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MAUGUIO

Publié le par Cositas de toros

6 juin-Novillada de la 37e Romeria

 

            Les rutilantes arènes melgoriennes ont vécu une tarde d'un été précoce, paraphant un " no hay billetes". Une démonstration des trois jeunes toreros nîmois proposant un bon niveau technique et beaucoup d'envie combattant six novillos issus de six ganaderias locales, bien présentés dans l'ensemble aux jeux variés qui livrèrent des combats inégaux mais entretenus. Chacun recevant une mono pique avec libre exécution. Armés bizcos pour la plupart, seul "Gallego" des frères Gallon, cornivuelto, fut honoré dela vuelta posthume. "Lidiés" dans cet ordre, La Paluna, tardo, transmettait peu, le Jalabert sérieux, "Pintor" de Barcelo, excellent, le Pagès-Mailhan un noir légèrement listón, "encasté", "Tibialuz" de Cuillé possédait un fond de noblesse mais sans panache, enfin, le Gallon élu meilleur novillero de l'après-midi, plein d'alegria de la cape au final.

     Le public était venu soutenir Nino Julian le triomphateur, ici, en 2024. Il effectuait sa despedida de novillero avant le rendez-vous à Istres le 21 juin. Il était accompagné par Victor et Clovis.

 

Balthazar La Paluna

     Nino Julian fut invité à saluer avant de se coltiner "Balthazar"de La Paluna, un negro tardo qui lui administra malgré tout deux volteretas

 

voltereta bis

retombant sur le dos de l'animal lors de la faena "brindée" à Mathieu Vangelisti. Après avoir débuté à genoux, le Nino combatif comme à son habitude, sua sang et eau et "Balthazar" s'avéra noble sous la flanelle. Pour conclure, il s'emmêla les aciers, pinchazo moyen, entière caída,  avis et descabellos. "Balthazar" alla rejoindre Melchior et Gaspar dans les prés célestes n'ayant plus de cadeaux à distribuer. Silence. Avec "Emmudecido",l'"encasté" et excellent Pagès-Mailhan qui poussait sous le peto pour une unique visite. Après deux largas de rodillas, le nîmois ne se livra guère, "brindant" au public, il donna plusieurs paires de naturelles, sans plus et le final se révéla électrique. Il termina par redondos et de bons derechazos, l'épée jetée au sol. Entière tombée, caída, un avis. Oreille pour son implication. Il avait partagé les palos avec Clovis.

Toréer à distance. Hablador de Jalabert

     La température redescendit avec Victor et sa tauromachie verticale, réfléchie. Le garçon aligna prudemment naturelles et derechazos élégants mais distants, abusant du pico devant "Hablador" de Jalabert.

À son crédit un magnifique recibir d'école délivrant deux oreilles, la seconde pour le moins généreuse. "Tibialuz" de Cuillé, le costaud de l'envoi, fut assez fade, il ne permit pas à Victor de briller, il débuta à genoux, toujours aussi distant et termina par des luquesinas fort prisées du public. Lame corta puis entière contraire. Oreille. Costume immaculé. Palmas à l'arrastre.

 

Pintor de Barcelo

      Clovis s'agenouilla pour une porta gayola, plein d'envie. Il sera applaudi aux banderilles. Il toucha un excellent Barcelo, "Pintor" qui attaqua fort à la cape et subit une vilaine pique rectifiée et pompée. Pitos au piquero. Il nous régala par de longues naturelles, Clovis possède un bon poignet. Gourmand, il en rajouta encore,il est temps, le Barcelo cherchant la querencia. Metisaca et entière caída en lâchant le drapelet. Salut après avis. Applaudissement à la dépouille. Mais le jeune torero - deuxième novillada piquée après Nîmes où il fut le vainqueur de la Cape d'Or - n'avait pas consommé tout son pain blanc, il le fit avec "Gallego" de Gallon , un negro mulato cornivuelto qui attaqua la cavalerie. Il mit les reins sous le peto. La présidence mit fin au tercio (?).

