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LES CARTELS A VENIR

Publié le par Cositas de toros

                                NÎMES PENTECÔTE. 

 

Enfin, plus d’harmonie, moins de tapage !

 

 

    Une novillada "triangulaire" : Espagne, Mexique, France. A savoir, Francisco de Manuel, Diego San Román, El Rafi et la ganaderia Pagès-Mailhan d’origine Santa Coloma-Parladé.

Une corrida qui verra défiler 3 Français 3 : les Thomas Joubert et Dufau ainsi que Juan Leal devant les Domecq d’El Torero.

Antonio Ferrera, chef de lidia, remplace Enrique Ponce, accompagné d’Emilio de Justo et Toñete qui coupa 3 oreilles ici même lors de son alternative le 15/09/18. Ils combattront des Jandilla, les pupilles de Borja Domecq qui procurent actuellement beaucoup d’enthousiasme.

La matinée du dimanche sera dédiée aux styles tauromachiques aussi divers que la profondeur de Diego Urdiales – qui doit-être de tous les cartels d’arènes de 1ere catégorie , le volontaire murciano Paco Ureña, meurtri gravement à Albacete et l’espoir andalou Pablo Aguado dont la superficialité ne doit pas cacher l’esthétisme. Ils seront opposés aux Domecq de Victoriano del Río.

Les Domecq – encore ! ‒ de Juan Pedro fouleront le sable le dimanche après vêpres pour un mano a mano (!) entre Sébastien Castella et le fougueux péruvien n°1 de l’escalafón, Andrés Roca Rey.  « Le choc des titans* » est-il écrit en présentation.

Enfin, les prestigieux Victorino clôtureront la feria. Aux Vendanges passées, ce fer avait triomphé. Ils seront combattus par le lidiador Octavio Chacón, le revenant Rubén Pinar qui fera son retour dans l’amphithéâtre gardois après neuf ans d’absence ou d’oubli, c’est selon, et la belle main gauche du sévillan Pepe Moral.

De l’intérêt pour cette Pentecôte à l’allure moins racoleuse avec des jeunes loups aux dents aiguës, des Français aux dents blanches, des toreros espérés, des combattants, la présence évitée de figuras, pas de Chamaco ou de Jesulín non plus, mais par contre, encore une dose de Domecq dépassant les prescriptions  médicales.

Un vent de jeunesse souffle sur le ruedo gardois où Ferrera, Castella et Urdiales font figures de dinosaures.

Que les anxieux, les inquiets se rassurent : Ponce et El Juli vendangeront en Septembre !

 

* Dans la mythologie grecque, les Titans, divinités, ont précédé les dieux de l’Olympe. Enfin, selon le Larousse, des personnes qui dépassent la force et la taille du commun des mortels. Quand même !

Mais nous sommes à Nîmes. La métropole de Marseille n’est qu’à 110 kms !

                                                                                                      

                                                                                                    Gilbert LAMARQUE

 

                         CARTELS MADELEINE.

 

Le Moun, les halles. Samedi 6 avril, jour de marché et ¡ Viva Zapata !

 

 

      Au Moyen Âge, le roi percevait, grâce à un droit domanial, un impôt sur les marchandises qui se pesaient sous les halles et qui était appelé droit de pesage.

Méfiant, je me rendis à la capitale des Landes, armé d’un petit cabas pensant faire mes emplettes chichement. Oui, mais au diable la parcimonie, les années se suivant sans toujours se ressembler, les produits proposés étaient plus alléchants que d’ordinaire.

 

    Tout d’abord, devisons sur l’art pictural et graphique.

 

Après Botero et ses rondeurs, influencé par l’Art précolombien et populaire, l’Espagnol de Palma de Mallorca, Domingo Zapata, « le nouveau Andy Wharol de ce siècle » ( The New York Post) qui est plus ancré dans le Néo-expressionnisme que le Pop art, me semble-t’il, est donc le signataire de l’affiche de la Madeleine, millésime 2019. Sachez que D. Zapata était l'auteur de l'affiche arlésienne pour la Feria du Riz ainsi que le décorateur du ruedo pour la corrida goyesque. Rien de nouveau sous le soleil pour l'initiative, l'originalité, la créativité montoises !

