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Marc Serrano

Publié le par Cositas de toros

Marc Serrano

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Casanueva

Publié le par Cositas de toros

Casanueva

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Concha y Sierra en Hispanie

Publié le par Cositas de toros


     (Clin d’œil au dernier opus des aventures d’Astérix, Astérix et le Griffon, sur les rayons depuis ce jeudi 21 octobre)

     Mais cette date concerne l’aficionado français déjà rendu nostalgique par l’embarquement du troupeau de Concha y Sierra pour l’Espagne.
 
           
Le mythique fer de Concha y Sierra acheté en 2013 par Jean-Luc Couturier à la famille García Palacios, retourne à la case départ. Un nouveau chapitre, espagnol, celui-ci, débute dans le campo proche de Madrid. C’est vers les terres alcarreñas, à la finca El Maquilón, tout près des rives du Tage, à Almoguera en Castille-La Manche dans la province de Guadalajara que le bétail s’est "envolé" ce jeudi 21 octobre 2021.

 


     L’éleveur José María López – connu pour ses cabestros qui participent aux fêtes dans les provinces de Madrid et Guadalajara et qui ont brillé lors des deux dernières Sanfermines – a acquis ce troupeau si particulier, l’un des plus emblématiques de la cabaña brava, troupeau qui a pâturé durant une dizaine d’années sur les terres de la Crau. Seuls les mâles âgés de 4 et 5 ans sont conservés pour être combattus au cours de la temporada 2022.
     Cette acquisition comprend, en plus des droits sur le fer, tout le bétail, soit 86 vaches de ventre, 5 sementales et la camada complète de mâles et femelles des années 2018 à 2021.
     L’élevage Concha y Sierra a maintenu la caste Vázquez, véritable joyau génétique. Son histoire remonte au XIXe siècle lorsque Don Fernando de la Concha y Sierra, avec du bétail de Taviel de Andrade et Juan Castrillón, a créé une ganaderia qui a atteint son apogée à l’âge d’or (1910-1920) entre les mains de sa veuve, Doña Celsa Fontfrede. Une date est restée dans l’histoire, le 21 juillet 1917 en plaza de Madrid où s’est déroulée l’actuación de Belmonte devant le toro "Barbero", actuación considérée par beaucoup comme la meilleure du génie de Triana.

 

 


 

 

      Depuis, plusieurs propriétaires de ce fer historique se sont succédés de Juan de Dios Pareja Obregón à José Luis Martín Berrocal, ce dernier l’ayant vendu à une société nord-américaine appelée King Ranch. Miguel Báez Espuny "Litri" a essayé de remonter son prestige dans les années 80 avant qu’il ne soit acquis par la famille García Palacios qui a fait beaucoup d’efforts pour remettre dans le circuit quelques toros dans le contexte des corridas concours et des novilladas piquées comme le faisait Jean-Luc Couturier.

                                                               Gilbert Lamarque

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L'épée ou la plume

Publié le par Cositas de toros


« Le novillero Jean-Baptiste Lucq raccroche le costume de lumière ».
      Tel était le titre de l’article paru dans Sud Ouest Dimanche du 17 octobre.

            L’annonce étant donc officialisée, Cositas va accompagner Jean-Baptiste pour sa despedida et cet ultime paseo dans ces lignes. Information que l’intéressé m’avait communiquée le 28 septembre souhaitant informer directement celles et ceux qui l’ont soutenu et accompagné plus particulièrement : un geste torero !

Un parcours atypique

     Intégrant en 2018, l’école Adour Aficion de Richard Milian, il est déjà "vieux"… Le brillant étudiant en faculté puis à l’École des Chartes a retrouvé le gusanillo à Paris, ce vers qui était déjà en lui à l’âge de 10 ans quand il fréquentait l’école taurine d’Hagetmau, ce vers le titillait encore. En fait, le gusanillo ne l’avait jamais quitté. J.B. s’entraîne dur, travaille comme un forçat pour rattraper le retard, bien aidé dans son apprentissage par Baptiste Cissé ou El Santo. L’envie demeure, le mental aussi. « Être torero, disait-il, implique bravoure, noblesse et dignité ». […] « Parfois, il est plus dur de lutter contre soi-même que contre un toro ».

