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BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I

Publié le par Cositas de toros

  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I

       Samedi 1er septembre

 

Matinale, il est 11h à la lune. Finale des nsp.

1/4 d’arène. L’ombre conquise, les belles lumières de septembre.

 

4 erales du Lartet bien présentés donnant du jeu dans l’ensemble. Les deux premiers nobles mais faible le deuxième, rugueux le troisième, le dernier n’atteignit pas la moyenne en cette avant veille de rentrée scolaire.

Pablo Paez (rouge et or) : vuelta et vuelta.

Yon Lamothe (obispo et or) : oreille et salut.

 

    Le petit andalou P. Paez réceptionna son premier cornu par de belles véroniques fleurant bon les rives du Guadalquivir. Suivirent des chicuelinas du même tonneau (de Fino). Après un début hésitant, la faena ira a mas avec ce noble Lartet. Un petit peu pressé le Pablo mais il nous offrit de belles naturelles, pecho avec changement de main. Avec beaucoup plus de calme, recherchant le sitio et marquant des pauses, s’égrainèrent redondos et bernardinas. Le tout quelque peu gâché par les aciers.

Il reçoit son second applaudi à la sortie (?) par de jolies véroniques, main basse et chicuelinas dont il est friand. Début de muleta à genoux des tablas vers le centre, légèrement bousculé. Le Lartet est exigeant, Pablo nous sert une faena loin de l’académisme d’école et remet les pendules à l’heure par de bons derechazos après quelques fautes. Entière contraire et descabello. Vuelta un peu contestée.

 

    Le deuxième eral est noble mais faible. Yon Lamothe débutant au centre et après réglages, le torée à mi hauteur. Difficile de garder cet animal main gauche qui rajoute des hachazos en fin de passe. Plus limpide à aborder à droite, Yon terminera par manoletinas appréciées. Estoconazo légèrement contraire.

Le dernier est violent, il se défend et attire Yon aux barrières. Quelques passes arrachées, aucune série espérée. L’entière transperce, descabello, avis.

 

    Les erales ouvrirent la gueule dès l’entame à la muleta.

    Les deux garçons se répondirent à la cape, ce qui valut à Yon lors d’un quite sur le second de P. Paez de subir une voltereta déchirant généreusement le pantalon au niveau du fessier. Il revint par la suite, le dessous de la ceinture fortement bandé, ce qui me fit dire : "Yon ou la tauromachie en couche-culotte !".

 

 

Il fut déclaré triomphateur et détenteur de la meilleure faena.

Pablo Paez récolta les miettes. Il m’intéressa beaucoup.

 

                                                                                         Gilbert LAMARQUE

 

                                              

 

L’AFICIÓN Á LA MUSIQUE

 

    Outre l’Harmonie Bayonnaise dirigée par François Gonzales, participent également aux animations musicales, les Gaiteros du Roi Léon.

 

 

Ces derniers sont inscrits dans le programme comme "Clarines officiels" et jouent au cours du spectacle plusieurs airs différents.

S’illustrent donc sous les tendidos couverts, cette famille de Saint-Martin-de-Seignanx avec dans  l’ordre d’apparitions dans le temps, Jean-Pierre, Christophe et Lucas, 10 ans ou le père, le fils et le… petit fils !

Bravo et félicitations !

  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
  BAYONNE. FERIA DE L’ATLANTIQUE. I
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BILBAO ASTE NAGUSIA 4

Publié le par Cositas de toros

BILBAO ASTE NAGUSIA 4

 

VISTA ALEGRE

 

Dimanche 26 août. 9e et dernière de Corridas Generales. 1/3 d’arène. Azur et or.

 

 

     6 Miura, le 6e comme sobrero et un autre de Salvador Domecq (5e bis), tous laissant flotter le danger… excepté le Domecq.

Octavio Chacón : ovation, oreille et palmas sur le second de J. Leal.

Pepe Moral : Palmas et vuelta.

