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belles feuilles

Après les agapes* ...

Publié le par Cositas de toros

        ... la gueule de bois (* titre sans caractère religieux).

               Chers amis,

     Nous entrons dans une nouvelle année illisible, dans des temps incertains. L'année achevée a accompagné nos certitudes. Demain, place à l'instabilité mondiale, aux conflits qui semblent ne plus être de la politique-fiction.

     Mais , pour notre part, partons, fuyons, échappons-nous vers notre fragile querencia. Dans ce mundillo, les gros nuages noirs de la Dermatose nodulaire s'amoncellent, les éleveurs sont inquiets malgré l'accélération de la vaccination et la baisse des nouveaux foyers. Le fossé toujours plus profond entre éleveurs et scientifiques. 

     Vivrons-nous une prochaine temporada sereine ?, rien n'est moins sûr, les premiers cartels sont montés, l'Hexagone et la Péninsule laisseront-ils leurs frontières ouvertes et  les toros circulés ? Les tensions apaisées, les bêtes se croiseront-elles dans les chiqueros ? La betizu, la vache sauvage de la montagne basque, est-elle vaccinée ? (!).

     Sortons de ce sombre labyrinthe et projetons-nous sur les tendidos.

     Morante absent ... "un seul être vous manque, et tout est dépeuplé", chagrin d'amour de Lamartine. Ressaisissez-vous !

     Aguadulce, Prieto de la Cal, Dolores Aguirre, Saltillo, Baltasar Ibán, Miura, fouleront-ils le sable vicois ? et à San Agustin de Guadalix, la feria verra-t'elle défiler José Escolar, Salvador  Guardiola, les Dolores ? Il est trop tôt pour nous prononcer.

 

     Cet hiver, la grippe est plus agressive, le Covid garde l'oeil ouvert. Il ne manque plus que la peste et le choléra ! Attention, rapide et fatale, la peste est transmissible de l'animal à l'humain !

     Pour emprunter un titre de roman à Ernest Hemingway de 1926, le soleil se lève aussi, je vous souhaite d'y trouver votre part de soleil, et surtout de ne pas y retrouver la belle et frivole Lady Ashley car vous n'aurez que des ennuis ! 

     Pour les optimistes insatiables, quelques rayons de l'astre solaire que sont les jeunes espoirs Aarón Palacio et Javier Zulueta passés récemment dans la catégorie supérieure sans oublier Emiliano Osornio et le catalan Mario Vilau ainsi que quelques surprises insoupçonnées : à consommer sans modération.

     Soyez sages et modérés. Je n'ose pas vous souhaiter une bonne temporada. Cela sentirait la fourberie !

                             Gilbert Lamarque

       

 

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2026

Publié le par Cositas de toros

         

                               Et paf, au revoir 2025, salut 2026 !

                                                                           

 

Excellente année à vous, du courage et de l'espoir pour l'avenir et de belles réussites dans tous vos projets.

     L'heure des résolutions approche : arrêter de boire, de fumer, déménager en Espagne, envisager un week-end à Gaza sur la Riviera, vous engager comme réserviste pour se préparer à la guerre avec (contre) Poutine, s'inscrire à une  école taurine, écrire un livre, un vrai, pas comme Sarko, un vrai texte de réflexion où vous seriez le héros, mais n'allez pas en prison même pour dix-sept jours, prenez votre temps, ne soyez pas ridicule. Patience, il faut quasiment deux ans pour qu'un livre voie le jour ! 

     Quelle décision prendre ? Comment savoir si c'est la bonne ?

     La nature a placé l'humanité sous le gouvernement de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir. C'est à eux seuls d'indiquer ce que nous devons faire aussi bien que de déterminer ce que nous ferons. C'est Aristote qui l'envisage au 4e  siècle avant notre ère.

     Mais comment évaluer cette douleur et ce plaisir ?

     La douleur , vous la ressentirez si vous opter pour la tauromachie. Ne vous prenez pas pour Morante, sinon échangez quelques volutes ou soyez le peon de Marylin, c'est plus soft, quoique ... Pour bien faire, avancez avec prudence et armez-vous de sagacité que l'on détermine aussi comme "l'intelligence de l'instant". Soyez réactif.

    Voilà, vous êtes prêt à prendre une bonne résolution qui tiendra bien au moins une semaine ...

    Bonne année.

            Cositas

     

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NOËL

Publié le par Cositas de toros

       

 

        Cositas vous souhaite de très belles fêtes de Noël et une fin d'année pleine de sérénité.

     Il est bon d'être des enfants, et jamais mieux qu'aujourd'hui . Demain, il sera grand temps de rallumer les étoiles.

       Prenez soin de vous.

 

 

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Passéisme

Publié le par Cositas de toros

... Un repli sur les valeurs du passé reflétant une nostalgie subjective souvent injustifiée et improductive. 

