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FERIA DE LA MADELEINE. IV.

Publié le par Cositas de toros

FERIA DE LA MADELEINE. IV.

                    

                             Le désastre de trop…

 

    Samedi 18h, la cabane est tombée sur le chien de la finca d’El Grullo et, cette fois si, je crois bien que le chien est mort.

Quoi dire de cette course ? No se.

Vous parler des toros ? Nous n’en avons pas vu. Mis à part le cinquième, le reste de la camada est sorti sans race, "décasté" complet, sans fond et sans force.  Un lot hétérogène tant en trapío qu’en présentation. Le second sort avec la corne droite explosée, contesté par le public il est changé, le troisième sort de la pique en boitant, le deuxième de remplacement chancelle avant le coup d’épée si bien qu’Emilio doit le maintenir debout pour le tuer, et, le reste du lot arrive à la muleta parado et sans force. Bref… Una morucha !

C'est bien pour une ganaderia de produire beaucoup de toros encore ne faut-il en pas produire trop...

Les toreros ont fait face à cette adversité chacun à leur manière.

 

 

Paco Ureña compose une faena de muleta aux planches sans grand intérêt à son premier. Entière légèrement caída, silence. Avec son second il essaye et allonge désespérément un travail de muleta ennuyeux. Il en termine, enfin, avec un vilain mete y saca suivi d’un ¾ de lame basse, nouveau silence.

Emilio de Justo voit son premier sortir avec la corne droite explosée, changement. Suite à une erreur de casting concernant l’annonce de sortie du sobrero et moult palabres dans le callejón, le n°45 dont on ne connaitra jamais le nom sort, pousse bien au cheval à la première rencontre et, fin de l'histoire. Après l’avoir maintenu debout pour le tuer, il s’en débarrasse d’une demie et quelques descabellos. Silence. Son second, le meilleur de l’envoi prend une première pique très mal administrée en poussant. Débâcle aux banderilles puis, il brinde au public une faena entamée par doblones en gagnant le centre du ruedo. Sa muleta autoritaire lui permet de régler le désordre de la charge, il sert une faena complète sur les deux bords à ce toro qui «demandait les papiers». Malheureux avec la rapière, il perd la récompense méritée. Salut au centre.

Gines Marin a le mérite de citer son premier de loin dans des séries courtes sur les deux rives tout en restant sur les bordures. Desplante inapproprié avant quelques bernardinas bousculées suivies d’une grosse entière en place foudroyante. Pétition et oreille. Avec son second, hormis le grand coup d’épée foudroyant final, rien de nouveau sur la ligne bleue des Vosges… Silence.

Deux heures quarante cinq d’un ennui profond, de désespérance, d’un public tellement anesthésié qu’il ne réagit plus, d’une afición qui change et de questionnement sur l’avenir…

Allez, haut les cœurs, mañana otra dia sera, ou pas. 

FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
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FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.
FERIA DE LA MADELEINE. IV.

                

                               Nocturne montoise : Confirmation des craintes.

 

     Vingt deux heures, repositionnement de notre séant sur le béton des gradins. Il faut en vouloir.

Présentation française de la ganaderia franco-espagnole Ave Maria. Une constante s’impose sur le lot de novillos présentés ce jour. De la race, de la caste un peu, mais pas de fond. L’ensemble du lot s’est arrêté en début de faena  pour aller chercher refuge aux planches.

Les novilleros ont été chacun à leur niveau respectif. Cada uno en su sitio.

Tibo Garcia a le mérite de canaliser un novillo violent et brusque. Il garde le sitio jusqu’à la bousculade. Très malheureux avec l’épée, il entend un avis avant le silence.

El Galo et sa tauromachie sud-américaine. De l’esbroufe aux banderilles, itou au drapelet jusqu’à la grosse voltereta. Il tue mal avec une entière intercostale au troisième essai suivi d’une farandole de descabellos.  Avis et silence.

