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IN MEMORIAM

Publié le par Cositas de toros

IN MEMORIAM

  

    Francisco de Borja Domecq y Solis est né en 1945 à Pampelune dans l'une des familles les plus remarquables de l'élevage de bovins et de vignobles Domecq. Fils de Juan Pedro Domecq Díez et Mathilde Solís Beaumont, petit-fils également de l’éleveur et vigneron Juan Pedro Domecq y Nuñez de Villavicencio, fondateur de la ganaderia Domecq, et frère des éleveurs  Fernando et Juan Pedro Domecq, a grandi à Jerez de la Frontera, le lieu d'origine de leurs parents.

Il était le propriétaire de l’élevage Domecq situé sur la ferme que la famille possède à Vejar de la Frontera (Cadix), connu par l'étoile, fer familial, créée en 1943. Il avait poursuivi les études génétiques commencées par son père et ses oncles Pedro, Salvador et Álvaro Domecq dans les années 1950, pionniers de l'amélioration génétique des toros bravos dans la caste Domecq.

Après que l’élevage de Zaldundo ait été créé par son frère Fernando, en 1987, il a pris la direction d'une partie de celui-ci à partir de laquelle il a formé son propre fer, celui de Jandilla, le plaçant parmi les ganaderias espagnoles de première ligne, et annoncé dans la plupart des ferias taurines les plus importantes depuis plus de trente ans. Jandilla est présente dans d'autres élevages espagnols, comme Fuente Ymbro, Parralejo ou Daniel Cruz, et américaines. Le bétail a été transféré d'Andalousie à la ferme Don Tello à Mérida (Estrémadure). En 2016, il a confié la gestion de celle-ci à son fils Borja Domecq Nogera.

Il a créé un deuxième fer, celui de Vegahermosa, en 2002 avec la génétique Domecq.

 Il a été, entre 2011 et 2017, membre du conseil d'administration de l'Union des Eleveurs de Taureaux de Lidia, ainsi que promoteur et président de la Fedelidia, fédération qui regroupe les cinq associations d'éleveurs dédiées à la production de viande de taureau de combat (combattue ou non) de race indigène, certificat de traçabilité délivré par la Ministère de l'Agriculture dans le décret royal 505/2013 du 25 juin, et qui englobe plus d'un millier de fermes d'élevage.

Il était marié à Fátima Noguera Espinosa, avec laquelle il a eu deux enfants, Borja et Fátima.

En 2009, alors qu'il assistait à la cérémonie de remise des prix de la Fédération taurine d'Estrémadure, il souffrait d'un œdème pulmonaire aigu, pour lequel il a été admis en soins intensifs hospitalier.

 Il est décédé hier, 23 mars 2020, à l'âge de soixante-quatorze ans à l'hôpital général de Mérida, où il était entré la veille, à la suite d'une pneumonie causée par le Covid-19.

 

(Sources Wikipedia)

 

Patrick Soux

 

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LES FORCES NOVILLERILES DANS LE PAYSAGE TAURIN FRANÇAIS

Publié le par Cositas de toros

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas piquées.

 

     32 novilladas sur le sol français (chiffre identique à 2018) se déroulant dans 26 arènes.

     18 tardes dans le Sud-Ouest, 14 dans le Sud-Est.

 

A l’escalafón 2019 apparaissent :

     11e rang,

Maxime Solera avec 18 contrats. Présent lors de 10 paseos en France, il a toréé à Arles et Madrid. Auteur d’une première, le 8 septembre à Andorra (Teruel) : un novillero français en solo dans une arène espagnole, six ganaderias, six origines différentes (3 oreilles). A Las Ventas devant les Dolores Aguirre qu’il accueille a porta gayola – sa signature – il laisse une excellente impression accentuée par son courage. A Céret, il réalise une méritoire lidia, coupant 2 oreilles d’un Monteviejo. Depuis la création de l’ADAC en 1998 et l’organisation de sa première novillada, aucun novillero n’était sorti en triomphe.

