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CAPEA INTER ÉCOLES TAURINES. MAURRIN.

Publié le par Cositas de toros

CAPEA INTER  ÉCOLES TAURINES. MAURRIN.

Samedi 1er juin. 11h, soleil au zénith.

 

     Cette capea est organisée par la Peña Toro Cárdeno de Grenade-sur-l’Adour dans le cadre des fêtes patronales.

 

1ère Partie : 2 becerras de Dargelos.

 

 

     Quentin (Centre Français de Tauromachie de Nîmes) possède une certaine technique, étale de la douceur et met beaucoup d’application à l’ouvrage. La vache noble serre à gauche.

 

     Tristan Barosso (École Adour Afición. R. Milian) répand une tauromachie quelque peu trépidante. Il veut servir, déballer tout ce qu’il a appris, en quelques instants, peu importe si le moment est opportun. Pour les séries de naturelles, le professeur devrait corriger la position de la main sur la muleta. La vache répète, toute en noblesse.

 

2ème Partie : 2 erales de deux ans de Casanueva d’origine Gallon.

 

 

     Niño Julian (C.F.T. Nîmes) souvent vu dans notre région (Riscle, Mugron, Bougue… ) n’est guère avantagé par sa petite taille mais il allie personnalité et autorité. Il torée à mi hauteur l’eral qui dispose de fond, de noblesse mais peu de force.

 

     "Juanito", Jean Larouquette (Adour Afición) est prêt pour passer à l’échelon supérieur, en NSP. Il accueille joliment à la cape un novillo plus costaud. Le garçon au physique avantageux additionne les muletazos des deux mains avec sérénité. Le Casanueva fléchit sur quelques passes main basse mais s’avère "noblissime", du caviar pour apprendre...

… et Andony, un des élèves de R. Milian, qui s’est essayé sur les fins de faenas, a reçu quelques quolibets en public guère judicieux de la part du maestro.

La psychologie est-elle interdite en tauromachie ?

Et une orgie de musique. Vous rentrez chez vous et vous bazardez votre discothèque !

Public rare pour cette belle première matinée de juin.

"Juanito" reçoit une muleta offerte par l’UCTPR, Quentin, une coupe de la Peña organisatrice.

 

                                 Gilbert LAMARQUE

CAPEA INTER  ÉCOLES TAURINES. MAURRIN.
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FIESTA CAMPERA MONTSOUE. JEUDI DE L’ASCENSION. 16H.

Publié le par Cositas de toros

     Cette journée n’avait pu se dérouler le 18 mai dans le cadre des fêtes patronales, faute à une météo exécrable. Têtus et obstinés, nous avons pris d’assaut les tendidos "ombre" lors de ce jour estival et férié, soleil requinqué et petit vent faisant claquer les fanions.

 

C’est donc dans ces pimpantes arènes chalossaises "en structure course landaise", comme la plupart ici, sous les platanes protecteurs qu’ont pris place un public familial ainsi que quelques brochettes d’irréductibles aficionados, le regard porté de temps à autre vers les jolis coteaux verdoyants et le champ voisin semé de féveroles pour nous rappeler que nous sommes sur des terres d’élevage.

 

 

 

     La Peña Cap Afición de Saint-Sever nous propose une Fiesta Campera sans mise à mort.

 

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                                               Jean-Baptiste Lucq

remplace un autre Baptiste, Cissé qui, quelques jours avant, a décidé de déposer les trastos laissant choir les contrats de Beaucaire, Mont-de-Marsan, Soustons et Bayonne. Notre jeune mugronais en découd avec un eral de Casanueva (sur ses terres) encore vêtu de sa pelisse d’hiver (il n’avait pas consulté la météo !). La bête s’avère faible, subissant de surcroît une vuelta de campana,  le novillero hésitant mais les conseils de Richard Milian, lui permettant de lier plusieurs passes, il s’accroche avec application et volonté, c’est son ADN. A noter que l’eral ne fut pas piqué mais possédant toutefois d’indéniables qualités.

