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hommages

Francis Marmande

Publié le par Cositas de toros

          

             L'écrivain et ancien journaliste, Francis Marmande, né à Bayonne, était aussi un brillant critique de jazz et chroniqueur taurin où il savait mêler l'humour, la dérision que son amour du jazz et de la corrida. Sur la page, c'est avec sobriété qu'il convoquait le jazz et la tauromachie dans ses chroniques vouées au Monde, "son" journal. On pouvait le croiser aux ferias bayonnaises mais aussi à Vic-Fezensac et aux festivals de jazz d'Oloron et de Marciac.  Avec lui, s'en va le swing des mots avec son style si particulier.

     Ce touche-à-tout, musicien, il jouait de la contrebasse comme il dessinait avec un certain talent, il milita dans les années 1970 dans le mensuel Jazz Magazine ardant défenseur de Miles Davis. Il écrivit également sur Michel Portal, son aîné bayonnais, multi instrumentiste, clarinettiste et saxophoniste. Il avait été aussi professeur de littérature moderne à l'université Paris VII-Denis Diderot. Pilote d'avion et de planeur, on pouvait le rencontrer sur les pentes de l'Urzumu à Itxassou, au club de vol à voile. Aux Éditions Verdier, il laissa trois ouvrages : Rocío, Á partir du lapin et Curro, Romero, y Curro Romero. Je ne peux que vous les conseiller.

     Francis Marmande est mort, dernier clin d'oeil, le jour de Noël des suites d'un cancer. Il allait avoir 80 ans.

                             Gilbert Lamarque

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Mario Vargas Llosa

Publié le par Cositas de toros

 

           Mario Vargas Llosa, gardien et protecteur de la tauromachie

     "La fête taurine est entièrement conditionnée par la vie culturelle. Une grande partie de la production littéraire disparaîtrait sans les taureaux. Le taureau de combat existe parce que les corridas existent. C'est l'animal le plus soigné de la création. Le seul moment où le taureau fait face à sa réalité est la corrida. C'est une réalité cachée et violente. Et là, dans la corrida, la condition humaine est exposée. S'il disparaissait la culture de notre époque serait mutilée."

     Andrés Roca Rey, son jeune compatriote, un peu orphelin aujourd'hui, écrivait : "Il n'y a pas une seule façon de corrida. En une seule après-midi, il y a un torero de valeur, un d'art, un autre classique. Et tout le monde sort sur les épaules. Mon dévouement n'a jamais cessé d'être au rendez-vous les saisons passées malgré les critiques. Il est important de penser à devenir un meilleur torero, en réalisant ce que vous avez en tête."

     Le diestro de Lima également eu le temps de réfléchir sur le grand risque que prennent les toreros et sur la façon de gérer la peur : "Nous ressentons les plaisirs de la vie car la mort nous attend à la fin. Et la fête taurine est la tradition qui exprime le mieux ce que les ennemis déclarés ne comprennent pas. Nous vous demandons seulement de nous laisser admirer cet art ancien."

     Concernant l'animalisme, il constate qu'"il existe une mode contre la corrida. Déjà, lorsque je jouais au taureau à la récréation, j'étais critiqué. La corrida est très difficile à comprendre. On lui reproche son ignorance. J'étais à l'Université de Séville et je dois dire que les jeunes sont l'avenir."  (Propos recueillis le 30/03/22 au Club Siglo XXI, dirigés par Rubén Amón. Les deux péruviens ont assuré l'évènement lors d'une soirée de "no hay billetes").  

     Mario Vargas Llosa : "Les corridas constituent un spectacle de masse qui ne provoque pas de manifestations de violence ni d'actes de vandalisme et d'agressivité dans et hors des arènes ... Elles stimulent aussi des valeurs et des aptitudes humaines comme la bravoure, l'héroïsme, le dépassement de soi, entre beaucoup d'autres".   (Extrait du manifeste pour la corrida 12/04/12).