 

Le Sambuc, première oreille en public © Chantal Lafaye

 

Le Sambuc, becerro de Colombeau. © Chantal Lafaye


     Il débute en public pour la première fois au Sambuc, en Camargue, le 31 mars 2019 (voir Cositas du 5 avril 2019). Il coupe l’oreille du becerro de Colombeau, un castaño claro, noble et "encasté".
Il se vêt de lumières, le 22 avril de la même année, le Lundi de Pâques, chez lui, à Mugron aux arènes de Condrette où, par le passé, ses aïeux se sont illustrés en pantalon blanc et boléro. Ce matin-là, devant une belle chambrée encourageant l’enfant du pays, le trac qui transpirait chez le Landais déterminé ne l’empêcha pas de couper sa première oreille, habillé de lumières. L’eral provenait des voisins d’Alma Serena, intéressant et quelque peu exigeant. Il sortira a hombros après avoir reçu l’oreille du second eral offert au vainqueur (en compétition avec Nino Julian).
     2020, année noire, il coupe une oreille à Magescq en février puis le rideau tombe. Il pouvait prétendre alors à une quinzaine de paseos. La nuit qui a glissé sur les ruedos lui permet de vivre des études plus sereines, parachevées – pour le moment – pour le diplômé de master, par l’obtention d’une excellente note lors de la soutenance de sa thèse consacrée à un autre manipulateur d’estocs et autres rapières, Blaise de Monluc, lieutenant du roi et chef des catholiques de Guyenne durant les premières guerres de religion (1560-1570). Autre gascon né dans le Gers à Saint-Puy. Il reprendra la ville de Mont-de-Marsan aux protestants en 1569.
     Jean-Baptiste Lucq est un récidiviste tant il se montra précoce dans les études et sa passion pour l’Histoire. À 16 ans, Le Figaro du 1er novembre 2012 publia une lettre écrite par ses soins, alors élève de Terminale L au lycée Saint Jacques de Compostelle. Dans cette lettre, il témoignait de la façon dont est, aujourd’hui, enseignée l’Histoire à l’école !

 

Madeleine 2021. © Chantal Lafaye


     2021, lors de cette année fructueuse malgré les annulations et les non programmations de certains spectacles, il défila le 20 juin à Mugron obtenant l’oreille d’un Alma Serena, puis nous le verrons à l’occasion de la Madeleine montoise, ensuite à Tarascon, Béziers et Bayonne. Le festival taurin donné dans la préfecture landaise le 26 septembre, sera sa dernière sortie. À l’occasion, il combattit un novillo d’Alma Serena en piquée (oreille).

En route pour l’agrégation

     Avec l’arrêt d’un an et demi provoqué par la pandémie, il est privé d’une « temporada cruciale et m’a fait perdre un temps précieux, alors même que mon arrivée tardive dans les toros m’obligeait à avancer plus vite. Je me retrouve donc bloqué et sans projection ; je ne peux pas rester en sans picador et j’ai encore énormément de travail technique à fournir pour me mettre au niveau requis aujourd’hui en novillada piquée. Or, du fait du concours exigeant qu’il me faut passer cette année, je n’aurai plus le temps nécessaire pour me préparer convenablement. La petite fenêtre de tir que j’avais encore au début de l’année dernière s’est refermée. […] J’ai donc choisi de me retirer, non pas à cause du regard du toro, mais par manque de temps et impossibilité de continuer sérieusement à m’entraîner. Le costume de lumière n’est pas un déguisement. Le peu que j’ai fait, je l’ai toujours fait avec sérieux et je ne veux pas vivre dans l’illusion du dilettantisme ». […]
     Entré à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, institution des plus prestigieuses, il se consacre désormais à la préparation de l’agrégation d’histoire. Toujours plus haut ! Les épreuves de l’écrit se dessinent pour février ; J.B. a quitté l’épée pour prendre la plume. Difficile mais sage décision au demeurant.

