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Roquefort, suite (1) - Bilbao, suite et fin (2)

Publié le par Cositas de toros

                ROQUEFORT, SUITE

           

            C’est officiel, l’alternative de Cristóbal Reyes à Sanlúcar de Barrameda avec des toros de Miura… ceux qui avaient été choisis pour Pampelune !

Le samedi 21 août dans le coso del Pino, Cristóbal sera adoubé par Rafaelillo avec Octavio Chacón comme témoin.

Le Gaditano ne sera qu’à 30 minutes de sa ville natale de Jerez par l’autoroute 480 ; nombreux seront ses supporters.

Dernière novillada de C. Reyes à Roquefort, le 15 août. Une raison supplémentaire pour prendre d’assaut les tendidos de la "Monumental des Pins".

 

           

   

 

 

 

 

 

 

 

Photos Roquefort 2019 : Frédéric Martinez

 

 

 BILBAO, SUITE ET FIN

© G. Lamarque

 

             Bilbao renonce à ses festivités de l’Aste Nagusia qui se seraient déroulées du 21 au 29 août.

La décision a été prise entre la société BMF-Baillerès-Martínez Flamarique (Chopera) et l’administration des arènes de Vista Alegre. La décision "encouragée" par le décret du gouvernement basque de Biscaye du 7 juillet dernier. La pandémie ne tolère que 20 % de la jauge maximale, les arènes comptent près de 15 000 places, donc moins de 3 000 billets auraient pu être vendus par corrida !

Après Pampelune, Saint-Sébastien et Huesca, aucune feria ne se déroulera dans le Nord de la Péninsule. Dernier espoir, Saragosse en octobre…

 

                                                                Gilbert Lamarque

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Retour sur la Madeleine

Publié le par Cositas de toros

 

               Trophées de la Peña A Los Toros de la Feria de la Madeleine 2021

 

            Le Prix Paul Dorian, le XVe, récompensant le meilleur toro de la Madeleine selon les critères précis de bravoure a été attribué à "Sombrilla", n° 19, colorado, né en septembre 2015, de la ganaderia de Pedraza de Yeltes (Salamanca).

© Fred Martinez

Il a été "lidié" en 5e position par Alberto Lamelas, le dimanche 25 juillet. De présentation irréprochable, il reçut 3 piques, magnifique la dernière.

 

     Le Prix Avenirs Taurins (200 €) au meilleur becerrista de la Madeleine, créé par la Peña A Los Toros en 2005, a lui, été attribué au Montois Tristan Barroso. Élève de l’E. T. de Badajoz (Extremadura), il marqua la matinée du dimanche 25 juillet de sa torería (eral de Camino de Santiago).

© Fred Martinez
© Fred Martinez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour mémoire :

 

     Quelques Prix Avenirs Taurins : le premier en 2005, Julien Dusseing "El Santo" ; 2013, Joaquin Galdos ; 2014, Daniel García Navarrete ; 2015, Adrien Salenc ; 2018, Solal Calmet "Solalito".

 

     Concernant le Prix Paul Dorian, le premier en 1981 a été attribué à "Engañoso" n° 72, de Joaquin Murteira Grave, "lidié" par Dámaso Gonzlez, le lundi 20 juillet.

En 2012 , bien sûr, "Jazmin" n° 193 de Fuente Ymbro, "lidié" et "indulté" par Matias Tejela, le vendredi 20 juillet.

En 2015, "Dormillon" n° 47, des Hros de José Cebada Gago, "lidié" par Javier Castaño, le samedi 25 juillet… C’était le dernier.

 

     Le Prix Paul Dorian a été créé en 1981. Il rend hommage à Paul Dorian, industriel et maire de Mont-de-Marsan jusqu’en juillet 1895.

     La veille du 14 juillet 1895, Guerrita est bloqué à la frontière par un refus de visa. Au pied levé, il est remplacé pour les deux courses par le Sévillan Antonio Jimenez "Reverte". Le 14 juillet, ce dernier fait l’objet d’une mesure d’expulsion après avoir tué trois toros. Paul Dorian joua son mandat et donna le premier signal de la fronde. Il s’empresse de cacher Reverte à son domicile. Le préfet le fera arrêter et l’expulsera dès le lendemain.