 

 

 

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                                                          Solalito

En sandwich entre les deux Casanueva, un Malabat dans le style de la maison de Brocas de type manifestement Atanasio. Il met la tête et les reins dans trois rencontres chevalines. C’est le bon moment. Par la suite, il derrote ne terminant pas sa charge sur les passes, se tournant brusquement. Solalito est calme ayant acquis déjà un certain bagage. Il enchaîne plusieurs muletazos avec douceur et autorité. Ce n’est pas incompatible. Mais ce manso ne lui donne que peu de possibilité à gauche et Solal reprenant la droite, conclue positivement

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                                                    Yon Lamothe

 

 

Le second bicho de Casanueva, les deux portant l’étiquette El Toreón, remate aux burladeros dès sa sortie. Lui aussi est faible et ne rencontre qu’une fois le canasson. Ce torito très noble est bien mis en valeur par Yon Lamothe qui, à mi hauteur, avec délicatesse réalise de belles séries notamment des naturelles avec malgré tout de la transmission.

Les élèves d’Adour Afición sont invités sur les deux Casanueva à s’exercer sur quelques muletazos en fin de faena.

Par la suite, ils peuvent se mesurer et faire quelques gammes avec trois vaches de la ganaderia voisine de Dargelos.

     La musique généreuse d’Al Violin, les commentaires de Richard Milian et les cris et ébattements des enfants sur les tendidos sont parfois difficile à intégrer. Le tout bien sûr dans un ensemble parfait.Vive l’harmonie ! 

Grincheux ? Non !

 

                             Gilbert LAMARQUE

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BÉZIERS, BAYONNE, LES CARTELS.

Publié le par Cositas de toros

Après Nîmes, Mont-de-Marsan et Dax, voici les cartels de la feria de Béziers et de la temporada de Bayonne pour clore les programmes des grandes ferias françaises.

 

 

Béziers, rien de nouveau sur le plateau de Valras.

 

     

    Robert Margé, impresario des arènes héraultaises, a fait sien, comme de coutume, du proverbe d’origine médiévale : « Charité bien ordonnée commence par soi-même. » Les anglais ont un proverbe analogue : « Charity begins to the home » ; in french, « Charité commence au logis. » C’est tout à fait ça. En effet, Robert (in english) alimentera généreusement de ses cornus, les deux NSP ainsi que la corrida du 17 août.

Pour ouvrir les festivités, Castella sur ses terres sera accompagné de la jeunesse, Roca Rey et Toñete ; ils combattront les inévitables Nuñez del Cuvillo. Toñete aux cartels également de Nîmes et de Dax (??) (Voir précédemment les commentaires lors de la présentation des cartels nîmois).

Le lendemain, aussi inévitable, une mixte, comme au bon temps des Chopera dans d’autres arènes, pour Léa Vicens et 4 Jandilla pour E. de Justo et l’étoile montante, Pablo Aguado (4 oreilles à Séville et forte impression à Madrid). J’ai bien écrit « montante », filante, nous verrons plus tard.

Le 17, l’inusable Manuel Escribano, le diestro qui se mesure à tous les types de bétail, j’ai nommé Daniel Luque (voir la goyesque en solo à Bayonne, le 14 du même mois) et Joaquín Galdos en découdront donc avec les toros de Robert le Charitable.

Le dernier jour, 6 Pagés-Mailhan pour le biterrois Carlos Olsina, Diego San Román et le nîmois El Rafi. Du quasiment copié-collé avec la novillada proposée à Nîmes, même élevage, même novilleros, si ce n’est C. Olsina qui remplace F. de Manuel, of course.

Pour conclure, et profitons-en car cela ne durera pas, les incontournables Pedraza de Yeltes, chef de lidia Octavio Chacón, et Juan Leal, celui ci durement châtié à Las Ventas (oreille, blessure) en mano a mano. Pourquoi pas une terna ? Dommage. Alvaro Lorenzo étant ce jour-là à Dax, Juan Ortega (à La Brède le 22 juin) par exemple, aurait été un choix osé. Il semble qu’à cette heure, il n’était retenu nulle part

Rien de révolutionnaire en terres biterroises, sur le bord de l’Orb.

 

 

Bayonne, une temporada innovante.

 

    

     Pour les fêtes de Bayonne, notons l’alternative précoce du béarnais Dorian Canton avec comme parrain, l’andalou Curro Diaz et Alvaro Lorenzo, toros de Robert Margé.

Le 14 août, pour ne pas concurrencer Dax qui ouvre sa feria le 15, Daniel Luque, remarqué en septembre 2018 dans ces mêmes arènes de Lachepaillet, sera seul pour cette 5e goyesque face à des exemplaires de P. de Yeltes, Puerto de San Lorenzo et Torrestrella, élevages de renom.

