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VOL AU DESSUS D’UN NID DE BARBARES

Publié le par Cositas de toros

Saint-Sever, 11 novembre.

40 ans de la Peña Jeune Afición et dernière journée de la XXXVe Semaine Taurine et Culturelle.

 

     La vieille cité gasconne a vibré tout au long de la semaine pour achever ses festivités par une journée de toros.

Double motivation pour venir claquer des dents à Morlanne, sur les tendidos des arènes Henri-Capdeville : les Coquillas bien sûr, et Francisco Montero, novillero atypique de 27 ans.

Les gradins désespérément abandonnés, le ciel grand responsable, le vent soufflant, les températures dégringolant et la nuit précoce.

Mention spéciale aux services techniques, la piste excellente.

 

10h30… et un 1/4 d’heure plus tard. Fiesta campera.

    Quatre novillos de

                                              Juan Sánchez Fabrès,

                                                                                     de belle présentation, intéressant tout au long de la matinée.

 

Difficile de passer en premier, car si l’un des Coquillas méritait d’être honoré d’une vuelta posthume ce fut bien le tambour major qui s’accorda avec

                                                Andrès Palacios.

Noble, se livrant beaucoup plus à la muleta qu’à la cape, il avait au préalable bien poussé sous une première pique, sortant seul de la seconde. Voilà une faena qui gagne en qualité au fil des minutes. Les naturelles et derechazos de bonne facture s’enchaînent jusqu’à la mort du bicho, bouche cousue. Entière, deux descabellos, deux oreilles de fiesta campera. Arrastre applaudi.

 

Le second cornu nous dévoile sa faiblesse après deux piques où il fut plus violent que brave, sortant seul. Peu de charge, il n’humilie pas et la faena d’

                                                  Antonio Nazaré

reste fade. 3/4 de lame en place, oreille.

 

Le troisième est plus haut, jette les pattes en avant. Batacazo subi au second assaut par Laurent Langlois qui s’extirpe de dessous le cheval légèrement commotionné, plus deux autres varas reçues avec plus de brutalité, signe de peu de bravoure. Quelques belles naturelles de

                                                    Thomas Dufau

mais faena retenue. Quasi entière, deux oreilles… vuelta au Coquilla…

 

Nous devons la conclusion à

                                              Miguel Àngel Pacheco

qui hérite, lui, du vilain petit canard. Pas grand-chose à se mettre sous les molaires. Bagarreur sous le canasson, cornes exploratrices sous la flanelle, il cherche le plaquage aux chevilles, la meilleure façon d’éviter le carton jaune ou rouge. Malgré une tauromachie rapprochée, rien n’y fait. Entière contraire et deux oreilles malgré tout.

 

 

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16h. Novillada.

 

 

    Quatre novillos du cousin

                                        Javier Sánchez Arjona,

                                                                                   mais n’atteignant pas la qualité matinale.

La présentation est d’un bon niveau, le fond n’est pas au diapason ne permettant qu’un jeu restreint.

Deux écoles nous sont proposées cette après-midi, l’école de la rue et celle du salon. Ne voyez-là rien de péjoratif.

 

                                              Francisco Montero,

sous un jour plus clément, aurait attiré la foule. Cosas de tiempo.

Annoncé fort justement comme le « coup de tonnerre », c’est la foudre qu’il prit lors de sa première prestation. Courageux, volontaire mais mal dégrossi, il alterne le bon et le plus aléatoire. Des passes sur le fil du rasoir, des largas de rodillas, tout un attirail… le novillo repart des deux piques prises sans classe et ne permet que des suites de deux passes consécutives, doblones et autres. Beaucoup d’erreurs qui se traduisent par autant d’accrochages avec une voltereta de catégorie des plus spectaculaires, beaucoup de rouge sur l’habit blanc. Tout ceci se termine sans grande classe de la part des protagonistes. Entière en s’engageant, le puntillero à la peine. Montero entame une vuelta, ça passe.

