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Un demi-siècle de mensonges

Publié le par Cositas de toros

En cette période hivernale, je soumets à votre lecture un article paru dans la revue TOROS portant le N°1342-43 du 18 décembre 1988 écrit par le célèbre revistero EL TIO PEPE.

Cette publication me paraît être très intéressante au moins à deux titres : Primo, sur le plan de l’histoire de la tauromachie, elle a le mérite de  recadrer certains points oubliés ou ignorés, et secundo, elle met le doigt sur certains travers ou certaines dérives de la Fiesta Brava, qui pour les plus jeunes aficionados peuvent paraître "La Norme ".

Cet article est très long et, afin qu’il ne soit pas trop rébarbatif, je l’ai scindé en quatre parties qui seront publiées à quelques jours d’intervalle.

Prenez le temps de le lire jusqu’au bout, il m’étonnerait beaucoup que vous n’appreniez pas quelques choses ou que cela ne vous rafraichisse pas un peu l’Aficion.

Bonne lecture à tous.

 

Patrick SOUX

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1939-1989

par EL TIO PEPE

 

A Messieurs les Présidents

des Peñas, Clubs et Cercles Taurins,

 

Vous allez me trouver, Messieurs, bien hardi d’oser ainsi vous interpeller dans vos fonctions et les responsabilités qu’elles comportent. J’invoquerai comme excuses mon âge et plus de soixante années d’expérience en la simple qualité d’aficionado. Une si longue approche de la chose taurine confère inévitablement, modestie mise à part, une certaine compétence, et, par libre jeu de réflexion, conduit à une certaine hauteur de vue.

L’idée m’est venue de vous suggérer un thème de réflexion, et, ensemble, de vous apporter quelques éléments propres à vous faciliter la mise au point d’un exposé ; également, la réponse à des questions prévisibles.

Au long de mes trente années de pérégrinations au sein des sociétés taurines à l’occasion de conférences, il m’a été donné de constater que pour bon nombre d’entre elles, l’Assemblée Générale annuelle se décompose en plusieurs parties ; les unes d’origine statutaire et d’autres de caractère éducatif, à l’initiative du Président ou du Bureau, théorique ou pratique, avec pour souci de ne jamais perdre de vue la forme éducative de votre activité. Parallèlement à ceux que poursuivent les revues taurines, vos efforts ont abouti à un résultat correct : l’Aficion française est à l’heure actuelle la première de toutes (Madrid et Séville à part). On le mesure, ce résultat, à l’étonnement admiratif des critiques taurins espagnols de plus en plus assidus à nos Ferias, aux reportages écrits et télévisuels, enfin au nombre croissant de leurs compatriotes sur nos tendidos.

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Suite: Mensonge sur l'âge du taureau  Samedi 10/03

 

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LA SPA DESCEND DANS L’ARENE

Publié le par Cositas de toros

Par Gilbert LAMARQUE

   

 

 

    Souffrance animale : comme je l’avais annoncé dans le blog du 20 novembre 2017 dans l’article « Gravoria manent », la SPA lance une vaste offensive judiciaire contre les pratiques générant de la souffrance animale.

C’est la corrida qui figure en tête « d’une longue liste de pratiques à bannir en France ».

Pour mettre un point final à ce spectacle « dégradant », l’association a choisi de porter plainte contre X, en novembre 2017, auprès du Procureur de Paris. 

La loi de 2015 ouvre de nouvelles perspectives.

En effet, depuis 2015, l’animal est reconnu comme un être vivant doué de sensibilité. Cette nouvelle définition déverrouille  le débat judiciaire :  « Etre considérés comme des êtres sensibles leur confère une protection générale contre la souffrance gratuite et de pur divertissement, ce qui est justement le cas de la corrida et de la chasse à courre. Cela ouvre la possibilité de porter, à la fois sur la place publique et sur le terrain judiciaire, un certain nombre de questions qui, auparavant, étaient en quelque sorte « verrouillées » sur le plan judiciaire, en dehors de cas prouvés de sévices graves et actes de cruauté réprimés par le code pénal », poursuit Eric Gaftarnik, Secrétaire général de la SPA.

