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Articles avec #billet d'humeur tag

UNE HISTOIRE DE GRENOUILLE ?

Publié le par Cositas de toros

UNE HISTOIRE DE GRENOUILLE ?

    Dans la publication du 09 avril 2019 « Cartels à venir » et plus précisément sur la journée taurine de Saint-Perdon, je concluais mon propos par :

 

«  Pour cette journée commémorative la Peña renoue donc, pour la novillada concours, avec sa ligne directrice de départ, à savoir la variété des encastes dont certaines minoritaires. Il n’en reste pas moins vrai que cette journée sera un challenge important pour cette jeune organisation tant sur le plan du résultat technique que sur le plan du financier. Cette journée organisée intégralement hors de leurs terres originelles (!!!) représente un risque important dont toutes les retombées ont bien été, je n'en doute pas, appréciées à leurs justes valeurs.

L’ambition est un moteur…

Souhaitons-leur une belle réussite. »

 

Force est de constater que la réussite n’est restée qu’au stade des souhaits, et « L’ambition est un moteur » certes, à condition d’avoir ou de se donner les moyens de ses ambitions…

 

A la vue des résultats, les sentiments sont partagés. La volonté d’organiser cette commémoration ayant été actée, les responsables nous ont concocté une journée taurine bien équilibrée, collant parfaitement à l’histoire de la peña. Le résultat taurin, techniquement, a été une réussite. Hélas, lorsque l’on sort des sentiers battus, on s’expose à des désillusions qui parfois peuvent être importantes.

Mais que faut-il donc faire pour attirer les aficionados dans les arènes, en dehors des ferias ? La concurrence sur cette fin de semaine était trop importante, se pose évidemment la question de la pertinence du maintien de cet évènement.

 

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,

Tout petit prince a des ambassadeurs

Tout marquis veut avoir des pages.

 

Je ne vous ferais pas l’affront de préciser à quelle fable correspond cette moralité, toute fois, elle mérite pour le moins réflexion, voir même introspection.

 

 

Patrick Soux

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CHARITÉ, la vertu chrétienne malmenée

Publié le par Cositas de toros

     Notre beau pays, le Sud-Ouest – non pas le Grand Sud-Ouest qui s’étend aujourd’hui de la Nouvelle Aquitaine à l’Occitanie – mais plutôt celui qui réunissait jadis, la Guyenne, la Gascogne, le Pays Basque et, osons, le Béarn. Ce pays de cocagne que le monde entier nous envie, et bien cette terre bénie des dieux et des aficionados, a pris un petit coup derrière les cornes.

En effet, nous qui nous grisons de nous savoir meilleurs aficionados que nos amis du Sud-Est, ne sommes même pas capables de garnir copieusement une petite arène comme Samadet pour un festival caritatif, un samedi après-midi. 200 personnes ! Désolant, décourageant…

Ce jour-là à Mont-de-Marsan, le matin, un rassemblement a eu lieu (200/300 manifestants suivant les sources) pour défendre l’interdit d’accès des mineurs aux corridas. Où étaient-ils l’après-midi ? Certainement pas en Tursan à Samadet. Certains sont excusés, cela va de soi.

Mont-de-Marsan – Samadet : 33 km, 30 mn.

En fait, la plupart dédaigne ces enfants en souffrance, hospitalisés ainsi que le travail de l’hôpital du chef-lieu, ne sachant que lui tirer dessus (et sur l’ambulance !) à boulets rouges !

Par contre, on va défendre l’avenir de la présence ou pas de nos chères têtes blondes sur les tendidos !

Allez comprendre ! Cela ressemble à de l’égoïsme.

Mais pourquoi le Sud-Est ?

Tout simplement, le Sud-Est, lui, a bien su fédérer ses aficionados "aux valeurs taurines sans grand caractère".

Le dimanche 27 octobre (lendemain de Samadet), se sont déroulées à 34 km de distance, 30 mn entre Rodilhan (Gard) et Gimeaux (Bouches-du-Rhône) :

- à Rodilhan, une Journée Taurine de l’Aficion mise en œuvre par le Club Taurin "Toros y Caridad" avec un "No hay billetes".

