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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2

Publié le par Cositas de toros

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2

Dimanche 30 juin, le matin.

         

          Quand la raison l’emporte sur l’aficion.

 

    Dix heures quarante cinq, autant de degrés au thermomètre que de minutes à la pendule… en place pour la novillada sans picador matinale.

 

Au menu, quatre becerros de Concha y Sierra pour

 

                                                  Sergio Nunes,

                                       le protégé de Victor Mendes

                                                     Nino Julian

puis un eral de Fernay pour

                                                    Lucas Miñana.

Dans cette chaudière brûlante à faire frire des churros, nous avons essayé d’assister à un spectacle taurin. Dans d’autres lieux et d’autres circonstances le résultat aurait sûrement été différent mais, ce ne fut que la suite ennuyeuse de la veille. Les piétons nous ont livré une telle « œuvre » qu’il nous a été impossible d’évaluer tant leur technique que la valeur des animaux.

A la fin du second becerro, la tête version cocotte minute, les épaules cramées, les cuisses confites dans les pantalons et les pieds brûlés au travers des chaussures, réunion de crise. Nous faisons le ratio, qualité du spectacle /  niveau du thermostat et, d’un commun accord nous décidons de raison garder et quittons les gradins à la fin du troisième. Nous trouvons refuge dans la salle climatisée d’un restaurant devant une excellent bière bien fraîche, un buffet bien garni et... du silence.

Nous revenons à la vie !!!

Cet après-midi sera autre chose.

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2
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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2

Dimanche 30 juin, l’après-midi.

 

          Assassinat en règle.

 

    Dix huit heures quarante cinq, de nouveau en place, de nouveau le paseo est retardé. Dix neuf heures dix, le président sort le mouchoir, dix neuf heures quinze la musique commence à jouer, les alguacillas rentrent, saluent la présidence et retournent chercher les toreros qui ne sortent pas. La musique s’arrête, le public continue à rentrer tranquille, ceux qui sont en place vocifèrent, et…finalement deux ou trois minutes après, les acteurs entrent en scène, la musique reprend, ça peut enfin commencer, il est dix neuf heures vingt !

 

En lieu et place de la novillada piquée annoncée sur le programme,  nous avons assisté à un remake de la bataille de Krojanty où, au soir du 1er septembre 1939, les cavaliers polonais, sabre au clair, ont donné la charge aux blindés allemands. Sauf, qu’en ce 30 juin 2019, ce ne sont pas les chars qui sont sortis vainqueurs.

 

Le lot de novillos de Veiga Texeira du jour est une nouvelle fois bien présenté, bien en tête et en pointe. Peut-être l’étaient-ils trop pour avoir été assassinés de cette manière au premier tiers ?

 

Pour les combattre :

                                                    Abel Robles

tire le meilleur lot (1 et 4), suite à l’assassinat de son premier au cheval et une brega lamentable, il a essayé. Long à la mort, avis et silence. Il met de la bonne volonté au second, encore la « cata » aux aciers, avis et nouveau silence.

                                                  Maxime Solera 

malgré une bonne volonté évidente ne pourra rien tirer de son premier qui sort invalide d’un premier tiers mafieux. Gros problème à la mise à mort où le novillo reste fixe tête haute. Silence. Son second est le manso du lot, il s’échappe seul du peto dès qu’il ressent la piqûre. Maxime l’attaque avec envie à la muleta se croisant au maximum surtout à gauche, mais… il faut être deux. Entière très basse pour conclure, avis et silence.

                                                 Cristobal Reyes 

 a fait le boulot. Après un nouveau premier tiers lamentable, il prend en charge les banderilles, plaçant le novillo a cuerpo limpio. Il tire deux séries méritoires à la muleta et, fin de l’histoire. En délicatesse avec l’épée, quelques applaudissements. Son second, le plus lourd du lot, a eu un peu plus de fond et a bénéficié d’un picador plus respectueux. Il lui sert des tandas sur les deux côtés, courtes mais volontaires. Le novillo s’arrête, la faena itou. Il conclue avec une demi-lame dans l’épaule, entend un nouvel avis et quelques applaudissements.

 

Arènes de Boujan, 19h20, encore et toujours en retard, encore et toujours la même chaleur.

¾ d’arène.

Prix à la meilleure pique, desierto, on comprend.

Prix à la meilleure faena, Cristobal Reyes.

