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BOUILLARGUES

Publié le par Cositas de toros

      7 octobre. Frustrant...

             Organisée par la peña La Embestida, la troisième Novillada sin caballos, objet du troisième volet du Trophée Gard Cévennes Camargue décerné par la Coordination des Clubs Taurins de Nîmes et du Gard en partenariat avec le Conseil Départemental du Gard, avait conduit un public nombreux, environ 3/4 d'arène, vers un après-midi estival sonnant la fin des spectacles en habits de lumière dans le Sud-est. Seul restera Istres.

 

     Au terme du paseo, une minute de silence a été rendue en hommage aux professionnels, aficionados et amis disparu durant l'année. Ensuite l'inévitable Marseillaise retentit

     Dans l'ordre, les six ganaderias françaises avec Hubert Yonnet, François André, Tardieu Frères, Blohorn, Roland Durand, Francis et Emma Colombeau.

       A l'issue de la novillada, fut remise une muleta à Pedro Andrés des mains de Julie Bérard, secrétaire de l'Union des Clubs Taurins de France.

 

     Á l'issue du spectacle, le prix au meilleur novillo a été attribué au n°26 de Roland Durand, negro, né en avril 2021, "lidié" par Pedro Andrés, le jeune espagnol déjà doté du prix en 2022.

 

Le Yonnet, n°39

     César Fernández "El Quitos" reçut le Yonnet, n°39, né en avril 2021, brocho, puissant, lourd, qui sauta allègrement dans le callejon.

     Faible, avec un fond de noblesse mais pas trop franc, El Quitos prit un sérieux coup de corne au mollet. Il termina le travail pour prendre le chemin de l'infirmerie. Salut. Il affronta n°7, né en janvier 2021 de Blohorn, passablement violent. Il connut l'échec à l'épée puis au descabello.

 

   Le Blohorn ne put délivrer ses atouts, visiblement, César souffrant, un bandage au mollet droit. Salut.

 

 

   Face à l'eral de François André, n°70, né en mars 2021, plus léger, au joli port de tête mais accusant une certaine faiblesse, Pedro Andrés dessina une faena complète, aidé par la noblesse de l'animal. Il le tua d'une demi-épée après avis. Vuelta.

 

Pour le classique espagnol Pedro, il reçut le meilleur novillo de la tarde, un pupille de Roland Durand, n°26,  un negro né en avril 2021. Il "remata" dès son entrée sur le sable,

 

fut un bon associé tant à la cape qu'au tercio de banderilles. "Humiliant" sous une muleta templada, la faena s'avéra de bonne facture. Il fit la vuelta, le pinchazo suivit d'un bajonazo le privèrent de l'oreille.

     Andoni Verdejo était à côté de ses zapatillas peu aidé par un Tardieu n°72, né en juin 2021 mais accusant une certaine faiblesse. L'eral finit ses jours sous une entière basse et un chapelet de descabellos. Silence. Le landais, futur notaire, si nous en croyons son niveau d'études, à 23 ans en possession d'un joli bagage intellectuel, n'a pas, me semble-t'il, l'équivalent sur le ruedo face à l'adversité. Artiste élégant, il semble rompre facilement après une déconvenue. Cet après-midi, face au Tardieu, il subit une voltereta puis une seconde bousculade lors d'un quite au novillo de Pedro Andrés. S'en fut trop, le garçon se méfia, perdit confiance,

il négocia la faena du Colombeau du bout des doigts, empêchant le castaño "Amapolado", n°3, né en mai 2021 de s'exprimer, cassant la charge, n'allongeant pas la passe, les dés étaient alors pipés. Andoni avait oublié l'objet de la tarde : une novillada-concours !

 

     Le Colombeau en demendait encore voulant prouver sa véritable nature et pourquoi se trouvait-il là sur le sable. Nous en retiendrons un joli galop, "rématant" aux planches, acteur d'un honnête tercio de banderilles, haut, armé court, "humiliant" sous la muleta du landais, 3/4 de lame, on frôla le troisième avis, un gâchis. Voyez mon aigreur. Et j'entends le refrain éternel : " Ils sont jeunes, ils sont là pour apprendre..."