     Le 25 février dernier, le Tribunal constitutionnel du Pérou s'est prononcé sur la qualification culturelle des spectacles avec mise à mort des taureaux. Par cette décision, les juges constitutionnels péruviens ont refusé l'interdiction de cette pratique culturelle, et dans le même temps celle des combats de coqs.

     Le Pérou connaît des débats politiques, sociétaux et juridiques similaires aux autres pays autorisant ce type de corrida. Comme dans les autres juridictions aux prises avec cette question épineuse au croisement de la protection animale et de la protection des droits culturels humains, la légalité de la corrida se pose de manière plus pressante au Pérou. Ainsi, c'est la troisième fois que le Tribunal constitutionnel péruvien rend une décision ayant trait à la corrida.

     Mario Vargas Llosa était certainement le plus célèbre écrivain sud-américain depuis la disparition de Gabriel García Marquez en 2014. Son odyssée littéraire se conjugue avec Paris, Barcelone, Londres, New-York, et même Jérusalem et Berlin mais c'est à Arequipa, dans le sud de son Pérou natal que demeure l'empreinte de la personnalité de l'écrivain, Arequipa deuxième plus grande ville du Pérou, aussi surnommée "la Ciudad Blanca" en raison de ses bâtiments en pierre volcanique blanche qui donne à la ville son allure de noblesse, vit à l'ombre du volcan Misti.

     Prix Nobel en 2010, il est élu en 2021 à l'Académie française. Prix Cervantes 1994 et Prix Princesse des Asturies en 1986 et s'engage activement en politique, candidat à l'élection présidentielle péruvienne de 1990, il est battu par le populiste de droite, Alberto Fujimon.

     Il est décédé à Lima le 13 avril à 89 ans. Un jour, il affronta des becerros al alimón avec Enrique Ponce. Son oeuvre est universelle, il défendit les idées libérales avec acharnement. Il laisse un véritable héritage pour l'éternité.

                         Gilbert Lamarque

 

 

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RÉCUP... rêve et réalité

Publié le par Cositas de toros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

            Pour l'Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des arts et des techniques de 1937, Paul Jouve reçut la commande d'un groupe formé d'une tête de taureau et d'un daim bondissant. Il recevra la médaille d'or de l'exposition de 1937 pour cette sculpture. Ce groupe orne toujours les bassins du Trocadéro devant le Palais de Chaillot.

     Si vous avez été parisien, une fois dans votre vie, vous avez remarqué ces sculptures au Trocadéro ainsi que d'autres statues de chevaux et d'un chien dans le même style, ici l'oeuvre de Georges Guyot. C'est également un bronze doré, une autre commande pour l'Expo universelle de 1937 sous la IIIe République...

groupe en bronze doré de 2m50. Paul Jouve

     Vous avez eu l'occasion de voir sur vos réseaux préférés, cette belle tête de taureau entourée semble-t'il, des anneaux olympiques et les commentaires. Non, il n'est pas question ici "d'un geste d'affection qui proclame au monde entier - des centaines de millions de téléspectateurs - que le culte du toro est toujours bien vivant et que la culture taurine irrigue notre sud. Il est vain et injuste de vouloir l'éradiquer comme le souhaitent certains fanatiques." Doux rêveur !

Chevaux et chien par Georges Guyot

     Cérémonie d'ouverture des J.O. de Paris ; seul le hasard a réalisé le rêve. Les organisateurs ont mis en avant les trésors et monuments parisiens et les ont offerts au monde entier, éblouissant la planète. Ce toro en bonne place, aux premières loges. Il n'était pas question ici, de les faire disparaître.

                                         

                                                       Gilbert Lamarque

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HOMMAGE

Publié le par Cositas de toros

                                Marc Roumengou avait reçu le prix "El Tio Pepe" 2020 délivré par la F.S.T.F. réunie dans les arènes Francis San Juan à Lunel à l'occasion de son 104e congrès. 

