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En avril, la Maestranza se recouvre d'un fil...

Publié le par Cositas de toros

           … Rendez-vous pour la Feria de San Miguel !

 

 

        La Feria de Séville 2021 officiellement suspendue. Étonnant, non ?

     Voici un second printemps sans toros dans la Maestranza, les pires présages se sont confirmés hier soir, jeudi. Le déroulement des spectacles était rendu impossible par la règle du mètre et demi. L’empresa Pagés révoltée face à cette capacité rendant la Feria déficitaire et la Junta de Andalucía se cachant derrière le fait qu’il s’agissait d’une norme d’État « égale pour tous et obligatoire ».

« Avant les mesures sanitaires requises par le gouvernement national (loi 2/2021) et sa mise en œuvre par le gouvernement régional, les célébrations prévues à Séville sont suspendues. » Cette note indique que le seul coupable dans cette situation, est le gouvernement national.

L’empresa Pagés avait demandé à la Junta une capacité plus flexible, cette dernière, tapant en touche, a fait appel au ministère de la Santé. La secrétaire d’État à la Santé, Silvia Calzón a rappelé que cette norme du mètre et demi englobe l’ensemble du secteur culturel : salles de concert, cinémas, théâtres, …

Rappelons que Séville est passé à un niveau d’alerte sanitaire de niveau 3.

La Junta de Andalucía a atteint son objectif en se dégageant de toute responsabilité. Après la Commission de Santé publique susmentionnée, Jesús Aguirre (PP), conseiller à la Santé et aux Familles de la Junta andalouse, a argumenté afin d’affirmer que le ministère de la Santé « se pone de perfil » (comme dans la lidia, le mauvais torero) au sujet de la demande de son département d’être « un peu plus permissif » dans la réglementation de la distance de sécurité minimale de 1,5 m dans des manifestations publiques dans le contexte actuel de la pandémie. Au bal des faux culs, il n’est certainement pas à l’orchestre !

Que peut-on attendre d’un gouvernement central qui n’a aucune honte et d’un gouvernement "autonome" qui, par lâcheté, courbe l’échine ? Les décisions finales étant du ressort de la Communauté autonome. Curieux que pour l’Open de tennis de Marbella (Malaga) dans la Communauté d’Andalousie, les problèmes ne se posent pas. Il n’y a que ces pauvres toros à devoir franchir tous les obstacles !

En Castille-La-Manche, le PSOE est aux manettes et il y a des toros avec 75 % de remplissage. En Estrémadure, le PSOE, lui aussi tenant les rênes, autorise 50 %.

Pourtant quelles différences y a-t’il entre le PP et le PSOE en matière de toros ? Peut-être la couleur de leurs cravates ?!

… Alors, il ne reste que VOX aux Espagnols pour défendre la corrida, un comble.

     Pour en revenir à la Maestranza, avec une capacité de 40 %, la Feria pourrait parfaitement se dérouler mais l’empresa et les toreros veulent-ils faire les efforts nécessaires et s’adapter aux circonstances ? C’est le point de vue de certains. Mais vu la structure des arènes, la règle des 1,5 m ne permet que la vente de 1362 billets sur un total de 10 500 ; le taux de 50 % d’occupation permet la vente de 5597 billets.

     Et pour illustrer ce qui précède voici un petit inventaire.

L’Andalousie est gouvernée par le PP.

L’Estrémadure par le PSOE, comprenant les provinces de Cáceres et de Badajoz.

La Castille-et-Léon également par le PSOE, les provinces sont : Albacete, Ciudad Real, Cuenca, Guadalajara et Tolède.

Au cours de ce début de temporada, des corridas ou novilladas se sont déroulées à Almendralejo (Badajoz), Consuegra et Esquivias (Tolède), Torija (Guadalajara).

Sont prévus prochainement, Bolaños de Calatrava (Ciudad Real) le 18/04, Barcarota (Badajoz) le 24/04, Cinco Casas (Ciudad Real) le 24/04, Torralba de Calatrava (Ciudad Real) le 25/04, Almendralejo- bis – (Badajoz) le 1er mai avec une novillada, Esquivas (Tolède) le1er mai, etc.

Sanlucar de Barrameda (Cadix) pourtant dans la communauté d’Andalousie assure une corrida demain samedi 17/04 et une novillada le 1er mai ! Allez comprendre.