Portagayola pour accueillir le troisième Coquilla prenant deux piques avec violence sans grande qualité. Francisco nous assène cette tauromachie fruste mais généreuse. Il banderille par trois fois, pas si mal. Et se succèdent des passes de tous styles, du bon qui porte, du beaucoup plus tourmenté qui n’améliore pas la « classe » du bicho. La faena s’éternise et le Chiclanero en termine par manoletinas avec… sa cape de paseo. Tremendiste au possible, le garçon n’en est pas moins sympathique. Il tue toujours aidé de cette cape. Entière de côté, si peu, avis, deux oreilles, la seconde bien généreuse.

 

De la classe et de l’académisme,

 

                                                 Alejandro Mora

est bien le neveu de son oncle. Il reçoit le negro avec goût par véroniques et la demie. Deux piques sans classe. Le neveu se montre à son avantage, le sitio, les belles séries débordant de délicatesse, l’élégance mais parfois un peu de distance.

Et les grues au-dessus de nos têtes… le V de la victoire.

Hélas, aux aciers, les trophées s’envolèrent rejoindre les volatiles migrateurs. Salut.

Le dernier, cabeceando comme les trois autres, sans grande bravoure, de peu de charge, conclue banalement la tarde. Alejandro est à la peine, à la peine aussi l’épée en main, deux avis, silence.

 

Une mention spéciale au piquero Laurent Langlois qui piqua matin et soir.

Triomphateur, Francisco Montero.

Sobresaliente, Juan Antonio Pérez Pinto, un fantôme.

Présidence, Olivier Martin.

 

… Le vol des grues, le ciel anthracite, la chasse des nuages, la menace des eaux, et le miracle d’une journée où la pluie épargna la plaza !

Le châtiment céleste n’eut pas lieu.

Juan Sánchez Fabrès satisfait, tout comme le cousin Javier, à l’instant de quitter les tendidos, me prenant à témoin, « et cette pluie qui n’est jamais tombée ! »

Et oui, cher ganadero, ici au Cap de Gascogne, nous n’avons pas la prétention de « dresser » vos toros, par contre nous interdisons aux éléments de se déchaîner sur nos pauvres têtes de pécheurs.

Le peuple barbare protégé des colères du ciel. Qui l’eut cru ?

… Jouir de ce qui s’offre.

                                                                                      Gilbert Lamarque

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CHARITÉ, la vertu chrétienne malmenée

Publié le par Cositas de toros

     Notre beau pays, le Sud-Ouest – non pas le Grand Sud-Ouest qui s’étend aujourd’hui de la Nouvelle Aquitaine à l’Occitanie – mais plutôt celui qui réunissait jadis, la Guyenne, la Gascogne, le Pays Basque et, osons, le Béarn. Ce pays de cocagne que le monde entier nous envie, et bien cette terre bénie des dieux et des aficionados, a pris un petit coup derrière les cornes.

En effet, nous qui nous grisons de nous savoir meilleurs aficionados que nos amis du Sud-Est, ne sommes même pas capables de garnir copieusement une petite arène comme Samadet pour un festival caritatif, un samedi après-midi. 200 personnes ! Désolant, décourageant…

Ce jour-là à Mont-de-Marsan, le matin, un rassemblement a eu lieu (200/300 manifestants suivant les sources) pour défendre l’interdit d’accès des mineurs aux corridas. Où étaient-ils l’après-midi ? Certainement pas en Tursan à Samadet. Certains sont excusés, cela va de soi.

Mont-de-Marsan – Samadet : 33 km, 30 mn.

En fait, la plupart dédaigne ces enfants en souffrance, hospitalisés ainsi que le travail de l’hôpital du chef-lieu, ne sachant que lui tirer dessus (et sur l’ambulance !) à boulets rouges !

Par contre, on va défendre l’avenir de la présence ou pas de nos chères têtes blondes sur les tendidos !

Allez comprendre ! Cela ressemble à de l’égoïsme.

Mais pourquoi le Sud-Est ?

Tout simplement, le Sud-Est, lui, a bien su fédérer ses aficionados "aux valeurs taurines sans grand caractère".

Le dimanche 27 octobre (lendemain de Samadet), se sont déroulées à 34 km de distance, 30 mn entre Rodilhan (Gard) et Gimeaux (Bouches-du-Rhône) :

- à Rodilhan, une Journée Taurine de l’Aficion mise en œuvre par le Club Taurin "Toros y Caridad" avec un "No hay billetes".