Le mardi 16, Fabrilo combat et tue six toros… Il sera expulsé à son tour. Les deux toreros seront aussi condamnés à 5 francs d’amende pour chaque toro mis à mort.

Ce dernier rebondissement provoquera la démission de l’élu.

En effet, au soir de la clôture des fêtes de 1895, le maire Paul Dorian et ses adjoints signent cette lettre ouverte :

            « Puisque sous la Troisième République soi-disant régime de liberté mais à coup sûr régime point libéral que l’Empire, nous sommes privés de nos libertés communales, puisque la force publique semble n’avoir d’autre mission que de traquer de malheureux étrangers qui ont commis le délit d’infraction à la loi Grammont alors que de gros voleurs peuvent impunément circuler sous notre beau ciel de France, il ne nous est pas permis de rester plus longtemps à la tête de la municipalité. »

Quatre conseillers imitent la démission du maire et de ses adjoints, suivis par les onze autres, le 14 août.

Paul Dorian devient le défenseur héroïque des libertés locales dont la presse nationale ainsi que les journaux espagnols comme La Lidia, se feront largement l’écho.

Paul Dorian était devenu le 22e maire de la cité montoise élu le 30 avril 1893… jusqu’en juillet 1895 !

 

                                                                        Gilbert Lamarque

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Pourquoi faut-il aller à Roquefort ?

Publié le par 7

            La cité roquefortoise en pays de Marsan est l’héritière d’une longue tradition taurine et la programmation de novilladas aux confins de l’Albret et de l’Armagnac y a laissé, pour certaines d’entre elles, des parfums et des souvenirs impérissables aux fidèles aficionados. Car nous sommes de fidèles partisans et nous nous y croisons à chaque temporada sachant ce que nous sommes venus y goûter.

 

 

      "La Monumental des Pins" fut inaugurée le 12 août 1951, le Cercle Taurin Roquefortois en août 1963 où se succédèrent dès 1980, Jean-Louis Gayan relayé en 1982 par Pierre Nogues, toujours actif et également président de la Commission taurine.

     Le 15 août est une date que l’on retient aisément mais la feria de Dax fait manifestement de l’ombre… même si les publics peuvent présenter quelques discordances tauromachiques ! Au fil des temporadas, ont défilé dans le village baignée par la Douze, bon nombre d’aficionados "branchés" toristas. En fait, on ne fait pas dans le sensationnel, on y fait dans le novillo "encasté", dans les fers historiques : Isaias y Tulio Vázquez, Salvador Guardiola Fantoni, Saltillo, les Coquillas de Sánchez Arjona en 2010 avec au cartel, Gómez del Pilar, Esaù Fernandez et A. López Simon ainsi que les fers français d’Hubert Yonnet et celui des frères Gallon… et La Quinta.

   

      Paco Camino y fit le paseo en 1959, coupant deux oreilles, son fils, Rafael, suivant les zapatillas paternelles en 1985. Antonio José Galán, lui, coupa la seule queue dans l’histoire des arènes. Le 15 août 1969 défilait Curro Vázquez avec des novillos de Don Juan Guardiola Soto, … le lendemain Sacha Distel faisait son show.

     Ce 15 août 2021, la ganaderia de La Quinta foulera le ruedo roquefortois pour la 8e fois. Ceci n’est pas un hasard tant la ganaderia s’est illustrée par le passé et cette magnifique novillada 2019 où le lot frôla le prix attribué par l’UCTF, section Sud-Ouest, battu sur le fil par la prestation de Blohorn à Soustons.

     Les jeunes toreros seront :

   

      Cristóbal Reyes, el chaval de Jerez de la Frontera, chef de lidia, à son avantage en 2019, mal payé de ses efforts, le protégé du bienveillant Roquefortois Christian Lamoulie et de Lolo de Camas. Il s’est bien entraîné cet hiver chez Saltillo, Raso de Portillo, Santiago Domecq avant de continuer sa préparation durant deux mois au Mexique.