          Chaque époque a ses lieux communs. Ces formules toutes faites ne disent pas grand-chose du réel, mais elles témoignent du climat moral d'une société. Au XVIIIe siècle, porté par les Lumières progressistes, le moindre niais brillait par son optimisme. "Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles", assénait le précepteur de Candide, dont Voltaire faisait le chantre de la croyance alors répandue que tout mal n'est qu'un bien déguisé. Un siècle plus tard, Gustave Flaubert recensait les clichés de son temps. Il suffit d'ouvrir au hasard son Dictionnaire des idées reçues pour prendre la mesure du chemin parcouru.

     Aujourd'hui, tous ces optimistes ont perdu la foi et la joie. Les banalités prospèrent toujours, mais l'imbécile heureux se fait rare, chassé par l'oiseau de malheur. Parmi les paroles les plus entendues, beaucoup expriment la nostalgie et le sentiment de déclassement : "C'était mieux avant"... (75% des Français le pensent, selon un sondage BVA/Ipsos), "Les gens ne se parlent plus", je serai tenté d'écrire "qu'ils s'injurient copieusement"... Depuis peu, l'impression dominante est que l'harmonie s'est, quelque peu, déréglée : "Tout va pour le pire dans le pire des mondes possibles". Tout se dégrade.

     Concernant la corrida, 75% des aficionados (Français) pensent que "c'était mieux avant" ?

     Il existe des raisons réelles de s'inquiéter sur le plan national comme international.

     Les causes, sujet sans cesse rebattu dans ce blog, à savoir, en vrac :                      

     dans l'arène : le prix prohibitif du billet de corrida dans certaines plazas, la TVA à 5,5%, le tercio de varas malmené quelques fois étrillé, la cape réduite à sa portion congrue, un abus, un excès de trophées engendré par les présidences techniques issues des municipalités, un public à éduquer, responsable de spectacles insipides, opposés "à la violence tortionnaire", seul point de vue de la psychanalyse sur la corrida.

     hors des arènes : les menaces des partis politiques, Sumar, parti espagnol de gauche, des individus, Urtasun, ministre espagnol de la Culture, Caron, triste député français, le législateur devant interdire, ou non, la corrida aux mineurs, la stérilité de l'UVTF et l'obscur ONCT qui s'est contenté (avec l'UVTF) d'organiser au Sénat en 2016, un colloque "L'Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ?" en plein boum du "veganisme" et de l'animalisme, le mouvement citoyen Esprit du Sud, s'est-il essoufflé ?

     Des coups de pied dans la fourmilière, tout ceci n'est pas sérieux.

     Voici donc le paradoxe actuel : même désespérés, les lieux communs réconfortent. Ils nous permettent de créer du lien. Le risque est de laisser la morosité devenir notre seul terrain d'entente. Est-ce positif ? C'est un peu réducteur.

     Á la fin de Candide, Voltaire laisse son héros revenir à un geste modeste, loin des poncifs et des banalités  : "Il faut cultiver notre jardin". Le climat a changé mais ne décrétons pas trop vite que tout va bien ni affirmer en adéquation que tout finira mal, mais faire en sorte d'oeuvrer, pour ce qui peut l'être, patiemment, à notre niveau, à hauteur d'humain. Mais que de bras improductifs et de cerveaux marqués par la  futilité : un vrai gâchis.

                              Gilbert Lamarque

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UN ÉTÉ 25

Publié le par Cositas de toros

          Septembre se manifeste nonchalamment, la temporada décline mollement, se fane. Quel premier bilan peut-on établir, peut-on définir sans être, convenons en, dithyrambiques à l'instar des titres accrocheurs plus que bienveillants des médias espagnols et autres supports franchouillards quelque peu chauvins ou tout simplement étroits d'esprit ? !

     Mais revenons à l'actualité. Á Baeza, à l'Université internationale d'Andalousie (UNIA), le thème abordé au cours d'été sur la tauromachie animé par Lope Morales, président de la Fédération taurine de Jaén et Luis Francisco Esplá, matador à la retraite et diplômé des Beaux Arts. Le thème abordé : "la tauromachie, école de vie, de valeurs et de stratégies". Deux tables rondes sur le comportement du taureau dans l'arène ainsi que la relation entre la bête et les toreros lors du combat, ses valeurs éthiques et esthétiques. Tout ceci semble être que littérature pour la rentrée, pouvant servir de référence et offrir des enseignements sur la manière d'aborder et de résoudre des problèmes dans d'autres domaines culturels et professionnels de l'activité humaine.

     Mais qu'en est-il sur le terrain ?

     "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" écrivait Lamartine ; Morante doit faire d'ici quelques jours, sa réapparition à Melilla, où les nuages ne se dissipent pas, le fumeur de havanes - et non le cigarrero qui n'est autre qu'un fabricant de cigares, bref, dixit José Antonio "je reviens avec des doutes" ; nous verrons.