Cinq novillos de Cuillé pour A. Lamelas, A. Younes, T. Garcia, C. Olsina et Solalito. Les bénéfices sont reversés à une association gardoise œuvrant pour le bien-être des enfants en situation d’handicap. De ce fait, il n’y a eu aucune invitation distribuée.

Aller à Rodilhan est un acte militant. Rappelons-nous les incidents avec les opposants par le passé. Chaque aficionado a su dépasser les quelques tracas dus à la seule entrée autorisée du village, le contrôle de la gendarmerie… et "No hay billetes" !

- à Gimeaux, à la "Monumental", la Feria Campera traditionnelle par le Club Taurin "Lou Fourmigo"… "No hay billetes" ! Olé !

Quatre novillos des Héritiers de François André avec "El Adoureño", "Kiké", Francisco Montero et José Antonio Valencia.

Samadet avait proposé, la veille, ce même type de programme (voir cartel, six novillos, six toreros!) sans une once de difficulté pour se rendre à la plaza. Même pas le fantôme d’un anti !

 

La Peña"Al Violín"a légitimement le droit d’être en colère et terriblement déçue.

Je vous invite à lire son communiqué. 

        « Ce matin, les socios de la peña se sont réveillés avec une gueule de bois. Hier aurait dû être un jour de fête et de bienfaisance ; fête gâchée par une trop faible affluence.

A l’heure où nous sommes de plus en plus attaqués, où une proposition de loi vise à interdire l’accès de nos arènes aux mineurs, nous ne sommes pas capables de nous mobiliser. Nous ne sommes pas capables, non plus, de nous mobiliser pour une cause noble : le soutien d’enfant dans le besoin. Alors que faut-il faire ? Répéter encore et toujours que la lutte pour nos libertés ne se fait pas devant son ordinateur, mais bel et bien dans les arènes ? Répéter encore que des manifestations dans les rues de n’importe quelle grande ville n’ont aucun sens si les « petites arènes » sont vides ?
Heureusement, la peña peut compter sur de généreux donateurs qui, chaque année, mettent la main au porte-monnaie, et nous permettent de remettre un chèque à l’association. Nous les en remercions infiniment. Mais le problème est bien plus grave ; à notre échelle Samadetoise, le festival est le dernier évènement taurin espagnol. Sa pérennité aujourd’hui, est remise en cause. Les « petites arènes » dont nous faisons fièrement partie, ont pour objectif de faire découvrir de nouveaux toreros et des ganadérias françaises. Est-ce qu‘ aujourd’hui ces arènes ont encore leur place dans le paysage taurin ? Qui, demain, aura à charge l’importante tâche de faire émerger les jeunes talents ? Sûrement pas les arènes de 1ère catégorie. L’Aficion naît et grandit dans ces « petites arènes », il ne   faut jamais l’oublier. Nous remercions, tout de même, les personnes présentes, les ganaderos et toreros ainsi que tous les acteurs de cette journée, qui se déplacent et donnent de leur temps bénévolement. Aujourd’hui nous sommes pessimistes mais demain, nous continuerons d’y croire ; c’est le propre de l’Aficion.
 »


                                                        Peña Al Violín

 

Le peuple – troupeau ? aficionado étant incapable de se mobiliser en ordre – voir toutes les manifestations qui éclosent toutes les fins de semaine – a la faiblesse de se laisser séduire par tous les défenseurs des traditions du Sud-Ouest. Basta ! La chasse, le gavage, la pêche… l’Amicale des Porteurs du Béret, l’Association pour une Récolte Responsable des Champignons… la liste est ouverte.

…Les chasseurs ! Qu’Emmanuel Macron se soit enfin converti à l’écologie, on ne peut que s’en féliciter. Mais il serait temps qu’il mette ses actes en conformité avec ses belles paroles. Alors qu’en Europe, les chasseurs sont autorisés à tirer sur 20 à 30 espèces d’oiseaux, ils ont le droit, en France, d’en décimer 64. Sur ce chiffre, 20 figurent sur la liste rouge de l’Union internationale de la protection de la nature. Voilà encore une triste « exception française ». Face à un pouvoir envoûté par le lobby des chasseurs, « les oiseaux se cachent pour mourir ». Le cimetière des chers disparus  verra l’introduction du grand tétras, du coulis cendré, de la tourterelle des bois… une bande de futurs empaillés.