Présidence : Laurent Burgoa, 100% nîmoise.

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019 - 2
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Toros y Campo cru 2019

 

    Si l’on devait faire un bilan de ce cru, je pense que l’instrument du sieur Roberval serait loin de l’équilibre.

L’on se doit pourtant de louer les efforts de l’organisation à nous faire découvrir de nouvelles choses avec quelques bémols tout de même pour :

    - la présentation que je trouve un peu exagérée pour de telles arènes.

    - La garantie qu’offrent les élevages choisis.

    - L’équation, certes difficile de l’équilibre du cartel : mettre les hommes qu’il faut devant les toros que l’on choisit. Le risque quand on va « un peu trop loin » dans la présentation et le moins de garanties, est que les toreros qui savent ne se mettent pas devant… avec le résultat que l’on connait cette année.

    - Autre bémol, les retards du lancement du spectacle. Je sais que ce n’est pas propre à la plaza héraultaise, il n’en reste pas moins vrai que c’est insupportable et, il faudra bien que les organisateurs se penchent sur le problème.

 

Côtés positifs : soulignons la présentation des lots de novillos à faire pâlir certaines arènes de première avec des toros.

Merci aussi et surtout aux six novilleros qui ont défilé dans cette arène. Même si ça manquait le plus souvent de technique, de dominio, de maîtrise ou de tout ce que l’on veut, on se doit de reconnaître le courage, l’entrega et le pundonor pour « s’y être mis devant ».

 

Pour cela, toreros, respect.

 

Patrick SOUX

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BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019

Publié le par Cositas de toros

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019

Samedi 29 juin 2019

 

               Si le ramage…

 

     La curiosité du lot inédit d’Antonio Silva nous a poussé à faire le déplacement en terres héraultaises.

Il s’avère que ces novillos n’ont pas fait preuve de grandes qualités. L’ensemble, à l’exception du 4ème, ont manqué de tout ce qui fait un toro de combat, à savoir caste, bravoure, noblesse et fond. Des toros de premiers tiers, belle sortie (sauf le dernier), bien au capote, plus violents que braves au cheval, deux séries à la muleta et on plie les gaules. Seul le 4ème a eu plus de race, de bravoure et de fond.

A noter l’extrême sérieux de la présentation et ce, même si quelques cornes avaient souffert du transport des débarquements successifs, ceci nous étant expliqué par annonce micro au début de la course.

 

L’opposition piétonne a été chamboulée suite aux forfaits pour blessure d’Aquilino Girón et de Manuel Ponce remplacés par Alberto Pozo Ruiz et Fransisco Montero, seul restant en place Cristian Pérez.

 

                                                Alberto Pozo Ruiz,

29 ans né à Albacete, début en novillada piquée en 2010 et, selon les statistiques, deux contrats en 2015 y nada mas. On comprend que ce garçon qui a un paquete indéniable manque cruellement de technique. Quelques véroniques bien posées à son premier qui prend trois bonnes piques et s’arrête à la vue de la muleta. Faena inexistante, entière un peu plate et trasera. Silence. Face au 4ème, il restera sur le passage au drapelet, dommage, le novillo méritait mieux. Nouvelle entière contraire, salut.

 

                                                    Cristian Pérez,

à la vue de ce qu’il a montré ce jour, n’a ni el paquete ni la technique. Quelques derechazos à l’arrache à son premier et faena soporifique et ennuyeuse à son second devant lequel il n’a cessé de reculer depuis le premier coup de capote au risque de terminer dans le Libron. Mises à mort laborieuses, Bérézina au descabello, avis et silences.

 

                                                   Fransisco Montero,

ce parfait inconnu des ruedos a fait l’école de Chiclana, où il est né, sous la houlette du maestro Emilio Oliva. Il fait sept saisons en non piquée, débute avec picadors en 2017 et n’a à ce jour qu’un seul paseo. L'aficion chevillée au corps, il profite des capeas de village pour se faire remarquer comme dans le pueblo de Brosas, devant ce toro d’El Ventorillo de 650 Kg, et dont la vidéo a fait le buzz sur internet. Son manque de technique et de métier est très largement compensé par une envie débordante et une débauche d’énergie. Son parcours atypique explique ses manières un tantinet pueblerinas. Malgré le manque de fond de ses deux opposants, il arrive à réveiller le public assommé d’ennui et de chaleur avec des gestes intéressants tant au capote qu’à la muleta. Seuls ses échecs répétés avec les aciers le privent d’un trophée à son premier. Il doit se contenter d’une vuelta fêtée et quelques larmes (de joie) sur ses joues. 

