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INTERDIRE...

Publié le par Cositas de toros

 

     … OU LE PSOE, ENTREPRISE DE DÉMOLITION

 

Les quatre amendements anti-tauromachie que le PSOE débattra lors de son 40e Congrès fédéral.

 

            Le PSOE organise son 40e Congrès fédéral, le 16 et 17 octobre à Valence. L’assemblée est prévue pour actualiser le projet politique du parti. Et au sein de ce débat, il y aura un temps pour discuter de l’avenir de la tauromachie. Avec, bien sûr, des approches très agressives et procédurières.

     Cependant, la présentation du plan préparé par la direction fédérale ne faisait aucune référence à cette question. Mais dans le processus de débat interne qui a été ouvert au PSOE ces dernières semaines, dans lequel les groupes ont présenté des amendements au texte initial, quatre amendements ont été présentés contre la tauromachie.

     En premier lieu, ils devront être débattus dans les commissions du Congrès. Et le plus probable est que la direction et les fédérations territoriales plus enracinées de cette activité finissent par renverser la question. Le premier des amendements vient de la fédération de Madrid, qui précise que « des actions seront proposées pour éteindre la tauromachie, ainsi que pour démanteler et reconvertir l’ensemble des activités économiques qui l’entourent ». Douce utopie ! Des Asturies vient un autre amendement très énergique : « Notre parti considère que la tauromachie n’est pas une culture et que les corridas et les spectacles de rue avec des taureaux ne doivent pas être encouragés ».

     De la Jeunesse socialiste a été proposé un amendement visant à limiter le public potentiel pouvant assister à un spectacle de tauromachie : «  La participation de mineurs de moins de 16 ans à des spectacles basés sur la maltraitance des animaux, comme la tauromachie, sera interdite ». Depuis les îles Baléares, un amendement plus réfléchi est mis en avant mais dans le même contexte. (Notons que les Asturies et les îles Baléares ne sont guère renommées pour leur afición). Et cela nous fait plonger dans le leitmotiv des prétendues subventions que reçoit le secteur : « Les sociétés avancent et changent. Dans la réalité dans laquelle nous vivons actuellement, nous ne pouvons tolérer la maltraitance d’un être vivant pour des raisons de loisirs. Pour cette raison, nous proposons de retirer toute aide ou subvention de quelque nature que ce soit au monde de la tauromachie et des concerts, en plus de l’interdiction de ces deux pratiques ».

     La question n’est pas une priorité pour la direction actuelle du PSOE, mais il est confirmé qu’il existe un puissant secteur anti-taurin dans les rangs socialistes qui, pour la première fois, élèvera ce débat au plus haut niveau.

     Il semble que la seule chose que sachent faire les socialistes, c’est interdire. Ministère de la Culture = Ministère de la Censure. C'est insupportable, ceci correspondant aux critères de notre époque, les prémices de la décadence servie par le calcul et la lâcheté.

Victorino à la sortie de la réunion au Ministère de la Culture. © De San Bernado

 

Paroles de Morante

     « Dans ce gouvernement d’illettrés, ils sont aussi acheteurs de voix. La gauche dans ce pays a toujours acheté des artistes sur une base de subvention. Donne-moi du pain et dis-moi des bêtises. Je préfère avoir faim que d’être un imbécile », explique Morante de la Puebla quant ABC lui demande son avis sur l’exclusion des taureaux de la prime culturelle de 400 euros que l’équipe de belliqueux de Pedro Sánchez accordera aux jeunes qui ont 18 ans : curieusement l’âge de l’urne et du scrutin… Avec ces 400 euros, ils pourront toujours acheter des dvd sur la tauromachie ou des livres taurins. Mais entre nous, ces 400 euros, pour les jeunes, la priorité ne sera certainement pas un billet de corrida.

                                                            Gilbert Lamarque

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XXXVII e...

Publié le par Cositas de toros

            La XXXVIIe Semaine Taurine et Culturelle de Saint-Sever pointe sa corne et attend l’aficionado pour lui offrir son lot de manifestations intra-muros au Cloître des Jacobins et sur le sable des arènes Henri-Capdeville à partir du 2 octobre.

