Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

informations

La Liga Nacional de Novilladas

Publié le par Cositas de toros

 

      L’évènement a été suivi par une grande représentation du monde de la tauromachie. 

 

Comment ça marche ?

 

          La Liga Nacional de Novilladas est initialement composée de quatre circuits de compétition dans lesquels 9 novilleros participeront à un concours de tauromachie.

9 novilleros dans chaque circuit car il est prévu de se concentrer sur quelques uns, de leur donner toutes les opportunités médiatiques et taurines afin qu’ils puissent prendre tout l’élan nécessaire pour pouvoir faire un saut dans leur carrière qui leur permettra de percer, espérons-le, dans la tauromachie et ses grandes ferias.

Les novilleros seront choisis objectivement par mérite et dans certains circuits, il y aura des places réservées aux gagnants des bolsins de qualification.

De même, les célébrations seront organisées de manière générale en dehors de la feria, encourageant même les municipalités qui s’engagent à organiser des célébrations ordinaires pendant leurs fêtes.

Les circuits confirmés qui composent la Liga sont :

- Circuit Nord : 7 novilladas pour 9 novilleros, en principe dans toutes les provinces cantabriques, plus Pontevedra et Vitoria.

- Circuit Méditerranéen : il s’agira en principe, d’un circuit de 4 novilladas, 3 préliminaires et une finale pour 9 novilleros. Ils auront lieu, l’un dans les îles Baléares, un autre dans la Communauté valencienne, le troisième sur la seule place active d’Afrique, Melilla, et le dernier sera le test de Catalogne, qui se tiendra à Huesca, l’une des provinces dans lesquelles se perd l’activité taurine.

- Circuit Castille-et-Léon : à ce jour, 4 novillos payés par le Fonds de reconstruction, dans les provinces les moins prometteuses (Palencia, Léon, Zamora et Soria).

- Circuit d’Andalousie : cette édition comprendra 7 novilladas pour 9 novilleros.

Au cours des prochains jours, la Fondation du Toro de Lidia annoncera soit l’extension de l’un des circuits, soit la création de nouveaux.

 

     Y aura-t’il des novilleros français ? Car, « les novilleros seront choisis objectivement par mérite ». Nous pouvons donc espérer. Attendons…

------------

Semana Santa en Sevilla

 

© Raúl Doblado

      Ne font-ils pas trop de zèle ? Masques, méga-masques pour lutter contre le Covid-19 et la promiscuité, mais seules, "les voies du Seigneur sont impénétrables" !!!

 

 

                                                                     Gilbert Lamarque

Voir les commentaires

Gira de Reconstrucción, FIT, UVTF et Novilladas

Publié le par Cositas de toros

          La Gira de Reconstrucción 2020 s’est terminée les 13 et 14 mars à Ubrique, les spectacles préalablement prévus à Logroño ayant été déprogrammés, la faute au vilain virus toujours aussi virulent. Vingt-et-un spectacles se déroulèrent dont trois novilladas devant un public des plus maigres, consignes sanitaires obligent. Le fiasco économique fut balayé par l’apport non négligeable de près de 2 000 000 euros de la chaîne Movistar Toros qui a couvert toutes les manifestations.

Nous ne reviendrons pas sur la présentation de certains lots de toros ni sur la "légèreté" de certaines organisations… Dans la "vraie vie", tout au long d’une temporada nous subissons ces problèmes majeurs.

     Victorino Martín qui préside à la Fundación del Toro de Lidia (FIT), peut garder la tête haute. Cela reste malgré tout, un succès. Le point majeur reste le fait que chacun, éleveur, torero, subalterne, ont fait l’effort nécessaire permettant ainsi le bon déroulement de ces manifestations.

Voici, c’est si rare, que les médias, ici la chaîne Movistar Toros, ont permis à la Gira de Reconstrucción de dégager des bénéfices. La FIT qui a parfaitement communiqué en pleine lumière, va monter une nouvelle opération, opération qui tient à cœur nombre d’entre-nous. Cette somme dégagée va permettre d’organiser un cycle de novilladas ! Ce programme sera construit et proposé aux arènes en grand danger, là où la tauromachie est vulnérable ou moribonde.

Donc voici créée la Liga Nacional de Novilladas, soit vingt-deux novilladas piquées attribuées sur quatre circuits : Andalousie, Nord, Méditerranée et Castille-et-Léon, dont bénéficieront trente-six novilleros.