 

     À Nîmes, la ville et le délégataire des arènes maintiennent leur intention… pas de Feria de Pentecôte "traditionnelle" mais des corridas en mai.

Adieu pégoulade !

Nous verrons bien (ou pas) ce nouveau format.

Ah, Covid quand tu nous tiens !

 

     Jean Castex, ce bon Jeannot, avait déclaré : « Il n’y a pas de raisons qu’on ne voie pas le bout du tunnel au printemps. »

Eh, Jeannot, nous y sommes au printemps. Où est-il le bout du tunnel ?

Le commissaire européen Thierry Breton a affirmé que l’accélération de la production des vaccins permettait à l’Europe d’ores et déjà de voir la lumière au bout du tunnel. Encore ce tunnel !

Il semblerait donc que la lumière soit visible pour l’Europe mais pas encore pour les européens. Et ne confondons pas vitesse de production et vitesse de vaccination. Lumière noire comme nos humeurs.

Pour Macron, les terrasses et certains lieux culturels (les arènes ?) - et non pas les lieux de culte où on fait n’importe quoi sous la protection de la croix et du goupillon – pourraient rouvrir progressivement et suivant les territoires « aux alentours de la mi-mai ».

Allez, Jupiter, délivre-nous.

                                                                      Gilbert Lamarque

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Luis Miguel Dominguín, leader des unes, le fiston et le tonton

Publié le par Cositas de toros

Aujourd’hui nous allons employer un ton plus léger, persifleur.

 

          Luis Miguel Dominguín, chouchou de Franco, amoureux d’Ava Gardner et "rival" d’Antonio Ordoñez, a fait la une des journaux, magazines et autres tabloïds.

     C’était la vie du torero le plus célèbre de son époque. Ami proche de Franco, il est tombé – souvent – amoureux d’actrices comme Ava Gardner et il a côtoyé des artistes comme Picasso et Dalí. 

 

     Luis Miguel, le torero dont l’histoire d’amour avec la belle italienne Lucia Bosé, a été marquée par des infidélités, des tragédies et sa relation avec la dictature – plutôt le dictateur –, est né à Madrid en 1926, membre de la célèbre dynastie taurine des Dominguín. Mais sa renommée allait bien au-delà de l’arène.

Ses amitiés ont forgé sa légende, et son nom a dépassé les frontières du pays.

 

     Le torero et l’actrice italienne se sont mariés en 1955. Ils ont célébré deux mariages, le premier a lieu le 1er mars 1955 à Las Vegas comme les stars d’Hollywood. L’autre date est le 16 octobre, mariage religieux dans sa finca familiale. La mariée était enceinte. Hou ! Francisco Franco détourna la tête, horrifié. Le fiston naquit le 3 avril 1956, c’est Miguel. Sa sœur Lucia vint au monde un an après et le 5 novembre 1960, ce fut le tour de Paola dont le parrain était Pablo, Pablo Picasso.

Miguel venu au monde au Panama, a grandi entouré de personnages du monde de l’art et de la culture. Les relations avec papa n’étaient pas faciles, le maestro n’acceptant pas que son fils unique veuille se consacrer à la musique, arborant des looks trop modernes pour l’époque. Le père n’avait-il pas péché, épousant une vierge gravide* ? Avec le temps, Luis Miguel se sentit fier du fiston.

Il se remaria en 1987 avec Rosario Primo de Rivera, la nièce du fondateur du parti politique fasciste Falange Española, l'homme politique d'extrême droite, José Antonio Primo de Rivera.

Lucia Bosé, l'ancienne miss Italie, l'héroïne des années 50 est décédée en mars, cette année, à l'âge de 89 ans.

 

1er août 1959, Bilbao

     Luis Miguel fut l’ami d’Ernest Hemingway, ils partagèrent de belles après-midi de corrida, leur amitié connue du monde entier. L’écrivain déclara : « Le paradis serait pour moi une arène avec deux billets à vie et une rivière à truites à côté ».