     Le jeune Biterrois Charles Pasquier, Carlos Olsina, 25 ans, l’un des espoirs de la tauromachie française qui eut les honneurs du magazine Causeur sous la plume de Yannis Ezziadi, le 8 juin dernier. Deux vueltas à Las Ventas, le 11 août 2019, novillos de La Guadamilla, avant d’être gravement blessé à la fémorale, le 31 août en terres espagnoles. Son objectif 2021 : entrer dans le circuit des grandes arènes et Roquefort en est un tremplin. Il sera la veille à Béziers devant des novillos de Cuillé.

     Complétant l’affiche, le Landais de Tartas Yon Lamothe qui fit sa présentation en piquée pour les Pâques taurines de Mugron 2019, récolta une oreille de chacun de ses Baltasar Iban. Le torerito continue son apprentissage ayant peu d’opportunités dans un contexte difficile (pour tous).

 

     En matinée, la non piquée mettra aux prises pour un duel santacolomeño, deux erales de La Quinta et deux erales de Manu Turquay, ganaderia située à Eyguières en plein cœur de la Crau, les deux élevages restant sur de bonnes tardes dans la placita. Ils seront combattus par Victor Barroso, natif du Puerto de Santa María, élève de E. T. La Gallosina dirigée par José Luis Galloso et José Manuel Bercial, et Marcos Linares né à Linares (Jaen), vainqueur en 2020 du XXVIe Cycle des Novilladas des Écoles Taurines d’Andalousie.

   

      Aujourd’hui, la bastide ne se protège plus derrière ses murailles et vous convie à venir égayer les charmantes arènes inscrites aux Monuments Historiques. Venez vibrer pour le 70e anniversaire de la "Monumental" sous le fer Santa Coloma et encourager ces cinq jeunes en devenir.

 

     PS. Je vous recommande la lecture dans la revue Toros n° 2149 du 30 juillet 2021, des trois pages consacrées à "La Monumental des Pins" par l’ami Miguel Darrieumerlou.

 

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     Pour compléter cette page roquefortoise, je me permets d’attirer votre attention sur le dernier ouvrage de Bernard Carrère, enfant de Roquefort, Les Élevages de taureaux braves, genèse et évolution aux Éditions Passiflore où l’auteur actualise ses anciennes publications de 2001 et 2007. Il est aussi l’auteur de Histoire et évolution de la tauromachie à Roquefort-des-Landes publiée en 1980 par l’UBTF.

     Un point commun réunit M. Darrieumerlou, B. Carrère et le signataire de cet article : nous sommes tous les trois collègues à la revue Toros.

     Vive Roquefort et vive Toros !

 

                                                                        Gilbert Lamarque

 

 

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Pas de toros à Illumbe

Publié le par Cositas de toros

 

 

           Toreo Arte y Cultura, la société qui gère les festivités taurines à Illumbe (Saint Sébastien) a annoncé hier mercredi, l’annulation de la Semana Grande. Le gestionnaire argumente sa décision sur la situation sanitaire que traverse le Pays Basque et les mesures prises par le gouvernement basque dans le nouveau plan Bizi Berri* qui restreint la capacité des lieux dans plus de 5 000 villes en fonction du taux d’incidence. La capacité maximale est de 20 %, ce qui rend l’organisation de la feria d’août irréalisable.

Bâtiment polyvalent depuis son inauguration en 1998, Illumbe est le principal centre de vaccination de Gipuzkoa (voir Cositas du 27/02/21). L’urgence de la vaccination est prioritaire. Le gestionnaire assure aux aficionados qu’il y aura à nouveau une feria en 2022.

Le coronavirus, lui seul en décidera.

Après Pampelune hier, Saint Sébastien aujourd’hui, qu’en sera-t’il à Bilbao ?

