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PENTECÔTAVIC II

Publié le par Cositas de toros

PENTECÔTAVIC II

DIMANCHE 09 JUIN. 11H. CORRIDA CONCOURS

                  Stryke ! …

       Le sanctuaire gersois nous a permis, en cette matinée dominicale, de voir du toro, du toro qui pousse, du toro qui met les reins et qui emporte tout sur son passage, provoquant quelques chutes spectaculaires des groupes équestres : les castoreños ont volé… Preuve s’il en était besoin qu’il reste de la bravoure dans le campo.

    En piste, pour les combattre, trois belluaires : Rafael Rubio Luján "Rafaelillo", Domingo López Chaves et Alberto Lamelas.

 

                                                        Rafaelillo

entame la séance avec "Soriano" (5 ans ½), un beau gris de la ganaderia de Saltillo, initiateur du concours de stryke. Il sort en manso et ne se livre pas au capote de Rafaelillo. Malgré un premier tiers très mal administré par Juan José Esquivel Pèrez, il renverse la cavalerie à la première rencontre. Quelconque au deuxième tiers, il passe le troisième «sin pena ni gloria ». Il faut préciser que son opposant est resté sur le passage à droite, superficiel à gauche et laborieux aux aciers, entière caïda au 4ème essai. Silence.

 

Le chef de lidia du jour à continué avec "Judio". Le Pagès-Mailhan de 4 ans sort à contre piste, remate fort et montre très vite quelques signes de faiblesse. Trois rencontres avec le cheval, sans trop pousser pour un tercio de varas mal administré. Rien à signaler au deuxième (tiers), quant au troisième, rien non plus, mis à part le non investissement du Maestro qui en termine rapidement avec une lame dans le cou. Quelques sifflets.

 

                                            Domingo López Chaves

Voit "Matablanca" (quasi 6 ans), pensionnaire de La Quinta tout de noir vêtu, sortir du toril en marchant. Dès le premier contact il serre aux planches et, avec professionnalisme, D.L.C. l’amène au centre. Le tercio de piques est donné par Tito Sandoval qui, à la première rencontre, arrive  à contenir la charge au début, mais fini par « se faire remuer » jusqu’à la chute. A la seconde le toro est mis en place au centre et, malgré un départ tardif, la rencontre se fait en mode stryke, les cornes sous l’estribo, les reins creusés, et… deuxième batacazo. Il est remis en place pour une troisième rencontre une nouvelle fois puissante. Tito sort sous les applaudissements. Suivent deux grandes paires de banderilles de Yvan Garcia puis, D.L.C. lui donne une faena essentiellement droitière, côté où le toro sert le mieux en mettant le museau au ras du sable vicois. Le tout se termine par une grande épée delanterita. Après avoir entendu un avis, il promène l’oreille autour du ruedo suivant de près la vuelta al ruedo de son adversaire. Beau moment de tauromachie.

"Corchaíto" de Flor de Jara (5 ans ½) sort en cinquième, petite sortie où, une fois de plus Domingo nous fait montre de son sens de la lidia. Le premier tiers, malgré une bonne première où il renverse la cavalerie, reste quelconque avec deux autres piques mal données. Après un second tercio anodin, le toro arrive à la muleta en marchant. S’ensuit une faena sans émotion qui va très rapidement à menos. Entière plate mais engagée pour en terminer.

 

                                                 Alberto Lamelas

se confronte à une véritable estampe de toro. En effet, "Excitado" est un Partido de Resina bien dans le type Pablo Romero. Sortie froide, trotteur, difficile à fixer. Face au cheval, il n’est pas convainquant en trois rencontres bien données. Malgré qu’il charge avec alegria, il ne pousse pas et sort seul de la dernière. Il se comporte assez bien au deuxième tiers raccompagnant les banderilleros jusqu’aux planches, mais, au drapelet, il reste inconstant dans ses charges et dans la hauteur de sa tête, et, malgré les conseils avisés de Tomas Campuzano, Alberto n’arrive pas à régler le problème et les charges se raccourcissent très rapidement. Entière au deuxième essai et, après une série de descabellos où il a entendu l’avis, il vient saluer et s’octroie une vuelta.