Cinq novillos de Cuillé pour A. Lamelas, A. Younes, T. Garcia, C. Olsina et Solalito. Les bénéfices sont reversés à une association gardoise œuvrant pour le bien-être des enfants en situation d’handicap. De ce fait, il n’y a eu aucune invitation distribuée.

Aller à Rodilhan est un acte militant. Rappelons-nous les incidents avec les opposants par le passé. Chaque aficionado a su dépasser les quelques tracas dus à la seule entrée autorisée du village, le contrôle de la gendarmerie… et "No hay billetes" !

- à Gimeaux, à la "Monumental", la Feria Campera traditionnelle par le Club Taurin "Lou Fourmigo"… "No hay billetes" ! Olé !

Quatre novillos des Héritiers de François André avec "El Adoureño", "Kiké", Francisco Montero et José Antonio Valencia.

Samadet avait proposé, la veille, ce même type de programme (voir cartel, six novillos, six toreros!) sans une once de difficulté pour se rendre à la plaza. Même pas le fantôme d’un anti !

 

La Peña"Al Violín"a légitimement le droit d’être en colère et terriblement déçue.

Je vous invite à lire son communiqué. 

        « Ce matin, les socios de la peña se sont réveillés avec une gueule de bois. Hier aurait dû être un jour de fête et de bienfaisance ; fête gâchée par une trop faible affluence.

A l’heure où nous sommes de plus en plus attaqués, où une proposition de loi vise à interdire l’accès de nos arènes aux mineurs, nous ne sommes pas capables de nous mobiliser. Nous ne sommes pas capables, non plus, de nous mobiliser pour une cause noble : le soutien d’enfant dans le besoin. Alors que faut-il faire ? Répéter encore et toujours que la lutte pour nos libertés ne se fait pas devant son ordinateur, mais bel et bien dans les arènes ? Répéter encore que des manifestations dans les rues de n’importe quelle grande ville n’ont aucun sens si les « petites arènes » sont vides ?
Heureusement, la peña peut compter sur de généreux donateurs qui, chaque année, mettent la main au porte-monnaie, et nous permettent de remettre un chèque à l’association. Nous les en remercions infiniment. Mais le problème est bien plus grave ; à notre échelle Samadetoise, le festival est le dernier évènement taurin espagnol. Sa pérennité aujourd’hui, est remise en cause. Les « petites arènes » dont nous faisons fièrement partie, ont pour objectif de faire découvrir de nouveaux toreros et des ganadérias françaises. Est-ce qu‘ aujourd’hui ces arènes ont encore leur place dans le paysage taurin ? Qui, demain, aura à charge l’importante tâche de faire émerger les jeunes talents ? Sûrement pas les arènes de 1ère catégorie. L’Aficion naît et grandit dans ces « petites arènes », il ne   faut jamais l’oublier. Nous remercions, tout de même, les personnes présentes, les ganaderos et toreros ainsi que tous les acteurs de cette journée, qui se déplacent et donnent de leur temps bénévolement. Aujourd’hui nous sommes pessimistes mais demain, nous continuerons d’y croire ; c’est le propre de l’Aficion.
 »


                                                        Peña Al Violín

 

Le peuple – troupeau ? aficionado étant incapable de se mobiliser en ordre – voir toutes les manifestations qui éclosent toutes les fins de semaine – a la faiblesse de se laisser séduire par tous les défenseurs des traditions du Sud-Ouest. Basta ! La chasse, le gavage, la pêche… l’Amicale des Porteurs du Béret, l’Association pour une Récolte Responsable des Champignons… la liste est ouverte.

…Les chasseurs ! Qu’Emmanuel Macron se soit enfin converti à l’écologie, on ne peut que s’en féliciter. Mais il serait temps qu’il mette ses actes en conformité avec ses belles paroles. Alors qu’en Europe, les chasseurs sont autorisés à tirer sur 20 à 30 espèces d’oiseaux, ils ont le droit, en France, d’en décimer 64. Sur ce chiffre, 20 figurent sur la liste rouge de l’Union internationale de la protection de la nature. Voilà encore une triste « exception française ». Face à un pouvoir envoûté par le lobby des chasseurs, « les oiseaux se cachent pour mourir ». Le cimetière des chers disparus  verra l’introduction du grand tétras, du coulis cendré, de la tourterelle des bois… une bande de futurs empaillés.