Il va prendre l’alternative à Arles, le 13 avril, toros de Miura. Il faut remonter 63 ans en arrière pour trouver une alternative avec des Miura  C’était à Saragosse, Fermín Murillo, le 21 avril 1957. Un défi de taille !

En novillada, il a déjà affronté : 7 Dolores Aguirre, 5 Miura, 4 Raso de Portillo, 4 Prieto de la Cal et 4 Hoyo de la Gitana. (Statistiques, Yannick Florenza).

   12e,

Raphaël Raucoule "El Rafi" (17). Recordman (Français et Espagnols) des paseos (9) en 1ère catégorie, et 7 pavillons coupés. Paseos à Arles, Nîmes (2) trophée de la Cape d’Or, Mont-de-Marsan, Bayonne, Béziers, Séville, Valence trophée du meilleur novillero à la Feria de Juillet, et Madrid. Présent aux ferias de Calasparra, Villaseca de la Sagra, d’Arganda del Rey, Moralzarzal et Arnedo. Très bonne prestation à Soustons devant d’excellents Blohorn. Il défilera à Valence pour les Fallas, le 12 mars, combattant les Fuente Ymbro et le 24 mai à Séville pour "lidier" les Villamarta ; annoncé également à Nîmes et Madrid...

       16e, Carlos Olsina (13). 3 novilladas en 1ère cat., Arles, Béziers et Las Ventas où il a laissé une bonne impression (La Guadamilla), 2 vueltas. Blessé sérieusement à la cuisse à Pedrajas de San Esteban par un novillo de El Cahoso, il a repris les trastos une semaine plus tard enchaînant trois novilladas en trois jours. En Arles le 12 avril.

        42e,

Dorian Canton (6). Alternative le 6 août à Villeneuve-de-Marsan : "Flamenco" de Piedras Rojas (silence). Rubén Pinar et Thomas Dufau. Il aurait été plus sage qu’il suive l’exemple de Francisco de Manuel qui, promis à l’alternative, décida de terminer la temporada.

      54e, Tibo Garcia (4). Alternative le 25 août à Saint-Gilles : "Cazador" de Fuente Ymbro (2 oreilles). Sébastien Castella et Emilio de Justo,

               Adrien Salenc (4). Alternative le 14 juin à Istres : "Zafarrancho" de Zalduendo (oreille). El Juli et A. Roca Rey,

            et Yon Lamothe (4). Il faudra qu’il se montre plus volontaire qu’en 2019 et qu’il abandonne sa susceptibilité. Il défilera en Arles le 12 avril.

       92e, le Dacquois Jean-Baptiste Molas (2) sera le sixième Français en Arles pour Pâques.

         102e, Cédric Fructueux "Kike" (1). Un unique novillo à Mont-de-Marsan en nocturne,

                 Adam Samira (1). A Tarascon, l’Arlésien a coupé 2 oreilles à son second Dos Hermanas. "Apodéré" par Paquito Leal qui reprend du service, il sera le 12 avril en Arles.

 

              et Solal Calmet "Solalito" (1). A débuté à Nîmes le 14 septembre, novillos de San Sebastian qui, hélas, laissèrent peu d’options, manquant de bravoure et marqués par une grande faiblesse. Lui aussi, en Arles le 12 avril, il sera le lendemain à Mugron pour affronter les Jandilla ; le 24 mai à Ales.

            Quant à Baptiste Cissé, un paseo, il a quitté tôt dans la saison, l’habit de lumières abandonnant quelques contrats.

 

        Nos meilleurs espoirs 2020 : "El Rafi", le novillero puntero (alternative prévue pour le vendredi des Vendanges nîmoises), Carlos Olsina, ambitionnant de devenir le 4e matador de l’histoire de Béziers et Solalito, une valeur montante, un garçon appliqué, un réel espoir pour les années à venir. Tiercé gagnant ?

 

Ce qui s’est passé en 2019. Novilladas non piquées.