     Á Bayonne, durant la Feria de l'Atlantique, le Colombien Juan de Castilla ne se posait pas tant de questions lorsqu'il a été blessé par deux coups de corne prolongeant son séjour en pays labourdin à la clinique Belharra. Parlez-lui de courage car il tint à tuer son Araúz de Robles avant de prendre le chemin de l'infirmerie, saignant abondamment, oreille, l'unique de cette corrida dite de l'opportunité, soit de l'aubaine et de la chance ... le sort est bien cruel. Parlons ici davantage d'éthique que d'esthétique.

     C'est la semaine des réapparitions. Roca Rey sera à Palencia après avoir été blessé le 21 août à Bilbao par un toro de Victoriano del Río, performance exceptionnelle. Bilbao, les Corridas Generales réduites à cinq corridas dont une mixte et une novillada piquée. Combien dans l'avenir ? Le public et l'aficion semblent revenir sur les tendidos. Deux grosses entrées pour la corrida de Roca Rey et celle où Diego Urdiales remplaça Morante et l'enfant chéri de Vista Alegre coupa deux oreilles. Un toro gracié, "Tapaboca" du fer de la Quinta par Borja Jménez entrant tous deux dans l'histoire de Bilbao. Ce toro exceptionnel, le premier "indulté" à Vista Alegre ! Non, Mathias ne s'est pas ramolli ! Le millésime 2025 bilbaino au pinacle !

      Parlons aussi de "Yeguizo" le noble et brave toro de Dolores Aguirre, auteur du meilleur tercio de varas du cycle bilbaino où Damián Castaño lui rendit la réplique au cours d'une faena, à défaut d'être grandiose, fut des plus estimables.

     David de Miranda, le matador de Trigueros rafle la mise à Linares emportant quatre oreilles et la queue à "Nebli" un Juan Pedro Domecq.

     Autre sujet beaucoup plus cruel et désolant avec les incendies qu'a subi l'Espagne cet été, et Borja Domecq qui vit brûler 1 500 hectares, soit 80% des terres de sa finca de Los Quintos à Llerena (Badajoz) en Estrémadure. L'éleveur de Jandilla décrit la scène comme "dantesque". Grace au personnel et agriculteurs voisins, la fuite du bétail a été facilitée en ouvrant les clôtures, coupant les barbelés. Malgré cela, des pertes de bétail ont été confirmées, et plusieurs animaux présentent des brûlures. Certaines vaches ont péri, d'autres étaient à un stade avancé de gestation, ce qui pourrait entraîner des naissances prématurées ou des avortements spontanés dus au stress thermique. Mais vu le peu d'ampleur des échos, personne ne s'en émut.

     Comprenez que l'inventaire restant ne fait l'objet que de peu d'importance bien que certaines tardes ne sont pas à considérer comme simples broutilles. Chacun gardera dans sa rétine, l'après-midi qui lui conviendra afin de ne pas provoquer convoitise et frustration.

      Joselito Adame a annoncé sa retraite le 12 août à Huesca, lui qui a consacré sa vie à la tauromachie depuis 26 ans. Ce sera donc la 606ème corrida de sa carrière, la dernière d'une histoire incroyable.

     Avant lui, on fêta la dernière de Fernando Robleño à la Feria de Céret par des adieux émouvants, feria tronquée la faute à l'orage, toros de Sobral qui déçurent par rapport à leur présentation en 2024.

     En France, tout semble ronronner à souhait. Les prochaines ferias d'Arles et de Nîmes ne troubleront guère cette fin de saison. Puis-je faire erreur.

     Mont-de-Marsan a vu une Madeleine plus complète et des détails intéressants. Un Daniel Luque dominateur.

     Dax a connu une corrida d'El Freixo importante et les "triomphes" de Roca Rey, Perera, Luque et de Borja Jiménez ; plutôt que "triomphes" optons pour réussites ou succès qui s'imposent ici plus exactement ; de même que "ovation" se traduisant par applaudissements, palmas ...

     Á Béziers, dans Midi Libre, Olivier Margé se félicitait "d'une grande Feria 2025 dans nos arènes et dans nos bodegas"... Sur le plan uniquement taurin, Sébastien Castella est sorti deux fois a hombros, et une belle corrida de Pedraza de Yeltes ternie par la perte d'oreilles aux aciers de Miguel Ángel Perera et Borja Jiménez.

     Notons les alternatives sur le sol français de Marco Pérez à Nîmes, de Tristán Barroso à Arles, de Clemente Jaume à Châteaurenard. En ai-je oubliées ?

     Vic semble déjà loin où on note le solo de Morenito de Aranda pour les 20 ans de son alternative affrontant des Araúz de Robles et Flor de Jara. Le torero très présent dans le Sud-Ouest.

     Les détails auront été retenus par l'ensemble des aficionados, les arènes modestes ne sont pas à discréditer. Elles font les efforts nécessaires avec les moyens qui leur sont propres. Le répertoire n'est pas définitif, les oublis et les choix, eux, sont irresponsables.

     Souhaitons-nous une bonne fin de temporada, riche en évènements qui nous fera attendre le printemps avec impatience, sinon un bel été indien.

                        Gilbert Lamarque

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