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BÉZIERS, BAYONNE, LES CARTELS.

Publié le par Cositas de toros

Après Nîmes, Mont-de-Marsan et Dax, voici les cartels de la feria de Béziers et de la temporada de Bayonne pour clore les programmes des grandes ferias françaises.

 

 

Béziers, rien de nouveau sur le plateau de Valras.

 

     

    Robert Margé, impresario des arènes héraultaises, a fait sien, comme de coutume, du proverbe d’origine médiévale : « Charité bien ordonnée commence par soi-même. » Les anglais ont un proverbe analogue : « Charity begins to the home » ; in french, « Charité commence au logis. » C’est tout à fait ça. En effet, Robert (in english) alimentera généreusement de ses cornus, les deux NSP ainsi que la corrida du 17 août.

Pour ouvrir les festivités, Castella sur ses terres sera accompagné de la jeunesse, Roca Rey et Toñete ; ils combattront les inévitables Nuñez del Cuvillo. Toñete aux cartels également de Nîmes et de Dax (??) (Voir précédemment les commentaires lors de la présentation des cartels nîmois).

Le lendemain, aussi inévitable, une mixte, comme au bon temps des Chopera dans d’autres arènes, pour Léa Vicens et 4 Jandilla pour E. de Justo et l’étoile montante, Pablo Aguado (4 oreilles à Séville et forte impression à Madrid). J’ai bien écrit « montante », filante, nous verrons plus tard.

Le 17, l’inusable Manuel Escribano, le diestro qui se mesure à tous les types de bétail, j’ai nommé Daniel Luque (voir la goyesque en solo à Bayonne, le 14 du même mois) et Joaquín Galdos en découdront donc avec les toros de Robert le Charitable.

Le dernier jour, 6 Pagés-Mailhan pour le biterrois Carlos Olsina, Diego San Román et le nîmois El Rafi. Du quasiment copié-collé avec la novillada proposée à Nîmes, même élevage, même novilleros, si ce n’est C. Olsina qui remplace F. de Manuel, of course.

Pour conclure, et profitons-en car cela ne durera pas, les incontournables Pedraza de Yeltes, chef de lidia Octavio Chacón, et Juan Leal, celui ci durement châtié à Las Ventas (oreille, blessure) en mano a mano. Pourquoi pas une terna ? Dommage. Alvaro Lorenzo étant ce jour-là à Dax, Juan Ortega (à La Brède le 22 juin) par exemple, aurait été un choix osé. Il semble qu’à cette heure, il n’était retenu nulle part

Rien de révolutionnaire en terres biterroises, sur le bord de l’Orb.

 

 

Bayonne, une temporada innovante.

 

    

     Pour les fêtes de Bayonne, notons l’alternative précoce du béarnais Dorian Canton avec comme parrain, l’andalou Curro Diaz et Alvaro Lorenzo, toros de Robert Margé.

Le 14 août, pour ne pas concurrencer Dax qui ouvre sa feria le 15, Daniel Luque, remarqué en septembre 2018 dans ces mêmes arènes de Lachepaillet, sera seul pour cette 5e goyesque face à des exemplaires de P. de Yeltes, Puerto de San Lorenzo et Torrestrella, élevages de renom.

La Feria de l’Atlantique débutera, par un cartelazo. Le trio Castella, Roca Rey, Aguado combattra un lot de Luis Algarra. C’est ici que le bât blesse.

On innove le lendemain samedi : 6 toreros (comme l’an passé) mais pour 6 toros d’élevages différents et d’origines différentes (Margé en 2018), Murube, Valdefresno, El Retamar, José Cruz, Los Maños et Pedrés. L’expérimenté Domingo Lopez-Chavez conduira les jeunes, Sergio Florès, Tomas Campos, Juan Ortega et les nouveaux matadors, Adrien Salenc et Dorian Canton.

Le dimanche sera une journée dédiée à la lignée Santa Coloma, avec le matin, la novillada piquée de Los Maños pour El Rafi, Manuel Diosleguarde et Borja Collado.