 

Arènes de Boujan, paseo retardé d’une heure (19h30), température « saélique », début du paseo 19h45, début du spectacle, 20h !!!

Demi-arène.

Prix de la meilleure pique : Gabin Rehabi (avec ses deux puyas muy traseras ?), 5 piques sur six montées à l’envers !!!

Présidence : Pascal Darquié, 100% Sud-Ouest.

Hommage a été rendu en piste à l’issue du paseo à Manolo Vanegas.

 

A la fin de la novillada, nouvelle annonce micro. La novillada non piquée de demain matin est maintenue à 11h et celle du soir est retardée à 19h.

J’espère simplement que les « festayres » qui restent coincés à la buvette sous les brumisateurs jusqu’à la dernière seconde feront preuve de plus de respect envers les toreros et les aficionados qui arrivent à l’heure pour sortir leurs fesses de la buvette afin que le spectacle commence à l’heure.

Messieurs les organisateurs, si vous faisiez respecter le règlement en débutant le spectacle à l’heure précise, quitte à bloquer les retardataires jusqu’à la fin du premier toro, il me parait évident que ça règlerait le problème.

 

Patrick SOUX

BOUJAN, TOROS Y CAMPO 2019
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DIMANCHE 16 JUIN AIRE-SUR-L'ADOUR

Publié le par Cositas de toros

DIMANCHE 16 JUIN AIRE-SUR-L'ADOUR

                ¡ Cartelazo de lujo  !

     Tras los montes, capitale de la province de Castille y León, Salamanque. Aux alentours de celle-ci, le Campo Charo, un des berceaux de la cabaña brava espagnole. A l’ombre de ses encinas centenaires paissent et croissent à l’abri des regards indiscrets des toros braves, des toros de combat. Au milieu de ce Campo Charro, un pueblo, Tabera de Abajo où se sont préparés pour un long voyage français quelques représentants  de la lignée Lisardo Sanchez / Atanasio Fernandez, pensionnaires de la ganaderia bien connue des aficionados a los toros : Valdefresno.

    De l’àuti coustàt de l’Adou, Aire-sur-L'Adour, chef lieu du dernier canton landais avant los montes, à la jonction des régions du Tursan, de l’Armagnac et du Vic-Bilh (il y a pire comme situation), s’est préparé depuis des lustres à recevoir, dans ses arènes Maurice-Lauche, à l’ombre de ses platanes,  ces arrivants espagnols annoncés au cartel de la corrida du jour.

    Pour compléter cette affiche, les organisateurs ont porté leur choix sur trois toreros auréolés de leur derniers succès de début de temporada :

Fernando Robleño arrive avec à son actif une bonne prestation à Las Ventas devant des Escolar.

Octavio Chacón qui bénéficie d’un fort capital sympathie dans notre Sud-Ouest.

Daniel Luque, triomphateur incontestable de la feria vicoise 2019 face aux Pedrazas.

 

    Tout est fin prêt pour que « la mayonnaise prenne », pour peu que les toros soient à la hauteur des attentes.

Après un long voyage ils sont arrivés de l’àuti coustàt de l’Adou portant dans le cœur des aficionados l’espoir d’une grande après-midi de toros. Hélas… sur le sable des arènes aturines (remplies au 1/3), le lot s’est retrouvé sans race, sans caste, sans force, ils avaient malgré tout un fond de noblesse sosa à rendre les faenas soporifiques qui, avec une forte chaleur, incitait les aficionados au farniente plus qu’à l’émotion. Dommage pour les organisateurs qui avaient fait les choses bien, un cartel de toreros attrayant, un lot de toros parfaitement bien présentés tant en trapio (hormis le second un peu plus léger) qu’en tête, tous armés en diable. Il me vient à l’idée que, si l’excès d’armures était passé dans le manque de force…

Les toreros :

 

                                                Fernando Robleño,

a passé l’après-midi aturin sur la réserve. Certes, son opposition n’était pas de grande envergure, certes ce n’est pas le toro qu’il est habitué à combattre, il n’empêche qu’il est resté sur les bordures avec son premier qui lui a tutoyé la muleta  des deux côtés, chargeant la tête à mi-hauteur et s’éteignant très vite. Il en termine avec une épée habile, delantera y caída. Petite pétition, saluts aux planches. Son second difficile à fixer dans le capote, prend une première vilaine pique fermée et pompée. Il arrive à la muleta en marchant, s’en suit une faena soporifique donnée à un animal soso. Il nous délivre de notre torpeur par un grand coup de rapière en place et efficace. Forte pétition et, une oreille, pour l’ensemble de son œuvre.