 

     Dans l’Hexagone, 34 arènes ont accueilli 40 novilladas sans picadors : 24 dans le Sud-Ouest et 16 dans le Sud-Est.

      34 élevages : 29 français, 5 espagnols.

      43 novilleros dont 12 français. (Statistiques, M. Darrieumerlou, Toross 2110-2111).

 

Le classement de la temporada passée :

 

                                          Solal Calmet "Solalito", (15).

 

                     Nino Julián  (12). Volontaire mais handicapé par sa taille, il était présent le 8 mars aux Fallas de Valence, et défilera à Ales le 24 mai.

 

    Jean-Baptiste Lucq (7). L’élève d’Adour Afición apprend vite. Il nous a donné rendez-vous à Magescq le 16 février opposé à des erales de Santafé Marton, présent aussi à Aignan le 12 avril et le 13, chez lui à Mugron.

 

     Tristan Espigue (7). Élève de l’École Taurine du Pays d’Arles, il torée avec beaucoup d’alegria et de plaisir. Vainqueur du concours des novilladas de la temporada bayonnaise 2019, il foulera le sable arlésien le 12 avril.

 

      et Borja Escudero (7), natif d’Alicante (ET du Pays d’Arles), oreille à Béziers le 17 août, eral de Margé.

       Clément Hargous (4), (CFT de Nîmes). Il remporte le XIIe Printemps des Jeunes Aficionados, il défilera à Ales.

      et Fabien Castellani (4), (ET du Pays d'Arles) coupe 2 oreilles à un bon eral de Durand à Tarascon. Encore en phase d’apprentissage.

 

       Lucas Miñana (3), (École Taurine de Béziers). Le novillero audois de Port-La Nouvelle, Lucas Teulade "Miñana", s’offrit 2 oreilles à la Feria de Béziers après une faena « à la Javier Conde » devant un Margé buvant la muleta.

       Raphaël Ponce de Leon (2), (CFT de Nîmes) qui prend de la confiance fera le paseo à Ales.

       et Lenny Martin (2), (ET de Béziers) annoncé comme une « pépite » à la planta torera.

      Gualterio López (1), (ET de Béziers) vu à Bougue en mai 2018, courageux et volontaire devant un Margé très exigeant le 17 août à Béziers, vuelta,   

       Anaïs Taillade (1), (ET de Béziers). 2 oreilles à Béziers le 16 août, eral de Margé,

       et Yon Lamothe (1) est passé à l’échelon supérieur.

 

    L’espagnol de Chiclana, Christian Pajero a terminé en tête du classement avec 15 paseos aux côtés de "Solalito". Introduisons-le dans ce groupe français, sachant que cet élève de l'ET Béziers est "apodéré" par le Biterrois Tomas Cerqueira. Le garçon a pour objectif de toréer un maximum de novilladas pour passer ensuite à l’échelon supérieur dans la dernière partie de la temporada. Il a débuté à Magescq le 16 février, et était lui aussi le 8 mars aux Fallas. Il est également pré-sélectionné pour participer au Zapato de Plata à Arnedo ; à Aignan le dimanche de Pâques.

 

     En 2020, comptons sur les toreros(a) cités ci-dessus auxquels se rajouteront les espoirs d’après-demain.

Jean Laroquette "Juanito", l’élève studieux d’Adour Aficion enfilera son premier habit de lumières, le 23 février à Arzacq et se mesurera aux Alma Serana à Mugron en matinée.

Et Loup Cousteil "Miguelin" (ET du Pays d’Arles) ; José Espinosa "El José" de l’ET Rhône Aficion de Fourques ; Lucas Spagna, le jeune Arlésien de la Fondation El Juli ; Quentin Brousse "Canten" (CFT de Nîmes) est retenu en Arles pour le 1er Trophée des Révélations, le 23 mai ; et ?... 

 

     Je ne suis pas un pratiquant de l’haruspice, je n’ai pas l’art divinatoire de lire dans les entrailles d’un animal sacrifié, fut-ce un taureau, pour en tirer les présages quant à l’avenir de la novillada.