L’après-midi, la corrida de La Quinta clôturera la temporada bayonnaise. Aux prises, O. Chacón et Joaquin Galdos. Le troisième heureux élu ne l’est pas pour l’heure. La commission taurine se prononcera après les prochains spectacles de la San Isidro. Les paris sont ouverts.

 

Voici donc une temporada pimentée (AOP Espelette) par une dose de défi, une de figuras, une autre de jeunesse et, souhaitons-le, quelques toros d’exception !

 

Rajoutons, et c’est ce n’est pas négligeable, le cycle des NSP :

Le 14 août, 3 erales de La Espera et 3 Casanueva pour Jesús Moreno, Christian Parejo et Antonio Magaña.

Le 30 août, 3 Camino de Santiago et 3 Alma Serena pour Guillermo Garcia, Niño Julian, Alvaro de Chinchon et Jean-Baptiste Lucq.

Finale des NSP, le samedi 31 août avec des erales du Lartet.

 

Insistons sur le fait que seules Bayonne, Dax et Béziers font un effort pour ces novilladas. Dans le ruedo montois, une seule se déroule et guère mise en avant. Qu’en est-il à Nîmes et Arles ?

La coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard organise le Printemps des Jeunes Aficionados dans la périphérie nîmoise depuis 2006. Dans le pays d’Arles, ce sont les comités des fêtes et les clubs taurins qui animent les journées taurines comme à Mas-Thibert, Saliers, Salin, Raphèle, Le Sambuc, Moulès ou Gimeaux, tous ces villages ou hameaux se situant sur la commune d’Arles. Tous n’organisant pas obligatoirement des NSP,  tout comme dans notre Sud-Ouest.

Mais, c’est la misère dans les ruedos nîmois et arlésien. Sachant aussi qu’une course, toute modeste soit-elle, ne reçoit pas le même impact selon qu’elle se déroule dans le cadre d’une feria ou lors une simple journée.

Voyez notamment, le nombreux public familial qui peuple les tendidos dacquois et bayonnais !

                

                                            Gilbert LAMARQUE

 

 

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RAFAEL CAÑADA

Publié le par Cositas de toros

     Des nouvelles de l’état de santé du Biarrot, Rafael Cañada.

Le samedi 11 mai à Valencia, 6 novillos de Montalvo pour A. Salenc, Marcos et B. Collado.

Rafa est grièvement blessé par le 4e novillo, subissant une cornada dans le dos de trois trajectoires.

 

      Certificat médical du 11 mai : « Blessure par corne de toro au niveau de la L3, qui intéresse la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et l’aponévrose superficielle, et la musculature paravertébrale droite et lombaire du même côté, avec trois trajectoires : une ascendante d’environ 13 centimètres, une verticale profonde d’environ 12 centimètres et une troisième descendante d’environ 8 centimètres. Pronostic grave. En attente d’étude radiologique et d’évolution. »

 

...

 

     Deuxième opération le mardi 21 mai, nettoyage des blessures où subsistaient des éclats d’os, plus exactement des petits morceaux d’apophyse. Rafael a souffert les premières heures qui suivirent l’intervention. Pauses de vis et plaque de titane pour soulager la pression au niveau du rachis lombaire. Reconstruction du sac dural. Pour expliquer simplement, c’est une enveloppe qui entoure la moelle épinière baignant dans le liquide céphalo-rachidien.

 

     Une troisième opération est envisagée. Rafa n’a pas perdu l’usage de ses jambes et garde un moral d’acier, déterminé à récupérer au plus vite. Il reçoit les visites régulières des toreros, le Valencien El Soro et le Madrilène installé à Valence, Javier Vázquez.

 

     Nous ne pouvons que lui souhaiter de retrouver le plus rapidement toutes ses capacités ainsi que de bénéficier d’un long repos réparateur.

 

     ¡ Fuerza Torero !

 

                                            Gilbert LAMARQUE

 

 

 

 

                                                        ABONO VIC

 

    Un abonné de Cositas a un abonnement à céder.

      Ombre – Couvert – Tendido sup. - Rang 1 : 202 euros. (4 corridas, 1 novillada piquée).