Le combat des chasseurs et des aficionados ne se situe pas sur le même registre, et le permis de chasser a été revu à la baisse, le permis de s’assoir sur les tendidos a quant à lui, augmenté avant qu’il ne disparaisse !

Pour mémoire, les prix de la redevance du permis de chasse en 2019 ont été divisés par 5 et pour ceux venant d’obtenir leurs permis de chasse, ces tarifs sont diminués encore de moitié pour la saison de chasse qui suit la date d’obtention.

C’est hurler la gueule pleine. Alors c’est cela l’ « Esprit du Sud » ?

La Ville de Mont-de-Marsan a adhéré à Esprit du Sud, cette association qui regroupe élus, aficionados des courses espagnoles et landaises, chasseurs, agriculteurs, entrepreneurs et artisans. N’en jetez plus !

Le but : partager et transmettre les valeurs de son territoire qui fondent l’art de vivre, la culture et la diversité d’un mode de vie de qualité pour ses concitoyens. Bla bla bla...

Une réunion avait eu lieu le mercredi 16 janvier 2019 au Pôle Culturel du Marsan à Saint-Pierre-du-Mont. Réunion productive ? Mystère.

Qu’en est-il aujourd’hui ? La Tauromachie est attaquée et hop ! voilà que surgissent les sujets cryptogames tels les lichens ou eucaryotes tels les champignons. Ils viennent se coller à vos basques même si vous êtes landais et se rappeler à votre bon souvenir. Attention, chez les champignons, nombreux sont toxiques !

Aboyer en meute, un jour. Et après ?

      « C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi. » Voltaire

                       

                                                                                         Gilbert Lamarque

 

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L’INCERTITUDE DE L’AFICIONADO

Publié le par Cositas de toros

    Incertitude… j’aurai également pu parler de doute ou de questionnement, pour résumer l’état d’esprit qui nous habite lorsque nous sortons, la plupart du temps, déconfits des spectacles taurins.

Nous voici arrivés quasiment au milieu de cette temporada 2019 et, je ne compte plus le nombre de fois où nous avons quitté les tendidos déçus par la médiocrité du spectacle proposé.

 

La tauromachie est, de fait, à l’image de notre société actuelle. À savoir, des « élus » qui surfent sur des succès programmés avec une opposition qui n’en n’a que le nom, des « laborieux » qui font ce que les autres refusent, et, entre les deux, une masse de « milieu de tableau » qui essai tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu, espérant tous les jours un éventuel triomphe qui leur permettrait de gravir quelques échelons, ou servant de faire valoir à un « élu » avec qui il aura l’honneur de partager la table.

 

Dans la plupart des grandes ferias, à la lecture des carteles, l’aficionado sent bien que cette « dérive » est de plus en plus prégnante :

Les vedettes avec les « bonbons », les laborieux avec les « tontons ».

Si, dans le premier cas, les seuls risques encourus sont pour l’aficionado ennui et somnolence, dans le deuxième, les risques sont plus insidieux face à une équation qui parait insoluble. L’organisateur désirant mettre en valeur le toro dans son arène, ce qui est louable, a des fois, tendance à « sur jouer », en mettant du lourd, voire du trop lourd. La problématique est que les toreros qui acceptent ces contrats ne sont souvent pas à la hauteur de la tâche. Dernier exemple en date, les Prieto de la Cal orthéziens où il aurait fallu de vrais lidiadores accompagnés de cuadrillas efficaces, erreur de casting ? Pas si sûr. Là où il aurait fallu des toreros qui s’engagent dans les terrains du toro, muleta basse, nous n’avons eu droit qu’à un toreo de profil (hormis Lamelas avec son premier) et une cavalcade de pasitos atras… Sachant que, cada toro tiene su lidia, on peut en conclure qu’au moins, dimanche à Orthez, trois toros sur six ont été inexploités. Et combien d’autres en ce début de temporada ?