Juan Leal : oreille, blessure.

 

      L’Arlésien avait choisi de sortir son second Miura car le titulaire fut remplacé pour manque de force. Lors de son estocade engagée, il reçut une cornada dans la cuisse, deux trajectoires. Il ne revint pas de l’infirmerie.

 

 

 

     O. Chacón débuta avec Arriero, 610 kg, aux charges courtes après 2 piques quelconques. Hachazos, Octave cède. Entière efficace.

     Bis repetita. Après 2 puyas dont la première est à noter, Lanudo, 630 kg, se montra âpre, violentant la flanelle. Il garde la tête haute, balançant nombre d’ hachazos tout en se retournant avec fulgurance à chaque passe. Quasi entière en place. Pétition, Matías tergiverse et lâche le tissu mais l’arrastre a démarré obligeant le peon à aller cueillir le pavillon aux portes de la boucherie.

 

     Pour conclure, Octavio entreprend le Miura, 1er sobrero de J. Leal, Torrijo, 614 kg. Du fil à retordre, à tel point qu’il renonce vite et se résout à prendre l’épée.

Dur, dur la première à Vista Alegre ! Entière, Octave respire, toujours excellent chef de lidia.

 

     Pepe Moral s’applique, bon capote et belle mise en suerte au cheval. Après les 2 piques réglementaires, Pepe ne solutionne pas le problème rencontré. Entière.

     Début par deux largas afaroladas de rodillas, quelques sifflets, séance au cheval, de nouveau les sifflets et changement. Pastoso de S. Domecq redonne le moral à Pepe ! Du Domecq, qu’elle aubaine ! ¡ Música ! Orgie de passes ¡ Ole ! Un bon estoc à la 3e tentative.

Ce Domecq tint la route.

     Escogido fut changé en faveur d’Orejilla, prévu en 6e. Juan Leal campa au centre et débuta sa faena à genoux… simple bousculade. Il repart au taf, passes ou coups de torchon… Il se saisit de l’épée, s’engage, cornada, il est repris au sol. Garrot posé par Chacón et la cuadrilla. Oreille.

 

20h45, fin de feria.

Dans El Correo du vendredi 24, Barquerito se lamentait : "El toro de Bilbao tiene plomo en las alas."

J’écrivais après la San Isidro : "Et cessons aussi de promouvoir ce foutu toro de Madrid qui n’est plus qu’une fable, un mythe, une légende, sans pour cela lorgner vers celui de Nîmes, bien sûr."

Je m’associe et compatis.

 

                                                                                       Gilbert LAMARQUE

BILBAO ASTE NAGUSIA 4
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BILBAO ASTE NAGUSIA 3

Publié le par Cositas de toros

BILBAO ASTE NAGUSIA  3

 

 

VISTA ALEGRE

 

Samedi 25 août. 8e de Corridas Generales. 3/4 d’arène. Sol y sombra, léger vent.

 

     6 Alcurrucén, 2 sobreros du même fer remplaçant le 5e. Bonne présentation quoique inégale, armée astifina, jeu varié dans le style de la maison. Toros difficiles exceptés les bons 3e et 6e avec noblesse et fijeza.

Enrique Ponce : silence, ovation après avis.

El Juli : silence, ovation et sifflets après avis.

Diego Urdiales, le bon sorteo : oreille et 2 oreilles après avis.

 

 

  DON DIEGO DE BILBAO Y EL TOREO AL NATURAL

 

     Les étoiles ne s’illuminèrent même pas.

Ponce nous vendit une faenita basique mal conclue à l’épée.

Avec son second se sera d’un niveau au-dessus. Mais cette faena sera agrémentée d’attitudes et de gestes précieux et maniérés. Nouvel échec. Le roi Enrique 1er avait hérité de deux Alcurrucén nobles quoique sosos.

 

     Julian Lopez hors sitio, déroule vite fait. Entière desprendida con el julipié.