 

     Comme le déclarait récemment Miguel Bosé sorti de son long "hiver" : « Dans cette Espagne, la classe aisée très riche, avait ses animaux de compagnie, ses stars : c’étaient des acteurs, des danseurs, des chanteurs de flamenco et des toreros. » Le père de Miguel n’était pas seulement un animal de compagnie pour Franco comme il le fait remarquer : « Il y a des photos dans lesquelles vous voyez Franco regardant mon père avec admiration… Il l’appelait "mon garçon". » La relation entre les deux était une amitié très étroite.

Dominguín était un séducteur naturel. Il est tombé amoureux de stars comme María Feliz, Ava Gardner, Lana Turner, Rita Hayworth ou Lauren Bacall, plus de fois qu’il ne reçut de cornadas. Finalement, il "s’installa" avec Lucia Bosé mais il semble que la fidélité était absente de ses gènes.

 

     Picasso rencontra le matador en 1958 après une corrida à Arles grâce à la médiation de l’écrivain et cinéaste Jean Cocteau. Au début de leur relation, le peintre appréciait peu le torero – il est vrai que celui-ci devait fortement agacé les alentours – mais par la suite, le temps a donné lieu à une solide amitié. « Le temps adoucit tout » écrivait Voltaire.

 

     Luis Miguel eut aussi comme ami proche, l’évaporé Salvador Dalí souvent invité au domicile du torero, pique-assiette reconnu.

 

      Miguel Bosé, après une carrière marquée par un long silence, s’est livré pour un émission de télé. À 63 ans, le chanteur-acteur ressurgit après une longue descente aux enfers. Durant vingt ans, ce ne fut que drogue et alcool, le chanteur en perdit même son atout le plus précieux, la voix.

Très controversé depuis son retour dans les médias, il engendre polémique sur polémique. Papa serait furieux.

Le seul de la famille qui aurait votre sympathie, c’est Domingo, l’oncle de Miguel Bosé, torero, ami de Che Guevara, producteur de films. Probablement l’homme le plus fascinant de la famille, toujours politiquement incorrect, phalangiste durant la Guerre civile, communiste à l’après-guerre, frère aîné de Luis Miguel, devenant son apoderado, sa biographie mériterait une série sur Netflix.

Né à Linares en 1920, il décède à Guyaquil en 1975. Par sa seule personnalité, il aurait pu éclipser le frangin. Alors que Luis Miguel faisait des papouilles au Caudillo, Domingo était bien plus qu’un dissident. Il prit sa retraite de torero en 1948 après une carrière de six ans. Il se recycla dans l’apoderamiento et les affaires taurines. Lorsqu’il devint communiste, il reçut de nombreux militants persécutés trouvant refuge dans son appartement de la rue Ferraz à Madrid où était également imprimé le journal clandestin Mundo Obrero, financé par lui même. En 1956, après le XXe congrès du PCUS qui condamna la politique de Staline, il quitta le parti communiste. Il se lia d’amitié avec certains écrivains de l’époque comme Ortega y Gasset ou Pio Baroja. Dominguito, comme on l’appelait aussi, fondit l’UNINCI (Unión Industrial Cinematográfica), une société de production. Des films ont été tournés sous son égide, il produisit des classiques et Viridiana, ce film le ruina.

 

     Après son fiasco cinématographique, avec l’aide financière de Luis Miguel, il se concentre sur les affaires taurines et la plaza madrilène de Vista Alegre, alors propriété de son frère. Il créa les célèbres novilladas de la Oportunidad où il découvrit Sebastián Palomo Linares. C’est dans cette arène que se rendit Che Guevara lors de son escale à Madrid en 1959, il en profita aussi pour faire quelques emplettes à El Corte Inglés.

Les relations entre les deux frérots n’ont jamais été faciles aux dires de son neveu en raison du caractère agressif de Luis Miguel. « C’était une mauvaise personne. Il a insulté tout le monde autour de lui. Il n’avait ni amis ni famille, comme le montre le temps ». Revanchard, Miguel Bosé en a certainement subi les dommages collatéraux.

Domingo Dominguín finit par s’éloigner, se réfugiant à Macondo, sa ferme colombienne où il a fondé sa ganaderia, Aracataca. « Ils disent » qu’il s’est tué d’une balle dans le cœur, mais son propre fils dit qu’il a été assassiné. « La vérité est que mon père a été tué à cause de sa relation avec l’ex-épouse du gouverneur de Valle del Cauca », a t’il expliqué. « Personne ne frappe deux coups dans la poitrine, c’est comme ça qu’ils jouent là-bas ». Le cadet Luis Miguel aurait été exécuté vingt fois !…

Fascinant vous dis-je.