Et selon le discours de Victorino Martín, la FIT poursuivra cette manifestation au cours des temporadas futures. « Tout ce que nous faisons le sera avec un maximum de transparence et dans l’intérêt de l’ensemble. L’important est de jeter les bases de ce bâtiment, qui grandira au fil des années car si nous restons ici, ce sera un effort vain, juste un moment d’illusion et nous en sommes venus à ramener la tauromachie à sa juste place ». Enfin, voici un projet durable, une réflexion à long terme. Et tout cela ne se fera que grâce au concours financier de Movistar Toros.

 

     C’est le jeudi 25 mars, dans l’auditorium du Musée Reina Sofia, que fut présenté le résultat économique de la Gira de Reconstrucción et la Liga Nacional de Novilladas. La Gira a généré un bénéfice de 813 452 euros.

     La FIT a créé l’Institut Juan Belmonte – nous y reviendrons –, ce même Institut a reçu un large soutien du secteur politique lors de son lancement, le mercredi 10 mars 2021. En effet, dans l’auditorium de la Mairie de Madrid, la Fundación del Toro de Lidia a présenté son centre de réflexion et de réflexion sur la tauromachie. Cet acte a donc reçu le soutien de députés de différents partis, de personnalités du monde taurin et du monde de la presse et de la culture. Pourvu que ça dure !

     L’UVTF ne pourrait-elle pas s’inspirer – un peu – de l’air ibérique ?

 

    Óscar Chopera, représentant l’ANOET, Borja Cardelús, directeur du FIT, Victorino Martín, président du FIT et José Mariá Manzanares, ont été chargés de présenter le résultat de la tournée et les actions qui seront entreprises avec le bénéfice obtenu.

 

                           

     

     Tout ce qui précède me permettant d’allonger un tacle à nos amis gersois du Tendido Risclois. Il semblerait qu’il est question d’organiser en lieu et place de leur traditionnelle novillada, et ce pour la première fois, soulignent-ils, une corrida dite "de soutien à la tauromachie française."

Il semble que le meilleur soutien à la tauromachie "tout court", passe avant tout par les novilladas piquées et non piquées !! Sans ces deux catégories de novilladas, pas de corridas !

Chers amis, gardez ces novilladas, spectacles, parfois dits mineurs, que vous défendez avec toute votre énergie, dans vos belles arènes qui leur sont dédiées !

---------------

En primeur, CORRIDAX.

Pas de Feria dacquoise mais des corridas.

- Vendredi 13 août, 18h : Nuñez del Cuvillo, Morante de la Puebla, Roca Rey et Pablo Aguado

- Samedi 14 août, 11h : Novillada non piquée et à 18h : La Quinta, Daniel Luque, E. de Justo et A. Salenc

- Dimanche 15 août, 11h : Novillada piquée de Zacarias Moreno et à 18h : Santiago Domecq, M. A. Perera, Juan Leal et Gines Marin

- Samedi 11 septembre, 17h30 : Pedraza de Yeltes, M. de Aranda, Thomas Dufau et Gomez del Pilar

- Dimanche 12 septembre, 17h30 : Victoriano del Rio, Mano a mano Luque - Roca Rey

 

PS. Demain, le fonctionnement de la future Liga Nacional de Novilladas.

                                                                   Gilbert Lamarque

 

Voir les commentaires

Incertitudes, doutes et errements

Publié le par Cositas de toros

 

 

Midi Libre, le 18/03/2021

        Feria de Pentecôte à Nîmes

Un week-end taurin plutôt qu’une feria ? 

     « À la lumière des mauvaises nouvelles liées au Covid-19 dont les cas continuent de se multiplier, Jean-Paul Fournier le maire de Nîmes ne cache pas son inquiétude sur la tenue de la feria de Pentecôte.

[…] La pandémie due au Covid-19 ne faiblit pas et les restrictions ne semblent pas sur le point d’être levées dans l’immédiat. Alors "imaginer une feria avec des bars et restaurants fermés, ça paraît très compliqué" souffle le premier magistrat. À tel point que le célèbre rendez-vous des festaïres et des aficionados semble des plus compromis. "La décision sera prise après mon rendez-vous, le 15 avril avec Simon Casas qui a déjà approché les toreros et les ganaderias, mais n’a rien fixé pour le moment."

Quelles solutions dans le pire des cas ? Reporter le rendez-vous ? "On ne peut pas . Au mieux, on envisage un gros week-end taurin sur trois jours, au pire, il nous faudra miser sur la feria des Vendanges". »

                                                                                  A.A.

