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LES ETRENNES DE SIMON (suite)

Publié le par Cositas de toros

           … et ce qui devait arriver… un coup de pied dans la fourmilière, les antis ont ouvert une pétition sur le Net !

 

    La pétition mise en ligne il y a quelques jours pour dénoncer les 201 587 euros récemment accordés par la municipalité de Nîmes à la société Simon Casas Production, organisatrice de corridas a pris une ampleur considérable. Près de 60 000 internautes - chiffre arrêté hier matin - ont signé ce texte de Nathalie Valentin, une Nîmoise qui juge inadmissible que l'argent du contribuable soit utilisé pour "des spectacles qui consistent à piéger, tourmenter et blesser à mort des êtres vivants (taureaux) à l'aide d'armes blanchescomme elle l'explique dans sa pétition. Sauf qu'en réalité, cette somme compensatoire est en lien avec la crise sanitaire et l'annulation des spectacles taurins notamment lors des évènements : Rendez-vous en Terre d’Aficion et la Feria de Pentecôte programmés au printemps 2020. La ville de Nîmes, ne fait en l'espèce que respecter à la lettre l’article 46-1 du contrat de délégation de service public qui la lie à SCP France. En effet, cet article prévoit les hypothèses et procédure de révision du contrat en cas d’impact significatif sur l’économie de la délégation. Difficile donc d'échapper à une clause contractuelle - certes avantageuse - et de mettre en difficulté son partenaire depuis des décennies qui, pour la première fois, en raison de la crise sanitaire, se retrouve avec des dépenses mais sans chiffre d'affaires... Ajoutons que cette compensation a été validée démocratiquement par un conseil municipal en décembre dernier, réélu la même année. Enfin, précisons que cette pétition "Non aux 200 000 euros pour la corrida" est aujourd'hui surtout l'occasion pour les anti corridas du monde entier de protester contre... la corrida. Et pas contre cette subvention ! En somme, il s'agit ni plus ni loin de remettre en cause nos cultures et traditions. Sauf que dans de nombreux territoires de France, la corrida est autorisée. N'en déplaise aux antis. Reste pour autant une question toujours pas tranchée. Est-ce que cet accompagnement financier de la ville de Nîmes aura un impact politique sur Jean-Paul Fournier face aux mécontentements possibles des commerçants ? Ils pourraient juger que l'aide accordée est disproportionnée par rapport aux avantages dont ils ont pu bénéficier jusque-là de la part de la mairie... Difficile de répondre précisément à ce stade. Les commerces en question, et en particulier, les bars et restaurants sont encore fermés. Et le resteront jusqu'à la mi-février minimum comme annoncé par le Gouvernement hier soir. Les équipes municipales ont donc quelques semaines pour faire chauffer les calculatrices et trouver des solutions pertinentes pour suppléer là aussi aux injustes pertes financières que doivent subir ces chefs d'entreprise.

                                           Abdel Samari - Objectif Gard

    


 

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LES ETRENNES DE SIMON

Publié le par Cositas de toros

Mairie de Nîmes. Photo Anthony Maurin

           

        Capital, publié le 19/12/2020

 

           «  Le Conseil municipal pourrait accorder une aide de plus de 200 000 euros à un organisateur de corridas impacté par la pandémie de Covid-19.

     Vendeurs de sneakers, bars ou encore hôtels de luxe… La liste des entreprises impactées par le Covid-19 peut se révéler particulièrement éclectique. On peut désormais y ajouter le secteur de la tauromachie. La société de production Simon Casas Production qui organise des corridas va bénéficier d’une subvention d’un montant de 201 587 euros de la part de Nîmes. Un sujet qui fait débat au sein du Conseil municipal de la ville du Gard, détaille France 3 et dont le vote est prévu ce samedi (19 décembre).

     En raison des restrictions sanitaires liées à la crise du coronavirus, les courses n’ont pas pu être organisées depuis plusieurs mois. "La tauromachie est une activité très importante dans notre ville, et nous considérons qu’il est inéquitable que le délégataire porte à lui seul les conséquences de la crise", détaille Frédéric Pastor, adjoint en charge des festivités à la mairie de Nîmes qui défend cette aide prévue pour l’entreprise. Comme le détaille le Midi Libre, cette aide comporterait en partie la prise en charge des frais fixes (loyers, salaires…) pour le premier semestre 2020 ; mais aussi une réduction de 66 % des redevances habituellement envisagées.