El Rafi a fait étalage de tout son métier face à un animal parado qui finit aux planches. Grand coup d’estoc engagé, en place et efficace. Avis, pétition et oreille.

El Kike chanceux au sorteo, combat le novillo le plus intéressant du lot. Ce garçon a le sitio, mais il lui manque la planta, la ceinture, le poignet et tout le reste. Faenita gentille terminée par des naturelles de face et une entière basse. Avis, pétition et… oreille.

J.B. Molas : Mauvais tercio de pique, brega lamentable aux banderilles, il entame sa faena de belle manière par doblones vers le centre. Dans le sitio à la muleta il le perd un peu à gauche où il se fait débordé au troisième muletazo et visite un peu la piste. Entière  delantera efficace, avis et salut en centre.

Yon Lamothe n’a quant à lui pas eu de chance en tirant le plus mauvais du lot. Bien essayé mais, il faut être deux et ce soir, il était tout seul. Suerte de matar délicate, quelques applaudissements et sifflets à l’arrastre.

Ainsi se termine ce "marathon taurin".

Comment décrire l’état d’esprit dans lequel nous sortons du Plumaçon ? Saturés, désabusés, désespérés, un peu en colère et surtout très inquiets pour l’avenir de notre passion.

 

Patrick SOUX.

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FERIA MADELEINE 2019. III.

Publié le par Cositas de toros

FERIA MADELEINE 2019. III.

    Vendredi 19 juillet. 18 h. Toujours des trous dans le gruyère.

 

         DES VESSIES POUR DES LANTERNES.

 

      6 Fuente Ymbro (Cadix) très bien présentés, la palme au 3, inégaux de comportement. Sort du lot le 2, "Pijorito" pour ses qualités. Enfin une corrida entretenue !

 

 

 

M. Á. Perrera est applaudi à la cape. Son toro prend deux rations de fer, la première trasera, la seconde very light. Ce tardo distribue des coups de tête généreux. El de Badajoz prend un violent coup de piton au coude gauche alors qu’il débute main gauche par naturelles. Cela se termine par balanciers (pendules chers au tremendiste Pedrés), main basse et une dernière série serrée. Entière basse et hémorragie, avis. Faena certes technique mais cet ouvrage valait-il une oreille ?

Miguel Ángel déploie ses ailes de fort belle manière à la cape. "Agualimpia" « subit » deux rencontres anodines. Ce faiblard, "brindé" à Geneviève, est reçu à la muleta du centre sur un bon rythme par cambiadas. Le toro fléchissant, s’agenouillant, offre peu d’options. Son travail qui n’atteint jamais les sommets, va a menos et Perrera frustré, allonge inutilement son labeur. Mort longue, avis, silence.

 

"Pijorito" est plus violent, plus brusque que brave au canasson en deux rencontres, un puyazo en bonne position, un picotazo. Alberto López Simón débute par six derechazos de rodillas, le toro s’élançant de loin.

Beaucoup d’envie, d’alegria chez ce Fuente Ymbro, fils de "Jazmin", l'unique toro grâcié au Plumaçon (2012). Alberto torée comme devant un Miura ou un Escolar Gil, alors qu’un peu de douceur est prescrit. Le Madrilène de Bajaras reprend la main droite, la gauche se révélant plus délicate. Quelques autres séries, bras abandonné et A.L.S. en termine par des bernadinas. 3/4 de rapière, 2 oreilles.

Et non ! Faena manchote, où était la main gauche ? Mais une seule oreille valant plus de poids que l’oreillette de Perrera. Abus de générosité sous la pression d’un public peu instruit mais heureux. Alors ? Tout comme la vuelta offerte à "Pajorito" très quelconque sous le fer. Ici, n’a été jugé que la noblesse et la charge ; cela ne suffit pas. Et la nouvelle génération d’aficionados (s’il y en a) prendra ces récompenses comme la stricte règle.