Pour 2020, je propose : l’Arte povera, mouvement artistique italien "Art pauvre" qui ne devrait pas coûter très cher ! Ou bien, l’Art brut, terme par lequel Jean Dubuffet désignait les productions de personnes exemptes de culture artistique. Un art qui comprend à la fois, l’art des fous et celui des marginaux de toutes sortes : prisonniers, reclus, mystiques, anarchistes ou révoltés auxquels j’ai envie de rajouter les aficionados a los toros. Pas cher, non plus !

 

    Passons plus sérieusement aux cartels… et aux bavardages et boniments : 1 heure 15 !

 

 

La Quinta réinvité me semble cohérent, les fades Luis Algarra conviés pour ne pas nous resservir Juan Pedro Domecq, mais c’est tout comme ! Fuente Ymbro soit, Nuñez del Cuvillo sollicité sans interruption depuis 2016 était dévolu à Enrique 1er ! Pourquoi pas Jandilla, du "bon" Domecq qui brille aujourd’hui ? Et enfin, Victorino pour conclure dignement.

La tendance s’équilibre. En effet, en 2017 et 2018, 2/5e  était livré  aux toristas, cette année 3/5e, disons plutôt 2,5/5e car Fuente Ymbro, voire La Quinta ne sont pas des Cebada Gago, Dolores Aguirre ou autres Saltillo.

Absents Morante, El Juli, J.-M. Manzanares mais aussi, hélas, J. Garrido, J. del Álamo, Pepe Moral, J. Galdós, Rubén Pinar, mais à ce compte-là, il faut allonger la feria ! A. Lamelas lui aussi absent ainsi que des cartels de Vic, se consolera petitement à Aignan.

Le roi Enrique, forfait, remplacé par Diego Urdiales, le grand absent, en chef de lidia, cela aurait eu de la gueule, non ?  Et bien non, Paco Ureña change de jour et prend la place de sa Majesté en chef de lidia, et apparaît, la veille à sa place A. Lopez Simón. Dax fêtera le vingtième anniversaire d’alternative du Riojano prise dans la bonne ville thermale, un bon point. C’était le 15 août 1999 !

La novillada piquée toujours en nocturne, non ! Novillos d’Ave María dernière acquisition de Robert Margé et de Philippe Pagès, située en Andalousie à Villanueva del Rio y Minas. Pour le choix des jeunes piétons, nous verrons plus tard.

La non piquée : un tirage au sort des ganaderias du Sud-Ouest. Le vainqueur 2018, Casanueva  invité d’office accompagné par Malabat, La Espera et Alma Serena. Les quatre ganaderias landaises ! Le Lartet a décliné sa participation éventuelle et J.-L. Darré n’a pas vu son bulletin sortir de l’urne.

En conclusion, mon panier est mieux garni que pour la précédente Madeleine. Je vais donc devoir débourser plus pour le droit de pesage !

Mais arrêtons de geindre et tournons-nous plutôt vers le soleil qui brille pour chacun d’entre nous.

Voilà, c’est un avis comme un autre, mais c’est le mien.

Chacun s’abreuvant à la source qui lui convient… et la pluie ne fut pas invitée !

 

 

                                                                                                  Gilbert LAMARQUE

 

 

                  JOURNEE TAURINE DE SAINT-PERDON.

 

   Cette année 2019 est une année un peu spéciale pour la Peña La Muleta, organisatrice de l’évènement. C’est en effet le triple anniversaire d’une décade passée, importante pour elle.