La Feria de l’Atlantique débutera, par un cartelazo. Le trio Castella, Roca Rey, Aguado combattra un lot de Luis Algarra. C’est ici que le bât blesse.

On innove le lendemain samedi : 6 toreros (comme l’an passé) mais pour 6 toros d’élevages différents et d’origines différentes (Margé en 2018), Murube, Valdefresno, El Retamar, José Cruz, Los Maños et Pedrés. L’expérimenté Domingo Lopez-Chavez conduira les jeunes, Sergio Florès, Tomas Campos, Juan Ortega et les nouveaux matadors, Adrien Salenc et Dorian Canton.

Le dimanche sera une journée dédiée à la lignée Santa Coloma, avec le matin, la novillada piquée de Los Maños pour El Rafi, Manuel Diosleguarde et Borja Collado.

L’après-midi, la corrida de La Quinta clôturera la temporada bayonnaise. Aux prises, O. Chacón et Joaquin Galdos. Le troisième heureux élu ne l’est pas pour l’heure. La commission taurine se prononcera après les prochains spectacles de la San Isidro. Les paris sont ouverts.

 

Voici donc une temporada pimentée (AOP Espelette) par une dose de défi, une de figuras, une autre de jeunesse et, souhaitons-le, quelques toros d’exception !

 

Rajoutons, et c’est ce n’est pas négligeable, le cycle des NSP :

Le 14 août, 3 erales de La Espera et 3 Casanueva pour Jesús Moreno, Christian Parejo et Antonio Magaña.

Le 30 août, 3 Camino de Santiago et 3 Alma Serena pour Guillermo Garcia, Niño Julian, Alvaro de Chinchon et Jean-Baptiste Lucq.

Finale des NSP, le samedi 31 août avec des erales du Lartet.

 

Insistons sur le fait que seules Bayonne, Dax et Béziers font un effort pour ces novilladas. Dans le ruedo montois, une seule se déroule et guère mise en avant. Qu’en est-il à Nîmes et Arles ?

La coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard organise le Printemps des Jeunes Aficionados dans la périphérie nîmoise depuis 2006. Dans le pays d’Arles, ce sont les comités des fêtes et les clubs taurins qui animent les journées taurines comme à Mas-Thibert, Saliers, Salin, Raphèle, Le Sambuc, Moulès ou Gimeaux, tous ces villages ou hameaux se situant sur la commune d’Arles. Tous n’organisant pas obligatoirement des NSP,  tout comme dans notre Sud-Ouest.

Mais, c’est la misère dans les ruedos nîmois et arlésien. Sachant aussi qu’une course, toute modeste soit-elle, ne reçoit pas le même impact selon qu’elle se déroule dans le cadre d’une feria ou lors une simple journée.

Voyez notamment, le nombreux public familial qui peuple les tendidos dacquois et bayonnais !

                

                                            Gilbert LAMARQUE

 

 

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RAFAEL CAÑADA

Publié le par Cositas de toros

     Des nouvelles de l’état de santé du Biarrot, Rafael Cañada.

Le samedi 11 mai à Valencia, 6 novillos de Montalvo pour A. Salenc, Marcos et B. Collado.

Rafa est grièvement blessé par le 4e novillo, subissant une cornada dans le dos de trois trajectoires.

 

      Certificat médical du 11 mai : « Blessure par corne de toro au niveau de la L3, qui intéresse la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et l’aponévrose superficielle, et la musculature paravertébrale droite et lombaire du même côté, avec trois trajectoires : une ascendante d’environ 13 centimètres, une verticale profonde d’environ 12 centimètres et une troisième descendante d’environ 8 centimètres. Pronostic grave. En attente d’étude radiologique et d’évolution. »

 

...

 

     Deuxième opération le mardi 21 mai, nettoyage des blessures où subsistaient des éclats d’os, plus exactement des petits morceaux d’apophyse. Rafael a souffert les premières heures qui suivirent l’intervention. Pauses de vis et plaque de titane pour soulager la pression au niveau du rachis lombaire. Reconstruction du sac dural. Pour expliquer simplement, c’est une enveloppe qui entoure la moelle épinière baignant dans le liquide céphalo-rachidien.

 

     Une troisième opération est envisagée. Rafa n’a pas perdu l’usage de ses jambes et garde un moral d’acier, déterminé à récupérer au plus vite. Il reçoit les visites régulières des toreros, le Valencien El Soro et le Madrilène installé à Valence, Javier Vázquez.