Aujourd’hui, l’association vise les toreros, les sociétés organisatrices et les municipalités. En fait, tous les acteurs qui font la promotion de la corrida.

Autre commentaire : «  Tous les indicateurs le prouvent, de plus en plus de sociétés organisatrices sont au bord de la faillite. Pourtant, on continue de tuer l’animal dans un motif de pur divertissement. C’est ça qui choque et révulse le public. On ne peut plus autoriser en 2018 que des gens puissent torturer et tuer des animaux uniquement pour leur plaisir. L’argument de la tradition n’est pas recevable ».

« Il appartient à la jurisprudence, et donc aux tribunaux, de trouver une place à l’animal et de lui conférer des droits qui répondent à cette situation nouvelle », commente Eric Gaftarnik.

Pour conclure, le dernier mot à Natacha Harry, Présidente bénévole de la SPA : « La jurisprudence est faite pour évoluer, au même titre que la société évolue. C’est un constat : les Français deviennent plus sensibles à la souffrance animale.

Mais l’animal est encore trop souvent utilisé comme un moyen, un outil de divertissement, au détriment de sa santé et de sa sensibilité ».

Ceci n’est pas faux : les taureaux dans l’arène, les animaux sauvages dans les cirques, la chasse à courre …

Si les décisions des tribunaux sont favorables aux demandes de la SPA, elles obligeront le législateur à modifier la loi et à donner à l’animal un véritable statut protecteur.

La mise en avant de la dimension culturelle, de l’économie engendrée et du patrimoine historique fera-t’elle le poids ?

Espérons-le.

                                                                                               Gilbert LAMARQUE

 

 

 

 

 

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ARZACQ. 18 FEVRIER, 16H30. DORIAN CANTON « ASSON » NIVEAU.

Publié le par Cositas de toros

                        Les arènes du Soubestre ont certainement battu le record d’entrée en dix années d’existence. De nombreux Béarnais sont venus soutenir le local d’Asson pour la première fois en habit de lumières dans sa contrée.

La pluie fit des claquettes sur le toit de la placita bien avant minuit !

 

6 erales du Conde de Mayalde bien présentés, aux armures playeras. Beaucoup de noblesse, peu de vices, certains dévoilant quelques pincées de faiblesse toujours inquiétant.

ARZACQ. 18 FEVRIER, 16H30.   DORIAN CANTON « ASSON » NIVEAU.

Spectacle mixte avec la présence de la rejoneada portugaise, Ana Rita. De longues courses, de l’ennui, plus de peps avec son second novillo qui coupait systématiquement les trajectoires et qui donna de l’intérêt et permettant à l’amazone de cueillir deux oreilles généreuses, me sembla-t’il.

ARZACQ. 18 FEVRIER, 16H30.   DORIAN CANTON « ASSON » NIVEAU.
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Victor Hernandez débute de rodillas devant un Mayalde noble et naïf. Suivent des séries où il vouvoie le cornu maniant la flanelle avec le pico, aucune transmission. Le torero ne collait pas au « bonbon », le couple de mules serait passé entre l’un et l’autre sans les chatouiller ! Donc pas d’épousailles entre le beau et la bête. Sachez qu’à l’école taurine de Guadalajara, on apprend à gérer les frais de pressing.

Entière basse au deuxième envoi, mort longue. Celle-ci poussant une infime partie des gradins à demander le mouchoir bleu et à l’obtenir !

Un cartilage pour l’Espagnol

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Le novillo de Dorian Canton fut le plus intéressant. Sorti avec beaucoup de gaz, il fut victime d’une vuelta de campana sans l’affliger. Le Conde est noble avec plus de caste que le précédent. Dorian s’applique mais se disperse quelque peu.

