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MANUEL AMADOR, GITAN AUX YEUX VERTS

Publié le par Cositas de toros

 

      La Grande Faucheuse allonge encore la liste des matadors ascendants.

 

 

         Le matador Manuel Amador Correas est décédé à l’âge de 83 ans le vendredi 4 mars à l’hôpital général de la capitale manchega, victime quelques jours avant, d’une chute accidentelle.

     Né à Jumilla (Murcie) le 15 janvier 1939 – en raison des circonstances de la guerre civile mais considéré comme un enfant d’Albacete – il a commencé sa carrière en août 1956 à La Gineta (Albacete). Les années 50 sont "l’âge d’or" de la tauromachie d’Albacete avec Montero, Pedrés et Chicuelo II.

     Il prend l’alternative le 28 mai 1964 à La Maestranza de Séville avec Curro Romero comme parrain et Carlos Corbacho comme témoin, combattant les toros du fer de Joaquín Buendia. Il confirme et sort a hombros le 28 mai 1965 avec C. Romero et El Cordobés devant les toros de Carlos Nuñez, toros très appréciés des toreros ces années-là. 1965, certainement sa meilleure année après trente-six courses et malgré deux mésaventures : le 1er juillet à Barcelone, un toro de Sánchez Fabrés l’encorne dans la région abdominale et le 23 août à Dax, un Atanasio Fernández lui transperce la cuisse.

     En 1966, un toro de Francisco Escudero lui fracture l’humérus du bras gauche à Barcelone le 7 juillet perdant lors de cette temporada plus d’une cinquantaine de corridas. Il ne reprendra pas sa position perdue et les performances baissèrent par la suite.

     Il a ouvert à deux reprises la Puerta Grande de Las Ventas et une fois la Puerta del Príncipe de la Maestranza.

     Les aficionados qui l’ont vu il y a cinquante ans se souviennent encore de sa classe extraordinaire qui fit proclamer à un critique taurin : « Nous avons un nouveau gitan aux yeux verts » rappelant l’inoubliable Joaquín Rodríguez "Cagancho".

     C’est en 1972 qu’il se retire à Séville le 9 avril. Quelques années plus tard, il prendra durant six ans les rênes de l’école taurine d’Albacete.

     Il fut à l’origine d’une dynastie de toreros gitans comme Sebastián Cortés, Manuel de Paz, Antón Cortés et son fils Manuel Amador Jr. actuel impresario des arènes d’Albacete avec Simon Casas.

                                                                   Gilbert Lamarque

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LE SAMBUC

Publié le par Cositas de toros

 

         

             Les jolis santacolomeños de Cyril Colombeau, issus d’un semental de La Guadamilla, seront au rendez-vous de mars.

En 2002, le ganadero de La Guadamilla élimina tout le sang Santa Coloma, ne gardant que le bétail d’origine J.P. Domecq acheté en 1994 et 1995.

Ici, entre Rhône et Vaccarès, on ne cultive pas que du riz. On y élève aussi des toros, et au mas Colombeau coule encore du sang de cet encaste historique et précieux, celui de Santa Coloma.

Rendez-vous le dimanche 27 mars.

                                      G.L.

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UN ESPAGNOL Á SHANGAI, GABRIEL DE LA CASA

Publié le par Cositas de toros

       

     

                Gabriel de la Casa est décédé le 3 mars à l’hôpital madrilène Fundación San José à l’âge de 73 ans.

     Gabriel de la Casa Pazos était un enfant de Madrid où il naquit le 2 septembre 1948.

     Son père, torero dans les années 40, Emiliano de la Casa García "Morenito de Talavera" était originaire de Talavera de la Reina (1914-1973) tout comme son frère Pedro de la Casa et son neveu Antonio Arán de la Casa. Les trois utilisaient l’apodo de Morenito de Aranda mais Emiliano fut le diestro le plus important de la famille de Talavera.

     Avec de tels antécédents, Gabriel se passionne pour la tauromachie dès son plus jeune âge et décide de suivre les traces de papa Emilio comme l’avait précédé son frère aîné José Luis qui passa banderillero après trois ans d’alternative (1946-2016).

     Il débute en 1963, il a alors 16 ans. Il obtient son doctorat le 9 août 1967 en plaza de Manzanares (Ciudad Real), son parrain était Manuel Benítez "El Cordobés" en présence de Victor Manuel Martín, le toro de la célébration, "Quebrado", était de María Montalvo. Il coupa quatre oreilles et une queue ! Il confirma à Madrid deux ans plus tard.

     Il se présenta en France comme matador, à Dax, le 17 août 1969, alternant avec Diego Puerta et Manolo Cortés, lidiant des toros de Branco Nuncio.

     Sa carrière européenne déclinant, l’élégant matador traversa le Charco et fit plus de trois cents paseos aux Amériques.

     Par la suite, il devint éleveur de bravos avec le fer d’El Alijar de la Loba (Domecq) en Estrémadure et il organisa une corrida en… Chine, le 23 octobre 2004. Au paseo, José Ignacio Ramos, Iván García et l’Équatorien Guillermo Albán combattirent trois toros mexicains de La Soledad. Environ 10 000 paires d’yeux ébahis et non moins bridés en furent les témoins. On posa les banderilles mais il ne fut pas question de mise à mort. Le lendemain, on remit ça avec trois autres cornus dans le stade voué à l’athlétisme. Les toros furent incinérés.