Pour terminer, "Joterito ", Los Maños, est crédité d’une sortie intéressante, il remate aux planches, réactif aux appels du « péonage », il rentre de suite dans le capote d’Alberto pour la plus belle série de véroniques de la matinée. Las le tercio de piques est très en dessous de ce que l’on attendait. Trois rencontres avec de mauvaises mises en suerte où il se défend en faisant sonner l’étrier, sans pousser, sortant seul de la première. Un tercio de banderilles très quelconque précède le dernier tiers où le toro va faire la faena. C’est lui qui donne le rythme, répétant sans cesse des deux côtés, rythme qu’Alberto ne contrôle pas. Mise à mort laborieuse, entière basse à la 4ème tentative. Quelques applaudissements.

 

Arènes Joseph-Fourniol dimanche 9 juin 11h.

¾ d’entrées, beau temps accompagné d’une brise légère.

6 toros de : Saltillo, La quinta, Partido de Resina, Pagès-Mailhan, Flor de Jara et Los Maños

19 piques.

Pour :

Rafaelillo : Avis et silence, quelques sifflets.

Domingo López Chaves : Oreille et applaudissements. 

Alberto Lamelas : Vuelta et silence.

 

Patrick SOUX.

 

 

 

 

 

 

PENTECÔTAVIC II
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PENTECÔTAVIC I

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PENTECÔTAVIC I

SAMEDI 8 JUIN. JOUR 1

 

         La Gascogne et le Béarn a hombros !

     Le matin, novillada de 4 El Retamar, Dorian Canton « triomphe », une et une oreille. L’après-midi, corrida de Cebada Gago, Thomas Dufau « triomphe », une et une oreille.

Sur le papier… journal : Super ! « Les rois », « Le triomphe »… Ouais !

L’empêcheur de tourner en rond que je suis, le grincheux, l’éternel insatisfait a découvert que les terres vicoises, ô miracle !, ont rendu la vue aux aveugles et concédé la délivrance aux possédés !

Soyons sérieux et simplement réalistes, une récompense par spectacle aurait été en symbiose avec le présumé esprit vicois et de sa plaza, enceinte fortifiée. Miracle, esprit, fantôme, spectre, apparition, chimère… Le choix est abondant.

Voilà que les présidences ont perdu de leur résistance, de leur fermeté, en un verbe, elles se ramollissent. Le prochain miracle vicois sera de rendre à la présidence sa consistance, sa rigueur, son discernement, en un mot, son jugement.

Allez, ce n’est qu’un détail, une broutille. Ne gâchons pas la joie d’un certain public car ce fut une belle journée de tauromachie par un grand ciel bleu accompagné d’un petit air vif avant que l’astre ne prenne le trône du roi.

 

     A 11h, 4 El Retamar, d’origine Nuñez (m’) ont déçu. L’année passée, le quatrième et dernier du même élevage, "Avecejón" qui prit quatre piques, fut honoré de la vuelta al ruedo, le piquero Laurent Langlois ovationné. Les cornus du jour sont inégaux de trapío et de tête, plutôt léger le 1, les suivants applaudis à leur entrée mais tous manquant de cette force et de chispa qui permettent une matinée entretenue. Chacun reçoit une paire de puyas et se montrent nobles par la suite.

 

     Le premier sort sans gloire de deux piques traseras et après un tercio de banderilles bien réalisé par El Galo, celui-ci brinde au public, au ciel puis à Manolo Vanegas. Le bicho a peu de charge se défendant. La faena s’étiole, longuette. Échec aux aciers, silence.

Le manso troisième ne se montre guère brillant sous le peto. Le tercio de palos partagé avec David Adalid est de bonne facture. Après brindis à papa Michel, le fiston ne trouve pas ses repères et c’est le novillo qui mène le tempo devant un garçon dépassé qui s’écroule lors de la mise à mort. Avis et sifflets. Il sut se montrer à son avantage capea en mains, mais El Galo ne sut pas sortir ses ergots, même les poules ce matin, ne courraient aucun risque.

 

   Le deuxième est bien accueilli à la cape par Dorian Canton. Le cornu mal piqué pousse timidement sous le cheval de la cuadra madrilène Garcia. Les séries des deux mains à mi hauteur s’enchaînent déclenchant la musique. Mais le Béarnais termine comme souvent en mode brouillon. Il tue d’une belle épée engagée, en place et le mouchoir émerge du palco.