"Senora" est manso. Brindis au public. C’est laborieux, le torero ne trouve pas le bon sitio. Peu d’éléments positifs se sont fixés sur ma rétine. Voltereta et reprise au sol. Le bel habit de lumières ressemble plutôt à celui d’un épouvantail. Ah, cette corne gauche ! Oreille pour le courage (j’espère), l’épée s’avérant basse mais fulgurante. Visite à l'infirmerie.

 

Erreur de casting, faute de goût. La programmation de Pablo Aguado ne me semble pas propice à ce type de toros. Ceux qui, fermant à demi les yeux, souhaitaient s’envoler pour Séville… l’avion ne prit jamais son envol, s’arrêtant au bout du tarmac.

"Pasajero" met bien les reins sous le peto et désarçonne le picador à la seconde rencontre. Cet animal s’avère un peu faible et de charge courte. Quelques naturelles au centre, des séries relâchées mais… aucune odeur de jasmin (Jazmín 2012?) ni de romarin (Curro?). Mise à mort malaisée, salut aux tiers.

"Heraldico", le plus âgé (08/13) s’élance brusquement et de loin vers la pièce montée, tampon (deux rencontres passables). Le Sévillan est alluré et pour ne pas rester inédit, il allonge cette faena banale et en termine par une entière et deux descabellos. Silence. Pablo à revoir avec un élevage plus flamenco.

 

Je ne partage pas l’avis d’Antonio Arévalo dans la "Suerte" du jour (remis à l’entrée). «  Du jour au lendemain, à Séville, il est devenu figura ». Non, pas en un jour, laissons le temps au temps et, je l’ai déjà mentionné, attention aux étoiles filantes ! Mes respects M. Arévalo.

La température a grimpé, la générosité aussi.

López Simón a hombros.

 

                                                                             Gilbert LAMARQUE

 

FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
FERIA MADELEINE 2019. III.
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FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.

Publié le par Cositas de toros

                                       Décevante non piquée matinale

 

   La matinée a pourtant commencé en mode rafale (4 au dessus de nos têtes). Petit niveau de cette NSP alternant des erales de La Espera, Casanueva, Alma Serena et Malabat.

 

                                                      La Espera,

eral bien fait est confronté à Cristian Parejo.  Remuant de la tête d’entrée de jeu, faute d’avoir devant lui une muleta basse et autoritaire, il gardera ce défaut jusqu’à la mort et sanctionnera le novillero par trois fois. Parejo en termine avec 2/3 de lame basse et verticale et s’octroie un salut !

 

                                                      Casanueva

Le titulaire de Casanueva s’étant blessé quelques jours avant, c’est donc un remplaçant qui est sorti. De belle présentation "Jimenesto" doté d’une excellente corne gauche a péché par  un manque de force. Borja Escudero (ET Béziers) le torée avec intelligence, lui laissant du temps et lui donne des séries courtes. Grosse hésitation à l’estoc. Applaudissements à l’arrastre et salut au centre.

 

                                                     L’Alma Serena

est de loin le plus mal présenté, « tenia menos pitones que un recien casado* ». A part un coup de museau, Manuel Perera (ET Badajoz) n’avait pas de gros risques et pourtant, usant du pico il finit par donner des défauts à cet eral et se fait bousculer dans une faena trop longuette qui finit en « torchonade ». Grande déroute avec la rapière et l’animal a la gentillesse de tomber juste avant que ne sonne le troisième avis fatidique.

*« Il avait moins de cornes qu’un nouveau marié ».

 

                                                         Le Malabat

est sorti un peu léger mais bien dans le type Atanasio dans la forme et dans le fond. En opposition, il a trouvé un Solalito autoritaire qui lui pose les banderilles plutôt bien et qui entame un trasteo main basse en gagnant le centre. Faena complète sur les deux rives sortant tout ce qui pouvait l’être du cornu. Série de bernadinas avant ¾ d’acier en place au deuxième essai. Pétition, oreille accordée et l’on se dit que le vainqueur n’est pas loin.