    06 07 72 58 66

    jean.arrivets@wanadoo.fr

 

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MERCI DOCTEUR

Publié le par Cositas de toros

    Ce n’est pas une remise supplémentaire d’une des multiples récompenses adressées au meilleur torero de la feria, de la meilleure faena, du meilleur élevage, de la meilleure… Non, c’est un prix accordé à l’unanimité par les remises du prix spécial de l’ACTF, du prix spécial de l’UCTPR et du prix spécial "Claude Pelletier" ( par les représentants des aficionados bayonnais), oui, prix spécial.

Les sorciers en blouse blanche ont frappé et sauvé une vie, une vie de torero.

Dans ces arènes où le soleil peut rencontrer la mort, nous avons été les témoins d’un drame aux conséquences funestes évitées.

 

            Bayonne. 19H 30, Grand Salon de l’Hôtel de Ville.

 

                                                 

    

De gauche à droite : Y. Ugalde, J.-R. Etchegaray, J.-F. Richard, M. Soroste et J.-M. Gouffrant

    

   

    Jean-René Etchegaray, Maire et Président de l’Union des Villes Taurines de France, Michel Soroste, adjoint délégué aux Finances et Yves Ugalde, adjoint délégué à la Culture recevaient sous les ors et les lambris du Grand Salon, un "aréopage" du monde taurin.

 

 

                                                  

Roger Merlin, représentant les associations taurines bayonnaises (Prix Claude Pelletier)

 

 

    Des membres de l’ACTF, le président de l’UCTPR ainsi que des représentants des clubs et peñas bayonnaises et leur président, étaient présents pour remettre leur prix spécial au Docteur Jean-François Richard et à son équipe médicale venue en nombre.

 

                                                     

Olivier Baratchart et Jean Grenet

 

   

    Nous pouvions remarquer également, les présences de Jean Grenet (maire honoraire) et du Docteur Jean-Michel Gouffrant (« médecin de toreros », grand aficionado), un duo qui se forma dès 1977 pour œuvrer dans les arènes.

 

                                                    

Jean-Michel Gouffrant

 

 

    J.-M. Gouffrant évoqua la terrible blessure de Joël Matray (coup de corne dans le ventre ayant arraché l’artère iliaque, l’arrêt de l’hémorragie par le Dr J. Grenet), dans les années 1980.

 

                                                      

Allocution du Maire. Au second plan, une grande partie de l'équipe médicale

 

 

    Jean-François Richard a tenu à souligner : « L’accident de Thomas Joubert est peut-être un déclencheur, notre intervention prouve que nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, et que non, nous ne sommes pas trop nombreux. Il le faut pour pouvoir assurer un travail correct. »

Il garde en mémoire la vindicte populaire, ce vent nauséabond qui souffla notamment depuis l’Espagne après la mort d’Ivan Fandiño. «  Je dédie ces prix à toutes les équipes qui interviennent aux arènes de Bayonne, et plus largement à toutes les infirmeries des arènes. On a tous les mêmes difficultés à se faire entendre auprès de l’Union des villes taurines de France. Ces prix, c’est une reconnaissance locale, une reconnaissance de notre profession quand notre association prêche trop souvent dans le désert. »

Nous pensons aussi au Docteur Jean-Claude Darracq, ici évoqué et à son association Assistance Médico-chirurgicale Aux Corridas (AMAC) intervenant en particulier dans le Sud-Ouest et ses arènes de 3e catégorie souvent éloignées des établissements sanitaires. Et ce, jusqu’à quand ?

Le Docteur Darracq reçut le Prix El Tio Pepe 2017 de la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF).

« On a mis vingt ans à obtenir d’avoir une salle propre, un lavabo et de la lumière, mais on a l’espoir que le vent tourne. » rajoute le chirurgien bayonnais.

J.-M. Gouffrant, son prédécesseur aux arènes de Lachepaillet, résume une situation inquiétante : « A  Bayonne, nous sommes des privilégiés avec l’équipe médicale la plus complète de la région, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Il est de plus en plus difficile de trouver des équipes médicales pour tous les spectacles, la gratuité de leurs services ne pourra pas durer, il faudra les payer. Pas de chirurgiens, pas de corridas. »

Même si l’équipe du Docteur Richard est soudée et suscite quelques vocations, l’avenir peut être remis en question. Il nous fit part des difficultés rencontrées avec les organisations pas toujours conscientes de la gravité des responsabilités. Des organisateurs parfois manquant de tact et de respect. A méditer.