 

Il partagea les bâtonnets avec Thomas Ubeda et Nino Julian : palmas. Clovis mit peu de temps à canaliser la fougue de "Gallego" et réalisa une faena brillante aidée par l'alegria du Gallon. Clovis Germain s'acquitta par un final triomphal souligné par des derechazos bien léchés et une espada foudroyante libérant les deux oreilles. Vuelta posthume de "Gallego".

 

     Victor et Clovis sortirent a hombros. Le jeune Clovis recevant à l'issue de la tarde, le trophée "Bernard- Gimenez". Conclusion d'une bonne novillada qui bénéficia de la qualité du bétail.

                     Gilbert Lamarque

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Saint-Martin-de-Crau / Et PAF ! la polémique...

Publié le par Cositas de toros

           19 avril - 31ème Feria de la Crau

     3 toros de Saltillo (1, 2 et 3) et 3 toros de D. Celestino Cuadri. Tous d'origine Santa Coloma leur conférant en toute logique un caractère de guerrier. L'ensemble bien présenté. Le tambour-major, negro zaino, franc, donne le tempo, massif plus dans le type des Cuadri ; les deux suivants, légers dans le type de la devise, cárdenos, mobiles, plus fin et "encasté" le 2, armé le 3. Les Cuadri généralement beaucoup plus volumineux que leurs adversaires : l'héritage Parladé. Le brave 4 (5 ans et demi) sous la pique, le 5, con genio, et le 6, noble, à la corne droite légèrement "escobillée", s'éteignit après le tercio de banderilles. Soulignons le bon comportement général des Saltillo sous la pique. On ne gardera pas un souvenir tenace de cette 31ème Feria de la Crau tenue devant une belle affluence. La faute à la terna qui pécha aux aciers, d'où l'unique pavillon décerné à Pepe Moral. Mais l'intérêt alla au bétail, cela va de soi. Chaque arrastre a été applaudi. Les tercios de banderilles, des plus hasardeux, évaluèrent la faiblesse des cuadrillas ou, c'est selon, l'exigence et le caractère des adversaires de la tarde !

 

     Alberto Lamelas débuta les hostilités face à un Saltillo limité en forces lors d'un long intermède à la cape. Il prit deux rations de fer quelconques. Le jienense de Madrid exploita la corne gauche pour des naturelles de bonne facture. Á dextre, la suite ne vint pas, le bicho chargeant à mi-hauteur. Le tout conclu d'une entière trasera y contraria. Avis, salut.

 

Cuadri "Comercio"- A. Lamelas

     Lamelas reçut avec sérénité son Cuadri (12/2020), massif, cornivuelto, bien piqué à trois reprises en allongeant la distance. Ovation au piquero, Antonio Garcia Berboza. Salut de Victor El Pozo aux banderilles. Alberto exploita la bonne corne gauche, liant de bonnes naturelles, mais à droite la muleta est tutoyée. Il termina joliment par un bouquet de manoletinas. Tout espoir de trophée s'envola, la faute à une épée désastreuse. Deux avis. Salut. Le métier n'a pas payé.

 

     Pepe Moral laissa s'évader quelques effluves andalouses pour un bref instant, dessinant sur le sable, une poignée de véroniques templadas. Le Saltillo, léger cárdeno dont le cuir reflétait au soleil, collabora pour deux rencontres peu orthodoxes sous le peto. Pepe ne trouva pas l'espace nécessaire. Toutefois, il négocia de bonnes séries main gauche avec sincérité sur des charges lentes. Entière tendida concluante. Le Sévillan promena l'oreille, unique trophée de la tarde.

     Le quinto, un Cuadri lourd et bien armé se montra brave pour trois rencontres. Il causa une certaine débandade aux palos. Pepe Moral ne fit guère mieux, échouant avec la flanelle, s'engageant du bout des doigts, peu rassuré. Tuant de la même façon par quelques tentatives inefficaces et par un horrible golletazo. Brève bronca et sifflets.

 

     Adriano, sevré de toros, sembla des plus motivés. Il s'engagea à la cape, le Saltillo monnaya un bon tercio de varas sous le fer de Jean-Loup Aillet. Après "brindis" au public, il distilla des derechazos de bonne facture sans toutefois peser sur la bête. La faena se délite, Adrien passe à côté de son toro. Final confus, il se hâte, un avis. Silence.