Ponce, le petit roitelet Enrique 1er fait pâle figure.

Tout ce qui précède n’est qu’un léger survol au-dessus de la planète Dominguín, l’encre de mon stylo n’y suffirait pas.

 

* Si un jour le hasard de vos pérégrinations vous mènent jusqu’à Cucugnan, charmant village de l’Aude, je vous engage à pousser la porte de l’église pour y admirer la statue de la Vierge Marie enceinte. Il n’y a pas que le curé qui est célèbre à Cucugnan !

 

                                                            Gilbert Lamarque

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Un pari courageux ?

Publié le par Cositas de toros

                  En pleine crise, une nouvelle ganaderia voit le jour à Talavera.

 

 

Hermanos Guerrero

 

      Comme une lueur dans l’obscurité, comme un pari courageux dans un futur incertain, comme l’amour pour la tauromachie que ces nouveaux éleveurs démontrent, un nouveau troupeau de bravos est né dans la province de Tolède.

La finca Dehesa de las Córdobas se partage sur les deux communes de Talavera de la Reina et Mejorada. C’est un espace de 300 hectares dédié au ganado bravo par excellence, où paissait le fameux "Bailaor" de la veuve Ortega, et où un très bon climat est favorable.

Héctor Guerrero García est un éleveur de bovins bien connu obtenant un succès significatif dans ce type d’élevage. Aficionado et adepte de l’élevage de bravos, il s’est aventuré sur les terres de Salamanque pour acquérir un type de bêtes auxquelles l’éleveur s’identifie.

 

Los "patas blancas" de Toledo.

 

Les premiers locataires. © Luis Muñoz

 

     Les nouveaux pupilles de H. Guerrero, avec leurs capes noires et blanches particulières sont arrivés du côté de Tolède. Un total de 50 vaches et un étalon de Barcial, "encaste" Vega-Villar, aux pelages incomparables, mais d’une réserve génétique peu "rentable" dans les arènes d’importance, mais reconnue par l’amateur du toro-toro. Le troupeau se retrouve au beau milieu des chênes verts et des roches typiques du terrain accidenté de cette finca, aux installations exemplaires, modernes et fonctionnelles. Le nouveau propriétaire a bien étudié tous les éléments pour une gestion correcte du bétail, sans lésiner dans les unités spécifiques pour parer à chaque travail campero, incluant une coquette plaza de tienta.

Le troupeau a été enregistré auprès de l’Asociación de Ganaderos de Lidia en septembre 2019 avec un fer dessinant une tête de toro. La devise porte les couleurs blanc et bleu, et le signe aux deux oreilles est une épingle à cheveux (horquilla).

 

La marque du feu.

 

© Luis Muñoz

 

     Premier évènement qui restera dans les annales, c’était le 27 avril 2020. Ce matin-là, 13 animaux, 5 femelles et 8 mâles ont été marqués au fer. La vache "Coleterona" a été le premier animal à sentir la brûlure du fer sur sa croupe droite, sur le côté le chiffre 1 et sur son épaule le chiffre 0, représentant le dernier chiffre de son année de naissance.

 

Muñolero, le premier mâle marqué. © Luis Muñoz

     Le premier mâle à être marqué était "Muñolero", un eral berrendo en cárdeno, remendado, coletero, lucero*, caractéristiques qui sont sans équivoque quant à sa provenance Vega-Villar. En cette saison particulière, seul le personnel essentiel a pu assister et collaborer à cette activité. Héctor Guerrero a reçu l’aide précieuse du torero Rafael Cerro, le natif de Navalmoral de la Mata (Cáceres), qui a guidé chacun dans sa tâche afin qu’elle soit effectuée avec précision.

Avec 13 animaux relâchés, c’est le début de la nouvelle aventure – car ceci en est une – comme éleveur de bravos. Espérons que ses cornus reflètent dans l’arène, les caractéristiques imposées par l’éleveur dans sa sélection exhaustive.

Une nouvelle ganaderia sans une goutte de sang Domecq, on croit rêver !

¡Enhorabuena! au nouveau gardien d’un des trésors génétiques du campo bravo, ce formidable mélange entre Vazqueño et Vistahermosa… ¡y suerte!