 

     Nous ne pouvons que lui souhaiter de retrouver le plus rapidement toutes ses capacités ainsi que de bénéficier d’un long repos réparateur.

 

     ¡ Fuerza Torero !

 

                                            Gilbert LAMARQUE

 

 

 

 

                                                        ABONO VIC

 

    Un abonné de Cositas a un abonnement à céder.

      Ombre – Couvert – Tendido sup. - Rang 1 : 202 euros. (4 corridas, 1 novillada piquée).

    06 07 72 58 66

    jean.arrivets@wanadoo.fr

 

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UNE HISTOIRE DE L’AFICIÓN EN ESPAGNE

Publié le par Cositas de toros

 

 

Deuxième partie.

 

  

 

  Aujourd’hui le monde taurin est devenu un milieu très lucratif, que ce soit pour les directeurs d’arènes, les empresas et les agents, les apoderados, ainsi que pour certains acteurs, toreros ou ganaderos.

 

                                                   

Simon le Majeur

 

Et ce système est en grand danger. Les récentes fluctuations négatives pour le pays sur les marchés économiques et financiers ont frappé de plein fouet la tauromachie. Les raisons de cette chute libre sont nombreuses et les maux profonds. Plusieurs facteurs s’ajoutent à l’équation, tels que l’indifférence sociale, les tensions politiques et lobbyistes mais aussi le manque d’unité des milieux taurins.

 

                                                   

El rey Enrique 1er

   

    Pourtant selon les chiffres du ministère espagnol de la Culture, plus de 45 millions d’euros ont été versés au fisc espagnol, soit quatre fois plus que les chiffres du cinéma. Une enquête explique qu’environ 6 millions de personnes ont assisté à un spectacle taurin en 2014, ce qui en fait le plus grand évènement de masse derrière la Liga de football et ses 13 millions d’entrées.

 

                                                      

El Juli, le dauphin.

   

    Mais nous sommes en 2019 et le manque de nouvelles personnalités du toreo et de nouvelles  générations d’aficionados intensifie cette chute vertigineuse.

 

                                                          

Ricardo Gallardo (Fuente Ymbro).

   

    Après le succès des partis d’extrême gauche comme Podemos et de centre-droit comme Ciudadanos lors des élections régionales et municipales, on cristallise toutes les appréhensions des partisans taurins face à une vague dite anti taurine. Certaines régions se sont déclarées en faveur d’un arrêt des subventions, en évoquant la nécessité de coupes budgétaires et la cause animale pour premiers arguments.

    Dans la capitale, le sujet est explosif où la maire, Manuela Carmena, coupe net les subventions des écoles taurines. Soutenue par Podemos, elle souhaite faire de Madrid, "la ville des animaux".

¡ Cuidado, perros peligrosos !

Les traditions taurines sont donc devenues un enjeu politique de taille.

    Le caractère et l’aspect traditionnel de la tauromachie sont critiqués pour leur conservatisme. Le mouvement animalier PACMA (Partido Animalista Contra el Maltreto Animal) dénonce les corridas comme "spectacle à caractère barbare et anachronique, impropre d’une Espagne civilisée au XXIe siècle". Des choix forts ont déjà été pris par certaines communautés autonomes, à l’instar de l’archipel des Canaries, qui a interdit la corrida dès 1991 et la Catalogne en 2010 pour des raisons "anti-espagnolistes". Aujourd’hui, des fêtes traditionnelles de villages sont aussi en danger dans plusieurs provinces, comme les "carrebous" dans les régions de Valence et de Barcelone et le "toro de la Vega" pratiqué depuis 1453 à Tordesillas dans la Communauté de Castille et Léon s’est vu  fortement mutilé.

 

                                                                  

   

    Depuis des années, el Toro de la Vega était brocardé comme une séquelle de l’"Espagne barbare". Chaque mois de septembre, écologistes et journalistes (les uns pour s’opposer à la "fête", les autres pour la couvrir) étaient reçus avec violence par la majorité des habitants, qui ne supportaient pas que des étrangers aient voulu leur imposer l’interdiction d’une telle tradition.

C’est pourtant ce qui a été décidé en 2016. Le gouvernement régional de Castille et Léon, paradoxalement dominé par les conservateurs du Partido Popular, après de longs atermoiements, a approuvé un décret qui proscrit non seulement la mise à mort du taureau, mais aussi la possibilité de le piquer avec des lances. Mais la "fête" en elle-même est maintenue. "Au fond, nous n’avions que deux solutions, a précisé le président de la région José Antonio Sánchez-Juarez. Ou bien protéger la tradition ou bien l’éliminer. Et je crois que les traditions doivent s’adapter à la sensibilité et à la culture de l’époque." Tout est dit. 