Le combat des chasseurs et des aficionados ne se situe pas sur le même registre, et le permis de chasser a été revu à la baisse, le permis de s’assoir sur les tendidos a quant à lui, augmenté avant qu’il ne disparaisse !

Pour mémoire, les prix de la redevance du permis de chasse en 2019 ont été divisés par 5 et pour ceux venant d’obtenir leurs permis de chasse, ces tarifs sont diminués encore de moitié pour la saison de chasse qui suit la date d’obtention.

C’est hurler la gueule pleine. Alors c’est cela l’ « Esprit du Sud » ?

La Ville de Mont-de-Marsan a adhéré à Esprit du Sud, cette association qui regroupe élus, aficionados des courses espagnoles et landaises, chasseurs, agriculteurs, entrepreneurs et artisans. N’en jetez plus !

Le but : partager et transmettre les valeurs de son territoire qui fondent l’art de vivre, la culture et la diversité d’un mode de vie de qualité pour ses concitoyens. Bla bla bla...

Une réunion avait eu lieu le mercredi 16 janvier 2019 au Pôle Culturel du Marsan à Saint-Pierre-du-Mont. Réunion productive ? Mystère.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La Tauromachie est attaquée et hop ! voilà que surgissent les sujets cryptogames tels les lichens ou eucaryotes tels les champignons. Ils viennent se coller à vos basques même si vous êtes landais et se rappeler à votre bon souvenir. Attention, chez les champignons, nombreux sont toxiques !

Aboyer en meute, un jour. Et après ?

      « C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi. » Voltaire

                       

                                                                                         Gilbert Lamarque

 

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SAMADET. Samedi 26 Octobre.

Publié le par Cositas de toros

SAMADET. Samedi 26 Octobre.

Festival caritatif

 

    Ce festival était donné, comme les trois précédents, en faveur du service pédiatrie de l’hôpital montois.

D’un très bon niveau sur le plan taurin, il est fort dommageable que les entrées soient restées trop confidentielles, très en dessous de l’investissement des organisateurs. Pour soutenir une bonne action, la plupart des organisateurs et peñas voisines (et amies ?) ont pointé aux abonnés absents.

La Peña Al Violin et Marc Serrano avaient pourtant bien fait les choses en nous proposant un cartel inédit, permettant à l’aficionado de découvrir quelques toreros et d’en revoir d’autres, loin, très loin des carteles habituels « copié collé ».

Les novillos, correctement présentés pour ce type de spectacle, étaient offerts par les ganaderos : Gallon, Jean-Marie Raymond, Cuillé (2), Jean-Louis Darré et Tardieu.

 

A l’issu du paseo, une minute de recueillement fut observée en mémoire du ganadero landais Pierre Bats récemment disparu. Serge Dupouy prit ensuite la parole pour encourager la défense de nos traditions, le tout conclu par la Marseillaise, entonnée par la Peña Al Violin.

 

Le festival peut commencer. A tout seigneur, tout honneur. Le coorganisateur de la tarde prend en charge le premier novillo.

 

                                                   Marc Serrano

reçoit le petit novillo de Gallon par de belles véroniques. Faible et sans charge, le maestro doit se contenter d’une faena homéopathique, appropriée à l’indigence de son adversaire. Demie au deuxième essai.

 

                                                   José Mauricio,

mexicain inconnu en Europe, débute par une série de véroniques face au Virgen María. Mansote sous le fer, il garde assez de force pour aller au bout d’une faena ambidextre de bon aloi, qui aurait mérité plus de dominio. Une entière verticale en termine avec ce novillo qui finit boca cerrada.

 

                                                   Esaü Fernandez

n’a rien perdu de ses attitudes de novillero. Il reçoit le premier Cuillé à porta gayola et enchaîne avec des véroniques posées. Le novillo s’échauffe sous le fer et prend une belle ration à caballo levantado. Fin de l’histoire. Hormis quelques derechazos isolés, la faiblesse de son opposant l’oblige à conclure d’une entière tombée.