Recuerdo.

     Le 21 septembre 2014, à Vic-Fezensac lors de la novillada, le vénézuélien Cesar Valencia eut fort à faire avec son premier Barcial nommé...  "Muñolero", qui, trois piques plus tard, mit en danger le novillero. La pétition majoritaire laissa le président inflexible. Cesar se contenta de la vuelta.

 

*un eral à la robe blanche mélangée de noir et de gris, tacheté, la queue blanche – coletero, se dit aussi coliblanco –, et tache claire sur le frontal.

 

                                                       Gilbert Lamarque

 

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Inégalités

Publié le par Cositas de toros

 

     Sur les tendidos.

 

Paseo de Colón

 

          Dimanche 18 avril, deux spectacles sont programmés sur le Paseo de Colón à Séville à six heures d’intervalle. Le premier, un concert de bandes originales de films avec des pièces d’Ennio Morricone, John Williams et Hans Zimmer au Teatro de la Maestranza à midi ; le second, une corrida avec Morante de la Puebla, Roca Rey et Pablo Aguado dans la Real Maestranza à 18 heures.

Voici encore un élément de discorde.

Le Teatro organisera ce concert avec 60 % de la capacité et un espace libre tous les quatre sièges !!! et ceci à l’intérieur.

La Real Maestranza devra inaugurer sa temporada avec une distance d’un mètre et demi entre chaque spectateur (devant, à côté, derrière), ce qui représentera 12 % de sa capacité !!!… en extérieur.

Morante de la Puebla : « Le mètre et demi qu’on exige pour les toros n’est pas respecté au Congrès. »

 

     Au campo.

 

© J.M. Serrano

 

          L’Unión de Criadores de Toros de Lidia a demandé ce mercredi à la Junta de Andalucía de comprendre la situation que traverse la tauromachie et de permettre l’application de mesures de sécurité et d’hygiène pour prévenir les risques de contagion, comme prévu dans la loi 2/2021, comme il est appliqué dans d’autres spectacles de la communauté andalouse (cinémas, théâtres, salles d’évènements… ) afin de permettre la célébration de festivals culturels taurins programmés pour les mois d’avril et mai.

La crise sanitaire a fait du ganado bravo l’un des secteurs les plus directement sacrifiés, ayant pratiquement paralysé son activité depuis le début de la pandémie il y a plus d’un an.

En 2020, les éleveurs de bravos n’ont pu faire face qu’à 1 % de leur production, ce qui entraîne des pertes économiques qui dépassent déjà 150 millions d’euros, et fait disparaître de nombreux troupeaux avec le désastre écologique et génétique que cela implique.

« Nous demandons qu’avec des conditions sanitaires garantissant la sécurité des participants, l’activité taurine puisse être rétablie car elle est déjà pratiquée dans d’autres manifestations culturelles. On ne comprend pas comment dans les festivités taurines qui se déroulent principalement en extérieur, la distance de sécurité d’un mètre et demi doit être respectée, car dans le métro, bus ou AVE, etc. , cette mesure n’est pas appliquée » déclare l’UCTL. Et l’UCTL de rajouter, « nous défendons une culture sûre, et il a été démontré que les spectacles taurins n’ont pas été une source de contagion, mais plutôt d’un comportement exemplaire de la part des aficionados ».

                                                        Gilbert Lamarque

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L'Institut Juan Belmonte

Publié le par Cositas de toros

          Le 11 mars 2021, des représentants de différents groupes politiques ont assisté à la présentation du nouveau projet de la Fundación del Toro de Lidia, l’Institut Juan Belmonte, soutenant ainsi le début de ce centre de réflexion qui attirera les intellectuels pour débattre et réfléchir sur le phénomène de la tauromachie.

L’Institut Juan Belmonte est né sous la direction du journaliste, écrivain Chapu Apaolaza* et d’un comité de rédaction dans lequel, nous notons la présence du docteur en anthropologie culturelle , François Zumbielh.

L’Institut Juan Belmonte de la Fondation Toro de Lidia est né pour « lutter pour la liberté et maintenir l’essence de ce que nous sommes », a conclu Victorino Martín.

 

Où le mot "liberté" est souvent utilisé.