                                     Gilbert Lamarque

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Salut l'artiste

Publié le par Cositas de toros

       Vendanges. Dimanche 17 septembre 17h30 Corrida

 

                 Victoriano del Río, c'est la foire aux Domecq. Vous souhaitez du Luis Algarra, voici ; du Jandilla, voila. Je vous propose aussi du El Torreón ainsi que du Salvador Domecq. C'est aussi la foire aux doutes, seront-ils braves ou sosos ? toracos ou toritos ? Surveillons la coiffure, la fabrique est fidèle à l'afeitado (voir 2001 et 2003...).

     Puis en septembre, fin de saison, on brade. Il y a Vieux Boucau le 17, avec six pupilles maison, bien présentés, d'excellent jeu à la muleta, nobles et "encastés", le cinquième crédité de la vuelta posthume, le premier trop faible. Et nous comprenons mieux pourquoi le propriétaire et le mayoral étaient présents dans la petite arène landaise. Ils firent la vuelta accompagnés de Fernando Adrían, le triomphateur. 

A Nîmes, après une première salve de Victoriano (intégrés à la corrida du 16), les toros du dimanche remplaçaient au pied levé les Garcigrande : ils ne furent guère au niveau de l'évènement, deux ont été changés pour faiblesse et boiterie, "Casero" le 2 par "Disparate"  du même fer, "Dulce" le 5 par "Cuatrero" du fer de Virgen María. C'est la fin de saison, ont-ils été soldés. Nous en doutons.

 

     Temps menaçant, quelques gouttes avant le paseo. Lleno pour la despedida du Juli, l'alternative de Solal Calmet "Solalito" et le remplaçant de Morante, le talentueux Tomás Rufo.

     Grande ovation au paseo pour El Juli qui l'effectua montera en main. Solalito et Tomás Rufo profitèrent du public complaisant. Julián ne cacha pas sa joie. Cadeau pour le futur retraité remis par l'adjoint à la tauromachie de la ville de Nîmes, Frédéric Pastor par ailleurs président de la course.

     La Marseillaise, une nouvelle fois a vibré. Ce n'est pas pour la déclaration d'une guerre, la patrie n'étant pas en danger, la suite nous prouvera que ce fut un retour d'anciens combattants béquillards.

 

     Tomás Rufo nous fit presque oublier l'absence de Morante, forfait. Il déroula ce qui fut certainement la faena de la Feria.

     El Juli mit bien vite les pendules à l'heure. Une fois "Casero" remercié pour invalidité, "Disparate", le negro sobrero n'inspira guère le public, seul Julián en quelques coups de poignet et une technique hors pair après l'avoir "brindé" à sa famille, il nous détailla quelques séries dont il a le secret qui pesèrent sur les tendidos. Au bout du compte, seul le "julipié" discutable fit une grimace à la faena. C'est disgracieux tout comme la musique funèbre qui ne se prétait pas à cette faena. Et El Juli enfonça l'épée à corne passée, c'était un "julipié" d'école ! jamais la critique n'en parle... Deux oreilles pour le souvenir.

   

      "Botellero" eut l'honneur d'être banderillé par El Juli partageant les palos avec Solalito, ovation.

Le Victoriano n'était pas dans le même état d'esprit que le maestro, réticent sous la muleta, la faena ne prit pas son envol. Bref, nouveau "julipié" avec épée tombée. Oreille.

     Tomás Rufo développa de précieux capotazos, il "brinda" au ciel. La faena débuta par des séries templadas, ovation, au centre de l'ovale sur un périmetre restreint, ovation, l'ombre de Morante peut-être. Un espadazo époustouflant, évitant le descabello. Nouvelle ovation.  Deux oreilles et pétition de rabo. Il est vrai qu'en comparant avec les deux oreilles. précédentes données au Juli...

 

     Solalito prit l'alternative avec "Candidato", negro bragado meano né en août 2018 pesant 510kg.

Il nous offrit pour la mise en bouche, véroniques et chicuelinas.  "Candidato" prit deux piques, la seconde dans le style picotazo. Il y eut  la cérémonie des trastos et Solal alla "brindé" lui aussi à sa famille. Il exécuta quelques derechazos templados, passes inversées, le tout de bonne facture, "Candidato" est emporté par son poids au final de la passe, il mordit la poussière. L'épée fut quelconque mais l'unique descabello fut foudroyant. Vuelta très fêtée, fleurs et bonbons et Solal rayonnant. "Derramado" fut le deuxième toro de sa carrière de torero, un castaño de 516 kg né en novembre 2018 qui brisa une hampe lors de sa rencontre avec la cavalerie. Deux piques Et plus tard, Solal fut ovationné aux palos. "Brindis" au public pour un combat où l'animal ne chargea guère. Il fut heureux aux aciers. Oreille. Il savoura cet instant, Solal sur son nuage.