Deux coups d’estoc eurent raison de l’eral et libérèrent l’oreille. Le Béarnais sut faire preuve de caractère et sa note personnelle fut supérieure à celle de Magescq.

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Aux abonnés absents, nous avons pu compter sur Yon Lamothe qui plia les gaules rapidement. Il repartit bredouille du concours de pêche. Sur la gauche certes, le novillo était rugueux, mais sur la droite ? L’animal ne présentait pas de difficultés rédhibitoires. Il était surtout un peu faible et moins mobile. Rien à retenir.

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Manuel Perera accueille le dernier de rodillas, attitude qui m'agace un tantinet. Mais el joven de Badajoz, certainement le moins expérimenté, nous délivra quelques séries des deux mains bien serrées, mettant la jambe. Il profite de la noblesse et de l'amabilité du Conde et il sut baisser la main sur une belle série de derechazos. Le bât blaissa aux aciers où après une longue série infructueuse, il occit le castaño d'une entière basse.

A revoir, le garçon a les qualités du compétiteur.

Perera prit un avis, le président ayant retrouvé sa tocante !

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Les prix de l'ACOSO furent partagés entre V. Hernandez et D. Canton.

Vainqueur du 5e Trophée du "Bayonne de cristal" : D. Canton.

Des nèfles pour M. Perera.

 

La présidence dans la médiocrité ambiante, aux ordres de R. Milian demandant le changement de tercio (banderilles) lors de l'actuacion de D. Canton, les mouchoirs parfois généreux pour les piétons comme pour la cavalière ... et la vuelta posthume... et l'avis qui ne tomba jamais pour V. Hernandez.

Tout ceci sans importance.

Un calvaire que ce spectacle mixte avec la remise en état de la piste après le passage de la rejoneada.

 

Chez Gaby, au Café des Sports, la garbure et le gâteau basque méritèrent une vuelta fleurie.

Mais l'ensemble vaut-il un futur déplacement vu que 2017 avait été d'un niveau moyen et tout aussi long ?

                                                                                  Gilbert LAMARQUE

PS: Comme d'habitude, pour visionner le diaporama en plein écran, cliquez au centre de la devise du Conde de Mayalde.

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BLIZZARD, VOUS AVEZ DIT BLIZZARD ?

Publié le par Cositas de toros

 Par Gilbert LAMARQUE

 

               Richard Milian devait être invité le vendredi 9 février  au collège Pierre-Blanquie de Villeneuve de Marsan pour donner une conférence aux élèves de troisième dans le cadre d’un prochain voyage d’étude en Espagne, à Valence. (Voir le quotidien « Sud-Ouest » du mercredi 7 février).

Il devait intervenir pour leur exposer, sous l’angle économique, ce que représente l’élevage de toros bravos et comment fonctionne une école taurine comme la sienne, « Adour Aficion ».

Mais le blizzard des anti-corridas dont une enquêtrice de la Fondation Bardot et ancienne du CRAC (certainement inconsolable de la disparition de son gourou), a soufflé sur les réseaux sociaux et dénoncé cette intervention programmée.

Le rectorat a lui aussi été contacté, et des parents d’élèves se sont « soulevés » comme le ferait l’espèce ovine.

Bref, après réflexion (laquelle?), la principale du collège a décidé d’annuler cette visite « pour assurer la sérénité et la quiétude dans la bergerie, pardon, l’établissement. »

Ceci certainement pour ménager la chèvre et le chou, mais beaucoup plus la chèvre !

Madame la principale, personne frileuse, aurait dû se pencher sur un courrier récent du Ministère de l’Education daté du 31 juillet 2017.