 

                                                Octavio Chacón,

est arrivé avec son capital sympathie. Bien lui en a pris… J’ai du mal à retrouver le Chacón de la dernière temporada. Il semble que le Maestro de Prado Del Rey ne retrouve pas le sitio qui était  sien l’an passé. Face à ses deux adversaires du jour, il est resté sur les berges de l’Adour voisine avec le premier et dans les cornes de son second qui n’avançait plus. Petite pétition à son premier suivie d’une vuelta ! Et même motif que son chef de lidia au second, pétition et oreille, d’encouragement ?

 

                                                   Daniel Luque,

auréolé de son triomphe vicois, est, malgré une présidence exagérément généreuse, le grand triomphateur de cette tarde.

Il reçoit son premier par véroniques, tout en douceur. Après avoir offert la mort de son opposant à Marc Amestoy, la première série de derechazos est de bonne facture, main basse, puis le toro va arrêter d’"humilier" et distribuer quelques coups de tête. Avec la senestre, itou.  "Malaguero" baisse de rythme très rapidement, après quelques manoletinas de circonstance, il entre une entière très longue d’effet. Il aura juste le temps d’entendre un avis, avant que la présidence ne lui octroie deux pavillons !!! Avec "Fartero" son deuxième adversaire, le niveau change. Belle sortie au capote par véroniques templées gagnant les terrains du centre, terminée par trois demi-basses et lentes au centre de la piste. Tercio de pique « anodin » bien que le meilleur de la tarde par sa réalisation. A la muleta, nous avons vu toutes les facettes de ce grand torero. Sur la corne droite (la meilleure) l’on a pu apprécier  l’Artiste, tout en lenteur, main basse, une ceinture et un poignet extraordinaire, et, sur la corne gauche, plus compliquée, on a retrouvé le torero technique, dominateur, capable d’allonger la charge, d’imposer sa volonté à un toro qui dès le début n’avait qu’une envie, retourner dans les terrains du toril. Après avoir fait taire la musique, il en termine avec des luquesinas magnifiques et un ¾ de lame bien en place et foudroyante. Forte pétition et encore deux pavillons qu’il promène autour du ruedo accompagné des deux alguacilas.

Vuelta au toro ??? Cadeau de la présidence.

Cette présidence avait été choisie, nous a-t-on dit, pour sa grande connaissance de l’encaste

 

Arènes Maurice-Lauche garnies au 1/3 à 18h sous un grand soleil.

6 toros de Valdefresno, 3 piques + 7 rencontres

Pour :

Fernando Robleño : Salut et oreille.

Octavio Chacón : Vuelta et oreille.

Daniel Luque : avis, 2 oreilles et 2 oreilles.

Sortie à hombros de Daniel Luque accompagné du mayoral (???)

Président : Bernard Langlade.

 

 

Patrick SOUX

DIMANCHE 16 JUIN AIRE-SUR-L'ADOUR
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PENTECÔTAVIC BILAN

Publié le par Cositas de toros

PENTECÔTAVIC BILAN

 

 

En guise de conclusion quelques diversions et avis raisonnables

 

 

Le calme avant la tempête ou le repos des guerriers. Pedraza de Yeltes. Ph. L. Bernède.

          Esprit

     La Pentecôte célèbre l’effusion du Saint-Esprit. Ne l’avions-nous pas déjà reçue dès notre baptême ?

L’Esprit-Saint ne vola pas telle la blanche colombe au-dessus de l’abîme vicoise. Ici, il ne fut pas question d’Amour et les Apôtres assis sur les tendidos ont été témoins que l’Esprit qui, durant ces trois jours a soufflé en rafales, ne fut pas très « catholique » !

Nous étions parfois plus près de l’Enfer et des vacheries du dieu Hadès. Et si pour Sartre « L’Enfer c’est les autres », ici, l’Enfer fut ce contingent de toros déclinant un âge canonique, âge souvent requis pour exercer certaines fonctions ecclésiastiques. Ces toros n’étaient certes pas des enfants de chœur, ils étaient là pour balancer des coups de corne et non pas d’encensoir.

