, sans être dramatiques, la plus forte hémorragie ne se situe pas dans ses rangs : les clubs taurins au sein desquels il peut se regrouper sont toujours aussi nombreux. La foi tauromachique continue d'exister. Un fort exemple, la foi des éleveurs français de taureaux de combat. Ils restent enthousiastes en dépit des difficultés quotidiennes et des chiffres du Top 25. Voilà de vrais aficionados, minoritaires, isolés, mais actifs et convaincus. Une occasion pour dire qu'ils mériteraient plus de considérations de la part des organisateurs.

                                                                                          MANOLILLO

 

 

 

 

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OBJECTIF PRIORITAIRE : RECUPERER LA BRAVOURE

Publié le par Cositas de toros

OBJECTIF PRIORITAIRE : RECUPERER LA BRAVOURE

     C'est le titre d'un nouveau texte publié par Antonio Purroy dans lequel il parle de la nécessité de récupérer et d'augmenter la bravoure du taureau de combat.

C'est aux aficionados militants, aux organisateurs qu'il revient de persuader le public et tous les intervenants, des ganaderos aux toreros de revenir à ce taureau actif dans les trois tiers de la corrida afin qu'il soit porteur d'émotion.

Ce combat est celui de la dernière chance et il va être urgent de le remporter...

Ci dessous, l'article très intéressant de Antonio Puroy traduit dans la langue de Molière.

OBJECTIF PRIORITAIRE : RÉCUPÉRER LA BRAVOURE

     Nous sommes plongés dans des temps difficiles pour la Tauromachie, il n'y a pas d'autre remède que de veiller à la protéger. L'un des plus grands périls qu'elle rencontre aujourd'hui, ne vient pas de l'extérieur, il réside dans ses propres entrailles: le manque de bravoure et de race du taureau actuel, un animal qui passe dans le premier tiers, celui des piques comme un rayon traverse un cristal, sans le rompre ni le marquer. Après les banderilles, il charge dans la muleta d'une manière noble, répétée, fade et prédictible. La récupération de la véritable bravoure et de l'équilibre entre les trois parties du combat est absolument indispensable pour sauvegarder la Tauromachie.

Casta Vistahermosa :

    Constatation évidente, depuis plus d'un siècle les grandes vedettes qui ont dominé les spectacle, (au commencement c'était Guerrita, ensuite la paire Joselito/Belmonte et tous ceux qui ont suivi...) ont imposé la race Vistahermosa aux éleveurs de taureaux de combat parce que ce type de taureau était l'animal le plus complet et équilibré pour le combat, en effet, ayant été brave face au cheval, il arrivait à la muleta dans de bonnes conditions pour charger. C'est sans doute pourquoi nous retenons de l'histoire de la tauromachie du XXe siècle qu'elle est jalonnée de taureaux qui, en plus d'avoir été braves au cheval, ont été nobles dans la muleta.

La préférence du sang Vistahermosa est allée s'accentuant depuis les débuts du siècle dernier ce qui a conduit à ce que presque tout le bétail de combat actuel procède de cette race fondatrice. La race Jijona a pratiquement disparue; de la race Vasqueña, seuls restent très peu de troupeaux (et quelques traces d'autres) des races cabrera et Gallardo, nous savons ce qui demeure, et la caste Navarra se trouve désormais réduite à fournir des spectacles populaires... C'est une réalité obstinée avec laquelle nous devons lutter dans le présent et l'avenir.

Les ganaderos se sont installés dans cette réalité jusqu'à se fixer au tronc Murube-Ybarra-Parladé dont procèdent la grande majorité des troupeaux actuels, Parladé étant l'encaste le plus nombreux dans la branche Domecq, branche Domecq qui a dérivé à son tour pour produire de "nouveaux encastes", bien qu'ils soient tous considérés comme "encaste Domecq". La méthodologie presque parfaite de sélection (une séléction par ascendance, massale et par descendance) et les connaissances et l'aficion des éleveurs, les ont conduit à obtenir un taureau beaucoup plus noble que brave, comme conséquence de la pression asphyxiante de la "coterie taurine" et des connaissances insuffisantes du public, qui demande un animal ayant à peine besoin de l'épreuve des piques (d'ici à la disparition de ce tercio il n'y a pas loin) paisible et prédictible dans la muleta, et donc sans force et vigueur, permettant l'exposition d'un art sans émotion alors qu'il est connu que, dans la corrida, "l'art sans émotion n'est pas art". Parce que: où l'art du combat d'un taureau racé et difficile demeure-t-il comme disaient entre autres Domingo Ortega et Marcial Lalanda ? Adviendra-t-il que "l’esthétique nous submerge" comme craignait Unamuno ?