« De l’école au lycée, le parcours d’éducation artistique et culturelle a pour ambition de favoriser l’égal accès à tous à l’art à travers l’acquisition d’une culture artistique personnelle... Dans ce cadre, la culture taurine pourra être abordée. »

La lettre du Ministère précise qu’elle peut faire l’objet « d’enseignements, de projets spécifiques, d’actions éducatives, dans une complémentarité entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires. »

C’est l’UVTF (Union des Villes Taurines de France), par un communiqué qui a remis ce courrier en lumière.

Donc à l’avenir il sera interdit dans ce collège de traiter des œuvres de Picasso, Goya, des écrits d’Hemingway, Garcia Lorca, Neruda …

Et pourquoi ne pas interdire aussi la viande à la cantine !

Sachant qu’un certain Mathieu Guillon « El Monteño » est surveillant, ou si vous préférez, conseiller d’éducation dans cet établissement, souhaitons qu’un bûcher ne lui soit pas destiné par ces temps si froids !

La bulle « De Salute Gregis », traduite par : « Le Salut des Brebis » promulguée par le pape Pie V en 1567 interdisait formellement et pour toujours les courses de taureaux et décrétait la peine d’excommunication immédiate contre tout catholique qui les autorise et y participe.

En fait, les laïcs n’étaient pas concernés.

A Villeneuve de Marsan, les laïcs, brebis comprises, nous la jouent à la Pie V. Consternant.

 

                                                                                  Gilbert LAMARQUE

 

 

 

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NUMERO UNO

Publié le par Cositas de toros

Par Gilbert LAMARQUE   

 

                Classer les toreros, hisser un Numero Uno, c’est trop subjectif.

Je suis toujours plus partisan du toreo que d’un torero en particulier. Nous avons chacun notre sentiment sur la tauromachie et nous savons apprécier un torero sans qu’il ait le rang de figura.

Et après une faena éblouissante, chaque diestro est pour moi, le Numero Uno à cet instant : c’est sa gloire éphémère. Pourquoi vouloir hiérarchiser ?

Luis Miguel Dominguin s’étant proclamé à Madrid, Numero Uno, levant l’index après avoir coupé deux oreilles à un toro d’Antonio Perez, ne l’était pas plus qu’aujourd’hui Morante, José Tomas, Ponce, Castella ou Escribano, Rafaelillo, Juan Bautista, Perez Mota …

Et le résultat de l’escalafon en fin de temporada donne un classement sans beaucoup de rapport avec la réalité et encore moins avec les qualités avérées de chacun.

Nous sommes dans l’art tauromachique où nous apprécions selon nos sentiments, l’œuvre de l’artiste dans le ruedo qui fait surgir notre émotion, notre ressenti. Tout ceci est personnel. Il n’y a pas de suprématie. Un Numero Uno n’existera jamais à mes yeux ; tant pis pour cette manie de vouloir tout classer.

Un samedi 9 juillet à Teruel, le modeste torero Victor Barrio avait rendez-vous avec la fatalité, à 29 ans. Du vent, une muleta soulevée, une voltereta et soudain le drame

La corne de Lorenzo du fer de Los Maños, frappe au sol et tue. Avant lui, le petit  novillero péruvien Renato Mota et le matador mexicain El Pana fermaient les yeux à jamais.

A Pamplona, Javier Jimenez, un vendredi 8 juillet se relève d’une voltereta, trois vertèbres cervicales fracturées ( nous ne le saurons qu’après la course), il revient sur le sable pour tuer son adversaire, puis n’écoutant pas les médecins, le voici parti occire son second Cebada Gago. Pour la gloire ? Non, pour des queux de cerise, des nèfles. Le pundonor !

Et Ivan Fandiño dans une ultime chicuelina est projeté au sol, Provechito de Baltasar Iban l’a voulu ainsi en ce 17 juin. Cela fait déjà si longtemps !

 

Au mundillo durement touché, seul le silence s’invite.

 

Alors, le Numero Uno nous semble aujourd’hui plus que jamais bien futile.

 

                                                                         Gilbert LAMARQUE

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