Premièrement, le dixième anniversaire de la prise en responsabilité de l’organisation de la journée taurine dans le cadre des fêtes du village,

Deuxièmement, le dixième anniversaire de l’incendie des arènes communales,

Et enfin, troisièmement, le dixième anniversaire  de l’accueil chaleureux de la municipalité montoise mettant gratuitement à la disposition de Saint-Perdon l’utilisation de la plaza montoise.

Samedi 06 avril, place du Théâtre à Mont de Marsan, la Peña La Muleta était invitée, dans le cadre de la présentation des cartels montois, à présenter l’affiche de sa journée taurine qui traditionnellement se déroule le dernier week-end d’Août.

Certes, elle était invitée à une belle table, un tremplin fort intéressant pour se faire voir, encore eut-il fallu que le monde présent pour les cartels montois soit resté jusqu’à la fin. Las, les gens présent en nombre important, lassés par les monologues assommants de notre célébrité cantonale, étaient partis lors de la divulgation de l’affiche présentée, il est vrai en toute fin de cérémonie…

A quoi sert d'être invité à une table si majestueuse soit-elle si les assiettes sont vides ???

 

En tout état de cause et, pour parler  de ce qui nous intéresse vraiment, lorsque l’on connaît un peu l’historique de la Peña, l’on peut dire que cette journée est bien "montée" sur le plan taurin.

 

 

En matinée, quatre novillos de Baltasar Ibán.

Cette ganaderia a fait le bonheur (prix du meilleur lot de novillos du Sud-Ouest 2011), de l’organisation quatre années de suite. Il est donc normal de les retrouver sur l’affiche.

 

L’après midi, traditionnelle novillada concours (7ème) où l’on retrouve les fers qui, pour certains ont gagné le concours, pour d’autres ont démontré de grandes qualités et qui pour d’autres ont laissé entrevoir des possibilités sans pouvoir aller jusqu’au bout.

Cette ganaderia fait partie de cette dernière catégorie. Rappelons- nous cette magnifique estampe sortie du toril l’an passé malheureusement devenue trop vite invalide et donc impropre à la lidia. Ce fer est d’encaste Vega-Villar.

 Cet élevage de sang Juan Pedro Domecq / Aldeanueva nous a été présenté comme étant "les petits frères des Pedrazas de Yeltes". Quid de ces fameux Pedrazas qui ont gagné deux fois le concours !!! Ils n’ont pas pu, ou n’ont pas voulu ?

Cette ganaderia d’encaste Santa Coloma, est issue de la partition de l’élevage de Buendía, élevage qui fut le dernier à fouler le sable des arènes saint-perdonnaises en 2008.

C’est l’encaste minoritaire de Veragua qui est à l’honneur avec cet élevage. On garde en mémoire le très bon novillo sorti lors de la novillada concours de 2016. Espérons que cette année ce novillo ne croise pas la route d’une "figurita" en mal de notoriété et d’exigences comme ce fut le cas en 2016.

Deux fois présents au cartel saint-perdonnais, les Pedrajas de Jean-Louis Darré ont gagné le droit d’être dans ce cartel commémoratif. Lors de sa deuxième présence  en 2015, il se partageait le prix avec les Pedrazas.

Vainqueur du prix en 2017 pour sa présentation en France cette ganaderia de sang Juan Pedro Domecq / Gerardo Ortega - Marqués de Domecq est très justement renouvelé cette année.

 Pour cette journée commémorative la Peña renoue donc, pour la novillada concours, avec sa ligne directrice de départ, à savoir la variété des encastes dont certaines minoritaires. Il n’en reste pas moins vrai que cette journée sera un challenge important pour cette jeune organisation tant sur le plan du résultat technique que sur le plan du financier. Cette journée organisée intégralement hors de leurs terres originelles (!!!) représente un risque important dont toutes les retombées ont bien été, je n'en doute pas, appréciées à leurs justes valeurs .

 

L’ambition est un moteur…

Souhaitons-leur une belle réussite.