Bravoure versus noblesse :

    Il s'avère que dans la race de combat les améliorations du caractère "noblesse" sont plus lentes à obtenir que celles du caractère "bravoure", puisque celui-ci se transmet des parents aux enfants plus rapidement que celui de la noblesse, autrement dit, possède un plus grand coefficient d'héritabilité. Les éleveurs de brave ont eu beaucoup de mérite, parce qu'ils ont réussi dans les cinquante dernières années à faire un taureau beaucoup plus noble que brave, non par leur propre volonté mais par l"exigence de la demande du marché taurin. Bien sûr, ils ont travaillé avec une bonne matière première, puisque, comme indiqué, ils se sont trouvés pratiquement obligés de changer leur race originale pour celle de Vistahermosa, presque toujours par l'entremise de l'encaste Domecq.

Beaucoup d'éleveurs actuels pourraient retrouver le chemin de la bravoure et de la noblesse racée en peu de générations de leur élevage car ils ont des connaissances suffisantes pour cela. Il est plus facile de passer de la noblesse (plus ou moins racée) à la bravoure que le contraire. Essayer de maintenir seulement la noblesse est très difficile et peut conduire à une "mansedumbre" sourde et dangereuse, comme il s'en voit dans pas mal de ganaderias. Il s'agit de fabriquer un taureau plus équilibré, de bravoure intégrale, qui s'emploie dans les trois tiers du combat. C'est ce que préconisait l'éleveur J.P Domecq Nuñez de Villavicencio qui cherchait ce type de taureau intégral quand il a changé l'origine Vasqueño de son troupeau pourtant récemment acquis, pour la caste Vistahermosa par la voie Parladé/Conde de la Corte dans les années 30 du siècle dernier. Cet homme a été un bon éleveur et a eu une grande intuition de l'avenir de la tauromachie. Son fils Domecq Diez a assumé ce legs et a maintenu le cap fixé par son géniteur. Ce qu'il advint par la suite est bien connu.

Pour redresser la direction, il faut changer les règles du marché taurin et les préférences du public, aficionados inclus, pour demander un taureau brave et vrai, à la noblesse encastada qui irradie émotion et beauté durant le combat; il est logiquement nécessaire que les toreros qui commandent l'escalafon acceptent de les affronter. S'il n'y avait que ce type de taureau ils n'auraient pas d'autre solution que de s’annoncer avec eux et, de plus, l'offre serait beaucoup plus ouverte au reste des matadors. La responsabilité de diriger le grand public dans cette direction incombe aux aficionados, puisque, sauf exceptions honorables, il n'y a rien à attendre des médias.

Un grand écueil existe, cependant, pour ce faire, c'est la division parmi les aficionados puisuqe les dénommés "toreristas" ne seraient vraisemblablement pas favorables à ce changement. Il faudrait les persuader qu'il s'agit d'obtenir une nouvelle dose de bravoure, mais sans perdre l'essence de la noblesse. Et c'est le chemin que doit prendre la nouvelle tauromachie, dans le cas contraire, l'avenir de la Fête est en danger.Ceux qui aiment seulement l'art, dépourvu d'émotion, les taureaux nobles mais privés de sauvagerie et de puissance, devront accepter le retour d'un taureau qui n'aurait jamais dû disparaitre, un taureau capable d'endurer les trois tiers équilibrés du combat.

L'actuelle réalité est l'existence d'une majorité écrasante d'animaux de sang Vistahermosa, par la voie de l'encaste Domecq et ses différentes encastes dérivés. cette situation s'est installée dans les dernières décennies et il est très difficile de faire marche arrière, presque impossible. Avec ces bœufs nous aurons à labourer !

Et maintenant ?

     Aujourd'hui on ne peut pas biffer d'un trait de plume l'encaste Domecq qui inonde tous les coins du troupeau brave espagnol, mais oui, nous pouvons demander (exiger même) de revenir à la bravoure, de récupérer cette bravoure intégrale qui n'aurait jamais dû être perdue. La responsabilité des éleveurs propriétaires de cet encaste, dans ses différentes variantes, est très grande pour l'avenir de la Tauromachie.Il faudra demander le même travail aux éleveurs possesseurs d'encastes moins nombreux de nos jours, comme Murube, Ybarra/Saltillo, Nuñez,... pour qu'ils maintiennent ou reviennent au taureau brave et vigoureux, avec une noblesse encastada. Et aussi, naturellement, aux éleveurs d'encastes minoritaires (certains les nomment singuliers) en sérieux péril d'extinction, qui cherchent un taureau intégral et complet du commencement à la fin.