Voyez l’état civil de certains :

- "Quejica", Cebada Gago né en octobre 2013 : 5 ans et 8 mois.

- "Pinillo", même élevage, décembre 2013.

- "Matablanca" de La Quinta, né en octobre 2013, le vainqueur de la concours, une exception.

-"Sombrillo", le sobrero de Pedraza, né en octobre 2013…

… et combien de toros nés dans les premiers mois de 2014, donc de plus de 5 ans ?

Malgré tout, le bon Esprit a souvent soufflé, pas de blessure à déplorer ni d’incident grave.

Que cela se poursuive de même manière « dans les siècles des siècles ». Amen !

 

                 ¡ 6 Batacazos 6 !

      Voici une galerie de photos concernant les chutes de la cavalerie, les batacazos.

Et il y en eut !   

 

 

 

"L'initiateur du concours de stryke", Soriano de Saltillo. Ph. P. Soux.
"L'initiateur du concours de stryke", Soriano de Saltillo. Ph. P. Soux.

"L'initiateur du concours de stryke", Soriano de Saltillo. Ph. P. Soux.

Matablanca de La Quinta. Ph. L. Bernède.
Matablanca de La Quinta. Ph. L. Bernède.

Matablanca de La Quinta. Ph. L. Bernède.

Corchaïto de Flor de Jara. Ph. L. Bernède.
Corchaïto de Flor de Jara. Ph. L. Bernède.

Corchaïto de Flor de Jara. Ph. L. Bernède.

Voluntario de Dolores Aguirre. Ph. L. Bernède.
Voluntario de Dolores Aguirre. Ph. L. Bernède.

Voluntario de Dolores Aguirre. Ph. L. Bernède.

Pas de batacazo avec Botero de Dolores Aguirre. Ph. P. Soux.

Pas de batacazo avec Botero de Dolores Aguirre. Ph. P. Soux.

Resistidor de Pedraza de Yeltes. Ph. F. Martinez.
Resistidor de Pedraza de Yeltes. Ph. F. Martinez.

Resistidor de Pedraza de Yeltes. Ph. F. Martinez.

                  Chaises musicales ou fausses notes ?

     « C’est un beau roman, c’est une belle histoire... »

Cela aurait pu être un beau roman, pour Román qui, suite à son succès isidril du 30 mai, avait obtenu les trois substitutions d’Emilio de Justo blessé le 2 juin à Cáceres, à savoir Nîmes, Madrid et Vic. Trois arènes de 1ère catégorie ! Après Nîmes où il obtint une oreille, Patatras ! À Las Ventas, un Baltasar Ibán infligea une terrible cornada au jeune valencien (pronostic très grave).

Le beau roman inachevé se transforma en une belle histoire pour le vaillant Miguel Ángel Pacheco qui, terminant tout juste avec son dernier Dolores Aguirre, se vit offrir une place pour le cartel du lendemain.

 

                La NSP, nous n’y étions pas.

 (Résumé pioché dans la presse)

     4 erales de Pagès-Mailhan, le 4e pour le vainqueur.

Christian Pajero, le vainqueur du Bolsin de Bougue, construisit une élégante faena des deux mains avec aguante et temple. Une entière foudroyante et deux oreilles.

Il combattit le 4e et livra une faena qui ira a menos, entière delanterita, vuelta. Il reçut le prix « Toros y Vino » et celui de l’ACOSO.

David Garcia : avis et vuelta.

Solalito : avis et salut.

Salut du ganadero, les erales bien présentés avec caste et noblesse.

 

                  … et le bilan.

    Belle édition vicoise avec les corridas de Cebada Gago, Pedraza de Yeltes et la concours où s’illustra "Matablanca" de La Quinta, le vainqueur indiscutable.

Les toreros en demie teinte, normal au pays du Toro-Toro mais l’oreille de Lopez Chaves ainsi que celle de Pacheco ont compté. Triomphateur, Daniel Luque, lidiador mais surtout excellent chef de lidia.

Une valeur sûre, le piquero Tito Sandoval. Une estampe, "Excitado" de Partido de Resina, un vrai Pablo Romero.

Et de l’avis unanime, la magnifique prestation des chevaux « légers » de la Cuadra Garcia, chevaux mobiles et endurants.