     Gabriel de la Casa défila une dernière fois dans le pueblo de Huete (Cuenca) le 23 septembre 1995, pour ensuite s’habiller en empresario et travailler aussi comme mandataire.

                                                            Gilbert Lamarque

 

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AIRE, C T MARC SERRANO

Publié le par Cositas de toros

AIRE-SUR-L'ADOUR 

 

C.T. MARC SERRANO

 

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NOTICIAS DE ESPAÑA

Publié le par Cositas de toros

Torralba de Calatrava

 

     

     La municipalité de La Mancha de Torralba de Calatrava (Ciudad Real) a programmé une corrida pour le dimanche 13 mars. Trois jeunes toreros andalous sont annoncés : Esaú Fernández, Javier Orozco et José Ruiz Muñoz. Ces deux derniers ont pris l’alternative, en septembre 2021 pour Javier, en octobre 2021 pour José.

     Ce sera l’occasion de voir le comportement du bétail des Hermanas Azcona, bétail qui est inscrit à depuis 2014 à l’UCTL. La finca "Orfanato" se situe à Olite en Navarre mais l’origine est de sang Domecq par Daniel Ruiz.

     Rien de comparable avec les toros de Casta Navarra de Miguel Reta, toros qui paissent sur les terres navarraises de Corella !

 

Nouvelle ganaderia en Navarre

     Ne quittons pas la Navarre où l’homme d’affaires navarrais Juan López a créé une nouvelle ganaderia "López Vicente" dans la Communauté autonome à Cintruénigo à l’ouest de Tudela.

 

Imanol Sánchez, Juan López et Alberto Lamelas entourant le nouveau fer. © Navarra Capital.es

     Le nouvel élevage est composé par du bétail de Santafé Martón d’origine Marqués de Domecq, et les matadors Alberto Lamelas et Imanol Sánchez ont réalisé le premier tentadero. Quatre utreras ont montré de la bravoure sous la pique du Navarrais Juan Manuel Sangüesa ainsi que de la mobilité sous la flanelle.

     Le nouveau ganadero avait fait ses premiers pas de "torero" avec Imanol Sánchez à l’école taurine de Tudela. Les rêves du "torero" il y a vingt ans, appareillent pour une autre aventure. ¡Suerte!

 

Sanlúcar la Mayor

     Nous vous annoncions, le 19 février, le retour des toros à Sanlúcar la Mayor. La corrida a enregistré un quasi lleno dans les arènes portatives. Des toros de Buenavista, nobles et bien présentés, ce fut le 4e qui offrit les meilleures options.

     Le torero sévillan Lama de Góngora a triomphé coupant 4 oreilles. Javier Jiménez héritant du lot le moins bon coupa l’oreille de son second et J. Ruiz Muñoz se montra volontaire (vuelta et ovation).

 

Alcurrucén

   

      Environ 90 toros de l’encaste Nuñez seront combattus. En effet, le fer d’Alcurrucén annonce 11 corridas pour la temporada 2022. Ils ne seront ni à Séville ni à Valence mais présents deux fois à Madrid. On peut s’attendre à les voir en France. Mais la devise ne flottera pas à Bilbao pour l’Aste Nagusia où les ganaderias toristas ne se bousculent plus.

     Quarante ans en haut de l’affiche. C’est en 1982 que les Lozano éliminèrent les bêtes achetées en 1967 pour annoncer le nom d’"Alcurrucén" formé avec des femelles et des sementales des héritiers de Carlos Nuñez. Après les années d’hyper-production, le chiffre de toros combattus fut revu à la baisse. Le fer triomphait à Madrid, Bilbao.

     Le jeune extremeño Ginés Marín a brillé devant ce fer… à Madrid. D’abord le jour de sa confirmation à Las Ventas, le 25 mai 2017, puis à la Feria de Otoño, le 12 octobre dernier. Deux dates qui marquent une carrière. Espérons voir le nom de Ginés Marín sur de nombreux carteles.

     Le fer de Tolède a couru en 2021 dans les arènes importantes de Vistalegre, Tolède, Castellón, Las Ventas, Mont-de-Marsan (où ils déçurent).

     Des figuras les ont combattus : Morante de la Puebla, El Juli, Paco Ureña, Diego Urdiales, Emilio de Justo et Ginés Marín bien sûr.

     Verrons-nous cette saison, des toros à la devise noir et bleu ciel catapultant au sommet quelques toreros ?

 

Gijón

     Carlos Zuñiga a entamé la bataille juridique pour récupérer la Feria de Begoña. Il a déposé un recours administratif afin que « le gouvernement municipal rectifie et certifie la prolongation » de son contrat pour lui permettre la programmation des toros.

     L’homme d’affaires a demandé également de programmer deux corridas au mois de juin, pour la fête de San Pedro, lorsque les arènes seront libres de tout événement.

     Souvenez-vous, la maire qui avait déclaré n’avoir rien contre la tauromachie, avait demandé l’utilisation des arènes pour juillet, août et septembre empêchant la Feria de Begoña de se dérouler.

     Et Carlos Zuñiga perplexe : « Juin est libre, jusqu’à quand ? »

     Le feuilleton continue.

                                                               Gilbert Lamarque

 

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