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SAINT-GILLES. NOVILLADA DE LA CHAQUETILLA D'OR

Publié le par Cositas de toros

          La Feria de la Pêche et de l'Abricot de Saint-Gilles proposait un cartel des plus alléchants avec trois jeunes toreros à la personnalité déjà affirmée et un lot de novillos d'élevages français, disons-le, régionaux, bien présentés, qui n'avaient rien à envier aux représentants du peuple ibère. Les arènes Émile Bilhau ne se remplirent qu'au 2/3. Six novillos attendaient, dans l'ordre de sortie : La Suerte, François André, Tardieu Frères, Raphaël Chaubet (vuelta), Malaga et Blohorn.

   

   

       Soleil et ciel d'azur, les sept drapeaux flottant au vent. La piste arrosée au préalable, les six devises colorées se détachent du sable blond. La Banda Los Pagayos de Fleurance (Gers) démontra que nul n'est prophète en son pays, assurant l'intermède musical.

     18h, l'orchestre Chicuelo II prit le témoin pour le paseo et nous eûmes droit à une Marseillaise (une de plus) ... et les Andalouses !

   

   

      Aarón Palacio recèle un caractère, un tempérament attestés. Le garçon semble prêt pour l'alternative aux prochaines Vendanges nîmoises. Il nous montra toute la palette de ses possibilités face au représentant de La Suerte qu'il mena à la cape d'une main assurée au centre de l'ovale. Après deux piques, la seconde appuyée sur l'épaule,

     Aarón nous réserva un bon tercio de muleta avec décision, abordant des séries des deux mains, répondant avec précision aux charges vives du bicho, réglant sur la fin cette corne gauche. Entière caidita lui valut l'oreille.

     Il aborda le Raphaêl Chaubet par des largas de rodillas. Le novillo, sous deux charges violentes, confirma sa bravoure. Après des séries des deux mains et un bon trasteo qui déclenchèrent la musique, l'Aragonais puntero fut mis en échec aux aciers, un metisaca et une pleine lame desprendida qui n'abrégèrent point la fin de l'excellent Chaubet. L'avis sonna, salut. Vuelta posthume pour le résident du mas de la Grande Rougnouse en Arles : un entrain déterminé, un plaisir absolu.

     Je serai moins élogieux envers Julio Norte, "la pépite salmantine". Á dire vrai, il m'ennuie. Il déploya pourtant une énergie de tous les diables mais sans fond véritablement ; le dixième de l'escalafón novilleril s'agite, éructe et ne transmet guère. 

     Il mena son entreprise avec le François André d'un rythme soutenu. La musique s'ébroua car le mortel a horreur du silence. Le bicho avait subi une unique pique mal administrée. Entière après pinchazo, oreille. Palmitas pour l'arrastre.

     Le Malaga reçu par trois largas de rodillas, prit une unique pique décidée par le palco. Norte attaqua de muleta à genoux, se fit déborder une fois à la verticale. Après entière à la deuxième tentative, l'oreille tomba du balcon, ouvrant la grande porte.

 

     Victor Clauzel ne tira pas le meilleur lot. Il se montra tel qu'en lui-même, appliqué jusqu'à la voltereta infligée par le Tardieu (une pique). La paire de banderilleros salua, Thomas Ubeda et Hugo Stievenard. Mais auparavant, nous étions témoins de naturelles templadas avant les distractions du Nuñez. Plusieurs fois alerté,

     Victor prit l'épée. Au second envoi, je touche, entière et tentatives au verdugo. Salut. Fermant la tarde, le Blohorn pousse sous le peto amenant piquero et cheval au centre, il récidiva. Ovation pour Medhi Savalli aux palos. La faena s'essouffla faute de transmission, le Blohorn se décomposant. L'épée entière légèrement desprendida ne suffit pas, avis. Salut.

 

Vuelta au Raphaël Chaubet n°109,né en juillet 2022

 

   Un bel après-midi de toros. Tous furent applaudis, plus ou moins à l'arrastre. Vuelta posthume honorant le Raphaël Chaubet. Julio Norte désigné vainqueur de la Chaquetllla d'Or (!). Mon voisin , pas d'accord, me rassura. Aarón Palacio quitta le ruedo le regard sombre et digérant mal la frustration. Mais pourquoi la présidence refusa la troisième pique au Malaga, un prix était attribué au meilleur novillo ?

                                         Gilbert Lamarque

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LE GRAAL

Publié le par Cositas de toros

          En 2003, El Juli lorgnant sur ses points retraite de matador, achète à Paco Ojeda, le fer Toros de Táliga, pour ne pas rompre son fil d'ariane avec la tauromachie. Si le second n'en fit rien d'exceptionnel, Julian qui semble transformer en métal précieux tout ce qu'il touche, commença par dissoudre le troupeau après s'être installé sur les terres d'Estremadure près d'Olivenza, baptisant sa ganaderia du nom de sa finca, El Freixo.

     Loin des clameurs des arènes, Julian López Escobar, 43 ans bientôt, a décidé de se consacrer au toro bravo, celui qui permit son ascension fulgurante.