       À quand le vrai départ de la temporada ?

Dans le Sud-Est, après Nîmes, les 5 et 6 juin Arles, le 13 juin la corrida de Mauguio, du 18 au 20 juin la feria d’Istres, etc.

Dans le Sud-Ouest, la novillada-concours d’Aire-sur-l’Adour le 1er mai, la journée de Mugron le 23 mai, le 30 Garlin, etc.

On peut douter de la réalisation de tous ces spectacles. Il n’y a que ce "diable" de vaccin qui pourra nous amener vers des jours meilleurs. À la vitesse où l’on administre le vaccin… Noël semble une date des plus optimistes ; nous sommes en droit de l'espérer !

L’aficionado ne regarde que d’un œil distrait le montage des éventuels cartels. À quoi bon ? Il privilégiera d’autres activités plus sûres.

Allez garnir des tendidos après ça ! Perplexité, c’est elle qui envahie notre quotidien.

Dès demain, nous allons pouvoir nous évader jusqu'à 19h. Super ! Et pour les curieux et "pagivores" , essayez-vous au n° spécial de Lire magazine littéraire au titre gourmand : L'éloge du doute. "Le doute est une source de découvertes" (Boris Cyrulnik). Bon voyage, prenez un billet aller, vous aurez tout le temps pour le retour.

                                                                     Gilbert Lamarque

Voir les commentaires

Le noeud gordien sera t'il tranché ?

Publié le par Cositas de toros

 

          La Junta de Andalucía demande à la société Pagés un plan B pour l’automne.

 

     Les autorités envisagent avec « inquiétude » les préparatifs d’une hypothétique réouverture de la Plaza de la Maestranza au printemps. Le concessionnaire des arènes sévillanes a déjà fait les premiers pas vers leurs réactivations taurines après une saison de fermeture forcée. L’affiche* est prête et les délais de renouvellement et d’achat des abonnements sont déjà fixés sans savoir si les festivités se préparant pourront enfin avoir lieu.

   

      La délégation du gouvernement andalou à Séville assure qu’« il sera difficile dans des circonstances favorables d’ouvrir la plaza à 50 % de sa capacité au printemps ». Ramón Valencia, l’homme d’affaires des arènes, insiste pour célébrer ces festivités. Dans ces conditions, la Junta de Andalucía demande à R. Valencia « un plan B » pour l’automne en prévision d’une amélioration de la sécurité sanitaire actuelle et des restrictions de mobilité. « Si nous ne savons toujours pas si nous pourrons ouvrir les provinces andalouses pour la Semaine Sainte, comment allons-nous autoriser la vente de 5 500 billets le 18 avril ? »

 

Séville au niveau 2.

 

     Ce niveau empêche la tenue des spectacles taurins – ce même week-end deux corridas sont annoncées à Ubrique, voir Cositas du 2 mars – mais il limite considérablement la capacité en fixant la séparation minimale d’un mètre et demi entre chaque spectateur et, toujours, sans dépasser la moitié de la capacité des enceintes. Dans le cas de la Maestranza, cette séparation impliquerait la réduction de la capacité disponible à quelques centaines de spectateurs en raison des particuliarités de son architecture, rendant la célébration irréalisable.

     Pendant ce temps, la société Pagés continue ses plans prévus. Elle a déjà mis en place les rouages logistiques et bureaucratiques pour mettre en place la temporada conditionnée à cette demi-capacité qu’elle considère comme la ligne rouge pour rouvrir les arènes. La société Pagés a adressé une lettre à ses abonnés expliquant qu’ils ne mettront en vente qu’un billet sur deux consécutifs et annoncent que le renouvellement des abonnements débutera lundi prochain (le 15 mars) bien que, souligne la lettre, toujours sous réserve de l’autorisation improbable de ce 50 % de capacité demandée par la Junta.

     La société Pagés a également confirmé que l’abonnement comprendrait onze corridas, un spectacle de rejon et deux novilladas. La corrida inaugurale devrait se dérouler le 18 avril. Et la Feria de San Miguel avancerait ses dates et aurait donc lieu entre le 16 et le 19 septembre.

     Trancher le nœud gordien ? Hum !…

 

Julian Schnabel. © EFE

 

*Concernant cette affiche, création du peintre nord-américain Julian Schnabel, elle fera partie d’un prochain article, en préparation, sur les affiches taurines au cours de l’histoire.