 

                                                          Filiberto

est opposé au deuxième novillo de Cuillé qui montre quelques signes de faiblesse lors de l’entame par véroniques. Il prend une longue pique sans trop s’employer mais, dans le deuxième tercio, fait preuve de bravoure en poursuivant les piétons. Il débute sa faena à genoux, puis, il laisse du temps au toro. Il cite de loin l’animal qui vient franchement sur les deux rives mais, baisse de régime en fin de parcours. Manoletinas finales avant 2/3 de lame tombée sans s’engager, après pinchazo.

 

                                           Hector Gabriel Ferrera

Cet autre mexicain, inconnu, voit sortir des chiqueros un Astarac très bien présenté montrant des signes de mansedumbre. Il galope contre les planches, barbeando, refusant les capotes qu’on lui présente. Hector finit par l’intéresser avec une paire de véroniques. Pas très présent au matelas, il coupe le terrain des banderilleros. Le Maestro a le mérite d’apprendre au pensionnaire du « Cantaou » à mettre la tête dans sa muleta, des deux côtés. Il termine son agréable trasteo par une série de naturelles de face avant d’en terminer par une entière delanterita y caídita. Le novillo sera honoré d’une vuelta posthume (!).

 

                                                Alejandro Marcos

a été sans conteste le torero le plus élégant de la tarde. Il reçoit le Tardieu par des véroniques basses, genoux fléchis du plus bel effet. Quite por chicuelinas allurées après mono pique anodine. Son trasteo sera élégant sur les deux rives, mais la faiblesse du novillo fait que le tout manque de transmission. Entière engagée delanterita, longue d’effet l’obligeant à une conclusion difficile avec le verdugo.

 

Rendez-vous est pris pour l’an prochain, il y aura toujours des enfants en attente, et, un grand bravo aux organisateurs.

 

Arènes de Samadet. Grand beau temps, température estivale, trop petite entrée.

6 novillos des frères Gallon, Virgen María, Cuillé (3ème et 4ème), Astarac et Tardieu frères pour :

Marc Serrano, une oreille.

José Mauricio, deux oreilles.

Esaü Fernandez, une oreille.

Filiberto, deux oreilles.

Hector Gabriel Ferrera, deux oreilles et vuelta en compagnie de Jean-Louis Darré.

Alejandro Marcos, une oreille.

Vuelta al ruedo pour le novillo de l’Astarac.

Présidence très gentille de Pierre Vidal.

 

Patrick Soux

 

 

SAMADET. Samedi 26 Octobre.
SAMADET. Samedi 26 Octobre.
SAMADET. Samedi 26 Octobre.
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BOUILLARGUES. Samedi 12 Octobre

Publié le par Cositas de toros

BOUILLARGUES. Samedi 12 Octobre

    

Militantisme et espoirs.

 

    Les arènes André-Dupuis, décorées pour l’occasion par le peintre Bruno Eliot, ont été le théâtre d’actes forts qui ont précédé le paseo du dernier acte des trophées Occitanie.

 

A la demande de l’organisation, les enfants présents sur les gradins sont descendus sur le sable pour faire une vuelta al ruedo promenant des banderoles, sous les applaudissements du public qui, debout, brandissait le flyer : « Touche pas à mes passions », « Non à l’interdiction de la tauromachie aux mineurs ». Dans le même temps, Raphaël Ladet (sources Torofiesta), discourait sur l’ancrage profond des traditions taurines dans le sud de la France.

 

 

Il s’ensuivit une Marseillaise et une minute de silence à la mémoire des disparus de l’année.

 

A l’affiche de cette novillada, des erales de Concha y Sierra, Héritiers d’Hubert Yonnet, Héritiers de François André, Fernay y sus Hijas, Le Laget et Alain et Frédérique Tardieu, pour :

 

                                         Christian Parejo Rodriguez.