     Ce 15 août à Dax, devant un lleno de catégorie, les toros d'El Juli ont laissé 9 oreilles au bénéfice du trio accompli M. Á. Perera, D. Luque et B. Jiménez. Ici point de fadeur, de soseria mais une belle noblesse piquante affleurant la flanelle. Á son débit, le trait peu enclin à défier la cavalerie, c'est le côté sombre du toro dit moderne. En un mot, une tarde avec un triomphe général unissant hommes et bêtes dans un même élan.

     Quel chemin parcouru depuis ses débuts en public, un matin de becerrada en juillet 1995 à Mont-de-Marsan à sa finca El Freixo !

     La tauromachie nous réserve de belles surprises à qui sait attendre. Mais il y a, aussi, des évènements qui n'en sont pas. Autre 15 août "tras" los Pyreneos, à Illumbe, fade et bruyante plaza de Saint-Sébastien : un mano a mano, après l'absence de Morante, accidenté, entre Marco Pérez, jeune matador et Olga Casado, jeune novillera, étrange duel sans véritable rivalité. Point culminant du jour le plus important de la temporada, il semble que les Chopera s'essoufflent à maintenir le niveau.

     C'est à Dax qu'il se passait quelque chose par l'entremise d'un ganadero ex torero et ses toros d'El Freixo. Car sans toros toros point de corrida. Et ce "détail", faut-il bien se le mettre dans l'esprit ! L'aficionado de verdad se déplace au seul nom d'un élevage évocateur.      

      Ce bétail d'origine Domecq via Garcigrande et Daniel Ruiz, ont les caractéristiques toutes opposées au choix du torista, mais semble être au goût de la tauromachie du moment. Ils ont le trait pour magnifier le 3e tiers qui à l'heure actuelle est le point névralgique de la corrida, la faena de muleta où se livrent les stakhanovistes de la passe, encore faut-ilque celle-ci soit conduite à bon escient, préparant le toro à la mort. Le grand public boude le tiers de varas, ne le supporte pas et pointe tout son intérêt sur la muleta. Alors oui, avec de tels toros lorsqu'on veut mettre en avant l'agressivité, le piquant de la bête en concluant triomphalement et fermant les yeux sur la cavalerie.

     Le bon équilibre étant un bon tiers de varas, un bon 3e tiers. On peut rêver. Le Graal, quoi !

                                                     Gilbert Lamarque

      

 

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Le 24 août, c'est Maubourguet

Publié le par Cositas de toros

          Nous vous présentons un tout nouvel élevage, LA ROSA, qui fera sa première apparition aux arènes Balao de Maubourguet.

     Nous comptons sur votre présence, chers aficionados, pour venir soutenir et marquer ensemble cette relance.

     Votre encouragement sera notre plus belle récompense et un véritable élan pour l'avenir.

Retour de la novillada

     Après une année sans toros, la placita des Hautes-Pyrénées sera le théâtre d'une sans piquée, le 24 août. Au cartel, quatre erales de la ganaderia basque d'origine Murube, La Rosa, qui effectuera sa présentation. Deux novilleros venus de loin pour les affronter, le Vénézuélien Fernando Vanegas ( le petit frère de Manolo afait deux vueltas à Vic avec un Camino et un Lartet )

Fernando Vanegas

et l'Équatorien Arias Samper qui appartient à l'école taurine Citar à Guadalajara, Espagne.

 

Arias Samper

Á bientôt.

 

 

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IIIe tentadero "Bajo la luna"

Publié le par Cositas de toros

          Cartel du 3e tentadero "Bajo la luna" co-organisé par LES AMIS DE TOROS et PALMAS Y PITOS au centre de découverte du Scamandre à Vauvert le 30 août à partir de 17h30.

 

 

     Pour la 3e année consécutive, nous avons choisi de rendre hommage à une pratique quasiment disparue aujourd'hui : toréer sous la pleine lune.

     En effet, les maletillas, jeunes aspirants toreros, s'essayaient à toréer en plein campo les jours de pleine lune.

     Les Maestros Rubén PINAR et Cristobal REYES ont gentiment accepté d'accompagner pour  cet hommage les jeunes élèves du Centre de Tauromachie de Nîmes.

 

   

 

 

 

 

 

 

      Ils se mesureront à 2 vaches et 2 novillos-toreros d'origine Veragua de la ganaderia La PAMPA située à Tarascon.

     Cette année, une nouveauté : en prélude, l'École Taurine de Lansargues réalisera une démonstration de rasets face au bétail de la manade du CHÊNE BLANC.

     Nous vous donnons rendez-vous, ainsi qu'à vos amis, le 30 août à 17h30 pour cette 3e soirée exceptionnelle qui débutera par la partie camarguaise suivie d'un apéritif musical gypsy et d'un repas autour de de plusieurs food-trucks salés et sucrés en entendant la nuit et la lune.

TARIFSpour les tentaderos : 20 euros - 10 euros pour les moins de 18 ans - gratuit pour les moins de 10 ans.

     Une belle soirée en perspective dans un lieu magique !

 

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