Le quatrième et dernier est discret sous le caparaçon, Manolito de los Reyes salue après la troisième paire de banderilles. Un moment cocasse lorsque sur une cambiada, le novillo décoche un croche-patte à Dorian s’affalant sur le sable tout à côté du bicho qui en fait de même. Sinon la faena est fade manquant de transmission, le Retamar n’étant pas mis en valeur. Dommage, le Béarnais se croisant enfin, conclue par de bons derechazos, son opposant "humiliant". Trop tard. Entière caídita après pinchazo, pétition contestée, oreille.

 

     Ce fut un festival de toreo profilé. Le sobresaliente, Víctor Manuel Rodado (même fonction en 2018) resta inédit. Moins d’une demie arène par un temps agréable.

 

  

 

Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
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Photos, Fred Martinez.

      « A las seis en punto », le défilé de Cebada Gago commence, les vedettes ont revêtu de belles robes soignant leur coiffure, d’une plastique à faire pâmer toutes les vaches des pâturages environnants !

Ils prennent dix-sept piques ou rencontres, tous braves malgré la médiocrité de certains piqueros, demandant l’état civil de chaque gestionnaire de muleta. De la force, du caractère, du toro dur, de l’intensité, de la caste.

 

    Et les hommes ? Pour cette tarde, « c’est Dufau qu’il vous faut ! » Mais n’exagérons pas  ! Octavio Chacón traverse le désert stérile en ce début de temporada. Dominé, le bon chef de lidia est en échec. Il salua au premier après une entière de côté. Le Cebada ne lui permet qu’une première série de derechazos. Le quatrième, magnifique sardo astifino est fort mal piqué. Bronca au picador qui peut la partager avec son maestro. "Espabilado" ne charge quasiment pas, avance à peine, attendant le moment opportun pour décocher le mauvais coup. Chacón s’arrime, le Cebada est vainqueur haut la main, mais en tauromachie même le vainqueur est envoyé ad patres ! Difficile de juger ce vaillant toro applaudi à l’arrastre. Octavio salue après un cuisant échec aux aciers. Chacón, un octave en-dessous !

 

    Soyons bref avec Ruben Pinar, orphelin de sitio, distant, incapable d’enchaîner avec ce Cebada pas pire que ses congénères. Ceci ne voulant pas dire qu’il n’y avait pas de problèmes. Sifflets. Le cinquième manque un peu de force et de classe et Pinar de combativité, certainement aussi de capacité. Un bajonazo vite expédié et les sifflets se répètent.

 

     Thomas Dufau est revenu de Nîmes, la veille, une oreille dans la besace. C’est bien. Aujourd’hui une première oreille inattendue a glissé du palco, pétition non majoritaire, contestée et sifflée lors de la vuelta. C’est moins bien. Le président Marc Amestoy nous avait habitué à plus de juste rigueur. Le Landais avait bien reçu de cape cette superbe figure de mode, sardo claro. La faena est inégale mais sérieuse. Ce toro n’est pas exploité totalement.

Le Cebada "Quejica", né en octobre 2013, un cinqueño bien avancé, boucle le défilé, ovationné à son entrée sur le sable fraîchement arrosé. Ce beau castaño est lui aussi fort mal piqué, deux rencontres, la troisième avortée par la sortie intempestive du mouchoir sorti par le président, après la belle mise en suerte de Chacón. Bronca pour les piques et le palco. Après brindis à Manolo Vanegas, Thomas ajuste deux belles séries de la droite, citant à distance, tirant le bras. La troisième se termine par un magnifique pecho. Cela se complique sur la gauche et, de retour aussitôt à droite, la faena va a menos malgré quelques courtes séries et changements de main. L’estocade engagée, la lame entière, pas de contestation pour l’oreille.

 

    Mais cette sortie a hombros n’est pas du goût de tous et certains n’attendent pas pour quitter les tendidos.

Le mayoral salua à l’issue de la corrida. Et dire qu’il y a du Domecq chez Pedraza !

Cette journée vicoise était dédiée à Manolo Vanegas.

                     

Gilbert LAMARQUE

 

 

 

Photos, Fred Martinez.
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LA CORRIDA S’AFFICHE

Publié le par Cositas de toros

     L’UVTF a lancé une campagne d’affichage avec un taureau grand format. Une action menée jusqu’en août.