     L’entreprise devrait ainsi seulement verser 39 000 euros au lieu de 115 000 euros pour la redevance fixe et 2720 euros au lieu de 8 000 euros pour la redevance de contrôle. Des aménagements sont prévus dans le cadre du contrat de délégation de service public en cas de "circonstances extérieures imprévisibles ou dont les effets ne pouvaient être raisonnablement prévus". Mais, l’élue communiste Sylvaine Fayet juge que l’entreprise devrait assumer les pertes financières. "Ça veut dire que quand il y a des pertes on municipalise, mais quand on gagne de l’argent, cette fois on privatise. Ce n’est pas ma conception du service public", explique-t’elle ainsi à la télévision publique. »

 

     … et le lendemain dans les colonnes du Midi Libre, le 20/12/2020, relié par France Bleu :

 

           « Vote du budget et des subventions, dont l’une, étonnante, au délégataire des arènes.

 

      Cinquante et une questions, dont une qui fâche. Le Conseil municipal de Nîmes n’est jamais un long fleuve tranquille et l’opposition joue en général sa partition.

Mais la question qui a fait débat et laisse un goût de non-réponse ce samedi matin reste bien la délibération numéro 40 portant une aide exceptionnelle à Simon Casas dans le cadre de la crise sanitaire.

Une aide de 201 000 euros supposée aider le délégataire des arènes à payer ses frais fixes du premier semestre 2020…

Cette subvention a vivement été critiquée par les élus de gauche. EELV a réagi, s’il ne conteste pas la légalité de la subvention dans le cadre de la délégation de service public, regrette cependant que les autres chantiers prioritaires de la ville, (les aides sociales, le logement, et les autres secteurs d’activités liés à la culture) n’aient pas bénéficié des mêmes considérations et des mêmes aides. »…

 

   

      Ne donnerait-on qu’aux riches ?

     Qu’en est-il des autres villes organisatrices possédant les mêmes structures ?

     Les commerçants nîmois et ceux de la périphérie n’ont-ils pas été aussi impactés sachant le succès de la Pentecôte nîmoise ?

 

                                                                         Gilbert Lamarque

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VOEUX

Publié le par Cositas de toros

     

        MORNE ANNÉE

   

       Cette année 2020 nous a montré à quel point la nature est résiliente, comme on dit d’un être humain capable de surmonter un drame. Si on cesse de la malmener, elle renaît.

En sera-t’il de même pour la corrida ?

Nous n’avons, pour la plupart, jamais eu à souffrir ni de cécité ni de surdité, ni d’agueusie, ni d’anosmie, d’une certaine façon d’aucune de ces infirmités, d’aucune misère sensorielle.

Gardons le goût de la corrida car il nous est bon d’apprécier toutes les qualités du toro, la prise de contact avec le monde sauvage, l’attention passionnée que nous portons à cet animal unique, sans égal, les premiers pas vers la grâce du torero avec ce besoin viscéral de donner un sens à l’existence. Et cette expression, cette communication de l’acteur ressenties par le spectateur, c’est la goutte d’eau qui glisse vers un océan de bonheur.

Soyez heureux.

Que la morosité d’aujourd’hui ne soit que l’ombre des succès de demain, sachant que nous ne pouvons que croître dans cet environnement instable en cultivant l'incertitude, composante essentielle de notre destin. Au tapis nos certitudes !

Meilleurs vœux !

                                                        Gilbert Lamarque Patrick Soux

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DERNIER ENCIERRO 2020

Publié le par Cositas de toros

  Relevé le 19 décembre dans Noticias de Gipuzcoa.

 

                                Encierro… a la tolosarra

 

Les vaches, rue Uzturre à Tolosa

 

     Elles galopent dans la nuit ces onze vaches, rue Uzturre à Tolosa comme si c’était la Estafeta de Pamplona !

Qui a dit qu’en 2020 il n’y a pas eu d’encierro ?

L’une, devant le camion a choisi de fuir, les autres ont suivi. Il a fallu de toute urgence improviser un dispositif de secours avec l’aide de la police municipale et des membres de la protection civile. Ils remplacèrent les pastores de San Fermín pour diriger ces douces laitières sans incident. On les remit dans le camion, le quartier Larramendi retrouva sa quiétude.

Épisode cocasse. Mais cette distraction me permet de tenter un parallèle – qui n’en est pas un – avec les toros.

Les bravos de l’encierro courent au grand jour vers une mort certaine mais un destin plus glorieux.

Ces onze vaches, elles, courent aussi vers une mort programmée, de nuit. C’est aussi leur destin.

Ces bêtes qui ont donné leur lait toute leur vie durant – source tarie aujourd’hui –, ne méritent que l’abattoir et l’on retrouvera sur les étals, des pièces de bœuf ! Simplement de la vache, de la vache de réforme !

N’est-ce pas plus coupable et méprisable. Ah, l’homme est ainsi fait, impitoyable, impénétrable et parfois abject par sa fourberie !

 

                                                            Gilbert Lamarque

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QUESTION AU PÈRE NOËL

Publié le par Cositas de toros

              POURQUOI INTERDIRE LA CORRIDA ?

 

           Débat éternel, certes, mais la corrida est bien là et résiste aux pauvres arguments et à l’ignorance et la mauvaise foi de ce que nous considérons comme de pauvres adversaires. "A pauvre adversaire, pauvres arguments" – nouvelle devise.