Avec el Toro de la Vega, ce n’est pas le coup de grâce, mais une nouvelle pique qui affaiblit tout un secteur culturel.

    Mais les régions liées historiquement à la tauromachie semblent loin d’être prêtes à vouloir stopper la tradition comme en témoignent l’Andalousie, l’Estrémadure, la Castille-La Mancha, la Castille et Léon, la Communauté de Madrid, la Rioja, la Navarre et le Pays Basque. A San Sebastian eut lieu une petite victoire. En effet, la ville basque déclarée tout d’abord anti taurine en 2012, a autorisé à nouveau les corridas dans les arènes d’Illumbe en raison d’un changement à la tête de la municipalité !

 

                                                                 

Mariano Rajoy

   

    Le gouvernement Rajoy (2011-2018) s’est lui positionné en faveur de la cause, soutenant par la voie du Parlement en mai 2014, une loi qui incluait la tauromachie dans le patrimoine immatériel. Le but étant de créer un cadre législatif autour de cette pratique culturelle.

Le Partido Popular avait pourtant lui-même voté d’un commun accord avec le PSOE, l’arrêt des retransmissions télévisées sur les chaînes publiques. Celles-ci, stoppées fin 2006, ont repris depuis 2013.

    Exit Mariano Rajoy, le titulaire actuel est le socialiste Pedro Sánchez depuis juin 2018. Il a été contraint de provoquer des élections législatives anticipées qui se sont déroulées le 28 avril. 

Ses préoccupations actuelles ne sont certainement pas taurines.

… Et l’ombre du dictateur flotte toujours au-dessus de El Valle de los Caídos, vestige de la honte !

     Devenue un sujet de débat, lors des dernières élections régionales en Andalousie, le dirigent de Podemos, Pablo Iglesias, avait proposé un référendum sur l’abolition des corridas.

    Selon les derniers chiffres publiés par le ministère espagnol de la Culture, dans son "statistique annuel", le nombre de spectacles taurins est en baisse de 16 % sur les quatre dernières années. Sur dix ans, les places taurines perdent près de 20 % de leur public.

En 2013, le ministère comptabilise 428 corridas sur l’ensemble du pays, contre 398 en 2014, 387 en 2017 et 369 en 2018 (voir chiffres plus bas). Les autres types de spectacles liés à la tauromachie sans forcément de mise à mort, sont également en diminution. Il y avait eu 953 corridas en 2007 !

Et le record avant la chute, est détenu par l’année 2003 : 983 .

    L’estocade finale à une industrie tauromachique maintenue sous perfusion est en constante recherche d’un second souffle. Au delà de l’augmentation des coûts d’organisation et de sécurité, qui compliquent la mise en place de ces spectacles, le public n’est plus au rendez-vous. La corrida n’a probablement pas encore dit son dernier mot, mais le mal le plus profond ne viendrait-il pas de l’Espagnol lui-même, de moins en moins aficionado ? ¿ No ?

 

                                                     

Crépuscule tauromachique ?

                                                                                                       

 

                                                                                             Gilbert LAMARQUE

 

Quelques chiffres de la Tauromachie en Espagne.

    Le ministère de la Culture et des Sports espagnol a publié les statistiques pour l'année 2018 (sur le Net : estadistica-de-asuntos-taurinos).

    Voici quelques chiffres :

1521 spectacles dont,

 - 369 corridas (24,30%) dont 93 en arènes de 1ère catégorie. 387 en 2017.

 - 169 corridas à cheval (11,10%).

 - 217 novilladas avec picadors (14,30%). 220 en 2017.

 - 267 novilladas non piquées (17,80%).

 - 118 spectacles mixtes.

 - 381 spectacles mineurs.

Chez les professionnels inscrits au ministère ayant toréé ou pas durant l'année 2018 :

 - 751 matadors, 733 en 2017.

 - 319 rejoneadors.

 - 2573 novilleros (piquée et non piquée).

 - 603 picadors.

 - 1897 banderilleros.

 - 3406 mozos de espada.

 - 62 écoles taurines, 58 en 2017.

 - 1337 élevages de toros de combat, 1329 en 2017, 1341 en 2015... 

 

    

 

 

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