Aujourd’hui, un organisateur de novilladas perd de l’argent. Et en 2019, nous comptions quarante novilladas sans picadors, quarante-trois en 2018, quarante-cinq en 2017, quarante-huit en 2016…

En 1920 débutait les Années folles ; en 2020 on ne dansera pas le charleston et le paso doble ne raisonnera plus pour longtemps, rythmant la fin programmée des novilladas.

A moins que cette année soit une nouvelle et salvatrice année folle, en tauromachie bien sûr, nous le souhaitons, doux rêveurs que nous aspirons à demeurer !

 

                                                                              

 

Gilbert Lamarque

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ANNONCES MONTOISES

Publié le par Cositas de toros

Photo Mathieu Saubion, Vuelta a los toros

Photo Mathieu Saubion, Vuelta a los toros

    Centre d’Art contemporain, jeudi 19h30, après le traditionnel quart d’heure landais et toujours sous la houlette de notre incontournable P.A.B., Mr Charles Dayot ouvrait la réunion de présentation des vœux de la CTEM montoise. Il était, pour la circonstance, accompagné de son président, Christophe Andiné et des deux prestataires que sont J.B. Jalabert et Alain Lartigue.

 

Mr Dayot rappelle le quand, le comment et le pourquoi de la situation (resserrer les liens avec l’afición montoise) et nous précise que quelques annonces nous seront faites ce soir afin de partager la progression du travail de la dite commission.

 

Photo Mathieu Saubion, Vuelta a los toros

 

Christophe Andiné prend ensuite la parole et, après les remerciements habituels, il nous explique leur méthode de travail. Il nous apprend que, pour le bétail, ils recherchent le toro montois. Diantre, fichtre bleu, pour une nouvelle… Le toro montois existerait donc ? En développant un peu, nous nous apercevons qu’il s’agit d’un toro sérieux, harmonieux, de belles hechuras, avec du tamaño et bien dans le type de l’"encaste". En fait ce n’est ni plus ni moins que le toro idéal, quête de tout organisateur.

Vient ensuite le temps des annonces.

On nous rappelle les trois ganaderias annoncées lors de la rencontre du mois de décembre : Alcurrucén (encaste Carlos Nuñez), Celestino Cuadri (encaste propre) et Pedraza de Yeltes (encaste Domecq/Aldeanueva). Une bonne nouvelle, le maintien de la novillada piquée et sa nouvelle programmation au samedi matin 11h.

Les ganaderias pour les autres spectacles sont :

Corrida portugaise : ganaderia de Fano (encaste Murube).

Novillada piquée : Ganaderia de Philippe Cuillé (encaste Domecq/Miranda de Pericalvo).

Et pour terminer, les deux ganaderias restantes sont : Jandilla (encaste Domecq Diez) et Adolfo Martín (encaste Saltillo), affrontée en solo par Sébastien Castella.

 

Photo Mathieu Saubion, Vuelta a los toros

Pour ces deux dernières, il faut avouer que ce n’était pas un scoop, vu que le coin du voile avait été levé depuis pas mal de temps laissant circuler quelques informations.

 

Sur l’annonce de la soirée était écrit : «Annoncer d’autres surprises pour la feria !», elles arrivent…

 

Nous sommes très «surpris» que pour ses trente ans d’alternative, S.A.S Enrique Ponce nous fasse l'honneur de passer par le ruedo montois. Dieu du ciel, comment aurions nous pu faire sans lui !, autre nouvelle, il a accepté de se confronter aux Alcurucén… (Événement, roulement de tambour !).

L’encerrona de Sébastien Castella face aux Adolfo Martín pour ses vingt ans d’alternative était déjà connue.