     Le 3ème et dernier Cuadri s'engagea en deux rencontres piquées, la dernière à bonne distance. Le Nîmois, bien intentionné, révèla la noblesse de la bête, il s'arrima pour un trasteo compliqué et cahoteux. Á droite, il enfila les derechazos plutôt réussis, à gauche les naturelles ne convainquirent pas. La faena n'eut aucun relief si ce n'est accidenté. Entière dans l'épaule. Pétition d'oreille (?), silence.

 

Le picador Antonio Garcia Berboza

     Le prix au meilleur picador revint à Antonio Garcia Berboza, cuadrilla d'Alberto Lamelas, au 4ème.

     Le prix au meilleur toro est allé à "Comercio" de Cuadri, né en décembre 2020, "lidié" par Alberto Lamelas.

     Notons que le palco sut laisser le temps aux toreros de s'exprimer à la cape. Fait trop rare aujourd'hui.

     L'ensemble orchestré sous un printemps andalou, ici, autre fait rare.

 

Et PAF !

 

 

Revenons à l'affiche des fêtes montoises. Les réactions ne se sont pas faites attendre. Les anti-corrida haussent le ton, tous les prétextes sont bons.

     Une gamine dans une arène ! La fille de l'ex-torero Thomas Dufau, âgée de 5 ans, incarnant pour cette année les festivités et la tradition taurine...

   Le créateur développe : « un symbole de transmission d'une tradition à la jeunesse », pour les militants anti : « l'utilisation d'une enfant pour adoucir l'image d'une pratique "brutale" ».

    Entendu ce jour lundi 20 avril sur les ondes de France Inter au journal de 7h. On n'en sortira pas... 

    ... à suivre

 

               

             

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Fourques, NSP.

Publié le par Cositas de toros

Fourques. 28/02

          Jolie chambrée pour ce premier rendez-vous de la temporada gardoise où l'on découvrit avec fort intérêt le jeune sévillan Javier Torres "Bombita" qui coupera l'unique oreille de la tarde. Quant au régional Mathias Sauvaire "Matias", dernier vainqueur de Bouillargues, il fit pâle figure se montrant sans recours, hésitant devant l'exigeant Colombeau.

     Le soleil réapparut pour l'hommage en piste des 25 ans de la ganaderia Pagès-Mailhan.

     Bombita reçut le premier des quatre erales, un bel élément de La Suerte, un jabonero sucio, armé, faible des antérieurs qui "rematait" malgré tout.

Javier enchaîna les bonnes séries de la gauche, malgré le bicho qui collait aux basques, cernido. On put deviner les bonnes dispositions de l'héritier de la dynastie des Torres. Il conclut d'une entière. Silence.

 

   

     

     Le noble et "encasté" tostado de Pagès-Maihan offrit au sévillan, grâce à une bonne corne droite, un toreo stylé et quelques courtes séries de naturelles. Le "métier" lui permettant de subir avec facilité la charge. Épée caída au second essai. Oreille. Palmas à l'arrastre.

 

 

     Matías attendit le Colombeau a porta gayola, à bonne distance, qui l'ébranla légèrement. L'eral fit le tour du ruedo, tête haute, Bombita entreprit un quite par tafalleras et Matías décida de prendre les palos. Suerte accidentée où le novillero fut sévèrement secoué. Le bicho, noble et vif, ne reniant pas ses origines, se livra dans une belle amorce de faena laissant deviner une bonne corne gauche. Matías ne put réitérer les passes sur cette rive, bousculé sans mal, il plongea une demi-lame delantera, perdant la muleta. Salut, arrastre applaudi.

     

     Le dernier de la série, un Barcelo fut victime à la cape d'une vuelta de campana qui eut un effet dévastateur, héritant d'une lésion de l'antérieur droit. On eut droit à un long simulacre de faena, le jeune torero s'évertuant à maintenir la muleta a mi-hauteur, il plongea une entière contraire : mort longue, avis, vuelta.

     Bonne présentation des quatre erales issus de ganaderias locales. Le prix au  meilleur novillo revint au Pagès-Mailhan. Bombita élu meilleur novillero ; la meilleure estocade revenant à Matías. Présidence sous la bénédiction du Père Jacques Tessier. 