 

                                                                Gilbert Lamarque

 

 

Voir les commentaires

Le campo andalou, état général

Publié le par Cositas de toros

     ASAJA et la plateforme Toro Bravo dénoncent la situation désastreuse du secteur.

 

          La pandémie met les élevages à la limite de leur viabilité économique, qui chiffrent déjà leurs pertes à 31 millions d’euros, uniquement pour l’Andalousie.

 

     Le toro de combat, moteur et emblème des pâturages (dehesa), pourrait être au pire moment de son histoire plus que centenaire. La pandémie a multiplié les pertes des éleveurs de bravos, qui face aux coûts élevés et au manque de revenus, ont été contraints dans certains cas de jeter l’éponge et de sacrifier leurs animaux pour arrêter les fuites économiques. C’est la voie, la destinée que deux élevages sur dix ont suivi en 2020 et c’est, malheureusement, la seule issue qui reste pour les autres si la situation ne s’améliore pas cette année, comme l’ont montré les secteurs impliqués lors d’une conférence tenue ce vendredi au siège d’ASAJA-Andalousie (Asociación Agraria de Jóvenes Agricultores).

     La crise est d’une telle ampleur que, dans un geste sans précédent, toutes les associations d’éleveurs présentes en Andalousie – l’Union des éleveurs de toros de lidia, l’Association de l’élevage de lidia, les Éleveurs espagnols de race brave et les éleveurs de lidia unis – ce sont donc réunies avec le soutien d’ASAJA-Andalousie afin de chercher et trouver une issue pour éviter ce sacrifice de l’élevage bravo. Si cela se produisait, ce serait irréversible, car « ces troupeaux sont les derniers bastions d’encastes uniques qui seraient définitivement perdus ».

 

Le ganadero sevillan Fernando Sampedro ; le président de Asaja-Andalousie, Ricardo Serra ; le représentant de la plate-forme Toro Bravo, Rafael Tejada. ©ABC de Sevilla

 

     Le président d’ASAJA-Andalousie, Ricardo Serra, ainsi que le représentant de la plate-forme andalouse Toro Bravo, Rafael Tejada, ont présenté ce vendredi un rapport détaillé sur les contributions, les coûts et la situation du bétail en Andalousie et ont intenté une procédure d’urgence à la Junta de Andalucía pour des aides financières afin de sauver l’année 2021 et du maintient à court terme et, dans la perspective de la nouvelle PAC, aboutir à une nouvelle approche de l’aide agro-environnementale avec une conception permettant l’aménagement de ce type d’élevage unique.

 

Chiffres et données.

 

     L’Andalousie compte 235 ganaderias et plus de 27 000 vaches paissant sur 200 000 hectares de pâturage, et dont le coût annuel moyen est de 1 135 euros par vache. Pandémie ou pas, le ganadero, avec ou sans revenu, doit continuer à couvrir les frais de nourriture, les soins vétérinaires et le personnel.

    L’étude de la plate-forme andalouse Toro Bravo, préparée avec la collaboration de l’Université de Cordoue et d’ASAJA-Andalousie, révèle que les pertes directes des éleveurs andalous en 2020 ont dépassé 31 millions d’euros. L’étude qui repose sur un large échantillon dans lequel des données ont été collectées auprès de plus de 25 % des exploitations, analyse les coûts moyens en fonction du nombre de mères de la ganaderia, bien qu’elle calcule absolument tous les coûts et inclut toute la cabaña (troupeau) : añojos, erales, utreros, cuatreños, cinqueños, bueyes et sementales.

     Cette situation délicate a conduit près de 20 % des troupeaux de la région à faire faillite en 2020 et à avoir été contraints de sacrifier tout leur bétail en raison de difficultés économiques et de mauvaises perspectives d’avenir, l’incertitude étant la note dominante pour 2021, puisque les ferias et spectacles taurins, destination commerciale des bravos, restent non assurés. L’aide publique disponible pour le secteur de cet élevage n’est pas adaptée aux caractéristiques du toro de lidia, qui n’a pu bénéficier que d’une mesure, la mesure 21, soutien spécifique contre le Covid-19 totalement insuffisante pour couvrir les pertes des ganaderias. En fait, cette mesure n’a permis de couvrir que 50 des 1 135 euros de coût estimé par vache, ceci n’empêchant pas la faillite de certains.

       (info d’El Correo de Andalucía, samedi 6 mars)

 

                                                                     Gilbert Lamarque

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>