                                             

 

     Musculeux et combatif, le taureau de combat, crevant les affiches 4 m sur 3 m, le pas fier et les cornes avantageuses défiant le ciel, ce digne représentant du toro bravo a été installé tout d’abord en différents points stratégiques de la circulation arlésienne dans le courant du mois d’avril 2019.

Sur cette belle annonce, deux lectures sont proposées : la beauté du taureau combatif et la culture de celui-ci depuis 2500 avant J.-C. avec les gravures du mont Bego dans la Vallée des Merveilles du parc du Mercantour. Il s’agit de détails de la paroi de ce mont, un site caractéristique puisque sur les 40.000 gravures rupestres inventoriées et réalisées entre 2500 et 1700 avant J.-C, figure une majorité de symboles de taureaux*.

 

Les corniformes
 

Les corniformes, c'est-à-dire des taureaux, bœufs ou vaches.
Ils sont identifiés par une forme géométrique (carré, triangle, rectangle, simple ligne épaisse...) de laquelle émergent deux cornes plus ou moins travaillées. Très rarement des appendices supplémentaires peuvent évoquer la queue, les
pattes, la tête de l'animal.

 

 

Les figures corniformes représentent 46% du total des gravures et même 79% si l'on ne tient compte que des gravures représentatives.
Sur les 13 399 corniformes 1167 sont attelés et 12 232 ne le sont pas.

 

 

 

 

 

     Les militants de la culture taurine s’adressent au grand public, c’est la première fois.

Les tribunes devenues moins nombreuses, les interrogations plus pressantes sur la radicalité de certains groupuscules, l’UVTF a trouvé le moment opportun, en fin d’année 2018, pour valider la campagne actuelle.

Un clin d’œil si nécessaire à l’ancrage du culte du taureau dans le temps, pour légitimer encore plus le travail des villes taurines, au-travers de leur plan, pour défendre et promouvoir la tauromachie. Les fonds sont récoltés grâce à une cotisation des villes taurines membres de l’UVTF, à la solidarité des toreros et des éleveurs reversant 1 % de leurs cachets en France et aux arènes prélevant 50 centimes sur chacun de leur billet vendu. Jusqu’à la fin août, la campagne passera aussi par Bordeaux, Toulouse, Montpellier… et elle s’est arrêtée à Mont-de-Marsan.

En effet, mon trajet coutumier m’a amené à croiser régulièrement cette belle et imposante affiche, me rendant au chef lieu par l’avenue de Villeneuve, venant de l’Est. Je présume que d’autres panneaux ont été proposés sur les autres principales entrées mais je n’en ai pas fait le tour pour vérification !

L’absence de tags ou jets de peinture durant cet affichage m’a agréablement surpris.

 

     Et n'oublions pas que les spectacles taurins ne sont pas subventionnés, à la différence de la plupart des spectacles. Certaines arènes sont gérées en régie municipale (Mont-de-Marsan, Dax…), ce ne sont pas les impôts qui payent les fêtes durant la feria mais les bénéfices des corridas. A Nîmes ou Béziers par exemple, les arènes étant en délégation de service public, le concessionnaire paye une redevance à la municipalité.

Que les "festayres" anti corrida s'abstiennent de profiter des fêtes !     

                                                                   

Mont-de-Marsan, avenue de Villeneuve. Ph. G. Lamarque

    

      Puis après plus de trois semaines, vers le 20 mai, ce beau taureau a disparu cédant sa place à PENTECÔTE A VIC et son encierro.

Celle-ci a reconquis son emplacement réservé pour quelques semaines, et à l’instant où j’écris ces lignes, toujours pas de tag ou autre bombage !

¡ Biiieeennn !

 

* Pour les lecteurs de La Gacetilla, reprenez le n° 124 du mardi 20 juin 2017,  "Les taureaux du Mercantour".

 

                                       Gilbert LAMARQUE

 

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CAPTIEUX, suite…

Publié le par Cositas de toros

Egoïne ayant servi

Egoïne ayant servi

 

Quelques clichés de Laurent Bernède pour illustrer mes suspicions…

« … Un lot… pauvrement armé, (parfois équivoque)… »

Jugez vous même sur le second El Freixo de Dorian Canton !

                                                         GL

CAPTIEUX, suite…
CAPTIEUX, suite…
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CAPTIEUX : où sont les braves ?