 

                                                

L'équipe médicale autour de J.-F. Richard après la remise des prix. Y. Ugalde à l'extrême gauche

  

    « Nous devons à l’équipe chirurgicale bayonnaise de ne pas avoir vu sombrer ce samedi de septembre dans un drame dont nous aurions eu du mal à nous relever », déclare le Maire de la cité, J.-R. Etchegaray avant de remettre au bon docteur, la médaille d’or de la ville de Bayonne.

 

                                                     

Remise de la médaille d'or de la ville de Bayonne au Docteur Jean-François Richard

 

 

     Nous nous devions d’être présents.

 

         Un rappel des faits.

 

    Le samedi 1er septembre 2018 lors de la corrida de la Feria de l’Atlantique à Bayonne, le jeune torero Arlésien Thomas Joubert a été grièvement blessé par un toro de Robert Margé et devait être opéré en urgence. Touché à l’artère fémorale de la cuisse gauche en tout début de faena de muleta, Thomas a été pris en charge et l’hémorragie stabilisée à l’infirmerie des arènes avant d’être transporté à la clinique Belharra où il fut opéré.

La corrida a été interrompue près de quarante cinq minutes, le temps de sa prise en charge, des premiers soins et de son transfert.

Thomas Joubert se produisait à Lachepaillet en remplacement de Juan Leal blessé le 26 août à Bilbao par un toro de Miura. C’était sa troisième corrida de la saison.

 

                                                      

Blessure de Thomas Joubert le 01/09/18. (Photo Fred Martinez)

 

 

    On pouvait craindre le pire car l’Arlésien a reçu deux coups de corne dont l’un a provoqué une blessure de 20 cm et partiellement sectionné l’artère fémorale.

Cette scène a glacé le public.

La deuxième corrida de la Feria mettait aux prises six toreros de quatre nationalités différentes, donc un toro pour chacun. Pour l’histoire, le Péruvien Joaquín Galdós s’est montré sous son meilleur jour. Une oreille et double vuelta.

« Je veux leur dire un grand merci, toutes les équipes médicales ont été extraordinaires, à l’infirmerie des arènes, puis à la clinique. J’ai été opéré samedi soir, et dimanche, ça allait déjà mieux, j’ai eu la chance de ne pas avoir de fièvre, je suis dans de très bonnes mains » soulignait Thomas.

« Je suis très fier de toutes les équipes qui ont œuvré ce week-end aux arènes », insistait modestement Jean-François Richard.

    

                                                   

Arles. J.-F. Richard et T. Joubert. (Photo Philippe Dauphin-La Provence)

 

  

     Thomas Joubert et le Docteur Jean-François Richard se sont revus à Arles le 10 septembre au domicile du matador. Rencontre qui pourrait sembler surprenante sauf que tous deux sont… Arlésiens !

                                                                                          Gilbert LAMARQUE

 

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NOTES DE LECTURE

Publié le par Cositas de toros

NOTES DE LECTURE

 

INTRODUCTION À LA CORRIDA, nouvelle édition revue et augmentée.

Jean-Yves BLOUIN. 160 pages. 25 €.

 

    Pour l’aficionado averti, le spectateur curieux, le néophyte, cet ouvrage est pour chacun d’entre nous, accessible à tous. Les réponses à vos questions s’y révèlent.

Nouvelle édition revue et augmentée, l’auteur, Jean-Yves Blouin nous présente un travail remarquable. 300 photos-documents commentées nous permettent de mieux comprendre et apprécier les évènements qui se déroulent durant ce court instant d’une "confrontation entre l’Homme et le Toro !"

L’originalité vient du fait qu’ici  ce sont les photos qui nous expliquent les différentes phases, du paseo à l’estocade, photos enrichies par un texte bref et éclairant.

    Voici un beau volume à offrir également pour transmettre l’amour du Toro et notre passion de la  Tauromachie.

Et que l’on ne nous dise pas que de ce combat ne s’y dévoile pas un art !