 

     

     Ingénieur agronome, il fut l'alguazil des arènes du Soleil d'Or de Toulouse. Le 13 juin 1953, il avait ouvert le premier paseo toulousain où ce jour-là, défilait Antonio Ordoñez face aux toros de Galache. Et c'est le même homme qui conduisit le dernier paseo du Soleil d'Or, le 3 octobre 1976 pour l'ultime spectacle, une novillada où Nimeño II coupa l'oreille de son premier novillo et les deux oreilles et la queue du second.

     Après ces 26 ans d'inactivité taurine a caballo, Marc Roumengou ouvrira de nouveau à 80 ans, un paseo, celui de Rieumes, le 22 Septembre 2002, accompagné de son fils Manuel (novillada des héritiers de Christophe Yonnet).

     Marc Roumengou était aussi le principal contributeur du " En Traje Velazqueño" le bulletin publié par le "Forum Marc Roumengou" dont il était le président d'honneur. L'homme, érudit et passionné, conférencier fut aussi l'auteur de nombreux ouvrages enrichissant notre culture taurine. Citons,  

     -Deux ouvrages épuisés : Les chiffres des taureaux de combat - Causes naturelles, causes frauduleuses, solutions (1973), et, Fraudes sur les taureaux de combat - Prévention, voies de recours, éléments de réglementation (1977).

     -Blessures et mort des taureaux de combat - Anatomie - Traumatologie (1991).

     -L'Église et la corrida - Prohibition et participation active (1996).

     -Dossier Manolete, sa vie professionnelle, sa mort (1999).

      Il traduisit l'ouvrage de son confrère espagnol, ingénieur agronome comme lui, Antonio Purroy : Comportement du taureau de combat. Á l'élevage et dans l'arène (2014 pour la traduction).

     Il avait gentiment amené quelques précisions sur "l'art de la pique", à propos de publication dans Cositas (29 janvier 2018), au sujet de la pique et de son montage (15 janvier 2018).

     Notre cher abonné n'est plus, Marc Roumengou nous a quitté à 97 ans, chez lui, à Mirepoix-sur-Tarn en Haute-Garonne le mardi 16 avril. Il restera pour beaucoup d'entre-nous l'aficionado rigoureux que nous consultions avec intérêt. L'ancien élève de l'École Nationale Supérieure d'Agronomie de Toulouse endossa inexorablement à lui seul, la tradition taurine.               
                    Gilbert Lamarque

 

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PIERRE CLAVERIE

Publié le par Cositas de toros

 

 

   

Orthez le 24 juillet 2022 © Fred Martinez

             La Gascogne perd un aficionado. Pierre Claverie qui officia avec mansuétude au palco des arènes de sa région, il y a, quelques décennies - la revue "Toros" lui avait consacré un "planétaire". Cet ami bienveillant et sincère dont la modestie dépeignait une de ses principales vertus, avait toujours pour vous, au pied des arènes, un geste amical, un bras levé, un sourire et quelques mots aimables. Philanthrope, fin aficionado, il faisait l'unanimité autour de lui. 

     Ancien président du club de rugby d'Amou, commune landaise de la Vallée des Luys où il avait réalisé toute sa carrière de chirurgien-dentiste, ce girondin de naissance avait rencontré la tauromachie tant landaise qu'espagnole dont il fut l'humble ambassadeur. Partisan de la philosophie épicurienne, c'était un réel plaisir de partager sa table et ces quelques moments.

     Orthez le sollicita le dimanche 24 juillet 2022 pour monter une nouvelle fois au palco comme assesseur lors de la novillada piquée.

     Salut, Pierre, nous ne te croiserons plus dans nos placitas du Sud-Ouest que tu abandonnais volontiers pour aller épancher ta passion à Séville ou Madrid. Ta bonne humeur nous manquera.

     Pierre Claverie nous a quitté le 18 octobre à l'âge de 83 ans.

                                 Gilbert Lamarque

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