Il n'est pas admissible d'entendre que la vraie bravoure est celle d'un taureau qui, étant passé inaperçu à la pique, se met à charger dans la muleta de manière noble et prédictible. Ça pourrait être la vraie noblesse mais jamais la vraie bravoure. Débarrassons nous pour toujours de cette tromperie. Un taureau brave, plante sa tête dans le cheval, se grandit dans le châtiment, répète au moins la deuxième fois, attaque avec envie. Ensuite, se grandit dans les banderilles (des bouvets, comme on les appelaient anciennement). Une fois dans la muleta, répète les charges avec une noblesse sauvage qui transmet de l'émotion aux gradins et qui exige d'être maîtrisée par le torero pour créer art et émotion.

Ce type de taureau à retrouver, les éleveurs doivent l'obtenir à partir de la branche Domecq, parce qu'elle est clairement majoritaire dans l'élevage actuel. C'est, en plus, le taureau que les bons aficionados désirent, il faut parvenir à ce qu'il soit ainsi celui que le public demande de manière générale. Les gens ne reviendront dans les arènes que s'ils perçoivent risque et émotion exposés sur la piste.Les éleveurs qui s'engagent dans cette tâche se sentiront plus authentiques parce qu'ils élèvent le vrai taureau de combat. Les toreros en tireront aussi un avantage parce que seul l'affrontement avec un taureau brave et encastado donne un sens à leur profession. La satisfaction de pouvoir façonner un taureau après s'être imposé et l'avoir dominé et après avoir par surcroit créé de l'art jusqu'à émouvoir le public doit produire une sensation de bonheur indescriptible. Ainsi, ils n'auraient pas à demander que les taureaux leurs soient laissés crus aux piques dans les ferias importantes, où u triomphe a une grande répercussion. L'exigeante difficulté de toréer ce genre de taureaux limiterait le nombre de leurs prestations ce qui laisserait des places pour les toreros situés à des niveaux inférieurs de l'escalafon.

Et surtout c'est la Fête, elle même, qui en tirera avantage puisque, comme dit au commencement de cet article, la récupération de la bravoure et de la race du taureau de combat est la condition fondamentale pour sauvegarder la Tauromachie universelle.

Il n'y a que des avantages !

                                                        Antonio PURROY UNANUA

 

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RION. 18e EDITION DE LA FIESTA CAMPERA

Publié le par Cositas de toros

RION. 18e EDITION DE LA FIESTA CAMPERA

    18/ 11/ 18, la Fiesta rionnaise est majeure !

 

    11h, 2/3 d’arène, temps maussade, vent d’Est pervers : " Journée de sainte Aude, ordinairement pas chaude ! "

4 novillos et un eral de Jalabert à la présentation type pour ce genre d’évènement, nobles mais faibles.

Il aurait fallu être manchot ou cul de jatte pour ressortir du coso de Rion bredouille ! Fiesta campera, certes mais il y a des queues pouvant se transformer en fouets !

Une minute d’applaudissements avant le paseo à la mémoire de Luc Jalabert et d’un ami de la placita rionnaise.

Remise d’un cadeau à Juan Bautista par les revisteros du Sud-Ouest pour son solo dacquois de l’été.

 

                                                 Octavio Chacón,

sobriété, efficacité, débute par une larga de rodillas aux tablas plutôt hasardeuse. Il règle remarquablement la tête du bicho, le guide judicieusement, la muleta jamais tutoyée. Voilà un novillo bronco bonifié par cet excellent matador. Entière après deux tentatives, oreille. Dominateur, il apprécie le toro dur.

 

                                                   Thomas Dufau

hérite d’un novillo court de charges, soso. Des temps morts, des postures pour un maigre résultat. Pourquoi s’entêter à vouloir tuer al recibir ? Pour l’entraînement, certainement. Oreille.

 

                                                Alvaro Lorenzo

voit entrer un cornu coureur, plein de "jus", calmé par la pique. Le garçon s’est dédoublé, le premier allie classe, talent, gestes, se croise au centre du rond, naturelles veloutées puis surgit  un autre Alvaro accroché par sa faute, brouillon, plueberino, la muleta secouée. Conclusion par cette entière en place que certains appellent un estoconazo. Deux oreilles et queue, "et avec ça Madame ?…"

 

    Toujours un plaisir de voir ce novillero attachant qu’est

 

                                                        Tibo Garcia.