 

     125 ans séparent Javier Torres "Bombita" de son arrière-arrière-grand-oncle, le grand Ricardo Torres Reina "Bombita". L'illustre dynastie est bien représentée.

 

      Aucun incident est à déplorer en cette tarde, depuis les tendidos ont prouvé leur solidité.

                        Gilbert Lamarque

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Bouillargues. NSP

Publié le par Cositas de toros

Bouillargues 11/10, 16h30

          La 13e novillada sans picadors organisée par le club taurin La Embestida, est l'un des derniers rendez-vous dans le Gard. Une belle après-midi de toros où les apprentis toreros pouvaient réviser leurs gammes grâce à l'excellent lot d'erales d'une superbe présentation, aux robes variées et aux armures convenables. Bref, un lot soigné, charpenté comme des novillos avec dans l'ordre, les produits de François André, Blohorn, Roland et Rafi Durand, F. et A. Tardieu, Colombeau et Malaga, ce dernier, blessé au débarquement fut remplacé par un exemplaire de Tardieu, ce qui entraîna pour la suite la perte du sobrero.

     Pour les combattre, Francisco Fernández, le triomphateur de l'an passé, Isaac Galvín de l'École Rafael Ortega de San Fernando et Mathias Sauvaire le régional, natif d'Arles.

 

     À l'issue du paseo, on observa une minute de silence en hommage aux professionnels et aficionados disparus au cours de l'année. Patrick Alarcon, fidèle mayoral de Blohorn et futur retraité écouta une chaleureuse ovation.

 

     Soleil d'été, public nombreux.

 

     Francisco Fernández reçoit le François André doté d'une belle robe (sucio) qui remate copieusement avant d'être accueilli par le capote agréable du natif de Los Barrios suivi d'un quite par chicuelinas d'Isaac Galvín. Ce fut presque tout. Fernández ne se confia pas devinant une corne gauche peu orthodoxe. Le final fut en conséquence, un golletazo en metisaca, bref, une épée lui enlevant tout espoir. Palmitas et palmas à l'arrastre.

     Il aborda en torero, le Tardieu, haut et armé. Il subit une voltereta sans conséquences lors d'une faena plus consistante mais brouillonne. Il se balada  dans le ruedo avant une piètre mise à mort. Silence.

 

     Se manifesta un magnifique castaño oscuro de Blohorn handicapé dès la sortie par un postérieur droit bien rigide. Faute de sobrero, on ne put le changer, tant mieux. Isaac Galvín fut surpris par la charge puissante du cornu qui montra sa caste, son caractère "rematant" copieusement. Il en redemandait à chaque muletazo. La première partie de la faena se fit sur le passage usant abondamment du pico, la seconde, mieux conduite, complétée par deux séries de naturelles. Échec aux aciers. Salut. Palmas à l'arrastre.

 

 

     Lui aussi se montra plus torero sous la bonne charge du Colombeau, un bel adversaire castaño, largement armé, qui ne se faisait guère prier pour "humilier". Il sembla légèrement amoindri après un violent choc frontal au burladero. Mais ceci ne l'empêchant pas de provoquer un réel danger aux banderilles. 

 

   

     La faena est enlevée, Galvín a du recours mais ne domine pas. Le novillo, exigeant, met en échec l'apprenti. La suite, logique se résuma par l'attitude d'une bête hésitante qui méritait une autre mort. Palmitas à l'arrastre. Silence.

 

     Mathias Sauvaire "Matias" accueille à genoux le Roland Durand, un joli noir, histoire de sortir le public de sa torpeur. Enfin, de l'enthousiasme et un trasteo un peu destructuré avec séries des deux mains soutenus par un bon poignet. Le Durand fut distrait, allant aux tablas recherchant la querencia. 3/4 de lame en place. Oreille.

     

     Avec le sobrero de Tardieu, très vif, il fit passe après passe, écoutant les conseils du burladero. Une demi-lame tendida, concluante. La pétition sonore des amis de Matias eut raison de la présidence. Oreille.