                                                                                                                  Patrick SOUX

 

 

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LE SAMBUC. 31 mars 2019

Publié le par Cositas de toros

Entrée du mas Colombeau

Entrée du mas Colombeau

  Texte et photos, Chantal LAFAYE.

 

 

Rencontre des écoles taurines. Fiesta campera – Becerrada. 

 

 

     A l’image de la posture de la famille, c’est un droit chemin qui nous mène au mas Colombeau. Un bel endroit impeccablement tenu. Ce matin, chacun s’affaire aux préparatifs. Les becerros sont regroupés dans l’enclos, près des installations qui les mèneront à l’embarquement. Ils sont tous issus de la lignée de "Caramelo", de robes diverses, nés entre mai et juin 2017. Les bêtes seront embarquées et menées au dernier moment. Le sorteo aura lieu à midi, au mas, dans les règles de l’art.

 

 

    Sous l’œil de son grand père Francis Colombeau, Emma suit les opérations. Depuis 2018, année de ses 18 ans, Emma est devenue officiellement la ganadera et s’implique plus encore dans l’élevage, s’appuyant sur l’expérience et la bienveillance de son grand père qui a tant à transmettre.

"Je suis baignée dedans depuis toute petite" dit-elle. Elle voyait son oncle Cyril et son grand père "aller aux taureaux", et s’occuper de l’exploitation. Ici, tous les taureaux sont élevés dans le respect de leur vraie nature, et il n’est point besoin de les faire courir, leur constitution et leur moral se forgent sur ces terres et sous l’œil attentif et avisé de leur propriétaire. Chez les Colombeau, l’héritage, le vrai, c’est celui de la transmission qui inscrit la continuité du labeur et de la vie, d’une génération à la suivante. La présence de Cyril est toujours perceptible, elle est gravée dans son fer et dans les esprits. Aujourd’hui nous verrons les taureaux de Cyril Colombeau. (Santa Coloma par un semental de La Guadamilla)

 

 

"Les taureaux, c’est ma passion, c’est toute ma vie !!". Emma aimerait que "ces jeunes qui viendront dans l’arène aujourd’hui soient en osmose avec les taureaux". Elle explique que la fiesta campera a pour vocation de "permettre aux jeunes d’apprendre, de progresser, de se jauger", "il leur faudra s’imposer… comme devant tout taureau…". Pas de pari sur comment servira ce lot, toute faena est inédite et imprévisible. Comme le dit justement son grand père "les taureaux sortent… par la porte !"

16 heures, beau temps légèrement voilé par moment, tout est en place dans les arènes Cyril Colombeau. Petites arènes sambuciennes, sans gradins, pas encore, ou tout un chacun côtoie tout le monde dans un bon esprit, après un repas paella concocté par José Caparros et son équipe.

 

Arènes du Sambuc

 

    Presque 200 entrées pour cette becerrada organisée par le CTPR d’Arles, journée dédiée à Jean- Marie Drome qui fut trésorier du club sus dit, décédé en juillet dernier.

    Au diable ceux qui avaient choisi Vauvert aujourd’hui (trop facile !), nous ne nous sommes pas ennuyés un seul instant ! Les jeunes novilleros, malgré une technique et des résultats très inégaux, se sont sérieusement investis devant des erales oh combien intéressants ! Le chemin des écoliers est long et difficile, il ne fallait pas manquer l’opportunité d’une telle course riche en possibilités.

 

Gualterio Lopez, école taurine de Béziers

                           

    Premier taureau colorado listón, noble, encasté, brave, avec beaucoup de jus, prompt à se retourner, pour Gualterio Lopez (école taurine de Béziers). Accueil avec quelques véroniques. Une paire de banderilles posée par un subalterne, une deuxième n’aurait pas été de trop. Une série gauchère seulement, finie en "chiffonazo", sur l’ensemble de la faena. Le garçon pêche par défaut de technique suffisante, de placement, s’exposant maladroitement face à un torito qu’il fait tomber d’une entière al encuentro avant que nous n’ayons pu voir tout ce que l’animal avait à donner. Palmitas.