Comme nous l’écrit l’auteur, JYB, breton, résidant dans le XXe à Paris, ce livre "n’apporte pas de références historiques ou d’analyses philosophiques, mais s’attache simplement à montrer et expliquer ce qui se passe au cours des 20 minutes du combat du toro.

    Vuelta fleurie à cet aficionado-photographe qui exerce également son art pour la revue Toros, et dont les recettes de la vente sont reversées aux écoles taurines françaises !

                                      

                                                                                          Gilbert LAMARQUE

 

 

Bon de commande à adresser avec le règlement à :

       JYB

       117 rue de Bagnolet

        75020 PARIS

25 € (port compris)

 

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LES CARTELS A VENIR

Publié le par Cositas de toros

                                NÎMES PENTECÔTE. 

 

Enfin, plus d’harmonie, moins de tapage !

 

 

    Une novillada "triangulaire" : Espagne, Mexique, France. A savoir, Francisco de Manuel, Diego San Román, El Rafi et la ganaderia Pagès-Mailhan d’origine Santa Coloma-Parladé.

Une corrida qui verra défiler 3 Français 3 : les Thomas Joubert et Dufau ainsi que Juan Leal devant les Domecq d’El Torero.

Antonio Ferrera, chef de lidia, remplace Enrique Ponce, accompagné d’Emilio de Justo et Toñete qui coupa 3 oreilles ici même lors de son alternative le 15/09/18. Ils combattront des Jandilla, les pupilles de Borja Domecq qui procurent actuellement beaucoup d’enthousiasme.

La matinée du dimanche sera dédiée aux styles tauromachiques aussi divers que la profondeur de Diego Urdiales – qui doit-être de tous les cartels d’arènes de 1ere catégorie , le volontaire murciano Paco Ureña, meurtri gravement à Albacete et l’espoir andalou Pablo Aguado dont la superficialité ne doit pas cacher l’esthétisme. Ils seront opposés aux Domecq de Victoriano del Río.

Les Domecq – encore ! ‒ de Juan Pedro fouleront le sable le dimanche après vêpres pour un mano a mano (!) entre Sébastien Castella et le fougueux péruvien n°1 de l’escalafón, Andrés Roca Rey.  « Le choc des titans* » est-il écrit en présentation.

Enfin, les prestigieux Victorino clôtureront la feria. Aux Vendanges passées, ce fer avait triomphé. Ils seront combattus par le lidiador Octavio Chacón, le revenant Rubén Pinar qui fera son retour dans l’amphithéâtre gardois après neuf ans d’absence ou d’oubli, c’est selon, et la belle main gauche du sévillan Pepe Moral.

De l’intérêt pour cette Pentecôte à l’allure moins racoleuse avec des jeunes loups aux dents aiguës, des Français aux dents blanches, des toreros espérés, des combattants, la présence évitée de figuras, pas de Chamaco ou de Jesulín non plus, mais par contre, encore une dose de Domecq dépassant les prescriptions  médicales.

Un vent de jeunesse souffle sur le ruedo gardois où Ferrera, Castella et Urdiales font figures de dinosaures.

Que les anxieux, les inquiets se rassurent : Ponce et El Juli vendangeront en Septembre !

 

* Dans la mythologie grecque, les Titans, divinités, ont précédé les dieux de l’Olympe. Enfin, selon le Larousse, des personnes qui dépassent la force et la taille du commun des mortels. Quand même !

Mais nous sommes à Nîmes. La métropole de Marseille n’est qu’à 110 kms !

                                                                                                      

                                                                                                    Gilbert LAMARQUE

 

                         CARTELS MADELEINE.

 

Le Moun, les halles. Samedi 6 avril, jour de marché et ¡ Viva Zapata !

 

 

      Au Moyen Âge, le roi percevait, grâce à un droit domanial, un impôt sur les marchandises qui se pesaient sous les halles et qui était appelé droit de pesage.

Méfiant, je me rendis à la capitale des Landes, armé d’un petit cabas pensant faire mes emplettes chichement. Oui, mais au diable la parcimonie, les années se suivant sans toujours se ressembler, les produits proposés étaient plus alléchants que d’ordinaire.