La vraie surprise de la soirée fut l’annonce du cartel d’ouverture. Après Arles (tiens, tiens) Talavante fera sont retour dans les arènes. Avec Andrés Roca Rey, ils donneront l’alternative au jeune torero prometteur, le tolédan Tomás Rufo, devant les toros de Jandilla. Cartelazo !, qui fera dire à Christophe Andiné lors de cette annonce que : « Tout le monde de la tauromachie aura les yeux fixés sur Mont-de-Marsan » (!!!)

 

Si je résume, nous avons donc un cartelazo pour l’ouverture, un évènement et une encerrona. Cela ne vous fait penser à rien ? Mais bon sang, mais c’est bien sûr !

Vous avez dit amalgame ?

Photo Mathieu Saubion, Vuelta a los toros

 

Pour tout dire, cette programmation a tout de même un peu «de gueule», même si elle reste un peu «bling- bling» et racoleuse, effet d’annonce oblige.

Soudain, il revient à ma mémoire l’impression positive que nous avions l’an passé après la présentation des carteles montois…

 

Alors, patience.

 

Et comme le dit le bon sens paysan : « c’est à la fin du marché que l’on compte les sous »

 

Patrick Soux

 

 

 

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ENTRE MARCEL PAGNOL ET YVAN AUDOUARD, UN GANADERO PROVENÇAL : JEAN-LUC COUTURIER

Publié le par Cositas de toros

ENTRE MARCEL PAGNOL ET YVAN AUDOUARD,  UN GANADERO PROVENÇAL : JEAN-LUC COUTURIER

   Jeudi 14 novembre, Casa de la Peña La Suerte, Le Houga.

Les invités de la soirée, Jean-Luc Couturier accompagné de son épouse Geneviève.

 

    « C’est faire honneur au soleil que de se lever après lui. »

 

Cette citation est d’Yvan Audouard, écrivain, journaliste au Canard Enchaîné durant une trentaine d’années, qui se dit né par inadvertance à Saïgon, d’un père avignonnais (militaire) et d’une mère marseillaise, et qui choisit comme ville natale préférée, Arles ! Ceci ne l’empêchant pas d’avoir chaque été rendez-vous à Fontvielle dans son pigeonnier – qu’il n’a jamais confondu avec le moulin de son illustre voisin Alphonse Daudet – il s’est inventé une Provence plus belle que la vraie. Ses héros sont de boulangers et des taureaux, des santonniers et des bergers…Des boulangers et des taureaux !

 

Ph. G. Lamarque

Tiens, Jean-Luc Couturier ne serait-il pas "inventé" par son voisin de Fontvielle ? Hélas non, la vie ne l’a pas voulu ainsi, Yvan Audouard est décédé en mars 2004.

 

Pagnol, l’autre conteur d’Aubagne jamais très loin aurait pu "pousser" la voix et broder à loisir.

Imaginez : un banc, des platanes, un boulodrome puis, un guéridon, trois pastis, une partie de cartes. Ça, le futur de notre ganadero, NON ! Mais c’est une petite mort !

Et en parlant de mort, nos deux conteurs des garrigues eurent le mauvais goût d’expirer à Paris.

Avouons tout de même, entre un académicien et un journaliste, un boulanger/ganadero, il aurait eu de la gueule, le banc sous les platanes !

 

Comment voulez-vous que je fasse un condensé de la biographie du maître de Coste-Haute ? Pour cela, tournez-vous plutôt vers le livre qu’a commis le natif d’Orange : L’arène du boulanger, ou comment un "petit" boulanger provençal qui, découvrant le bien être animal, devient éleveur de braves ! Toute l’éloquence méridionale transpire entre les lignes.

 

Abordant la temporada 2019, nous soulignerons les faits marquants des deux fers.

 

    Concha y Sierra, encaste pure vazqueña, achat en novembre 2012.