 

            

Fabien Castellani, école taurine d'Arles

                   

    Fabien Castellani reçoit le deuxième. Ce negro noble, brave, encasté, de beau trapio (nous nous répéterons souvent sur la qualité de ce lot), le plus imposant du lot, va remater aux planches. Quelques véroniques. Le becerro reçoit une paire de bâtonnets réussie au deuxième passage. Deux séries de naturelles très honorables, il se croise, bon rythme. Plus de difficultés à droite, brouillon, désarmé. Se reprend à gauche mais de nouveau désarmé. Ce fier toro n’est pas dominé. Entière a recibir. Oreille. En progrès depuis 2018.

 

 

Lucas Brousse-Quentin, centre français de tauromachie de Nîmes

             

     Lucas Brousse-Quentin hérite d’un chorreado bien décidé à défendre son terrain, que les spécialistes qualifieraient de manso con casta. Ébéniste lui aussi (causant quelques dégâts et une bonne frayeur dans le callejón). Quelques véroniques et chicuelinas. Lucas pose deux paires (il en posera deux autres au toro de Spagna), et à remarquer par les temps qui courent, le bicho suit. Attaque par doblones. Cite de loin, belle série main droite, templée, relâchée, et basse juste ce qu’il faut. Moment qu’il ne fallait pas manquer car c’est pour moi l’ouvrage le plus abouti de l’après-midi. Tentative sincère à gauche mais sans succès, désarmé. Première épée ratée, deuxième en brochette de rognons, demi à la troisième. Oreille. Novillero de posture humble à qui j’attribuerai la meilleure série, à suivre.

 

Jean-Baptiste Lucq, école Adour Afición

                                                

    Devant un becerro, castagno claro, lui aussi noble, encasté, brave, Jean-Baptiste Lucq (école taurine Adour Afición) entame le second tiers avec des passes artistiques quasi "poncistes" essayant de négocier le Colombeau pour l’amener au centre, mais le taureau ne connaît pas Ponce… voltereta. Ce jeune ne veut pas lâcher, de beaux gestes, en se croisant, notamment à gauche, mais… de nouveau pris, spectaculaire mais à priori sans gravité. Ce jeune a un bon mental, la technique viendra. Quelques manoletinas superflues, mais il s’accroche !, et une épée entière, atravesada. Oreille. Ce garçon est un vaillant, à suivre.

 

Lucas Spagna, école taurine de Madrid, fondation El Juli

                                                                                                                                           

    Lucas Spagna affiche une prestance et une belle assurance, avec des "hey toro" et des "arrrhhh" sur chaque passe. Il hérite d’un bon Colombeau (banderillé deux fois), un chorreado de la même trempe que ses frères, dont il maîtrise difficilement la charge, mais s’applique à le faire passer à droite comme à gauche même s’il perd un peu les papiers à la finition, se laissant parfois déborder. Épée entière delantera, efficace. A noter deux paires de banderilles posées par Quentin. 2 Oreilles. Sans nul doute, nous reverrons cet élève précoce.

    Ce dernier taureau a été gratifié d’une vuelta, assurée par l’arrastre typiquement camarguais, mené par René Sol. Saluant ainsi la qualité du lot dans son ensemble, et les qualités de chacun des exemplaires. Vuelta bien méritée de la ganadera. A quand la sortie d’un lot de Colombeau en non piquée formelle ?

 

Vuelta al ruedo, maître d'oeuvre, René Sol
Emma et Lucas Spagna

 

    Cette becerrada s’est achevée par un moment émouvant à la mémoire de Jean-Marie Drome. Sa famille présente, a prolongé son engagement en offrant une muleta et une ayuda aux cinq novilleros.

José Caparros, président du CTPR de Arles, chef d’orchestre de l’évènement, il faut le saluer, a quant à lui remis un capote de brega au triomphateur Lucas Spagna.