Non, nous ne nous satisfaisons pas du plaisir de la souffrance de l’animal !

Pour apprécier, il faut connaître. Il faut connaître l’histoire, les bases, les règles, les fondamentaux. Comment savourer un match de rugby sans en comprendre les règles – règles très alambiquées aujourd’hui, seulement comprises que par un supporter possédant un Bac + 5 – ? Les plus embarrassés se tourneront vers le football. Aie ! À l’heure où vous lirez ces lignes quelques amis m’auront tourné le dos.

Mais en dehors des connaissances afin d'apprécier la corrida, mettons le holà sur l’argument idiot : « Le taureau n’a aucune chance, le combat est inégal ». Nous connaissons d’autres combats inégaux dans les campagnes – Aie, aie ! d’autres amis perdus … – . On ne cherche pas un véritable vainqueur, si le torero est blessé ou meurt, c’est l’accident, car le toreo est un art dangereux comme l’est en sport automobile, la F1. Le but n’est pas le dénouement par le drame. Nous voulons apprécier et reconnaître si le torero a bien toréé, ou mal. C’est l’exercice de son art.

Et puis, mettons-nous à la place du toro – cornes comprises – : quel choix ferai-je à ma naissance sachant qu’une vie morose, plus ou moins longue, d’esclave consentant se terminera dans les couloirs d’un abattoir, première option ; ou alors une vie dans de grands espaces, une autre campagne, le campo, libre et choyé, vie plus brève, mais digne devant une mort glorieuse sous le soleil, en seigneur.

 

 

     Le bos ibericus n’est pas un taureau charolais. Dans nos campagnes existaient et existent encore les rituels du lapin, poule et poulet, pintade tués à main nue… et celui du cochon, aujourd’hui canalisé, aseptisé. Autres sacrifices.

Nous vivons dans l’arène, lieu de communion, d’exaltation, de rencontres, lieu de retrouvailles, un spectacle sans pareil, même si désormais il répond aux lois du spectacle clinquant – strass et pacotilles – et du commerce.

On vous demandera souvent pourquoi vous aimez la corrida mais vous demande-t’on pourquoi vous aimez la musique ou la littérature ?

J’ai une "foi raisonnée" envers la corrida comme feu Giscard d’Estaing déclarait sa "foi raisonnée" en l’unité européenne. Confronté à de multiples crises dont certaines existentielles, elles testent autant ma "foi" que ma "raison".

C’est aussi une autre façon de vivre, de vivre des moments plus intenses, plus violents parfois et aussi plus dramatiques, plus douloureux. Mais au moins, vous vous sentez vivre !

Cela ne suffit-il pas ?

Connaîtrais-je l’Espagne et le Sud-Est français, sans les toros ? Aurais-je fait tant de rencontres, certaines converties en amitié ? Aurais-je tant de livres sur le sujet dans ma bibliothèque ? Aurais-je visité tant d’expositions, assisté à tant de conférences ? Aurais-je connu et apprécié le Rueda ou le Somontano ?...

Nous vénérons le toro comme le torero qui en est, lui, le partenaire.

Et puis après la corrida, il nous faudra défendre le flamenco, la paella… nos traditions bien françaises !

Comme dirait un gamin sorti du collège : «  Les jeux vidéo, les téléfilms, les séries, c’est de la fiction. Ça a un impact et ça banalise ces actes. Alors que dans les arènes, c’est pour de vrai et ce n’est pas fait à la légère. Il y a un rituel très fort, il n’y a pas d’écran, il y a un risque… la corrida c’est la mise en scène pour de vrai. »

Bref, la corrida est une "barbarie", une "décadence inhumaine", une "boucherie satanique", un "abrutissement collectif" conduit par des "tortionnaires", des "psychopathes" dont le "sadisme jouissif" et "l’apologie du sang" méritent le boycott, sinon la mort. (Ces mots entre guillemets sont issus du riche vocabulaire des imprécateurs). Ce sont les mêmes qui abreuvent le Web d’échos malsains et dangereux).

Pour nous les "voyeurs", participer au spectacle de la corrida, c’est un moyen d’élever notre âme !

 

      Ne croyez-vous pas que le Père Noël production 2020 est vraiment une ordure, déclinaison du Père Fouettard ?

Qu’en sera-t’il de la grand-messe autour de la dinde ? Un réveillon des plus bizarres.

Que trouvera-t’on sous le pied du sapin ? Un masque de Zorro ou de Superman serait de mauvais goût.

Le sapin a les boules, nous aussi.  

                                            

 

 

 

 

Joyeux Noël !

 

PS : la question en sous titre aurait pu être : pourquoi aimons-nous la corrida ?

 

                                                                         Gilbert Lamarque - Patrick Soux

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