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Du RÊVE AUX ENFERS

Publié le par Cositas de toros

 

               L’été caniculaire 2022 sera inoubliable pour certains. Ceux qui, victimes des incendies ont perdu leur maison, leurs biens, les souvenirs de toute une vie. La nature est défigurée pour des années, la faune a subi des pertes incalculables.

 

     Ceci m’amène tout naturellement à m’entretenir avec vous de nos voisins espagnols. Hélas, la France ne fut pas la seule à payer le lourd tribut du feu ravageur.En effet, la Sierra de Cebreros qui culmine du côté de Ávila, véritable paradis écologique dont le toro de combat est le seul gardien.

     Ici, ses éleveurs sont les frères Daniel et Luis González, ce dernier ancien torero, actuellement torero de plata, né il y a 41 ans à Ávila (Castilla y León). Il prit l’alternative des mains d’un Cordobés, Manuel Díaz et pour témoin, un Ordoñez, Francisco Rivera.

     La ganaderia Los Lastrones à 1300 m dans la Sierra de Cebreros possède 1000 hectares, les vaches se trouvent dans une partie d’environ 600 hectares de montagne. En 1985, leur père Luis González Calera a formé cette ganaderia de bravos avec du bétail de Paco Galache. La provenance actuelle est Juan Pedro et Jandilla via montecillo. Avec 126 vaches de ventre, ils sont prêts à faire deux à trois corridas...

 

     Les incendies ravageurs de juillet en Espagne, dans les provinces de Salamanque, Cáceres et Ávila, ont laissé un spectacle de désolation.

     Le rêve est recouvert de cendres, les malheurs se bousculent, les veaux sauvés des flammes ont été dévorés par une meute de loups ! La faim, un besoin urgent et vital.

     Tout l’élevage est aujourd’hui détruit. Ils ont vu leur ferme brûler. Ils ont tenté au péril de leur vie de sauver leurs animaux. La difficulté supplémentaire est qu’il s’agit d’un animal qui encorne et qui tue. Ce n’est pas le seul bétail en péril. Les flammes se sont également rapprochées de Jesús Ramos et Aldeanueva...

 

Vers Aldeanueva

     Bravo pour la gestion altruiste de l’environnement. Pour les emplois "verts". Bravo pour certains qui portent la valeur écologique plutôt que la valeur économique. Bravo pour les gardiens de la race indigène.

     Ceci vous l’entendez Mr le député Caron ?

     Des heures d’incertitude et de désespoir. De nombreux messages de soutient ont arrosé les réseaux. Combien seront-ils à les soutenir à l’aube de la prochaine temporada ? Ayons quelque doute, l’amnésie gagne l’homme à l’heure du choix. Triste bilan…

     De quoi attendrir le député Caron, non ?

                                                                    Gilbert Lamarque

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TARAZONA, compte de faits

Publié le par Cositas de toros

Pourquoi Tarazona ?     

 

                   Le 23 août 1870, le légendaire Salvador Sánchez"Frascuelo" affronta six toros de La Campanilla, le jour de l’inauguration de la plaza de la cité prenant le relais de l’ancienne érigée à la fin du XVIIIe siècle qui est encore aujourd’hui un symbole de la ville. Depuis Frascuelo, toutes les figuras du dernier tiers du XIXe siècle et du XXe siècle dans sa totalité ont défilé sur la nouvelle plaza

     Après-midi de gloire et de drame aussi. Le 17 juillet 1963, cette terrible blessure qui conduisit Jaime Ostos à son rendez-vous manqué avec la mort. Combien d’aficionados se bousculèrent ce jour-là pour le sauver en donnant leur sang ?

     Il en fut ainsi jusqu’en 2013 où les clameurs se sont tues . L’enceinte déjà à l’abandon nécessitait une sérieuse réhabilitation. Les techniciens municipaux déterminèrent l’impossibilité de l’activité tauromachique.

     Le temps passa, la plaza resta fermée et muette.

     Il y a quelques mois de cela, Juan José Verá, homme d’affaires reprit la"nouvelle" plaza. L’homme souffrait que Tarazona n’organisait plus sa Feria et avec lui quelques aficionados nostalgiques et sevrés.

     L’arène fut remodelée ne subissant aucun dommage structurel.

 

     Le miracle eut lieu, deux cartels s’affichèrent. Voilà comment les toros reprirent le chemin de Tarazona.

     L’homme d’affaires – non taurines – confia l’organisation, entre les mains de professionnels, Julio Fontecha et Luis Garzón. L’objectif de notre homme était fixé à deux corridas avec de bonnes affiches à partir de cette année et les suivantes pour faire de cette arène historique un point de rencontre pour les aficonados.

     La réouverture des arènes de Tarazona eut lieu, il y a peu, le dimanche 28 août avec une opposition de huit toros, deux de José Rosa pour Guillermo de Mendoza et six Fuente Ymbro de Nu pour El Fandi, Miguel Ángel Perera et José Garrido.