     Outre les expositions, cinéma et conférences habituelles, la dynamique Peña Jeune Aficion innove cette année, proposant deux novilladas piquées, la première en matinée en collaboration avec le Collectif Pedro Llen. Deux novilladas con caballos en ces temps difficiles pour la tauromachie et la novillada piquée en particulier. Ne boudons pas notre plaisir !

Attendons-nous à une belle journée sachant également que cette semaine intense a été programmée en ce début de mois d’octobre, abandonnant la date immuable du 11 novembre. Nous pouvons espérer une météo plus favorable, ensoleillée, l’absence de frimas et présumer de ne pas conclure, ce 10 octobre, enveloppés par le brouillard comme cela est déjà arrivé auparavant.

 

Les Coquillas de retour.

     En matinée, les novillos des Herederos de Alfonso Sánchez Fabrès, fer coutumier du ruedo saint-séverin, seront combattus par l’Albaceteño José Fernando Molina – ne pas le confondre avec Jorge Molina – vu à Dax devant de piètres Zacarias Moreno (oreille) et le Sévillan, élève de l’École Taurine de Madrid José Cubero "Yiyo", Álvaro Burdiel, qui a débuté avec picadors le 12 juin à Anchuelo (Madrid) et finaliste du Circuit des Novilladas de la Communauté de Madrid, le 25 juillet (2 oreilles).

 

Les ganaderos du canton du Cap de Gascogne.*

     L’après-midi verra s’affronter Yon Lamothe et Manuel Perera ; ils combattront deux Alma Serena et deux Casanueva, ces deux ganaderias voisines se présentent pour la première fois devant les hommes au castoreño. C’est un évènement.

Certains doivent penser que la tarde penchera à l’avantage de Manuel Perera, leader de l’escalafón novilleril, plus aguerri, Yon Lamothe avec seulement deux novilladas en su maleta. Il n’en sera certainement rien. Yon Lamothe, transformé, propose une tauromachie réfléchie, classique, plus autoritaire coupant 3 oreilles en terre torista à Roquefort, le 15 août, excellents novillos de La Quinta et récidivant à Bayonne en arène de 1ere catégorie, novillos de Los Maños qui lui offrirent 3 pavillons.

Manuel Perera vu sur notre sol à Istres, Garlin, Dax, Saint-Perdon et Arles avait subi une grave blessure à l’aine gauche à Vista Alegre (Madrid) le 17 mai. Le courageux reprit l’épée le 12 juin à Calorza (Jaen), ovation et 2 oreilles, et le 16 septembre à Los Molinos (Madrid), il coupe 4 oreilles et une queue, "Bilicoso" de Fuente Ymbro, exceptionnel, gracié. Le novillero extremeño de Villanueva del Fresno (Badajoz) a la chance d’être "apodéré" par Juan José Padilla qui lui apporte de nombreuses opportunités et la malchance d’être conseillé par ce même J.J.P. qui semble le transformer en Padilla bis. Le garçon est très courageux, mais il y perd son identité, son naturel et gagne, par contre, beaucoup en volteretas.

Le 10 octobre à 17h, soyez à l’heure, spectacle garanti !

 

     

     Dans la semaine, Juan José Padilla sera accueilli pour une conférence. Seront évoqués son parcours exceptionnel ainsi que son récent apoderamiento du jeune Manuel Perera. Jeudi 7 octobre à 21h au Cloître des Jacobins.

La veille, même heure, même lieu, débattront pour des joutes amicales, Philippe Bats (Alma Serena – Cauna) et Guillaume Bats (Casanueva – Montsoué). Ils remémoreront leurs aventures respectives qui, aujourd’hui les amènent sous la vara del piquero, moment notable et crucial dans la vie d’un ganadero. Comme pour les trains, attention, un Bats peut en cacher un autre, et, non pas comme les trains, soyez à l’heure !

 

*Ce canton n’existe plus – comme beaucoup d’autres – depuis la réforme désastreuse qui l’a fondu dans celui dit de Chalosse Tursan.

                                                                 Gilbert Lamarque

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Promesses tenues

Publié le par Cositas de toros

 

            Élève de l’école de tauromachie José Cubero "El Yiyo", le novillero Guillermo García a fait don de ses cachets perçus lors du festival du 2 mai à Las Ventas organisé par la Fundación del Toro de Lidia, Plaza 1 et la Communauté de Madrid. Ce festival réunissait Enrique Ponce, El Juli, José María Manzanares, Miguel Ángel Perera, Paco Ureña, le rejoneador Diego Ventura et donc Guillermo García. Les ganaderias retenues étaient celles de Capea (rejón), Garcigrande, J.P. Domecq, Victoriano del Río, Fuente Ymbro et El Parralejo.