 

    Tout d’abord, devisons sur l’art pictural et graphique.

 

Après Botero et ses rondeurs, influencé par l’Art précolombien et populaire, l’Espagnol de Palma de Mallorca, Domingo Zapata, « le nouveau Andy Wharol de ce siècle » ( The New York Post) qui est plus ancré dans le Néo-expressionnisme que le Pop art, me semble-t’il, est donc le signataire de l’affiche de la Madeleine, millésime 2019. Sachez que D. Zapata était l'auteur de l'affiche arlésienne pour la Feria du Riz ainsi que le décorateur du ruedo pour la corrida goyesque. Rien de nouveau sous le soleil pour l'initiative, l'originalité, la créativité montoises !

Pour 2020, je propose : l’Arte povera, mouvement artistique italien "Art pauvre" qui ne devrait pas coûter très cher ! Ou bien, l’Art brut, terme par lequel Jean Dubuffet désignait les productions de personnes exemptes de culture artistique. Un art qui comprend à la fois, l’art des fous et celui des marginaux de toutes sortes : prisonniers, reclus, mystiques, anarchistes ou révoltés auxquels j’ai envie de rajouter les aficionados a los toros. Pas cher, non plus !

 

    Passons plus sérieusement aux cartels… et aux bavardages et boniments : 1 heure 15 !

 

 

La Quinta réinvité me semble cohérent, les fades Luis Algarra conviés pour ne pas nous resservir Juan Pedro Domecq, mais c’est tout comme ! Fuente Ymbro soit, Nuñez del Cuvillo sollicité sans interruption depuis 2016 était dévolu à Enrique 1er ! Pourquoi pas Jandilla, du "bon" Domecq qui brille aujourd’hui ? Et enfin, Victorino pour conclure dignement.

La tendance s’équilibre. En effet, en 2017 et 2018, 2/5e  était livré  aux toristas, cette année 3/5e, disons plutôt 2,5/5e car Fuente Ymbro, voire La Quinta ne sont pas des Cebada Gago, Dolores Aguirre ou autres Saltillo.

Absents Morante, El Juli, J.-M. Manzanares mais aussi, hélas, J. Garrido, J. del Álamo, Pepe Moral, J. Galdós, Rubén Pinar, mais à ce compte-là, il faut allonger la feria ! A. Lamelas lui aussi absent ainsi que des cartels de Vic, se consolera petitement à Aignan.

Le roi Enrique, forfait, remplacé par Diego Urdiales, le grand absent, en chef de lidia, cela aurait eu de la gueule, non ?  Et bien non, Paco Ureña change de jour et prend la place de sa Majesté en chef de lidia, et apparaît, la veille à sa place A. Lopez Simón. Dax fêtera le vingtième anniversaire d’alternative du Riojano prise dans la bonne ville thermale, un bon point. C’était le 15 août 1999 !

La novillada piquée toujours en nocturne, non ! Novillos d’Ave María dernière acquisition de Robert Margé et de Philippe Pagès, située en Andalousie à Villanueva del Rio y Minas. Pour le choix des jeunes piétons, nous verrons plus tard.

La non piquée : un tirage au sort des ganaderias du Sud-Ouest. Le vainqueur 2018, Casanueva  invité d’office accompagné par Malabat, La Espera et Alma Serena. Les quatre ganaderias landaises ! Le Lartet a décliné sa participation éventuelle et J.-L. Darré n’a pas vu son bulletin sortir de l’urne.

En conclusion, mon panier est mieux garni que pour la précédente Madeleine. Je vais donc devoir débourser plus pour le droit de pesage !

Mais arrêtons de geindre et tournons-nous plutôt vers le soleil qui brille pour chacun d’entre nous.

Voilà, c’est un avis comme un autre, mais c’est le mien.

Chacun s’abreuvant à la source qui lui convient… et la pluie ne fut pas invitée !

 

 

                                                                                                  Gilbert LAMARQUE

 

 

                  JOURNEE TAURINE DE SAINT-PERDON.