Que nenni, après une très courte délibération, le prix du meilleur novillo est attribué au novillo d’Alma Serena ( ?). L’annonce sera contestée.

 

Meilleure Faena : Solalito.

Triomphateur : Solalito.

 

FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
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FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.

                          

                                      Triste corrida vespérale.

         

                           Pauvre Madeleine, le ciel t’est tombé sur la tête.

  

     En cause :

   Les toros : mis à part le dernier et à un moindre niveau le premier, le lot de Luis Algarra sorti en piste ce jour, ressemblait à un défilé bovin de comice agricole, bien présenté et homogène. Sans race, sans caste, sans force… sans rien. Noirs, comme la devise qu’ils arboraient sur leur morillo.

 

   Les toreros : mis à part Sébastien Castella, irréprochable tout au long de la course, nous avons très vite compris pourquoi Cayetano, la quarantaine passée, faisait son premier paseo dans le Sud-Ouest. Alvaro Lorenzo, quant à lui est accusé d’abandon de poste. Dès la sonnerie des clarines, c’est à l’ombre, au callejon qu’il laisse son "peonage" et les deux autres Maestros en découdre avec ce dernier toro qui raccompagne durement le cheval quasiment jusqu’à la porte du paseo. C’est pour le moins un manque de réflexion, voire un manque de respect, une faute professionnelle dont il faut se souvenir au moment de la demande des récompenses finales. N’oublions pas que les trophées viennent récompenser l’ensemble de la prestation d’un torero.

Sébastien Castella (nuit sans lune et or), hérite d’un premier qui nous laisse espérer un peu. Bien que de peu de force (deux rencontres en picotazos), Castella rentre dans le terrain du toro, souvent de face, charge la suerte, jambe de sortie devant et petit coup de poignet pour replacer le bicho en fin de passe. Une vilaine épée caída vient ternir son travail. Pétition, oreille accordée dont il se séparera dès le début de la vuelta. Son second opposant est bien reçu par des cambiadas au centre. Il s’éteint rapidement et malgré tous ses efforts, le Maestro ne pourra lui voler que quelques passes. Il en termine  avec un estoconazo d’école. Applaudissements.

Cayetano (chocolat noir 90% cacao et or). Ce n’est pas parce que l’on est le fils de, et le petit fils de, que l’on est… Son premier, où le meilleur a été le quite d’Alvaro Lorenzo en chicuelinas serrées, s’éteint vite. Il reste sur les bordures se contentant de toréer le public. Entière plate, contraire et delantera. Silence. Face à son second, il mérite d’être au Guinness Book pour la faena la plus courte (moins de 3 minutes). Zéro envie, zéro investissement, pas de conviction, trois coups de torchon y nada mas. Déroute fatale aux aciers et il va se cacher au callejón sous les sifflets…

Alvaro Lorenzo (saumon fumé de l’Adour et or) compose avec un premier plus violent que brave au cheval. Sa faena manque d’engagement sur un bovin vite éteint. Entière en place au 3e envoi. Face à son second de 5 ans ½, le meilleur du lot, envoi de la musique au troisième derechazo, il rend un travail « propret », joli, mais toujours avec ce manque d’engagement, de dominio qui finit par donner des défauts au toro Avec la jambe de sortie en arrière, on ne peut peser sur le toro. Trasteo terminé par une entière très très trasera et plate, mais… concluante. Pétition, oreille donnée. Contrairement à Castella, il la promènera fièrement pendant sa vuelta.

Arènes du Plumaçon, 18 h, deuxième de feria, beau temps, température agréable, lleno.

6 toros de Luis Algarra, 3 piques et 10 rencontres.

Sébastien Castella : oreille et applaudissements.

Cayetano : silence et bronca.

Alvaro Lorenzo : Silence et oreille.