     Les représentants politiques n’ont pas manqué d’exprimer leur soutien à ce projet destiné à être un espace de dialogue, de réflexion et de liberté autour de la tauromachie.

Ana Beltrán a déclaré que « nous croyons sérieusement, de la part du Parti Popular (libéral et conservateur, à droite), que ce soutien à la tauromachie est nécessaire car il englobe la culture et la liberté ». La député du PP, en plus de reconnaître la tauromachie comme patrimoine culturel de l’Espagne, a rajouté que parler du monde de la tauromachie « c’est parler de l’économie, de la diversité écologique, du monde rural ».

De Ciudadanos (centre droit), María Muñoz n’a pas voulu manquer l’occasion d’exprimer que nous devons prendre soin de ces espaces, car « il est important de soutenir la culture et, surtout, la culture de la pensée »… « Le taureau fait partie de notre culture et, en tant que défenseurs de la liberté, nous sommes ici pour soutenir cet évènement de la Fondation Toro de Lidia ».

Ricardo Chamorro, député de VOX ( plutôt d’extrême droite), a tenu à féliciter la FTL car il considère que « nous sommes pleinement en phase avec ce qu’ils entendent promouvoir, qui est la culture de la tauromachie, son importance pour le monde rural, la nécessité de livrer une bataille culturelle contre l’idéologie animale, qui inonde tout et est financée par des puissances économiques très fortes, et nous pensons qu’il est très important de défendre notre identité et le taureau de combat comme dernière frontière dans la défense de notre civilisation ».

Et aussi, Carlos García Adanero, député de l’UP (Unidas Podemos, soit Podemos et Gauche Unie) qui considère que « cela arrive avec beaucoup d’autres choses dans la société, que ceux d’entre nous qui pensent d’une manière, si nous ne l’exprimons pas nous-même, à la fin on n’entend qu’une voix. Il est donc très important que les personnes qui aiment le monde taurin s’expriment, sans attaquer personne, avec des arguments, dans un exercice de liberté, ce que nous défendons par conséquent au sein de notre société ».

Et le PSOE ? Ce parti a très souvent voté en faveur des corridas dans le passé, ou s’est abstenu, ce qui a permis à chaque fois aux mesures en faveur de la tauromachie d’être votées. Le 12 novembre 2020, le Partido Popular avait présenté une motion au Sénat, dans la Commission Culture et Sports, pour demander au gouvernement espagnol de reconnaître et de défendre la tauromachie. Le PSOE a voté contre. Depuis toutes les demandes d’aides spécifiques ont été rejetées au niveau national, le PSOE étant majoritaire.

VOX, de son côté, en avril 2020, déposait une proposition à l’Assemblée demandant le remboursement des corridas annulées dans le pays, soutenant l’ANOET ( Association des Organisateurs de Corridas) et la FTL (Fundación Toro de Lidia).

 

*Chapu Apaolaza né à Saint-Sébastien en 1977, est diplômé en journalisme de l’Université de Navarre. Écrivain, il est l’auteur aux éditions Atlantica, de Le 7 juillet, récit virtuose sur les célèbres encierros de Pampelune, la peur, la mort, le hasard et l’anxiété, mais aussi de la joie et de l’euphorie, de l’intensité de la lumière du matin après le passages des toros.

 

 

     En décembre 2018, il a été l’invité de la peña montoise A Los Toros pour une captivante conférence à l’occasion de la parution de son livre en français.

Porte-parole de la Fondation du Toro de Lidia, Chapu Apaolaza est nommé directeur de l’Institut Juan Belmonte. Avant sa nomination, le journaliste a tenu à souligner que « le rendez-vous représente un défi personnel et professionnel de premier ordre » auquel il est confronté « avec beaucoup d’enthousiasme ». En outre, il précise que « ce processus tente d’établir une histoire pour expliquer la fête taurine et aussi répondre aux idées préconçues, aux préjugés et aux principes erronés qui pèsent sur cette manifestation culturelle dans notre société. Toutes ces questions doivent recevoir une réponse simple, bien que basée sur une réflexion approfondie. La création de l’histoire est un processus très enrichissant qui continue d’être ouvert. Avoir l’aide de personnes aussi pertinentes pour réfléchir au phénomène de la tauromachie s’avère passionnant ».

 

                                                            Gilbert Lamarque

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