     Sûr que nous te reverrons venir hanter les arènes du Sud-Ouest et venir encourager le petit frère, Adrien, élève d’Adour Aficion. Mais aussi, pourquoi pas, reprendre les trastos en privé !
     Suerte pour la suite de tes brillantes études. 
     Quant au signataire de ces lignes, il ne lui reste plus qu’à "toréer en chargeant la suerte", durant les longs mois d’hiver, cette fameuse thèse, un pavé de 850 pages que tu m’as si gentiment fait parvenir.

     Merci, Jean-Baptiste, pour ce que tu es : un Chalossais con casta.

                                             Gilbert Lamarque

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La réponse de la bergère au berger...

Publié le par Cositas de toros

                    ... MAIS LES ASSAUTS N'EN SONT PAS POUR LE MOINS CIRCONSCRITS.

               Le gouvernement madrilène dirigé par Isabel Díaz Ayuso alloue trois millions d’euros au secteur des toros bravos contre le « sectarisme » et l’« ignorance » de Pedro Sánchez.

     Par cette action, la Communauté de Madrid veut couvrir les pertes dues au manque de certaines festivités taurines. Elle a approuvé le mercredi 13 octobre, une nouvelle ligne d’aides directes aux éleveurs de bravos pour tenter de « compenser cette perte de revenus » et de « payer une partie des frais qu’ils assument pour garder leurs bêtes dans les meilleures conditions ».
     « C’est l’un des secteurs les plus touchés par le Covid-19 et le gouvernement d’Isabel Díaz Ayuso est conscient de cette situation face au sectarisme et à la négligence du gouvernement de Pedro Sánchez », a justifié le porte-parole de l’exécutif régional, Enrique Ossorio, autre point de friction entre Puerta del Sol et Moncloa.
     Ce plan d’aide est approuvé après que le gouvernement central a fait marche arrière la semaine dernière pour exclure les toros du bonus culturel de 400 euros pour les jeunes. Il s’ajoute également à un précédent lancé l’an dernier, avec le même budget, qui couvrait 68 % du cheptel des bravos de la région.
     Ce nouvel investissement de trois millions d’euros sera divisé en deux lignes d’action. Une pour les troupeaux qui n’ont pas reçu d’aide dans l’appel 2020 et une autre ouverte à nouveau à toutes les ganaderias existantes dans la Communauté de Madrid. Concrètement, ils recevront 500 euros pour chaque vache mère âgée de plus de 18 mois, cette fois non pas sur 35 % mais sur 100 % du recensement des génitrices, jusqu’à un maximum de 100 000 euros par ganaderia.
     La Communauté de Madrid a déclaré la Fête de la Tauromachie, bien d’intérêt culturel. Elle compte actuellement 70 fincas, ce qui en fait celle avec « la plus forte densité de bétail de bravos par kilomètre carré », selon le gouvernement régional.

……….

     

     Instagram a retiré de sa plateforme cette photo publiée par la présidente de la Communauté, Isabel Díaz Ayuso, dans laquelle elle apparaît avec le journaliste taurin David Casas Ramos à Las Ventas, le jour d’El Día de la Hispanidad. Quelques heures après et face au tollé médiatique, la photo est réapparue sur le compte Intagram de la présidente.
     Apparemment, la plateforme a retiré cette photo pour « violation des règles sur la violence ou les organisations dangereuses ». !! Violence subliminale ??
     Rappelons que les raisons d’une suppression sont, si il y a « une violence graphique extrême », des publications qui « incitent à l’usage de la violence ou des attaques contre des personnes pour des raisons de religion, d’ethnicité ou de sexe », ou « des menaces spécifiques de dommages physiques ».
     La photo n’avait été éliminée que du profil de la présidente et non du compte du journaliste. Allez comprendre… 
                                                   

                                                           Gilbert Lamarque

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