 

La seule personne satisfaite de cette course est sans nul doute le trésorier. Lleno, plus la différence de sueldo entre Roca Rey et Cayetano… Jackpot !!!

 

Patrick SOUX

FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. II.
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FERIA DE LA MADELEINE 2019. I.

Publié le par Cositas de toros

FERIA DE LA MADELEINE 2019. I.

    La Feria débute pour la sainte Charlotte pour mourir le soir de la saint Victor. Marie-Madeleine, c’est lundi. Elle chantera seule le Pobre de mi, ne lui restant plus qu’à ramasser les gobelets poisseux jetés sur le pavé. Pauvre Madeleine !

C’est comme Noël un 26 décembre !

 

 

    Mercredi 17 juillet. 18 h. Des trous dans le gruyère.

 

                          LUCKY LUQUE

 

 

    Oui, Luque le Chanceux, si l’on veut… Toujours est-il qu’il sut mener son affaire avec le quatrième, "Vendaval" né en octobre 2014. Ce toro mou sous le peto, déborde de noblesse dont profite Daniel Luque au capote, mains basses. A la flanelle, après que Raul Caricol ne salue pour deux bonnes paires de palos, le torero de Gerena amène "Vendaval" au milieu du rond par une superbe entame en trincheras. Puis nous voici dans les fondamentaux avec plusieurs séries des deux mains dont des naturelles XXL. Lucky abordant toujours une technique irréprochable, temple, baissant la main, bras relâché. Bien sûr, le final procède par luquecinas, les tendidos crépitent. Après un avertissement, Daniel, avec beaucoup d’application pour la suerte suprême, s’engage : entière légèrement contraire, chute sans gravité en arrière, un avis, oreille.

J’ai commencé par le meilleur. Dommage que "Vendaval" ait manqué de "peps". Enfin, c’est la seule "petite" madeleine qui s’offrit à la dégustation avec, un ton en dessous, "Coqueton" lui aussi né en octobre 2014 dont hérite Thomas (de la mèche). Notre landais devant ce La Quinta plus mobile que les cinq autres, le seul entrevu à son avantage à la pique par deux fois et relativement bien piqué, notre landais disais-je, sèche sur les deux rives. Il le cite de loin mais il se laisse déborder, grignoter, manger. Il chute, est pris au sol, reprend la main gauche, recule. C’est terminé. Pinchazo, estocade basse, avis, descabello. Silence.

 

Et le reste ?

Luque inaugure la tarde avec du matériel qui charge court, c’est à dire peu et qui "derrote". Quelques pas en arrière, 4/5e de lame de côté, silence. Le tambour major n’avait rien ni du tambour ni du major.

 

                                                Emilio de Justo,

illico dans le vif du sujet, nous propose une excellente cape, puis pendant le tercio de varas, un superbe quite par chicuelinas. "Regente", noble quoique soso, n’avance guère. Pas de transmission, de bons derechazos qui déclenchent la musique, puis el de Cáceres est averti sur le piton gauche. Pinchazo, vilaine entière, Emilio salue aux tiers.

Avec "Corchaito" lui aussi un enfant d’octobre 2014, la faena va a menos. Morenito d’Arles salue pour une bonne paire de bâtonnets. Ce n’est pas du grand de Justo qui termine en "tremendiste" à genou, à court d’arguments. C’est une faena au ralenti, le projectionniste a dû se planter dans sa cabine ! Ce n’est plus le toro qui passe, c’est Emiliotito qui avance. Entière au 2e envoi, avis et salut.

 

                                                 Thomas Dufau,

après une pique soutenue, du moins, longue, et deux piqûres, invite Manolito de los Reyes à saluer, auteur d’une parfaite pose de banderilles. Le toro noble charge peu, la musique est contestée, Thomas éteint la sono et continue cette faena fadasse. Échec à la mort, silence.