 

Je vous parlais d’équation insoluble. Effectivement, d’un côté nous avons les grandes arènes qui raisonnent en termes de taquilla (vedettes et bonbons) et de l’autre des arènes plus modestes qui remettent le toro au centre des débats, avec hélas des toreros qui souvent n’ont pas l’expérience nécessaire. Résultat, dans les deux cas l’aficionado quitte les tendidos dubitatif, plein d’incertitude, de doute et de questionnement. Il s’ennuie. Rajoutez des tercios de piques de plus en plus irrespectueux, les puyas montées à l’envers, des mises à mort délictueuses, le non respect du règlement, mettez le tout dans la besace de l’aficionado et vous conviendrez qu’elle devient lourde à porter.

Certaines autres dérives, sous-jacentes depuis quelques temps, deviennent monnaie courante, les horaires non respectés (toujours du monde à la taquilla !!!), et, phénomène nouveau mais insupportable, le manque total de respect de certaines organisations envers leur public. Qu’elles n’oublient pas que c’est lui qui met la main au porte monnaie et fait qu’elles continuent d’exister. Attention, ce n’est pas parce qu'un Simon Casas fait un bras d’honneur vers les tendidos nîmois, qu’un béarnais peut se permettre d’insulter un aficionado râlant (à juste titre) contre des cornes douteuses, ou un montois prendre son public pour un perdreau de l’année (j’avais déjà parlé d’un lapin de six semaines…) dans sa communication irresponsable, irrecevable et totalement irrespectueuse.

 

La corrida est en souffrance, des mea culpa ou autres excuses ne suffiront pas à panser toutes ces plaies. Il faut se ressaisir. La bronca montoise du dimanche soir aurait du être générale. Nous avons le droit, n’en déplaise aux organisateurs, de manifester notre mécontentement lorsqu’il y a lieu.

 

Continuons malgré tout espérer en l’avenir et surtout restons vigilent. En attendant, aujourd’hui, j’ai mal à mon afición.

 

Patrick SOUX

 

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LE CRÉTIN

Publié le par Cositas de toros

     Comme l’affirme Antoine de Baecque, « le crétin trouve son origine de manière pathologique. Il s’agit d’un dérèglement de la glande thyroïde lié à une carence en iode. »

Bien que son étymologie finale ne soit pas certaine, le terme de « crétin » renverrait, en premier lieu, à une personne victime d’une maladie qui se serait développée dans les régions montagneuses reculées, tout particulièrement dans les Alpes.

C’est véritablement au XIXe siècle que le crétin devient un phénomène si mystérieux qu’il exacerbera le monde de la recherche scientifique et l’imaginaire populaire. Au milieu du XIXe siècle, selon Antoine de Baecque, « il existe en France, environ 20.000 crétins et 100.000 goitreux dans l’ensemble des régions montagneuses », ce qui donne naissance au terme de « crétinisme alpin ».

 

  Céret.

    « On l’a dit, Céret fait honneur à l’aficion par son travail sur le choix des toros. Mais le côté rebelle, imaginatif et original des organisateurs de l’Adac devrait les inciter à présent à éduquer leur public, à lui apprendre qu’aimer les toros par-dessus tout ne signifie pas obligatoirement manquer de respect aux rares hommes qui acceptent de les affronter.

Accessoirement, on pourra aussi transmettre au président que lorsqu’un torero est blessé dans les arènes, la moindre des choses est de prendre de ses nouvelles dans la semaine qui suit. » "Le chauffeur de Juan", Jean-Michel Mariou. Verdier 2019. (Page 167).

Cela me conforte dans mes appréciations, mon jugement (voir les reseñas sur Céret 2019).

 

  Orthez.

    « … les Prieto déçurent, encore une fois sommes-nous contraints d’écrire, par l’état des cornes des six astados. Si le premier se brisa la corne (certes le règlement n’imposait pas le changement mais l’esprit aurait dû prévaloir car quel spectacle affligeant que cette corne pendouillante et saignante), les autres affichèrent des défenses escobillées et explosées dès les premiers coups de cornes donnés dans les tablas. Afeitado ? Votre serviteur a du mal à y croire venant d’un ganadero droit dans ses bottes dans son refus de poser des fundas sur ses toros. Problème de génétique ? La question reste entière mais la vision de ces cornes dégradées fit monter la moutarde au nez de quelques aficionados a los toros qui ne se privèrent pas de faire connaître à voix haute leur courroux et selon nous à fort juste titre. Pour toute réponse, l’un d’entre eux, qui avait payé sa place (ça ne justifie pas tout nous en convenons mais cela se respecte tout de même), eut droit à un vociférant "Ta gueule connard !" hurlé depuis le callejón par le représentant en chef de la commission taurine des lieux. Un grand moment de classe, de délicatesse, de sens de la retenue entendu par deux mille convives. Corrida décastée, con genio, corrida anachronique que le temps présent est incapable de saisir. Le passé a du souci à se faire. » Laurent Larrieu. 29 juillet. Campos y Ruedos.