- Le 23 avril, Saragosse, corrida concours de la San Jorge. "Bandolero"n°3, 538kg, né en mars 2014, negro bragado, harmonieux de ligne et astifino, s’élance trois fois au cheval, sortant seul des deux premières et courtes rations mais s’employant plus fortement sous la dernière. En bon professionnel, Domingo López Chaves embarque très vite le bicho aux medios – son terrain de prédilection – lui donne la distance et profite de ses bonnes embestidas sur la droite. La faena culmine dans une série de trois derechazos, donnée compas ouvert, et qui porte sur les tendidos. Une lame tombée. Oreille, l’unique de la tarde et palmas à l’arrastre.

- 1er juin, Alès pour un défi ganadero avec Marqués de Albaserrada. Les Concha y Sierra d’un poids moyen de 507kg. Le 3 avec des armures astifinas et particulièrement ouvertes.

- 30 juin, Boujan, non piquée. « 4 erales de Concha y Sierra joliment présentés, plus sérieux les deux derniers, aux robes variées dans le type de l’encaste, intéressants et qui permettaient des trasteos mieux composés » Thierry Rippol sur Toreria.net… dans des conditions caniculaires.

« Supérieur le bon 1er » Semana Grande, « le brave "Gitano"n°25 toréé par le protégé de Victor Mendes, Sergio Nunes. »

- 24 août à Maranchón (Guadalajara). "Mañico"n°9 honoré d’un tour de piste pour le rejoneador José Miguel Callejón (oreille) lors d’une corrida mixte.

- 05 octobre à Villarejo de Salvanés (banlieue sud de Madrid). Concours de recortadores où s’illustra "Limonsito" qui mit à l’honneur la caste vazqueña. Sergio Redondo, le vainqueur du concours, évoque le comportement qu’eut "Limonsito" : « Tous les aficionados présents se souviendront de "Limonsito" non seulement pour sa beauté, mais aussi pour le trapío qu’il arborait. Il était digne d’une arène de première catégorie. Son comportement a été extraordinaire. En plus de mettre la tête, il fut très prompt et il transmit énormément lors de chacune de ses charges. »

- 12 octobre, Bouillargues, non piquée concours. "Pavito"n°35, castaño salpicado, choisi pour représenter l’élevage, a remporté le prix décerné au meilleur eral. Sa caste, la profondeur de ses charges et sa sauvagerie ont séduit le public. Ce trophée récompensait aussi la qualité de la lignée. Il était l’héritier d’une des plus importantes familles de l’élevage. Parmi ses antécédents, plusieurs ont marqué l’Histoire de la tauromachie.

Le premier, "lidié" en 1917 à Valencia, permit à Rafael "El Gallo" de réaliser probablement la faena la plus importante de sa carrière. Plus récemment, en 2009, un autre "Pavito"n°19, reçut le prix décerné au meilleur novillo de la prestigieuse feria des novilladas de Calasparra (Murcie).

Patrick Soux (Cositas-de-toros) : «  Avec "Pavito" bien présenté et difficile à fixer, Christian Parejo a montré ses limites. Tant au capote où la seule chose à noter est un bon quite de Tristan por chicuelinas, qu’à la muleta où il a été débordé d’entrée par la caste du Concha y Sierra. En fin de faena exclusivement droitière, il arriva à tirer quelques muletazos et conclua d’une demi-lame trasera. Petite pétition, petite oreille. »

 

Comme nous le constatons, les Concha y Sierra sortent tête haute de tous les types de spectacles.

 

     Curé de Valverde, encaste Conde de la Corte, achat en février 2012.

- Unique corrida, le 15 juin à Istres après le succès obtenu en 2018. Le 4ème n°13, "Cubetisto", 535kg, avait été honoré d’une vuelta posthume surtout pour son comportement au cheval.

Dans Toros, Christian Derbuel écrit : « J.L Couturier s’est sans doute réjoui de la vuelta de son mayoral en compagnie de Javier Cortés. Des Curés admirablement armés mais restés toutefois en deçà de leurs mythiques ascendants alésiens, ceux qui firent entrer en afición, l’éleveur des Alpilles. » 

Christian Sieuzac rajoute : « Présentation digne des grandes arènes, de trapío homogène, aux cornes parfaitement symétriques et aux pointes astifinas. »

Mais corrida trop attendue et déception à l’arrivée d’autant que le mano a mano Octavio Chacón / Javier Cortés ne se hissa guère vers les sommets.