 

Voilà une reseña dans le désordre, secouez, tout reprendra sa place.

Un lot de La Quinta bien présenté, dans le type, du trapío, des cornes, nobles dans l’ensemble mais mous, manquant d’étincelles. Aucun n’ira "remater" aux planches.

Mention spéciale à la banda Los Divinos, interprète d’une musique sympa et non envahissante.

Il faisait bon sous les coursives.

 

                                                                       Gilbert LAMARQUE

 

PS : après l’apartado à midi trente, au patio de caballos, l’ACTF (les revisteros) a remis les prix 2018 à Emilio de Justo et à Alvaro Martínez Conradi propriétaire de La Quinta, accompagné de ses deux fils.

Mon petit doigt me dit que les prix vont changer de mains pour 2019. Étonnant, non ?

 

 

 

 

FERIA DE LA MADELEINE 2019. I.
FERIA DE LA MADELEINE 2019. I.
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CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.

Publié le par Cositas de toros

CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.

             Collé, Céret !

 

Copies à revoir… sans moi et bien d’autres.

L’Homme de Tautavel (- 450.000 ans) qui vivait non loin de Céret, au Nord du département, ce premier Catalan était certainement plus policé, plus civilisé que les quelques cohortes hurleuses qui peuplaient les tendidos : bruyantes, irrespectueuses, exigeant l’impossible.

Bref, une édition 2019 sous le soleil et le vent gênant surtout le dimanche. Bonne affluence, quelques vides le samedi et lors de la matinale dominicale, lleno (ou presque) pour l’épilogue.

 

 

A l’apéro, les tapas de Juan Luis Fraile offrirent peu d’options. Le lot présenté hétérogène, le dernier sifflé logiquement,  l’allure entre la vache et le biou. Comment peut-on choisir un tel spécimen ? Moyenne : 4 ans et demi, 509 kg.

 

Javier Castaño (silence et silence) pas véritablement de faena, une entière un peu contraire, concluante.

Un second Fraile violent sous le peto, faena étouffée, charges débiles. Gros échec aux aciers sans s’engager. Bronca.

 

Iván Vicente (sifflets et silence), après changement d’opposant, blessé au flanc droit, fut applaudi au capote. Mais "Rosario" de Peñajara possédait un piton droit criminel, la main gauche en berne. Averti plusieurs fois et après un saut dans le callejón, Vicente abrégea écoutant quelques stridulations.

Son second prendra deux piques pitoyables, et quelques muletazos, un 3/4 de lame. Silence devant un public d’abrutis.

 

On servit à Joselillo (salut avec avis et silence), "Caña", le bienvenu par ces chaleurs, negro bragado meano, long à fixer, grattant le sol en bon manso. Il prit quatre rations de fer de Tito Sandoval qui soutint cette violence. Hachazos et charge réduite, entière au 2e envoi, arrastre applaudi !!

Le dernier protesté à juste titre pour son manque de trapío fut le seul, après l’administration de deux coups de seringue, à permettre une faena à mi-distance où il chargeait. Un public de crétins ne fit que hurler sa bêtise. Metisaca puis entière.

Demain est un autre jour…

CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.
CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.
CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.
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CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.
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Demain est un autre jour…

 

 

… et bien non. Que retenir de cette matinale de novillos de Monteviejo (2e fer de V. Martín) ? Certainement le 3e bis d’Urcola (3e fer de la maison) devant 3/4 d’arène et près de 3 heures d’une prestation de novillos exigeants et fades malgré tout.

 

Juan Carlos Carballo (silence après avis et salut après avis) se coltina un cornu faisant promptement volte face. Il attaqua main gauche, la corne droite étant fort peu fréquentable. Deux essais plus une 3/4 contraire.

Son second, noble, charge sans transmission. Pinchazo, entière de côté.