Ce cochon de payant connu, assis devant nous, deux tendidos plus bas, est souvent un élément perturbateur mais sa colère était justifiée. La réponse est lamentable mais du niveau du lourd individu, genre « rubipède ». Honteux et pitoyable !

A Orthez qui se revendique placita torista où le tercio de piques est roi, le lourd « rubipède » aurait dû se préoccuper du bon déroulement du tercio de varas, au final médiocre. Aucune autorité, le message avait-il été passé au patio de caballos ? … et les piques (certaines) montées à l’envers !

Orthez, cité paisible où en ce dimanche de juillet, vous êtes apostrophés, invectivés par un amas d’anti, de végans au rond point stratégique et ensuite à hauteur des tendidos, injuriés par un hirsute patenté.

 

    Cher M. de Baecque, la preuve en est qu’il existe aussi le crétin des Pyrénées, crétin des Pyrénées Occidentales, crétin des Pyrénées Atlantiques ! Nous l’affirmons, aujourd’hui le crétin n’est plus du tout ni mystérieux ni anonyme, il n’exacerbe plus notre curiosité mais notre patience.

Cette découverte est un grand pas pour la science à défaut d’un pas plus modeste pour le petit monde taurin bien malade et affligé.

Cela reste malgré tout une dégénérescence de l’espèce humaine.

                                                             

 Gilbert LAMARQUE

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NOVILLADA NOCTURNE MONTOISE

Publié le par Cositas de toros

Le soufflet est retombé…

 

  Nous sommes habitués, en tauromachie, à des « montages » de carteles variés (parfois même a…variés), tels que, solo, duo, quatuor, parfois même octuor, mais cette fois-ci, l’organisation montoise a opté pour un sextuor !

Proposition "innovante" s’il en est.

Reprenons ce cartel dans son ensemble.

Présentation en France d’un élevage franco-andalou avec un lot de novillos de Ave Maria*. Bien… Pour les combattre, l’organisation décide  de confronter ces novillos à six novilleros du Sud-Ouest. Pas forcement très attractif pour l’aficionado, néanmoins, l’on peut saluer la démarche philanthropique qui veut donner une chance à ses novilleros locaux. Donc, même si, en chipotant un peu, on peut toujours trouver à redire, dans l’esprit, ce cartel à un sens.

Encore  que, pour que ce sextuor soit crédible, faut-il qu’il nous raconte une histoire, qu’il ait un fil conducteur. Or, suite à l’arrêt de la carrière du landais et à la démission « inexplicable » du béarnais, nos G.O. montois se tournent vers deux novilleros du Sud-Est El Rafi et Tibo Garcia, « patatras », fin de l’histoire, et, ce cartel perd tout son sens.

N’aurait- il pas été préférable de revoir entièrement la copie ? Autant la présence de quelques novilleros du bas de l’escalafón novilleril pouvait se justifier dans le cadre du montage initial, autant fallait-il les maintenir à l’affiche et les imposer à l’aficionado payeur dans cette histoire qui n’en n’est plus une ?

 

Après avoir relégué la novillada en nocturne, il ne faudrait pas qu’elle devienne taciturne.  Serait-ce une démonstration subliminale du moindre intérêt que porte la commission taurine montoise à ce spectacle ? Je n’ose l’espérer…

 

 

Patrick SOUX

 

*La ganaderia Ave Maria est située sur le village de Villanueva Del Rio y Minas, province de Séville, elle a été rachetée par Robert Margé et Philippe Pagés en 2015 à Javier Molina, elle est de provenance Jandilla via Fuente Ymbro.

 

 

 

 

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