Après la Navarre et le Gipuzkoa, qu’en sera-t’il en Biscaye ?

 

* Bizi Berri : cadre d’action déclenché par le gouvernement de Gipuzkoa afin de faire face à la pandémie. Nouveau plan Bezi Berri IV mis en place de juillet à octobre.

 

                                                           Gilbert Lamarque

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Journée en Astarac

Publié le par Cositas de toros

        Reportage photos : Frédéric Martinez   

             Belle chambrée sur les coteaux de l’Astarac pour la présentation de la corrida 100 % française de Riscle qui aura lieu le samedi 31 juillet. Ici, sur ce territoire, on n’a pas éventré les paysages pour faire passer des routes plus larges ; les dernières empruntées sont plus étroites que le véhicule. C’est calme mais ce n’est pas un pays de solitude, pays de cultures, pays d’élevage, pays fertile et abondant, généreux grâce au labeur des hommes. C’est le pays du vivant souvent caché pour détourner les envieux.

180 personnes avaient répondu à l’invitation de Jean-Louis Darré sur ses terres du Cantaou, accompagné de Stéphane Fernandez Meca et du Tendido Risclois.

     Soleil voilé, nuages aux nuances de gris pour débuter cette journée par la visite au campo du lot de toros réservé pour Riscle, toros issus d’une nouvelle lignée andalouse d’origine Albarreal*, tout comme les trois vaches "tientées" par la suite ; lignée en laquelle J.-L. Darré fonde beaucoup d’espoir.

 

 

 

     Bien que la virée en remorque fût rapide et les toros éloignés, on pouvait remarquer un encierro de trapío respectable et des têtes bien coiffées. Imaginez ces bêtes dans les modestes arènes de Riscle, les charpentiers doivent être déjà au travail !

 

   

      De retour du campo, nous avons pris place autour du ruedo afin d’assister à la tienta des trois vaches par la jeune terna qui fera le paseo le 31 juillet. Ces becerras, joliment présentées, se sont montrées braves sous la pique d’Alain Bonijol, les deux premières au fringant galop sans hésitation, frappant franchement le peto, mettant les reins ; la troisième plus timorée manquant aussi de force. Elles furent plus ou moins bien "lidiées", dans l’ordre, par Andy Younes avec beaucoup de finesse, El Adoureño beaucoup plus brouillon et sans raffinement, et enfin Tibo Garcia auteur de superbes séries bien léchées, élégant, qui sut adapter la lidia à son opposante. Une très bonne tienta, un bon entraînement pour les toreros, de bons enseignements pour le ganadero.

 

     L’heure apéritive sonna, les tapas prirent d’assaut les gosiers, les bouchons abandonnèrent les goulots puis chacun se replia vers sa querencia : convivialité et gourmandises gasconnes.

     Mais le plat de résistance se manifesta par la lidia des trois toros du fer de Santiago de Camino. Trois toros lourds, puissants aux cornes rectifiées, cela va de soi.

     Le premier est violent sous la pique de Laurent Langlois, deux rencontres sans véritablement pousser. El Adoureño n’aura pas la solution, bousculé par deux fois, auteur de gestes plutôt vulgaires. Deux coups de rapière, Lupiac et d’Artagnan sont proches.

     Tibo Garcia reçoit d’une belle cape un bicho qui ne s’emploiera que peu lors des deux rencontres avec le canasson. Tibo profitera de sa corne droite, la gauche pas évidente révéla un toro tardo n’amenant que des demi-passes. Deux épées et un magnifique descabello.

     Le troisième ne prendra qu’un puyazo apparaissant faible et Andy Younes ne put que mener une faena allant a menos malgré son application et ses gestes soignés. Une demie et un splendide descabello.

 

 

     Il faut venir à Riscle pour soutenir la tauromachie française et la ruralité : l’éleveur, les toreros et les organisateurs comptent sur vous. À Riscle, l’authenticité est de rigueur.

 

*Albarreal, d’origine Marqués de Domecq, finca à Zufre (Huelva).

                                                               Gilbert Lamarque

 

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