 

Aquilino Girón (salut et silence) ne put s’entendre avec une bête qui prit trois piques sans conviction, offrant une corne droite assassine. Le novillero hérita d’un coup de plat de corne, puis se retrouva au sol alors qu’il essayait de se croiser. S’en était trop. Estoconazo.

Le quinto s’escrima avec "Tito" Sandoval en trois piques pour quatre rencontres en petit brave. Aquilino passa une dure matinée et "Cidron" lui infligea une dure voltereta avec un coup à l’aine droite. Silence, on tue…

 

Maxime Solera (2 oreilles et vuelta après avis) est courageux, les autres aussi. Sur sa carte professionnelle, il est écrit : torero, cascadeur et forcado. Un jour, il faudra choisir, mais vite ! Et le voici nommé nouvelle coqueluche de Céret !

Porta gayola à son premier, le vent du boulet le décoiffa, "Badilero" dans son élan se brisa la corne droite contre le burladero d'en face ; bis repetita avec le sobrero d’Urcola, tampon magistral. Citant de loin, il nous permit d'apprécier la bonne charge du novillo, exécutant quelques séries trépidantes. Ensuite, l’estocade sans muleta, le salto aidé de la main droite (il est gaucher) sur le frontal pour une réception au sol correcte et une mort longue, deux descabellos. Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! Deux oreilles dans le cirque cérétan !

Cet Urcola, noble, sérieux prenant trois piques fut le meilleur du lot.

Les autres, les Monteviejo dans le type, très larges les deux premiers, ils furent lassants, ne transmettant rien, nib, macache.

L’ultime de Solera fut "brindé" au public. Il en résulta de bons derechazos, des naturelles plus heurtées ; le noble "Corniverde" baissant bien le chef, exigeant tout de même. Entière, deux descabellos. Maxime resta sobre.

CERET. SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET.
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 Et en conclusion de ce diumenge 14 juillet, les pétards, étrangement furent mouillés malgré ce temps chaud et ce vent sec. Sabotage !

 

 

6 Saltillo, moyenne : 532 kg, 5 ans et 7 mois.

Tarde à émotions pour assouvir les incultes primaires.

Respect à Gómez del Pilar (salut et salut) présent tout au long, prenant les responsabilités de chef de lidia à la place de l’enfant chéri, Robleño transparent, aux abonnés absents (salut contesté et pitos). Des ovations aux toros incompréhensibles, peut-être par dépit.

Salvador Cortés (salut et silence) n’a pas démérité.

 

Des tercios de piques sifflés, la panique lors de certains tercios de banderilles…

Et le soufflet qui n’était jamais monté, resta telle une crêpe après la sortie pour conclure d’un manso perdido qui abusa d’une bonne douzaine de picotazos et ce, dans tout le ruedo, même devant la porte des corales : la bravoure aux fonds des sabots. Pas une passe de cape, pas une passe de muleta pour Gómez del Pilar ! Par contre un très bon tercio de bâtonnets, saluts des banderilleros, bravo à la cuadrilla. Mais le mouchoir rouge pour les banderilles noires ne s’est pas détaché du palco. Une entière tombée, deux descabellos. Sifflets au tocard, ici bienvenus.

 

"Tito" Sandoval (Placido Sandoval Díez) avait son rond de serviette à Céret, présent lors des trois courses, piquero successivement de Joselillo, Girón et Gómez del Pilar.

 

Dans ces temps de "torerisme" galopant, oui au toro véritable. Mais à quoi bon l’héroïsme de toreros intrépides et vaillants pour de tels résultats. Quelles garanties avec ces toros qui n’assurent même plus le prestige passé ?

J’ai eu comme une désagréable impression, à savoir, si nous ne nous sommes pas fait rouler dans la farine pour cette feria. Le 14 juillet 2020, je resterai sagement sur les bords de l’Atlantique. Quitte à prendre la marée !…

 

                                                                          Gilbert LAMARQUE

 

Reportage photos, Christian SLOMA. Un grand merci à notre ami beaucairois.
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