Exit Dispuesto et Manzanito, bonjour Lancero (2e sobrero). 2 rencontres au cheval. Hachazos… Vilaine épée au 3e essai, mort longue.

A la décharge du Juli, les deux spécimens avaient en commun une charge courte et la tête haute.

 

     Tonadillo, 554kg et Gaiterito, 533 kg furent le bon choix. Diego, le voisin de la Rioja, en manque de toros cette temporada (2 corridas : Arnedo et Alfaro), nous rappela à son bon souvenir. En ce qui me concerne, c’était ici même le 26 août 2017. Le voici pour sa 16e actuación. Il ne fut pas simple figurant, laissant cet attribut à ses prestigieux compañeros.

Il reçut une chaleureuse ovation avant la sortie du 3e.

 

     Tonadillo sort seul des deux rencontres. Illico dans la muleta du Riojano, il attaque avec les reins. Main droite, main gauche, Urdiales met la jambe devant ce toro bonito. Sur les derechazos, Diego pivote uniquement sur les talons et nous plonge dans le trasteo à l’ancienne. Suivent des redondos, une passe de poitrine changeant de main. Et tout ceci avec fluidité, cela semble si facile !

Un estoconazo contraire, un avis, et tombe le pavillon.

     La lumière décline mais Urdiales illumine le ruedo de toute sa classe, lumière fendue par les cornes harmonieuses de Gaiterito, negro mulato listón.

Les poignets jouent à merveille, série après série, classique. Des naturelles templées, ciselées par cette superbe main gauche, des derechazos d’une lenteur de rêve. Le sable n’est plus noir, il brille de mille feux. Le léger vent n’est plus que brise et pour conclure, d’impalpables redondos et de délicates trincherillas, de la soie. Un faenon !

Le Nuñez essuie un pinchazo qui lamente les tendidos, mais promptement la navaja se mue en un estoconazo qui fait exploser le coso de clameurs. Les froides arènes sont sur le grill. La puerta grande s’ouvre. Ici, il y a obligation de couper deux oreilles à un seul toro.

Matías González, le Cerbère de Vista Alegre, a plié, rompu judicieusement.

 

 

N’avait-il pas octroyé la veille deux pavillons à Roca Rey après un pinchazo ?

L’honneur est sauf.

     

 Diego a serti de su huella* le ruedo bilbaino.

 

* son empreinte.

                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

 

BILBAO ASTE NAGUSIA  3
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BILBAO ASTE NAGUSIA 2

Publié le par Cositas de toros

BILBAO ASTE NAGUSIA  2

VISTA ALEGRE

 

Vendredi 24. 7e de Corridas Generales. 1/2 arène, soit 7500 personnes (14725 places). Temps gris, le sirimiri nous chatouille.

 

     4 Victoriano del Rio, 2e bis de Encinagrande et 2 (1er et 4e ) Toros de Cortes, mansos et d’une présentation indigne de Bilbao.

Sébastien Castella : salut après avis et silence.

José Garrido : palmas et salut.

Andrés Roca Rey : salut après avis et 2 oreilles.

 

 

                                                        EL REY ROCA

 

      Condor, negro axiblanco fuit le canasson. S. Castella déroule quelques derechazos au centre du rond. Les naturelles sont heurtées, doblones. Mort au second essai. "El Condor pasa".

      Rafael Viotti salue aux bâtonnets. Sébastien et Jaboleño jouent au chat et à la souris. La souris (imposante pour un rongeur) se barre illico vers les planches. Épée, le jeu a assez duré. Entière. Pitos à l’arrastre.

 

      José Garrido remplaçait Cayetano, lesionado. Pas de chance, Almirante se blesse sur la portagayola, changé par un Encinagrande (souche J.D. Domecq y Diez), Trigueño, negro listón, insipide.

Manuel Larios salue aux palos. Brindis au public. Statuaires, toro fuyard, Garrido l’ennuie. Le moral noir comme sa robe, la caste grise comme le ciel. Entière caída, arrastre sifflé.