Nous reviendrons en Fezensac, mais chers Vicois, rajeunissez le cheptel et abandonnez donc quelques « toros de Madrid », laissez-les pour Las Ventas. Néanmoins, nous reprendrons la route de Vic.

                            

Gilbert LAMARQUE

 

PS: Un petit rappel, si vous désirez voir les photos en plein écran, cliquez sur les portes des arènes.

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PENTECÔTAVIC IV

Publié le par Cositas de toros

PENTECÔTAVIC IV

LUNDI 10 JUIN. 17H. CORRIDA

 

                    Le retour des braves

 

      Le lot de Pedraza de Yeltes est bien présenté bien que le premier soit très corpulent et le cinquième, accidenté au tercio de piques, provoquant une chute, soit du type croisé entre le zébu et le biou. Braves, puissants sous 18 piques offrant beaucoup de potentialités à la muleta.

Des qualités tout au long de la corrida pour démontrer toute leur caste.

 

                                                    Daniel Luque

ne m’a pas convaincu avec "Portador", le brave qui porte un « berceau » pour grand nouveau-né, poussant sous les trois piques. Faena hésitante du centre puis menée tambour battant, séries prudentes des deux mains. Le travail est fait. Entière jusqu’à la garde, oreille obtenue après faible pétition à tel point que Luque la dissimule, entamant la vuelta à la vitesse de la lumière.

Un autre Luque fait son apparition devant "Dudanoches", colorado propriétaire d’un beau balcon exempt de toute fleur. Le toro s’élance avec un joli galop pour les trois rencontres chevalines. Panique à bord, les banderilleros et banderilles en désordre, le jeu de fléchettes n’étant pas du goût du Pedraza. Par la suite, il se met en mode défense, Daniel aussi. Encore une faena électrique, le pico est en service, le torero gardant un intervalle mais ayant du recours, une excellente technique, trouve la bonne distance sur ce travail uniquement droitier, terminé par une entière dans la croix. Oreille du « triomphe ».

 

                                                  Juan del Álamo

« se trouva fort dépourvu quand "Niñero" fut venu ». Le brave moins lourd que le précédent, n’inspire pas notre salmantin. Le troisième puyazo est contesté par une partie du public (?)  Bon tercio de palos, brindis aux tendidos. Juan donne de la voix, n’arrive pas a baissé la tête du cornu, la flanelle sans cesse accrochée, un désarmé. A nouveau désarmé à la mise à mort, c’est un échec. Quelques sifflets troublent le silence.

"Bello" étant changé par "Sombrillo" (novembre 2014) à la vilaine frimousse, bizco, est assez fade, un peu faible, mais prend deux piques avec style. Juan est à créditer des meilleures naturelles de la tarde mais le quinto bis l’oblige à se replacer sans cesse. La faena est trop longue. La demie delantera n’a aucun effet, le peu de bénéfice est consommé et les trois avis sonnent.

 

                                                   M.Á. Pacheco

    "Resistidor", beau castaño sème la terreur au premier tiers, provocant un batacazo, rechargeant le cheval seul sans sa monture. Treize toreros, peones, monosabios, tout le monde sur le pont. Puis suivent une quatrième rencontre bien ajustée suivie d’une cinquième dans l’épaule. Panique aussi au tercio de banderilles raccompagnant illico chaque banderillero jusqu’aux barrières. L’invité de la dernière heure, ovationné avant le premier combat, M.Á. Pacheco débute par derechazos main basse, citant de loin. La musique attaque sur la main gauche prise trop tard. Les charges sont courtes, le toro distrait jette des regards furtifs vers les tablas. Entière très basse mais le Gaditan est ovationné. Logiquement pas de vuelta al ruedo pour "Resistidor" malgré une pétition en demie teinte.

Le colorado fermant la feria est brave en quatre rencontres pour trois piques. Salut du banderillero Daniel Sanchez. Le Pedraza arrive un peu faible à la muleta, "humilie" sur les derechazos, la main gauche étant vite remisée. Une entière légèrement contraire, descabellos et deux avis.

 

    Une arène mieux garnie, plus de 3/4 d’arène.

La jeunesse a du bon et démontre que des toros d’âge correct comme ce lot, engendre une bonne corrida, au jeu varié et intéressant.

                             Gilbert LAMARQUE

Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
Photos, Fred Martinez.
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Photos, Fred Martinez.
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