Fin de tarde à l’heure des piques de nos chers commensaux ailés (les moustiques), chacun a cherché sa querencia. Qui à la buvette, qui à la maison… mais quelle belle après-midi de toros !!!

                                                                                                   Chantal LAFAYE

 

 

LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
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LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
LE SAMBUC. 31 mars 2019
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LE SAMBUC. 31 mars 2019
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Dimanche 31 mars, Gamarde

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 31 mars, Gamarde

En ce dimanche printanier, la coquette plaza de Gamarde-les-bains (de soleil) a vu défiler des toros de Castillejo de Huebra, encaste Murube –Urquijo pour l’essentiel.

Pour sa présentation en France José Manuel Sanchez, fondateur de cet élevage situé en Estrémadure nous a réservé un lot bien présenté, conforme à la catégorie de l’arène, bien dans le type Murube. Ils sont tous relativement bien sortis avec les qualités et les défauts liés à cet encaste, notamment le manque de force et de chispa. Leur faiblesse nous a sûrement privé d’un spectacle plus complet, et, hormis le cinquième qui fut le plus compliqué, la bravoure n’a pas été au rendez vous, 8 rencontres et un batacazo au dernier de l’envoi avec une cornada au cou pour le cheval. A noter des tercios de banderilles très bien menés, sobres, efficaces et précis.

 

Les piétons

                                                     David Galván,

remplaçant au pied levé Daniel Luque, malade, a été élégant au capote avec son premier et très discret avec son second, un vrai coureur de fond. A la muleta, il nous a entrainés dans deux faenas du même tonneau, à savoir des séries des deux mains liées en rond (attention au vertige), trasteo un tantinet répétitif voire soporifique, superficiel manquant de transmission, mais qui porte sur les gradins. Une entière « accidentelle » al encuentro lui permet de couper une oreille contestée à son premier (30 mouchoirs) et l’entière très longue d’effet à son second est suivie de silence.

 

 

                                                    José Garrido,

voit sortir son premier faible qui boite des antérieurs, protesté par le public, changé par le président. Le sobrero est d’un autre calibre, il prend deux piques dont la deuxième du centre. Il lui donne une faena de muleta en mettant la jambe, en baissant la main, en l’obligeant et, même si c’est plus compliqué avec la senestre,  il arrive à lui tirer des naturelles (une par une) mais bien croisé pour finir de face. Un pinchazo suivi d’une entière efficace ne lui permettent pas de couper l’oreille méritée. Avec son second, il a plus de mal, pas très en confiance à droite le toro l’oblige à reculer et perdre du terrain à gauche. Seule une grande estocade très engagée fait tomber le mouchoir du palco.

 

 

                                                      Pablo Aguado,

est torero sévillan. C’est un artiste. Il sert à son premier adversaire un trasteo du bout des doigts, tout en délicatesse, tout en douceur mais manquant de profondeur, agrémentant le tout de ces fameux deux ou trois petits pas pour se replacer entre chaque passe. Une demi après un échec al recibir plus un descabello et l’oreille tombe (80 mouchoirs). A son second bis repetita à droite, mais plus laborieux sur l’autre rive où il  se fait désarmer. Il revient à droite et le tout se termine par une voltereta. Entière contraire, atravesada suffisante mais sans trop d’engagement et, deuxième oreille.

 

Gamarde-les-Bains dimanche 31 mars 16h30.

Beau soleil.

Quasi lleno.

6 toros de Castillejo de Huebra pour :

David Galván : oreille et silence après avis.

José Garrido : Applaudissements et une oreille

Pablo Aguado : Une oreille et une oreille.

Présidence, Philippe Lalanne.

La temporada commence gentiment, tout en douceur… nous sortons de la torpeur hivernale…

 

Patrick SOUX

 

 

Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
Dimanche 31 mars, Gamarde
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Dimanche 31 mars, Gamarde
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Dimanche 31 mars, Gamarde

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Dimanche 24 mars LE HOUGA

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 24 mars LE HOUGA

En ces terres folgariennes,  un temps estival nous a accompagné tout au long de cette journée taurine organisée par la Peña La Suerte.