      Avec Manisero, negro mulato gargantillo, 569 kg sur la romaine, le petit José rencontra des difficultés. Le Victoriano relève la frimousse en fin de passe. Le natif de Badajoz lui arrachant les muletazos, laborieux. Desplante pueblerino. 3/4 de côté, un avis.

 

      Vint el Rey.

      Au premier, Entonado reçu par un joli capote suivi d’un bon trasteo : passes inversées du centre, derechazos main basse. Le toro fatigue rapidement, légers hachazos. Andrés allonge l’espace et le temps, redonne confiance, redondos. Belle demie aux tablas.

      Au manso fermant la tarde, Despreciado, Roca Rey profite de ses belles charges. Agréable jeu de cape, le manso part aux barrières par la suite malgré la volonté du Péruvien de le retenir. Magnifique série main gauche veloutée, la faena va a mas, les séries s’enchaînant au plus près. Terminaison par bernardinas. "Bon" pinchazo, car porté avec sincérité et estoconazo : 2 oreilles délivrées sans tergiverser par Matías malgré l’avis et le pinchazo. Palmas à l’arrastre du Victoriano del Rey.

 

     Nous quittons nos tendidos, apaisés. Demain, j’attends beaucoup des Alcurrucén et du "rare" Diego Urdiales toujours au rendez-vous de Vista Alegre.

 

                                                                                            Gilbert LAMARQUE

BILBAO ASTE NAGUSIA  2
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Novillada concours de saint-Perdon

Publié le par Cositas de toros

Novillada concours de saint-Perdon

 

Et pourtant… il y avait matière !

 

       Dimanche 26 août 2018, au Plumaçon, 17h30, sous un beau soleil s’élance le paseo de la novillada concours organisée par la Peña la Muleta de Saint-Perdon.

Il nous restera, pour cette 6ème édition, comme un goût amer en bouche, amer car les évènements qui se sont succédés en piste ont quelque peu plombé l’ambiance.

Et pourtant… il y avait matière !

Il faut dire en préambule, que les novillos sortis en piste étaient tous bien présentés, tous dans le type de leur encaste, leur jeu et leur caste variés ont permis un après-midi de toro entretenu.

Cette novillada a commencé sous les plus mauvais hospices avec la blessure du magnifique novillo de Barcial,

tant attendu par les aficionados, blessure qui a obligé la présidence à demander son changement. Dans l’impossibilité de se relever, il a du être puntillé en piste. Suite à cet incident, contrairement à ce qui était annoncé, l’ordre de sortie a été modifié. Alors que le sobrero aurait dû sortir en lieu et place du titulaire, le torero a fait sortir son second se réservant le sobrero pour terminer.

                                                 Ángel JIMÉNEZ,

fait donc sortir en premier Chorlito, pensionnaire de la ganaderia de Flor de Jara (Santa Coloma / Buendia),

pas très intéressé par les capotes avec lesquels il coupe le terrain. Mis en suerte à bonne distance pour une première bonne pique, il part après beaucoup d’hésitations pour une seconde quasiment depuis le centre. Au centre pour une troisième, il ne démarre pas obligeant le maestro à le remettre en place au même endroit que la première, pique assassine qu’il prend en faisant sonner l’estribo. (Pique montée à l’envers).

Au deuxième tiers il coupe le terrain aux banderilleros, à noter une bonne paire de Morenito.

JIMÉNEZ se trouve, avec la flanelle, face à un Chorlito diminué. Un très court essai à gauche, délicat, l’obligera à servir une faena exclusivement droitière à un novillo qui va trop vite a menos. Long à la mort, ¾ tombée au 3ème voyage. Arrastre applaudit…

Mon avis : Novillo intéressant au premier tiers, manquant de force et de moteur.

Ma note : 12,5 / 25.