Publié le par Cositas de toros

CAPTIEUX : où sont les braves ?

     Arènes Jean-Sango, dimanche 2 juin, paseo à 17h 06, le temps d’applaudir les bénévoles qui œuvrent un peu plus chaque année pour rénover la placita.

 

     Rugby y Toros 2019 a vécu et ne nous laissera pas un souvenir infini. La faute est due à un lot d’El Freixo du maestro El Juli, de bon tamaño, pauvrement armé, (parfois équivoque), sans fond, ni race, très discret sous le fer en sept rencontres, chargeant court à la muleta, certains se défendant du chef. De la transmission, il n’y en eu peu et des options guère plus.

Le quotidien Sud-Ouest titrait : "L’heure des braves ce dimanche dans les arènes de Captieux". Les braves ont été tous ces aficionados et autres âmes perdues bravant ces premières fortes chaleurs ainsi que l’ennui qui flotta au dessus du ruedo capsylvain.

 

 

     Le colorado d’ouverture peu piqué, nous instruit rapidement sur la suite à venir.

 

                                                Dorian Canton

(silence aux deux) enchaîne des séries toutes en douceur, la noblesse fade du bicho se répand alors sur une faena sans transmission. Entière basse.

Le quatrième, après deux largas afaroladas de rodillas et un brelan de véroniques posées, prend deux rations de fer, la seconde la « meilleure » de la tarde. Suivent des passes inversées, des séries sobres des deux mains. Las, la charge du bicho se raccourcissant, la besogne est abrégée. Manoletinas, pecho  pinchazo, mete y saca et entière caída.

 

                                            José Fernando Molina

(silence aux deux), inconnu de la plupart du public, engage des derechazos main basse, les naturelles sont plus convulsives d’où le retour à droite. La sosería du cornu fait bien vite baisser l’intérêt. L’Albaceteño est accroché, s’engageant pour une demie concluante. Le quinto se défend sans cesse, se retournant comme nos petits félins domestiques, étalant son genio, il offre peu de choix au novillero bousculé. Trois quarts de lame trasera au second essai.

 

                                                      Borja Collado

(oreille, avis et silence) se dispute avec un negro peu piqué, qui aurait mérité un nouvel engagement devant la cavalerie d’Heyral. De charges réduites, il envoie malgré tout le chaval au tapis par deux fois. Les derrotes sont perpétuels et ceci se termine par des manoletinas et une entière fulgurante. Celle-ci ainsi que les volteretas font tomber l’unique pavillon dominical.

Le sixième, le plus lourd, est un magnifique burraco qui supporte une pique longue en poussant. Le Valencien déroule plusieurs séries droitières auxquelles les tendidos répondent. Mais le noble toro s’étiole, la faena va donc a menos et s’achève par une bousculade, des manoletinas encore et toujours, et une mort difficile.

 

 

     Seul, Borja Collado fit preuve d’urbanités envers la présidence lors de la demande du changement de tercio de varas, ses compagnons ne s’en tenant qu’à faire tourner l’index au dessus de l’épaule sans un regard vers le palco, un détail pour certains. Cela ne s’apprend pas dans les écoles taurines où l’on vous parle sans cesse de respect ! Merci à l’ami béarnais, mon homonyme qui me fit après la course, ce commentaire opportun.

 

     Les prix proposés restent desiertos. Seul le prix de la meilleure brega est attribué à la cuadrilla de J.F. Molina.

Le public venu nombreux s’en est allé déçu de ce beau campo de feria.

 

Rugby y Toros. Minotaure de David Debenest. Ph. G. Lamarque

                        

                                                               Gilbert Lamarque

 

PS qui n’en est pas un et qui n’a rien à voir, quoique :

Michel Serres, le philosophe bienveillant, l’optimiste résolu, né à Agen sur les bords de Garonne, nous a quitté la veille à 88 ans. Il écrivait : « le savoir rend heureux, car il rend libre. »

Lui, l’auteur en 1999 de Variations sur le Corps, qui ici, faisait penser à Michel Leiris qui racontait qu’on ne devait concevoir la littérature que comme une tauromachie où la menace de la corne y serait toujours présente, comme la chute libre du corps qui a lâché prise en escalade, chez M. Serres.

… Quand tout peut ramener à la Tauromachie.

 

Photos, Fred Martinez.
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