 

     Cette tarde prit fin nous laissant le souvenir de cette merveilleuse de faena que nous offrit Tomás Rufo sur une surface restreinte, plein centre de l'ovale et l'immense ovation qui accompagna Julián, radieux haut perché sur son nuage.

     Quant à Solalito, il s'est tenu au niveau de ses compañeros. Doctorat avec mention faisant preuve d'alegria en s'engageant.

 

 

 

Chacun vers sa porte,des Consuls pour El Juli, des cuadrillas pour T. Rufo

                                     

Vendanges, Dimanche 17 septembre 11h30 Novillada

           Novillada de Fernay qui fêtait pour l'occasion les 70 ans de la ganaderia.

Soleil, une demie arène.

     Nous avons été déçus du comportement des novillos de Fernay qui s'engagèrent fort peu lors des faenas. La terna, Lalo de María, Diego Bastos et Nino Julian, n'était pas venue pour faire de la figuration. Peu armés, moral au plus bas, ils furent de glace devant l'alegria qu'apportèrent les novilleros.

 

     Lalo de María (silence et silence avec avis). toujours une belle plastique et de beaux gestes. Les novillos ingrats.

  

Diego Bastos

     Diego Bastos hérita du moins mauvais, 439 kg développant de la noblesse à la muleta. Diego auteur de cambiadas prit la main gauche où le Fernay s'échappait en fin de passe et le final fut moins limpide. Belle estocade, avis, arrastre applaudi. Salut au tiers. (salut après avis au 5e).

 

 

     Nino Julian n'eut pas le matériel pour triompher mais toujours à l'aise aux banderilles. (salut, avis et silence après avis).

      Une tarde à oublier.

                                            Gilbert Lamarque

Du retard. Un incident du net, un mystère qui s'épaissit au fil de la semaine.

Les mille excuses de la rédaction. Fermez le ban...

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Nîmes : des Margé, un triomphe

Publié le par Cositas de toros

14 septembre. 17h30

   

             Tout juste un tiers d'arène, 4 000 spectateurs et le refrain éternel : " les absents ont eu tord..." De la place pour l'aficionado, on étend les jambes, on pose ses jumelles, son carnet, son chapeau : le luxe.

     Arturo Saldívar a subi un demi échec. A Nîmes, en 2010 à l'occasion des Vendanges, il coupa 3 oreilles (1+2) aux toros d'Alcurrucén. Cela fait 12 ans. Les espoirs nîmois ont déplacé les membres de leur peña respective, c'est peu. Les toros de Robert Margé fort bien présentés, jolis de tête, cinq ans pour la majorité, aux robes variées, ont marqué l'attention et l'admiration du public. "Albe" le 2 et "Levant" le 6 ont été crédités de la vuelta posthume. Poids moyen : 527 kilos.

 

     Venu confirmer son alternative, le Mexicain affronta le lot le moins propice du bon encierro de Margé. "Aigolas" le castaño de 526 kilos, aux pointes effilé, trop châtié aux varas pour deux rencontres (le tarif du jour), amoindri, priva Arturo Saldívar d'un succès relatif dessinant des séries des deux mains, muleta basse. Privé de force, "Aigolas" distribua des hachazos.

Le fiasco de sa conclusion à l'épée le déposséda du trophée. Salut. La déception se lisait sur le visage du torero. "Galerne", 545 kilos pousse la cavalerie vers les medios, deux piques en s'employant. A la muleta, refusant de baisser la tête, il obligea Saldívar à renoncer, portant une entière au second assaut suivi d'un cuisant échec au descabello. Sifflets. 

 

Sortie dans le calme d'Albe n° 178

     "Albe", negro listón mit les reins sous le peto suivi d'un quite d'El Rafi par chicuelinas.

Après "brindis" à l'aîné, Alain Montcouquiol, Adrien Salenc "Adriano" attaque la faena avec autorité.

Belles séries main basse, doblones et trincheras. Adrien profite du moment, la bête, brave est toute aussi noble. La faena est enlevée, le bras allonge la charge du toro. 