Lorsque sort son second, de SÁNCHEZ FABRÉS,

nous nous rendons vite compte de l’âpreté du coquilla. La bagarre est de rigueur, au capote où le Maestro ne gagne pas de terrain, aux piques où il se défend à la première et ne pousse pas trop à la seconde. Il met la panique aux banderilles, 5 passages pour 4 bâtonnets, et garde toute sa sauvagerie à la muleta. A droite, charges courtes, tête haute,  à gauche un essai tout en précaution, le tout finissant avec un toro distraido et parado. Très long à la mort, trop long, il entendra les trois avis…

Mon avis : Novillo lidié hors concours, donc...

Ma note : Hors de propos mais, 11.5 / 25.

                                                   Ángel TÉLLEZ,

"vendu" sur la propagande comme un torero "puissant avec un  corte classique, de ceux qui mettent la jambe" (?) voit sortir Cuba,

Ganaderia de Puerto de San Lorenzo (Atanasio / Lisardo). Cuba fait une bonne sortie qui permet à Ángel une série de véroniques  en gagnant le terrain des medios. Il prend une première pique où il  s’emploie et reste collé au peto, une deuxième du même endroit où il pousse et une troisième correcte du centre (puya à l’envers). Aux banderilles il a la fâcheuse manie de freiner sa course à la pose.

Ángel, à la muleta doit faire face à un novillo de charge courte qu’il n’arrivera jamais à allonger. Il en résulte un travail décousu. Les choses se passent mieux à gauche où il trouve le sitio et la bonne hauteur de muleta. Rapidement "il se fait manger",  au son de la musique (?), le toro raccourci sa charge, s’avise et prend des défauts, il se fait engancher la muleta et se fait désarmer. Il en termine avec une petite demie suivie d’une entière atravesada qui ressort. Avis et applaudissement, arrastre applaudit.

Mon avis : Novillo très intéressant qui aurait pu paraître meilleur avec un novillero capable de mettre la jambe et de dominer.

Ma note : 13 / 25.

Sospechoso

de la ganaderia de Ventana del Puerto (Aldeanueva / Jandilla) sort des chiqueros avec ardeur. Une bonne série de véroniques en pesant sur le novillo permet à Ángel de gagner le terrain du centre. Ce novillo ne prendra que deux piques dont une première à la limite des rayas, il met bien les reins et reste collé. La seconde sera donnée du centre où l’animal part avec alegria en mettant une nouvelle fois les reins. Satisfaisant tercio de banderilles au cours duquel il prendra les trois paires en poursuivant les piétons. Ángel l’attaque à la muleta par des cambiadas au centre et poursuit par de bonnes séries des deux mains, las le toro baisse très vite de régime et le trasteo se poursuit avec  un opposant soso, sans transmission. Il en termine avec une entière très basse et suffisante. (11’03 sans avis !). pétition d’oreille et trophée accordé. Arrastre applaudi.

Mon avis : Novillo intéressant mais manquant de moteur et d’un peu de caste.

Ma note : 12 / 25.

                                                 Dorian CANTON,

le régional de l’étape était très attendu dans cet exercice de style. Une fois de plus il a fait preuve de recours et d’un sang froid extraordinaire pour un novillero en première année de piquée.

Gacela,

un Antonio San Román  (Torrestrella) sort bien des chiqueros et permet à Dorian une série de véroniques dominatrices pour gagner le terrain du centre. Le premier tiers ne sera pas à la hauteur des espérances. Une première depuis les medios où il bataille fort, sort seul et s’agenouille suivie d’une seconde du même endroit où il fait également sonner les étriers. Aux banderilles, il faut noter une excellente brega d’El Monteño et les saluts de El Santo et Miguelito. Comme à son habitude Dorian commence sa faena par des cambiadas au centre. Hélas son trasteo tourne court, en faute, la faiblesse de son opposant. Malgré tout il parviendra à lier quelques belles séries des deux mains. Pour finir, une entière delanterita suffisante, suivie d’une forte pétition de deux oreilles. Une seule sera justement accordée à Dorian.