 

N°35, "Pavito" de Concha y Sierra né en 11/2016

Avec "Pavito", castaño salpicado bien présenté et difficile à fixer, il a montré ses limites. Tant au capote, où la seule chose à noter est un bon quite de Tristan, por chicuelinas, qu’à la muleta où il a été débordé d’entrée par la caste du Concha y Sierra. En fin de la faena exclusivement droitière, il arrive à tirer quelques muletazos et conclue avec une demi-lame trasera. Petite pétition, petite oreille.

 

N°08, "Destino" de Fernay y sus Hijas, né en 04/2017

Face à "Destino", Tomas Ubeda salue aux banderilles. Trasteo esthétique avec toujours la fin de la passe par le haut (!), s’ensuit un desarme et deux bousculades. Deux demi-lames et descabellos pour en terminer, salut au centre.

 

                                                  Tristan Espigue.

 

N°07, "Bouzanquet" de Héritiers de Hubert Yonnet, né en 12/2016

reçoit le pensionnaire de la Belugo, mansote par de belles véroniques. La mauvaise brega aux bâtonnets augmente les défauts existants, mais Tristan, avec de l’autorité, arrive à intéresser  "Bouzanquet" sur les deux rives, usant de muletazos dominateurs avant que l’animal ne change de comportement. Entière basse au deuxième envoi suivie d’un avis. Salut.

 

N°51, "Bamboleo" du Laget, né en 03/2017

"Bamboleo" est reçu par deux largas de rodillas suivies de quelques véroniques de bon aloi. Savalli salue après deux paires et Merenciano se fait prendre sans gravité au sortir du tercio. Il "brinde" sa faena à Agustin Losada, débutée par deux cambiadas au centre, prémices d’une faena complète sur les deux bords, dans un grand silence, mais rythmée par les palmas por bulerias d’un public mécontent de Mme la Présidente. Pour finir, il porte un recibir manqué, suivi d’une entière engagée mais delanterita. Avis et grosse pétition d’oreille injustement ignorée par la présidence. Tristan a été le novillero le plus complet de l’après-midi.

 

                                                       Nino Julian.

 

N°07, "Isleño" des Héritiers de François André, né en 12/2016

Fait face à "Isleño" aussi énergique que lui. Cet eral n’offre pas beaucoup de possibilité à Nino qui subit une grosse voltereta. Il s’en débarrasse d’une rapière trasera au deuxième essai. Salut.

 

N°61, "Horco" de Alain et Frédérique Tradieu, né en 03/2017

"Horco" est fougueux, et met d’entrée la pression à Nino au capote. Tomas Ubeda salue de nouveau aux palos. Nino "brinde" à Solalito et Tomas Ubeda une faena décousue durant laquelle il ne trouvera jamais le sitio face à cet eral qui répète sans cesse. Malgré toutes les difficultés il n’a jamais baissé les bras, faisant preuve d’envie et de courage. Entière à la quatrième tentative, salut au centre et vuelta finale.

 

Arènes André-Dupuis, temps couvert, température fraîche.

Tendidos llenos. A noter que l’entrée était gratuite pour les jeunes de moins de seize ans.

Deux heures quinze de spectacle entretenu.

Christian Parejo Rodriguez : oreille et salut.

Tristan Espigue : applaudissements et vuelta.

Nino Julian : silence et vuelta.

 

La peña taurine La Embestida a attribué les prix du meilleur eral à la ganaderia Concha y Sierra et celui du meilleur novillero à Christian Parejo Rodriguez (?).

                                                                                            

  Patrick Soux

 

 

BOUILLARGUES. Samedi 12 Octobre
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L’ENCIERRO DE PAMPLONA. 2ème partie

Publié le par Cositas de toros

ENCIERRILLO

 

© Victoriano Izquierdo 2009

 

 

    La veille de l’encierro se déroule de nuit, l’encierrillo, vers 23 h. Pas d’horaires fixes et ne figurant pas dans le programme festif dans un souci de discrétion.

L’opération consiste à mener les toros, accompagnés des cabestros, des corrales de la Rochapea** où ils séjournent avant les corridas jusqu’au corral de Santo Domingo d’où ils s’élanceront le lendemain.

Sur ce parcours qui mesure 440 m, aucune personne n’est admise.