Espadazo, "Albe" laissa sa bonté sur le sable. Deux oreilles sans ergoter et la vuelta posthume au bon Margé. Ce fut différent  avec "Libeccio", negro de 534kilos. On retrouvait l'Adrien novillero par ses attitudes, volontaire, enthousiaste, voulant forcer le succès, il aborda la faena dans le style de la première mais tout fut confus. Devant "Libeccio", brave , mettant les reins à la cavalerie, l'échec aux aciers le priva de la Porte des Consuls qu'il voulut forcer. Avis et salut.

     El Rafi pèse sur sa tauromachie. Réfléchi, il prit soin d'arranger le port de tête d'"Aquilon", mettant la bête à son avantage.

Du bon goût, de la classe et une certaine quiétude le caractérisèrent durant la tarde. Lame de 3/4 après pinchazo, avis, descabello (3), une oreille.

 

Levant n°22 520kg

     "Levant" ferma le ban, beau castaño oscuro, veleto, très mobile.

     El Rafi le reçut à genoux de muleta, une faena, claire, sans entrave, laissant toujours le brave reposer. La muleta tutoyée sur le final, il sera grand temps de conclure.

Le Nîmois subit un revers à l'épée. Le palco jetta le mouchoir blanc, le public réclamant la vuelta pour "Levant", le président balança le second mouchoir. Bronca, la confusion gâchant la tarde.

 Geste de classe lorsqu'El Rafi saluant le palco, déposa l'oreille de la fronde sur l'estribo, se privant de sortir par la Porte des Consuls, accompagnant Adriano vers la Porte des cuadrillas.

     Robert Margé salua à l'issue de la tarde portant l'accolade à El Rafi. Les toros des Monteilles présents depuis trois ans consécutivement, posèrent des jalons pour l'avenir.

PS. Les trois compèrent sont priés de ne pas "sécher" les leçons consacrées au descabello...

                                             Gilbert Lamarque

     

     

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ARLES, DES TOROS

Publié le par Cositas de toro

 

 

ARLES. 2e corrida des Prémices du Riz. Corrida de Yonnet. 1/2  arène. Une brise d'azur

.

  Six toros de Christophe Yonnet 1, 2 et 3, et d'Hubert Yonnet 4,5 et 6 fidèles à leur devise, alimentèrent une après-midi âpre mais comblant généralement l'aficionado pour trois belluaires que sont Rafaelillo (silence et silence), Alvaro de la Calle (salut et salut), Alberto Lamelas (deux oreilles et oreille).

  

 Six beaux toros taillés dans le brut de la pierre, bien coiffés, de 525 kg à 560 kg, soit une moyenne de 539 kg, solides, sans aucune génuflexion, mettant les reins sous le peto.

 

     Rafaelillo qui en a vu tant et tant, fut mis en échec par "Beauduc", le plus armé, castaño de 525 kg, le plus léger aussi, reçut par une larga de rodillas.

Beauduc

     La suite ne l'encouragea guère. Dès l'entame il voit sa muleta jetée au sol. Il y a du gaz sous les cornes ! Il n'en reste pas moins déterminé durant un combat où "Beauduc" ne lui lâcha pas un pouce de terrain, avisé de la corne droite et baissant rarement le chef. Deux pinchazos, et une demie légèrement contraire puis quatre descabellos.

 

 

Ventoso

    Bis repetita avec "Ventoso", 540 kg qui prit un malin plaisir à détruire une faena mort-née. Rafaelillo eut les deux exemplaires les plus imbuvables du lot. Les terres de Provence sont dures à défricher. Une demie en place, efficiente.

 

     Alvaro de la calle semble encore sensible aux encouragements des aficionados. L'homme de Salamanque aborde "Peuce" par un capoteo élégant. Le Yonnet, du fer d'Hubert pousse sous le peto, une pique mal administrée par le piquero, la seconde sera du même tonneau. Alvaro est condamné à toréer de la droite. Rien ou si peu à gauche. "Peuce" manque de mobilité sous la muleta ( ce ne fut pas le seul) d'où les séries espacées du salmantin. C'est un peu long. Echec aux aciers, avis. Salut après les joutes.

     C'est un peu mieux avec "Neptune", le negro de 560 kg qui l'autorise à lier deux séries assorties de temple. Mais le trophée se perd aux aciers, le torero ne s'engageant pas. Salut.