C’était l’ouverture officielle après 13 mois d’arrêt à Las Ventas.

 

     Guillermo est né le 20 septembre 2001 à Castillo de Baynela (Tolède) et a débuté avec picadors le 14 octobre 2018. Ce 2 mai, dans le coso venteño, il coupa l’oreille du représentant de El Parralejo.

   

 

 

      Le Toledano a fait don des sommes reçues aux cinq écoles de tauromachie de la Communauté de Madrid. Le total de 15 260 euros a été réparti à parts égales entre l’école de tauromachie José Cubero "El Yiyo", d’Arganda del Rey (Fondation El Juli), de Navas del Rey, de Colmenar Viejo (Miguel Cancela) et de l’école de tauromachie de Anchuelo. Chacune recevant un total de 3 052 euros dans le but de soutenir le secteur et de promouvoir la tauromachie auprès des jeunes.

 

     Soulignons que le torero de Lorca, Paco Ureña, a fait lui aussi don de ses cachets au club de tauromachie de sa ville remplissant ainsi son engagement envers la Communauté de Madrid et la Fondation du Toro de Lidia. Cette contribution de 15 260 euros sera utilisée « dans la promotion et la diffusion de la tauromachie » à travers les activités que le Club Lorca organise habituellement.

 

     Quant à Miguel Ángel Perera, ses honoraires ont été versés à la Fondation Victor Barrio. Les 15 260 euros visent à financer les activités et programmes que l’entité a développés au cours des quatre dernières années. Cette injection économique permettra également à la Fondation de lancer de nouvelles actions dans le même but.

 

     Nous supposons que les autres acteurs en ont fait de même, selon l’accord.

 

                                                             Gilbert Lamarque

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Vérifications et prélèvements

Publié le par Cositas de toros

 

     

               Photo prise lors de la dernière corrida de la Feria de l’Atlantique à Bayonne, toros de Garcigrande. © G. Lamarque

 

            À l’issue de chaque corrida, les cornes de deux toros sont mesurées par les vétérinaires et prélevées pour analyse. Elles seront envoyées à l’école vétérinaire de Toulouse, où en fin d’année, toutes les cornes prélevées dans les arènes françaises seront analysées. Le but, simple, est de lutter contre la pratique de l’afeitado.

À l’issue de la corrida, est établi un certificat vétérinaire d’information pour chaque animal. Ce document est destiné à l’abattoir où le vétérinaire inspecteur qui contrôle, s’assurera de la salubrité de la carcasse et son aptitude à la consommation.

Également, il faut que dans les 48 heures de l’arrivée des animaux, vérifier le document d’identification, le document de naissance, le certificat Traces (arrivant d’Espagne) et vérifier la correspondance des bêtes avec celles annoncées. On remplie alors une fiche de contrôle à destination de la DDPP : Direction départementale de la protection des populations.

Tous les animaux sont concernés au niveau sanitaire, les toros, bien sûr, mais aussi les chevaux, ceux des picadors, des rejoneadores ou ceux des alguazils ainsi que les mules du train d’arrastre.

                                                                 Gilbert Lamarque

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La Venta del Batán

Publié le par Cositas de toros

 

            Dans quelques semaines, la Venta del Batán retrouvera son activité avec les jeunes souhaitant devenir toreros.

Voilà plus de 3 ans, janvier 2018, que le lieu avait été fermé par arrêté de la maire de Madrid de l’époque, Manuela Carmena*. Avant, en 2015, elle avait retiré la subvention de l’école Marcial Lalanda accueillie alors par la Communauté de Madrid avec l’École de Tauromachie Yiyo.

En 2020, le gouvernement régional et la mairie de Madrid ont convenu de reprendre l’activité en emmenant l’école régionale de tauromachie au Batán et en y unifiant l’enseignement de la tauromachie. La mairie a accepté de signer un protocole de collaboration de la tauromachie.