Il brinde à Bernard Langlade cet animal qui fait montre de beaucoup d’anarchie dans les pattes mais qui possède une certaine caste. Tibo soigne la gestuelle mais il faut être deux. Entière bien portée, oreille.

 

                                                         Solalito,

tout frais vainqueur du Trophée Occitanie 2018, apprend avec un eral brocho mais encasté, vif, mobile sous "La jota de los Toros". Thomas Ubeda est bien à la brega. L’eral charge de loin sans sollicitations. Solal ne baisse pas suffisamment la main, conséquence, le voici débordé. Il subit les retours rapides ne lui laissant pas de distance, torée en rond au lieu de la ligne droite. Il en résulte un bicho pas dominé qu’il a du mal à placer pour la conclusion, mise à mort difficile. Oreille. Solalito est en apprentissage et comprend vite. Il a banderillé avec succès.

 

    Fin de temporada, il est temps de poser délicatement les zapatillas près de l’âtre, Noël est proche !

                                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

RION. 18e EDITION DE LA FIESTA CAMPERA
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SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE

Publié le par Cositas de toros

                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE

   

 

11 novembre. Novillada sans chevaux. Arènes Henri-Capdeville. 16H30.

      De la douceur avant… la pluie !

 

   La découverte Álvaro Burdiel, Solalito vainqueur du bolsin de Bougue, le régional de l’étape Yon Lamothe et le triomphateur de Séville, Villita étaient confrontés chacun à un eral de "Coquilla" de Sanchez Arjona devant un public d’environ 300 personnes.

Ultime confrontation vêtue de lumières de la temporada avant la dernière matinée en traje de campo à Rion, le dimanche suivant, les 4 "Coquilla" (encaste minoritaire) se présentèrent accordant de l’intérêt à la tarde.

Hétérogènes d’armures et de comportements, ce lot s’avéra noble, parfois compliqué, toujours exigeant. Les 2 et 3 très bien présentés, le second encasté. Les 1 et 4 offraient des pitons gachos voire cubetos.

Les 4 jeunes piétons trouvèrent de la matière, des difficultés dues à ces erales, souvent mal négociées manquant en toute logique de métier.

 

     Le premier fort noble permit à

 

                                                     Álvaro Burdiel

de s’exprimer avec classe sur les deux cornes sans toutefois dominer son sujet. De belles séries de la gauche. Un bajonazo met fin à la carrière de cet eral sans défauts majeurs. Arrastre applaudi, vuelta pour Álvaro.

 

     Plus complexe pour

 

                                                          Villita,

son "Coquilla" raccourcit et rogne l’espace. Il ne trouve pas le sitio, recule, hésite mais arrache malgré tout une série autoritaire de naturelles. Pour l’ensemble, le madrilène est trop vert malgré un courage le personnifiant. 3e lame légèrement contraire. 1 avis, salut au tiers. Palmas à l’arrastre.

 

    

 

                                                             Solalito

hérite du représentant le plus lourd mais aussi soso. Belle réception de cape, la pluie s’invitant. Du calme et de la sobriété chez le nîmois ne suffisent pas, l’eral se décomposant. La faena parut longue allant a menos. Mise à mort délicate, 1 avis, palmitas.

 

     Le dernier du quatuor, noble, transmettait peu.

 

                                                     Yon Lamothe

conclue la course par de bons gestes, de belles attitudes bien vite effacées par des séquences laborieuses, désordonnées. La faena se délite. Yon assène une ½ lame très basse n’empêchant pas l’attribution d’une oreille, oreille contestée par une partie du public.

Quant à donner un pavillon, offrons-le à Álvaro Burdiel… tout ceci m’échappe…

 

Traditionnelle remises des prix.

- Prix de l’ACOSO : 1er prix à Y. Lamothe, le second allant à ses trois compagnons.

- Faena la plus artistique, prix offert par la Villa Mirasol : Á. Burdiel.

- Meilleure série de naturelles, prix offert par In Vino Veritas attribué à Á. Burdiel.

 

      Ainsi s’acheva la XXXIVe  Semaine Taurino-Culturelle de Saint-Sever.

                                                                                                                               

                                                                                   Gilbert LAMARQUE

 

PS: L'absence d'images de la prestation de Yon Lamothe n'est due qu'à l'apparition de la pluie m'incitant à la sauvegarde de mon matériel.

                                              

 

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