Jusqu’au XIXe siècle, les toros destinés à la corrida passaient quelques jours dans les pâturages de Soto de Esquirez, un site relativement éloigné du centre-ville. A l’aube, ils étaient conduits jusqu’au pré de San Roque (Cuesta de la Reina) à travers les rues actuelles de Fuente del Hierro et Vuelta del Castillo. Afin de raccourcir le parcours, il fut décidé de faire le trajet en deux étapes ; la première, ou encierrillo, pour conduire les bêtes jusqu’à l’actuelle Cuesta de la Reina et la seconde, qui est devenue le parcours de l’encierro. Suite à l’accroissement démographique de Pampelune à la fin du XIXe siècle et à la fuite du bétail en 1898* en plein transfert, des mesures de sécurité sont mises en place dès l’année suivante et le premier encierrillo a lieu, tel que nous le connaissons actuellement. Ainsi prirent naissance les fameux Corralillos del Gas qui doivent leur nom à l’ancienne usine à gaz qui existait à cet endroit.

Vers 23h donc, le Chef de la Police Municipale, assisté d’agents municipaux, ordonne la libération du parcours. Un coup de clairon annonce que le troupeau est prêt dans les corrals de la Rochapea. Sur le pont de la Rochapea, un agent signale, par un autre coup de clairon, que la voie est dégagée. C’est le signal et les toros parcourent les 440 m qui les séparent de Santo Domingo. Un troisième agent confirme que tous sont entrés dans les chiqueros.

Anecdote : des toros se sont échappés et sont tombés dans la rivière, l’Arga durant les encierrillos de 1915, 1922 et 1957.

*En 1898, des "voyous" épouvantèrent le troupeau. Cinq toros furent retrouvés quelques jours plus tard dans la Vallée de Goñi à 30 km de Pampelune, mais le sixième continua à errer à travers champs dans la région jusqu’au mois d’octobre !

**Rochapea, excepté le Casco Antiguo, c’est le quartier le plus ancien, il est situé à l’extérieur des murailles en contre-bas. Il prend son nom de la tour de la Rocha qui défendait la ville dans la partie occupée aujourd’hui par le Musée de Navarre.

 

LE MONUMENT À L’ENCIERRO

 

© Patrick Soux 16/09/2019

 

    Ce magnifique monument se situe Avenida de Roncesvalles face à l’entrée principale des arènes.

Cette réalisation en bronze patiné mesure 11 m de long sur 4 m de large.

Cet encierro est l’œuvre de Rafael de Huerta Celaya natif de Bilbao, créateur entre autres, du Monument al Pastor (1983) à Idiazábal dans le Guipúzcoa.

© Patrick Soux 16/09/2019

Une première phase de ce groupe sculptural fut établie en 1994 et agrandie en 2007. Le sculpteur s’est "autoportraituré" en coureur tombé au sol.

 

© Gilbert Lamarque 16/09/2019

C’est une œuvre d’une grande virtuosité et d’un bel équilibre de forces.

 

© Patrick Soux 16/09/2019

 

HEMINGWAY

 

    Incontournable, un mot sur Ernest. La notoriété de Pampelune et de l’encierro proviennent certainement pour partie, de l’Americano qui séjourna longtemps en Navarre pendant la Guerre Civile et qui était aussi grand aficionado des Sanfermines et de ses encierros. Il mentionne ces fêtes et encierros dans son livre : Le soleil se lève aussi.

Quand il s’installe à Pampelune, il passe une partie de son temps à l’Hôtel La Perla,

 

© Patrick Soux 16/09/2019

le Café Iruña

© Gilbert Lamarque 16/09/2019

et le bar Txoko, tous situés Plaza del Castillo ainsi que d’autres lieux. L’écrivain s’arrêtait toujours au Txoko après les corridas, sa boisson habituelle était un milk-shake à la vanille et au cognac, boisson toujours servie et demandée par les touristes américains mais pas seulement.

 

© Gilbert Lamarque 16/09/2019

Au Café Iruña, on a créé El Rincón de Hemingway… pour le touriste.

Une visite en Navarre et Pampelune, Iruña en basque, s’impose sur les pas des toros et d’Hemingway.

                  

                                                                                               Gilbert Lamarque                                             

 

 

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