 

Sachez que l’Association El Toro de Madrid qui dévoile sa liste noire des ganaderia pour la temporada 2020, a émis le souhait de voir outre Torrestrella, Cebada Gago ou Palha… les vazqueñas de Concha y Sierra. Dans la liste de ceux qui ne sont pas venus depuis longtemps ou jamais, Valverde et Hubert Yonnet.

Mais cela est parfois un cadeau empoisonné, car il est souvent difficile de présenter une corrida complète à Las Ventas – combien de sujets envoyés et combien de renvoyés ? − et tout ceci au détriment d’éventuelles autres plazas plus modestes où les éleveurs ont moins de contrainte. Empoisonné aussi si le résultat est médiocre.

 

Pour la temporada 2020, l’éleveur des Alpilles a plus de disponibilités avec le fer de Concha y Sierra, plusieurs corridas dont une de 5 ans, une novillada. Avec Valverde, le choix est plus limité mais nous avons appris par la suite qu’un toro de ce fer est retenu pour la corrida concours de Vic ainsi qu’un autre, le 12 avril pour la corrida concours d’Aignan… et encore un à Alès pour le défi ganadero (6 élevages).

 

Pour ces devises de légende, la sélection reste impitoyable, noblesse de Valverde, bravoure de Concha y Sierra. Faisons confiance au nouveau curé de Coste-Haute, au précieux généticien Julien Aubert, au mayoral Jean-Pierre Odet et à toute l’équipe.

 

Miguel Darrieumerlou, Jean-Luc Couturier et Michel Manciet. Ph. Midola

 

Soirée très conviviale, animée et repas à la hauteur de la performance des invités.

Merci à Geneviève et à Jean-Luc.

Il se dit que l’ex-boulanger pourrait repasser en terres gasconnes car le temps dans le Sud-Ouest passant trop rapidement ne lui permit pas de "s’exprimer suffisamment"… et le second film sur la ganaderia, plus long que le premier projeté, ne put sortir de sa boîte. Que de frustrations !

 

Terminons cet article comme nous l’avions commencé par une citation, et après Yvan Audouard, celle de Marcel Pagnol, citation choisie par Jean-Luc Couturier, clôturant son livre. « Le temps passe et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins. » 

 

 Y. Audouard, M. Pagnol, J.L Couturier… trio d’enfer. Dommage pour le nouveau curé !

 

 

 

 

 

                                                                                  Gilbert Lamarque

 

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FRANCISCO MONTERO, LA NOUVELLE ATTRACTION.

Publié le par Cositas de toros

FRANCISCO MONTERO, LA NOUVELLE ATTRACTION.

     Originaire de Chiclana, l’Andalou de 27 ans fait ses débuts en novillada piquée en août 2017 à Sepulveda avant de recevoir une terrible blessure à la fémorale dans la foulée dans un village de la célèbre Vallée de la Terreur à El Real de San Vicente. Après une longue convalescence, les portes de toutes les arènes lui sont ensuite restées fermées. Voilà comment on récompense les modestes dans le milieu.

En mars 2019, il se produit lors des célèbres capeas du Carnaval de Ciudad Rodrigo après avoir parcouru le pays valencien et affronter des toros en pleine rue.

Remarqué par de jeunes aficionados du Sud-Est, le voici présenté dans les élevages camarguais. Sa trajectoire atypique trouve un grand écho dans les milieux taurins et médiatiques locaux.

Quand il a fallu assurer le remplacement de Manuel Ponce au pied levé à Boujan, il a été fait appel à Francisco Montero pour son second paseo en piquée. (Photos ci-dessous)

 

 

 

 

Rarement novillada aura fait couler autant d’encre que celle d’Antonio Silva pour le cartel d’ouverture de Toros y Campo. En effet, le lot de l’élevage portugais ressemblait plus à une corrida de toros, qui n’aurait souffert d’aucune contestation à Madrid ou Bilbao, qu’à une novillada dans une arène de 3e catégorie.