En plat principal nous était proposée une tienta de trois vaches en provenance de la jeune ganaderia La Espera  propriété de,

                                            Jean-François Majesté

d’origine Jandilla et Victoriano del Rio, avec

                                                       Dorian Canton

à la baguette aidé en cela par Julien Dusseing, Benjamin Dourthe et Laurent Langlois à la pique.

 

Malgré sa noblesse au capote, la première a manqué d’enthousiasme en quatre rencontres avec le cheval. Elle fait preuve de plus de caste à la muleta, débordant à plusieurs reprises le jeune diestro qui aura peut être manqué de dominio.

 

La seconde, très distraite à sa sortie va à la rencontre du groupe équestre sans envie et bravoure à quatre reprises sortant seule à chaque fois. Au drapelet, elle est fuyante en début de faena. En prenant la main gauche, Dorian trouve la distance et surtout la hauteur. En baissant un peu plus la main, il finit par intéresser son adversaire pour lier quelques séries des deux mains.

 

L’ultime fait, elle aussi une sortie un peu désordonnée, face à la pique, elle ne s’engage pas cherchant même à fuir à la morsure du fer. Début de troisième tiers à droite à mi-hauteur puis passage à gauche un peu plus bas. La vache est noble, elle passe et repasse sans trop de difficultés. Dorian, prenant visiblement du plaisir allonge sa faena pour terminer avec trois trincheras débordantes de lenteur.

 

Lors de la tertulia d’après tienta, l’éleveur nous explique que, les vaches testées ne possédant pas toutes les qualités nécessaires  à l’obtention du toro complet qu’il désire, il n’en conservera donc aucune.

 

Arènes du Houga.

Chaude et agréable matinée.

Environ 100 à 150 personnes sur les étagères.

La bonne humeur est revenue, el sol y el polvo tambien.

 

Patrick SOUX

 

Galerie photo ci-dessous.

Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
Dimanche 24 mars LE HOUGA
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VICISSITUDES "TAUROMACHIQUES" : LES MOJIGANGAS

Publié le par Cositas de toros

     Complément.

 

                                                           

Scène de pantomime taurine, mojiganga. Gravure G des épreuves inédites. Francisco de Goya. Epreuve d'état à la Bibliothèque nationale de Madrid.

 

    Cette scène bizarre représentée par cette planche, peut surprendre. C’est en effet une singulière fantaisie que de faire travailler à la pique un taureau par un picador monté sur l’une des deux mules attelées à un carrosse. Il y a deux conducteurs, armés de piques, au cas où le taureau les attaquerait. A la portière, se penche un rejoneador prêt à se servir de son arme, le cas échéant. Deux laquais se tiennent debout à l’arrière du carrosse, selon l’usage à cette époque, et des toreros, la cape rejetée sur l’épaule, semblent contempler de loin cette scène. Ce style fantaisiste de course appartient au genre dit "inventions à pantomimes", mojigangas, terme exact fort en vogue au XVIIIe siècle.

Une de ces courses fut célébrée le 27 juin 1787 sur la place d’Aranjuez. L’affiche annonce qu’ " on verra sur la place le fameux Maure Muza avec Fatima son épouse, en habits de leur nation, sur un très beau landau traîné par un âne superbe, harnaché en cheval, avec queue et frein, accompagnés de deux piqueurs sur chevaux de carton et deux laquais, avec passes de cape et pose de rosettes et banderoles et autres figures de passe-temps"    .

Avec moins d’imagination et de fantaisie, ce toreo grotesque s’est prolongé jusqu’à nos jours. Les soirs d’été toréent parfois des bandes appelées charlotades.

 

                                                                                                   

                                                                                               Gilbert LAMARQUE

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