CÉRET, la cueillette
Céret commune de la Catalogne nord. Ici vous êtes dans le Vallespir, ancienne vicomté, rattachée à la France par le traité des Pyrénées en 1659. On l'a échappée belle !
Á la saison, on y cueille les fameuses cerises, et autour du 14 juillet, les Partido de Resina, Barcial, Saltillo, Dolores Aguirre, les fruits rares oubliés - comme les légumes - Isaías y Tulio Vázquez et les incontournables Escolar Gil. Toute cette mezcla accompagnée de quelques abricots bien juteux, douceurs de la tierra : production 2026. L'ensemble superbement présenté bien que quelques aigreurs tout près du noyau.
Avec l'autorisation de l'UVTF, l'ADAC a supprimé les lignes du tercio de piques. Chacun sut avec plus ou moins de bonheur, officier à bon escient.
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Samedi 11 juillet. Novillada 2 Partido de Resina et 2 Barcial pour, unique espada, Mario Vilau, le jeune catalan prometteur. Il avait triomphé en 2025 à Céret mais aussi à Madrid et Valladolid, vainqueur de la Ligue nationale des novilladas de Sanlúcar et triomphateur du circuit des novilladas de Valencia.
Mais ceci n'est que sa présentation. "Enfer et frustration" pourrions-nous résumer la matinée ; Mario Vilau a failli aux aciers avec une épée désastreuse à son 3ème "Fragoso" qui fut très mal piqué.
Bref, 2 Barcial et 1 Partido de Resina, l'autre, boiteux, est remplacé par le sobrero de Los Maños, lui-même sorti sur blessure !! Résultat : 3 novillos, 2 Barcial et un Partido de Resina qui furent la fragile colonne vertébrale de cette novillada. Mario ne démérita pas mais le public fut déçu autant que le jeune torero blessé au genou par le second Barcial.
Samedi 11 juillet après midi. Corrida 3 Saltillo et 3 Dolores Aguirre, de jeu inégal pour Francisco Javier Sánchez Vara (salut et vuelta) qui se mit le public dans la poche avec ses envolées aux banderilles, son énergie et son large sourire prenant à partie les tendidos. Mais concernant la flanelle, il ne l'utilisa qu'avec le pico et une distance mesurée, l'opposition frontale ne favorisant pas le bon maniement de la muleta. Damián Castaño, courageux mais sombrant dans une tauromachie peu orthodoxe, utilisant l'extrémité du tissu et l'envoi du toro vers l'extérieur se donnant un léger répit ce qui n'empêcha pas la blessure (salut et vuelta). Quant à Luis Gerpe, il demeure sans options, "Avellano" de Saltillo et "Clavetuerto" de Aguirre se montrèrent particulièrement acariâtres avec le jeune toledano (silence bis).
Qu'importe, il y avait du toro !
Dimanche 12 juillet. Novillada 4 Isaías y Tulio Vázquez pour les deux sobresalientes de la veille, Valentín Hoyos et Jesús de la Calzada.
Retour vers les années 80 où les célèbres pedrajas décourageait les figuras de l'époque. Voici la devise bleue, jaune et blanche remise en pleine lumière et sous le généreux soleil catalan. Un régal, de véritables bêtes de premier tercio. Ils s'élancèrent promptement, spectaculaire batacazo d'école du 2ème "Gozoso". Tous noirs, l'intérêt alla a menos à la muleta, très encastés.
Valentín Hoyos s'appliqua dans une faena qui ne décolla jamais (salut). Il coupa l'oreille de "Misterioso". Le Tulio chargeait avec franchise d'où de bonnes séries de naturelles, et malgré une lame trasera, il promena l'oreille. On lui reprochera de n'avoir pas suffisamment baissé la main (oreille).
Jesús de la Calzada, un peu vert pour ce type d'élevage comptabilisera 3 volteretas 3 et s'évertua à tuer aux planches 3 tentatives infructueuses 3 (salut). Puis avec "Lonero", sa faena sans transmission se dissolvait dans les vapeurs, la faute aux deux protagonistes (silence).
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Les Tulio mobiles et nobles. Valentín Hoyos intéressant.
Dimanche 12 juillet après-midi. Corrida 6 Don José Escolar Gil pour Antonio Ferrera, F. J. Sánchez Vara et Maxime Solera.
Antonio Ferrera dont on dira "adieu charisme, adieu maitrise", il ne récolta que du mépris des pitos à remplir l'esportón. Encore un qui voulut nous faire croire que so toro "Carbonero", veleto ,était intoréable. Á d'autres ! Avec le 4ème, "Costurero" qu'il fit "massacrer" sous la pique de Gabin aux ordres de son torero récoltant les sifflets du public. Les tendidos peu avares réservèrent une bronca de catégorie au torero de Badajoz bien qu'il soit né à Ibiza. Nul (pitos et bronca).
Quant à Sánchez Vara, il nous resservit les ingrédients de la veille. Toujours au cartel, remplaçant Juan de Castilla blessé la veille à pampelune par un escolar ; bonne cape, superbes paires de palos, avec en supplément l'épisode de la chaise (standing ovation au second toro). Mais sa faena ne me convainc guère (vuelta). Le public chaud comme la braise apprécia le trasteo (? !). Il s'est foutu de nous le François Xavier ! Le toro est encasté, certes, mais. Entière de côté fulgurante, pétition, oreille.
Maxime Solera, le galérien, mit du temps à trouver le sitio. Le 6ème et dernier toro "Cocinero" a de la caste, "brindé" à José Escolar et à El Fundi, Maxime l'entreprend avec l'utilisation en mode pico. Entière à la seconde tentative, , avis. Légère pétition, vuelta.
Á l'issue de la course, le ganadero et son mayoral ont salué en piste.
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Lleno, on respira mieux, le soleil se voilait la face. Que l'eau est bonne quand on a soif !
PS. Nous avons attendu 45 minutes sous le soleil afin que nos abonnements soient dans nos mains ! légère bronca. L'ADAC peut faire mieux.
Merci à l'ADAC de nous avoir offert le retour des Tulio sous le soleil du Vallespir.
Gilbert Lamarque
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