Mon avis : Novillo manquant d'un peu de force et de caste.

Ma note : 12 / 25

Lorsque le dernier passe la porte du toril, Zorrito,

un Sánchez Fabrés, nous voyons rapidement que ce sera compliqué. Il fait une sortie de manso, refusant tous les appels de capote et il faudra un Dorian volontaire et intelligent pour arriver, en se battant, à lui gagner du terrain jusqu’au centre. Zorrito va nous gratifier d’un premier tiers émotionnant.  La première pique (mise en place aux medios) est violente provoquant un batacazo spectaculaire. De la seconde, (d’un peu plus loin) il sortira seul après une rencontre toute aussi violente. A la troisième, le piquero le manque et le novillo s’échappe. Mis en place pour une quatrième, il faut que le groupe équestre aille le provoquer à deux mètres pour qu'il charge avec tout autant de violence pour une pique très appuyée. Le piquero  Jean Loup Aillet sortira sous un tonnerre d’applaudissements. Au deuxième tiers, bonne brega d’El Santo et salut d’El Monteño pour deux belles paires. Il arrive à la muleta avec encore de la violence. Le début de son trasteo est un vrai combat que Dorian arrive à améliorer en se croisant plus et en baissant la main. C’est une faena de dominio sur un novillo qui est tout sauf un faire valoir. Dorian arrête sa faena un peu trop vite, à mon avis, peut être qu’une ou deux séries de plus auraient permis de clarifier les choses ? Ceci étant, il termine avec 2/3 de lame basse et atravesada suffisante au deuxième essai. Pétition d’oreille et trophée accepté par la présidence, suivi d’une très forte pétition de vuelta au novillo, à mon sens justement refusée.

Mon avis : Novillo plus violent que brave, un manso con mucha casta.

Ma note : 12.5 / 25

 J’ai oublié de vous parler de ma grande surprise à l’annonce du Sánchez Fabrés au cartel de Saint-Perdon. Je pensais, pour avoir personnellement participé financièrement (comme d’autres adhérents de la peña) à la despedida de ganadero de Sánchez Fabrés que s'en était terminé de son aventure ganadera. Que nenni, il doit être comme le phénix, il a dû renaître de ses cendres… Quand on repense aux discours de certains !!!

Et pourtant… il y avait matière !

Il y avait matière pour que cette course soit une très bonne course. Les ingrédients étaient tous là, mais pas en même temps. Dommage.

Pour expliquer aux mécontents le fait que le prix n’ait pas été attribué,  nous nous en tenons à ce qui est écrit sur le flyer explicatif distribué à l’entrée où il est écrit :

"Pour être primé, le novillo devra avoir fait preuve d’un comportement de qualité dans toutes les phases du combat, sans exception, et notamment deux piques minimum avec style et bravoure"

Il est vrai malgré tout que, ne pas distribuer le prix à un concours peut sembler incompréhensible dans la mesure où il y a toujours un toro meilleur, ou pour le moins, moins mauvais que l’ensemble. Doit-on récompenser un moins mauvais ? Je sais que c’est un débat qui s’est tenu au sein du bureau de la peña.

 Peut-on continuer à organiser des concours sans vainqueur ?

Après deux années de moins bien, la Peña La Muleta a un peu redressé la barre avec un cru 2018 plus dans l'esprit d'une concours. Reste bien sûr encore quelques points à améliorer, mais il me souvient avoir terminé ma reseña de l'an passé en écrivant: " Je ne doute pas que l’équipe de Pascal DARQUIE saura analyser et retenir les leçons de cette course…". Mes vœux auraient-ils été en partie entendus ???

Arènes du Plumaçon, Température agréable, environ un petit millier de spectateurs.

3h 1/4 d'un spectacle entretenu.

Président : Bernard Cisset.

Présidence technique à honorer pour sa maitrise et sa fermeté.

 

Patrick SOUX

 

Novillada concours de saint-Perdon
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