     Le lundi 29 du bétail de l’élevage originel de Nuñez del Cuvillo, propriété du fils aîné Joaquín Nuñez del Cuvillo. Francisco en est ,aujourd’hui le propriétaire (Domecq-Nuñez). Les piétons en seront, Cayetano, Roca Rey et Juan Ortega. Comme il n’y a pas de Feria sans fiestas les Turiasonenses en profitèrent les deux jours suivants…. Tout manquait chez le fer "B"de Nuñez del Cuvillo, trapío,armure, caste et bravoure…

      Mais où eut lieu la Feria ? À Tarazona, oui, mais en Castilla-La Mancha où en Aragon. En effet deux villes se nomment Tarazona, l’une en Aragon et l’autre dans la province d’Albacete. Pour notre satisfaction et nos économies, la Tarazona qui nous intéresse se situe dans de l’Aragon bien plus proche de la Tarazona de Castilla-La Mancha ! Riche de plus de 10.000 habitants vous attend l’une des plus belles et des plus monumentales d’Aragon où l’héritage exceptionnel de style mudejar et de la Renaissance coexiste.

Ce que vous devez savoir.

La plaza vieja

     La plaza vieja a été transformée par bonheur en logement sans dénaturer la place centrale servant actuellement de lieu de spectacles. Celle-ci fut inaugurée en 1792. Elle compte parmi les plus anciennes d’Espagne présentant la particularité de leur plan octogonal, sur trois étages. Les arènes du Prado, selon leur nom d’alors ont accueilli des corridas jusqu’à l’inauguration actuelles (1870).

Plaza vieja new look

     Le 28 août, Guillermo de Mendoza, une et deux oreilles,(toros de José Rosa), le 4e Fuente Ymbro fut gracié pour Antonio Ferrera, deux oreilles et deux oreilles et queue symboliques (n’en jetez plus), M.Á. Perera, oreille et ovation, enfin José Garrido , oreille et oreille.

     Le lendemain, Emilio de Justo a remplacé Roca Rey, covalescent (blessé à Bilbao), silence et palmas, Cayetano Rivera ouvrit la grande porte, Juan Ortega, silence et oreille avec de piètres cornus.

Plaza nueva

     L’entrée remplit le coso aux trois quarts.

     Véritable conte de fées par ces temps si obscurs et réducteurs !

     Tarazona rejoint le club très fermé des villes aragonaises en exercice : Saragosse, Huesca , Barbastro et Tarazona .

                                                                            Gilbert Lamarque

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TOROS

Publié le par Cositas de toros

 

 

 

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AIRE, CINQUANTENAIRE DES ARÈNES

Publié le par Cositas de toros

 

 

Bonjour,

     la Junta des Peñas et Toros Aire vous communiquent l'affiche et les informations sur les réservations pour la journée taurine exceptionnelle du Samedi 18 Juin à l'occasion du Cinquantenaire des Arènes d'Aire sur l'Adour.

 

Au programme :

- 2 corridas à 11h et 18 h 

- des Toros ( Los Maños et Valdefresno ) et des toreros de Madrid … et Dorian Canton le triomphateur de 2021

- des prix attractifs avec un pack 2 corridas avec remise individuelle de 10% et de 20% pour les groupes de plus de 10 personnes

- un espace de restauration et d'animation.

(communiqué)

 


 

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AIRE, 1er MAI

Publié le par Cositas de toros

 

           

              J’associe Vecinos (Salamanque) à La Casa Pacheco, ambiance taurine où chuleta et solomillo de vaca, jamón, coppa, chorizo, papada ibéricos vous laissent un souvenir ému, le tout imbibé de quelques flacons de la Ribera del Duero. Anti taurins s’abstenir !

     Mais Vecinos, c’est aussi, une finca, la finca "Galleguillos" où paissent et profitent les toros du fer de Hoyo de la Gitana.

     En 2000, la ganaderia a cessé d’être annoncée comme Hijos de Don Ignacio Pérez-Tabernero Sánchez, prenant le nom de Hoyo de la Gitana, nom de la ferme appartenant à ses fils Ignacio, Joaquín et Fernando Pérez-Tabernero Silos, les petits-fils de Alipio Pérez-Tabernero Sanchón et arrière-petits-fils de Fernando Pérez-Tabernero, le créateur en 1884.

     Selon les anciens du lieu, se transmettant de génération à génération, ce nom remonte au milieu du XIXe siècle, lorsque les fermes étaient traversées par des routes que les gens de l’époque utilisaient pour se déplacer d’un endroit à l’autre en charrettes ou en voitures. Un jour, à cette époque, une voiture circulait sur ces routes avec des gitans à son bord, et soudain une femme se mit à accoucher. Sur le côté de la route, il y a une vallée où la gitane donna naissance à une petite fille. Aujourd’hui, l’endroit est connu comme el Hoyo (trou) de la Gitana. Hoyo pouvant aussi être traduit par puits ou tombe. Dans la circonstance, le trou semble plus approprié que la tombe !

     L’élevage reste fidèle à l’encaste Santa Coloma par l’ascendance Graciliano. Le père des propriétaires actuels, Ignacio Pérez Tabernero a rafraîchi le sang grâce à la lignée Joaquín Buendía.

     Généralement harmonieux et fidèle à l’encaste, le toro de Hoyo de la Gitana montre bravoure et caste liées à la noblesse, valeurs essentielles pour permettre une tauromachie de classe.

     Faisons confiance à la terna José Rojo, Manuel Diosleguarde et Isaac Fonseca, trois novilleros aguerris qui ont prouvé leur valeur.

     Que les aficionados affluent sur les bords de l’Adour pour une après-midi soutenue et que le résultat soit à la hauteur des espérances ! Que l'aficionado erratique prenne enfin le bon chemin, celui qui mène vers le bon encierro, celui qui lui laissera un souvenir indélébile ! En ce 1er mai, chers aficionados, ne vous défilez pas !

                                                              Gilbert Lamarque

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