 

   Cette année 2019 est une année un peu spéciale pour la Peña La Muleta, organisatrice de l’évènement. C’est en effet le triple anniversaire d’une décade passée, importante pour elle.

Premièrement, le dixième anniversaire de la prise en responsabilité de l’organisation de la journée taurine dans le cadre des fêtes du village,

Deuxièmement, le dixième anniversaire de l’incendie des arènes communales,

Et enfin, troisièmement, le dixième anniversaire  de l’accueil chaleureux de la municipalité montoise mettant gratuitement à la disposition de Saint-Perdon l’utilisation de la plaza montoise.

Samedi 06 avril, place du Théâtre à Mont de Marsan, la Peña La Muleta était invitée, dans le cadre de la présentation des cartels montois, à présenter l’affiche de sa journée taurine qui traditionnellement se déroule le dernier week-end d’Août.

Certes, elle était invitée à une belle table, un tremplin fort intéressant pour se faire voir, encore eut-il fallu que le monde présent pour les cartels montois soit resté jusqu’à la fin. Las, les gens présent en nombre important, lassés par les monologues assommants de notre célébrité cantonale, étaient partis lors de la divulgation de l’affiche présentée, il est vrai en toute fin de cérémonie…

A quoi sert d'être invité à une table si majestueuse soit-elle si les assiettes sont vides ???

 

En tout état de cause et, pour parler  de ce qui nous intéresse vraiment, lorsque l’on connaît un peu l’historique de la Peña, l’on peut dire que cette journée est bien "montée" sur le plan taurin.

 

 

En matinée, quatre novillos de Baltasar Ibán.

Cette ganaderia a fait le bonheur (prix du meilleur lot de novillos du Sud-Ouest 2011), de l’organisation quatre années de suite. Il est donc normal de les retrouver sur l’affiche.

 

L’après midi, traditionnelle novillada concours (7ème) où l’on retrouve les fers qui, pour certains ont gagné le concours, pour d’autres ont démontré de grandes qualités et qui pour d’autres ont laissé entrevoir des possibilités sans pouvoir aller jusqu’au bout.

Cette ganaderia fait partie de cette dernière catégorie. Rappelons- nous cette magnifique estampe sortie du toril l’an passé malheureusement devenue trop vite invalide et donc impropre à la lidia. Ce fer est d’encaste Vega-Villar.

 Cet élevage de sang Juan Pedro Domecq / Aldeanueva nous a été présenté comme étant "les petits frères des Pedrazas de Yeltes". Quid de ces fameux Pedrazas qui ont gagné deux fois le concours !!! Ils n’ont pas pu, ou n’ont pas voulu ?

Cette ganaderia d’encaste Santa Coloma, est issue de la partition de l’élevage de Buendía, élevage qui fut le dernier à fouler le sable des arènes saint-perdonnaises en 2008.

C’est l’encaste minoritaire de Veragua qui est à l’honneur avec cet élevage. On garde en mémoire le très bon novillo sorti lors de la novillada concours de 2016. Espérons que cette année ce novillo ne croise pas la route d’une "figurita" en mal de notoriété et d’exigences comme ce fut le cas en 2016.

Deux fois présents au cartel saint-perdonnais, les Pedrajas de Jean-Louis Darré ont gagné le droit d’être dans ce cartel commémoratif. Lors de sa deuxième présence  en 2015, il se partageait le prix avec les Pedrazas.

Vainqueur du prix en 2017 pour sa présentation en France cette ganaderia de sang Juan Pedro Domecq / Gerardo Ortega - Marqués de Domecq est très justement renouvelé cette année.

 Pour cette journée commémorative la Peña renoue donc, pour la novillada concours, avec sa ligne directrice de départ, à savoir la variété des encastes dont certaines minoritaires. Il n’en reste pas moins vrai que cette journée sera un challenge important pour cette jeune organisation tant sur le plan du résultat technique que sur le plan du financier. Cette journée organisée intégralement hors de leurs terres originelles (!!!) représente un risque important dont toutes les retombées ont bien été, je n'en doute pas, appréciées à leurs justes valeurs .

 

L’ambition est un moteur…

Souhaitons-leur une belle réussite.

                                                                                                                  Patrick SOUX

 

 

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