 

     Matias décrocha le trophée du meilleur novillo (La Embestida) et celui de la meilleure estocade (La Coordination). Le prix au meilleur novillo alla au Roland Durand, le Blohorn, bien qu'handicapé, magnifiquement présenté, débordant de caste, d'une race exceptionnelle récolta mes faveurs.

     Une fois encore, La Embestida nous offrit un joli lot intéressant d'erales d'élevages français. Que chaque ganadero soit ici félicité.

                           Gilbert Lamarque

 

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Nîmes, les Vendanges

Publié le par Cositas de toros

                      Mauvaise pioche

            Avant la corrida du vendredi 19, la Feria des Vendanges offre une vision musicale du célèbre opéra, Carmen de Bizet a 150 ans.

     "Un oeil noir te regarde" chante le torero Escamillo. En piste, Castella, Talavante et Rufo affrontent six Victoriano del Río. C'est le petit dernier qui sort par la Porte des Cuadrillas (une et une oreille). Plus de 3 heures de spectacle. Des toros bien présentés, justes de force et de race : musique, danses, chevaux, espagnolades.

 

     Le samedi matin sous un soleil et un ciel radieux, soleil et ombre sur la novillada de Gallon. Soleil au 1, 2 et 3 et l'ombre nous enroba au 4, 5 bis et 6. Environ un bon quart d'arène, toujours peu suivie et beaucoup de déception de la part des leaders de l'escalafón, Javier Zulueta et Martín Morilla qui "séchèrent" devant des Gallon sans réelles difficultés (le 1 et le 3). Seul, "le prophète en son pays",

 

     

     Victor Clauzel fit beaucoup d'ombre à ses compagnons de cartel. Sa première faena devant "Mosquero (05/22), negro de 450kg dont il exploita la bonne noblesse. Tout en verticalité donnant beaucoup de relief à son actuacin. Ce garçon est d'un calme olympien. Oreille pour la muleta. Avec "Despierto" (02//22), negro listón, 458kg, il délivra un travail moins abouti. Une lame qui déclancha une volée de mouchoirs. 2 oreilles ( ! ). La Porte des Consuls s'ouvrit. 

     Une novillada de plus de 2h30 où l'ennui faillit prendre les rênes de la matinée. Victor, l'arbre qui cacha la forêt. Javier Zulueta est à quelques jours de son alternative ! Quant à Martín Morilla, il fut véritablement décevant. La novillada  a du mouron à se faire. Nous nous faisons du souci pour l'avenir.

     Merci à Nîmes pour avoir présenté une novillada intégrale de six novillos, conforme au rang d'une arène de 1ere catégorie. 

     La tarde du samedi 20 a vu pour sa corrida d'alternative, Aarón Palacio sortir a hombros par la Porte des Consuls, devant un nombreux public et six Jandilla bien présentés, le 4ème "Truchero" crédité de la vuelta posthume. Roca Rey (salut aux deux) auteur à son second d'une belle faena mais le Péruvien perdit tout aux aciers. Pablo Aguado qui remplaçait Manzanares, fut crédité de deux oreilles.

     Le 21 en matinée, place aux jeunes. Le ciel se couvre, les arènes ne se remplirent qu'à moitié. Marco Pérez hérita de 4 J.P. Domecq pour, oreille, 2 oreilles, palmas et 2oreilles et la queue. Deux novillos de Fuente Ymbro pour Olga Casado : silence et oreille. La demoiselle a des arguments mais pourquoi autant de soutien et de protection. Pour son "aîné", Marco Pérez, même interrogation.

     En soirée, le ciel aussi noir qu'un tableau de Soulages, nous priva de la corrida des La Quinta avec Perera, Luque et El Rafi. Celui-ci vit s'envoler sa 4ème corrida de la saison. Le verrons-nous à Pentecôte ? L'état de la piste et l'alerte orange eurent raison de la clôture des Vendanges. J'avais opté pour les La Quinta et Perera, mauvaise pioche, il ne me reste qu'une novillada au goût amer.

     Pour l'heure, il est temps de faire un bilan de cette Feria. Pour ce faire, je cède la place aux spécialistes dithyrambiques.

                              Gilbert Lamarque

 

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