Belle surprise pour cette envie, cet engagement et ce talent brut déployés. Ému aux larmes dès sa première série tant il était heureux d’avoir enfin cette chance si longue à se dessiner. Habitué aux combats de capeas espagnols face à des toros de 600 kg, le novillero de Chiclana a convaincu dès son premier combat.

Est-ce bien raisonnable de mettre des novilleros inexpérimentés face à une telle opposition que refuseraient d’affronter la plupart des grandes figuras de l’escalafón ? Certainement pas.

Il est sorti triomphateur du 46e Zapato de Oro d’Arnedo, a fait plusieurs sorties remarquées triomphant à Villaseca de la Sagra, vainqueur de l’Alfaro de Oro et à Peralta.

Le 11 novembre à Saint-Sever dans le cadre de la XXXVe semaine taurine et culturelle, il fit preuve d’un tremendisme avéré. (Photos ci-dessous)

 

 

 

 

Et un ami mesuré et circonspect m’écrivit il y a peu : « On cotise déjà pour une statue en bronze, grandeur nature… ? »

Ceci après l’annonce de l’ADAC programmant, le dimanche 19 juillet 2020 à 11h, l’encerrona de Francisco pour une novillada piquée devant six toros de six encastes différents, de six fers de légende. A savoir, Saltillo, Concha y Sierra, Barcial, Dolores Aguirre, Hubert Yonnet et Los Maños.

Sachant qu’à Céret, on ne fait pas dans la demi-mesure, on veut créer le buzz, et après l’annonce des toros de Reta de Casta Navarra où l’on part dans la grande inconnue, la programmation d’une novillada où seul un mort de faim, un frustré au bagage technique insuffisant va défier six exemplaires des plus impitoyables, j’ai le désagréable sentiment de nous voir propulser des siècles en arrière et assister aux jeux du cirque dans la Rome des Titus, Domitien, Trajan… !

Après les guimauves désuètes, un plat acide, fielleux, sentant le soufre.

J’en appelle à des mets plus agréables sans toutefois être doucereux, un juste milieu. Il en va de l’avenir de la tauromachie et de l’intégrité physique de ces courageux toreros.

Curat ut valeas Francisco! Prends soin de toi Francisco !

                                                                                               

Gilbert Lamarque

 

Et pour les familiers de la langue de Cervantes, un article d’Alejandro Martínez, El Pais du 25 août 2019 :

                          « La pasión desbordante de un novillero de otro tiempo. »

    « El reloj de la plaza de toros de Las Ventas marcaba casí la nueve de la noche cuando Francisco Montero, un novillero de 27 años nacido en Chiclana de la Frontera (Cádiz), sorprendió a todos al plantarse de rodillas frente a la puerta de chiqueros para recibir a su segundo oponente a porta gayola, no con el capote de brega, sino con el de paseo.

El inicio de esa segunda labor fue solo una muestra del conjunto de su actuación. Como aquellos maletillas de otro tiempo que soñaban con ser toreros. Montero, que desde que debutó con picadores hace dos años  apenas se ha enfundado el vestido de torear – la pasada temporada no hizo  el paseillo en ninguna ocasión – se ha curtido en los festejos populares, principalmente en las capeas celebradas en numerosos pueblos salmantinos. 

Multitud fueron las carencias técnicas y artísticas que demostró en su presentación en Madrid, pero su entrega, infatigable de principio a fin, fue total. Y también la verdad, con la que intentó hacer el toreo, colocándose en el sitio, sin aliviarse. Tanto con el buen sexto, que tuvo nobleza y movilidad, como con el complicado tercero, de cortísimo recorrido y cara por las nubes. »

 

FRANCISCO MONTERO, LA NOUVELLE ATTRACTION.

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