« Ce protocole intégrera les objectifs d’unification des écoles de tauromachie municipales et régionales en une seule, dont l’emplacement sera dans les installations municipales de la Venta del Batán. » avait expliqué le délégué de la zone Culture, Tourisme et Sports de la mairie de Madrid.

En parallèle, le délégué a souligné qu’une étude avait été demandée à la Fondation Toro de Lidia, dans laquelle les écoles de tauromachie existantes à Madrid et sa communauté ont été analysées, concluant que, compte tenu de la demande qui existe aujourd’hui et sachant que dans la Communauté de Madrid cohabitent sept écoles taurines, il fallait articuler un centre unique dans la capitale, doté de bonnes installations et de rigueur académique, qui deviendrait l’école de référence.

En outre, le protocole comprendra la récupération des récompenses taurines de la Feria de San Isidro de manière unifiée, ainsi que la promotion par les deux administrations de la tauromachie en tant que patrimoine culturel.

À la suite, un appel d’offres avait été lancé pour un contrat de concession de travaux et d’exploitation et qui entraînera donc, une réhabilitation complète de la Venta del Batán – enfin – et l’exploitation des installations en tant qu’école de tauromachie et centre d’exposition et de diffusion de la tauromachie en tant que patrimoine culturel.

 

     Hier, la Venta del Batán était le cœur de la San Isidro.

À l’ouest de Madrid, le poumon vert est ce parc immense, la Casa de Campo** où les Madrilènes vont se balader entre la forêt, le lac, le zoo, le parc d’attractions et le téléphérique reliant la Casa de Campo au Parc de l’Oueste, sur l’autre rive du Manzanares.

     Hier, les Madrilènes, les professionnels et les aficionados prenaient le métro, sortie Batán et venaient admirer tous les lots de toros qui allaient combattre les jours suivants à Las Ventas. Ce lieu mythique était composé de huit enclos et autant de lots de toros. Depuis 17 ans, Madrid a rompu la tradition et les lieux ont subi les affres du temps.

Madrid plage

 

     On y buvait du Fino – souvenir – et les élèves de l’école taurine Marcial Lalanda s’y préparaient physiquement et "tientaient" le bétail dans les arènes El Yiyo adjacentes au hangar.

     En mai 1995 – autre souvenir – nous avions vu un petit blond surclasser ses camarades. Le 20 juillet suivant, à l’occasion de la Madeleine montoise, nous retrouvions le petit blond, sous le nom de Julian Lopez "El Juli". Il coupa, ce matin-là, une et une oreille aux becerros de La Ermita, nous gratifiant de tout un répertoire de la passe fondamentale au moindre adorno. Ce jour-là, le palco s’était montré bien généreux avec l’octroi de la première oreille lors d’un "spectacle" plutôt "monté" pour ce gamin.

Avant lui, de prestigieux élèves s’étaient fait un nom : Joselito, El Fundi, José Luis Bote, Uceda Leal, Cristina Sánchez, Miguel Abellán et la première génération "Los Principes del Toro", les trois jeunes toreros de la promotion 1976 : Lucio Sandín, Julián Maestro et José Cubero "Yiyo". Des fantômes continuèrent à hanter les lieux, quelques nostalgiques. Certains professionnels comme Marc Serrano s’entraînent plusieurs fois par semaine.

     D’ici quelques jours, la Venta del Batán va retrouver son école dans un joli cadre de verdure où depuis 1950 s’exposaient les toros combattus par la suite à Las Ventas.

 

En métro, ligne M-10, sortie Batán, 5 minutes à pied ; sortie Casa de Campo, 15 minutes. Métro pris Puerta del Sol, 20 minutes de trajet.

 

*Elle avait été élue en juin 2015 sous l’étiquette Maintenant, Madrid (Ahora Madrid), mouvement positionné à gauche. José Luis Martínez-Almeida, membre du Parti Popular, libéral et conservateur, lui succède en juin 2019.

**Philippe II, en 1562, décide de transférer la Cour à Madrid et d’y résider. Le roi délimite un domaine reliant le palais avec le pavillon de chasse du Pardo, puis autour des propriétés se rajoutent achetées aux voisins. Lors de la proclamation de la Seconde République en 1931, l’ensemble est cédé aux Madrilènes qui en profitent depuis, pleinement sur 1 700 hectares !

 

                                                                     Gilbert Lamarque

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