     C'était la tarde d'Alberto lequel, habitué des arènes d'Alès apprécia l'amphithéâtre d'Arles er ses chaleureux soutiens. Alberto Lamelas, miracle, ne subit aucune voltereta, aucun châtiment, "Gabian" de Christophe Yonnet, 555 kg lui infligera un punto sur le devant de la cuisse lors de l'entrée a matar (même pas mal ! ). "Gabian" fut le meilleur de ses frères, bien mis en suerte devant la cavalerie par l'andalou de Jaén. Il partit de plus en plus loin, mit les reins sous les bonnes puyas de David Prados. Le tercio de banderilles du même niveau permit les saluts del Monteño et d'Ignacio Martín. Un tercio animé par un "Gabian" coureur, (ce gabian ne volant pas), raccompagnant les peones aux planches. L'aguante d'Alberto paya. Se croisant, il ressortit de ce duel avec deux oreilles.

 

     Avec le 6e d'Hubert Yonnet, "Belugo", negro meano, 550kg qui offrit un premier tercio des plus animés, batacazo, puis un second, Antonio Prieto perdant la pique et disparaissant sous le cheval et enfin une puya convenable.

 

     Les banderilleros saluèrent, Ignacio Martín et Vicente del Pozo. Muleta à mi-hauteur, Lamelas repartit au combat recevant un avertissement. La faena menée tambour battant, il arracha les passes une par une, l'épée de mort prise en amont au cours de la faena, il ne tergiversa pas, portant une entière desprendida. Ovation, oreille.

 

     Alberto Lamelas ne laissa pas échapper sa bonne étoile. Ses toros avaient quelques prédispositions à coopérer. Le large sourire d'Alberto en disait long. Le public arlésien sous le charme.

 

     A la fin de la corrida, le picador David Prados (A. Lamelas) reçut le prix du meilleur picador, tercio donné au 3e, "Gabian", par le maire Patrick de Carolis. Marc Marion effectuait sa retirada d'alguacilillo aux arènes d'Arles, il reçut un volumineux bouquet des mains de la reine d'Arles, Camille Hoteman.

     Les absents eurent tord. Une après-midi (rare) de toros. Charlote Yonnet peut sourire.

     Brièvement, samedi, 1ère corrida des Prémices du Riz. Goyesque en hommage à Picasso. Triomphe de Luque. Pour amateur de peinture et de déco, du Concerto d'Aranjuez... banderilles et piano. 9/10e d'arène. Toros de Jandilla.

                                               Gilbert Lamarque

 

 

 

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Bilbao Aste Nagusia, en bref...

Publié le par Cositas de toros

 

Pourquoi entrer dans le détail pour une feria aussi désespérante ? 

Beaucoup de prix pour rien...

     La Junta Administrativa de la plaza de Vista Alegre a distribué le prix de la corrida la plus complète des Corridas Generales 2023 à la ganaderia de Fuente Ymbro, le mardi 22 août.

     Le Club plus que centenaire Cocherito de Bilbao a accordé son prix du meilleur toro à  "Iluminado" de Fuente Ymbro, negro listón, né en 03/19, "lidié" en  second par Juan Leal.

     Le Club Taurino de Bilbao a distingué Domingo López Chaves, et pour la meilleure estocade, Gines Marín ; Joao Ferreira, pour la meilleure paire de banderilles, le 27 août, devant les Dolores Aguirre et Juan Francisco Peña pour le tercio de varas (cuadrilla de M. Escribano), le 24 août, "toros" du Puerto de San Lorenzo.

     La Federación Taurina de Bizkaia a distingué Manuel Escribano par le Trophée " Iván Fandiño, la Verdad del Toreo".

 

     

     Présent du mercredi 23 au dimanche 27 août, je n'ai pu que constater les dégats. Pesant sur l'état  général de l'aficionado, le temps calamiteux, canicule le 23 : 44° à 19h, 19° dans l'après-midi du 27. Le vent, la pluie (le simirimi) bien plus présents que les toros. Le clou, la fuite, la longue descente aux enfers de la fréquentation du public. Selon El Correo, le mercredi 23 : 7 000 spectateurs, le vendredi 25 : 3 900 le dimanche 27 : 3 000 ! Vista Alegre peut absorber 14 800 spectateurs. On se sent bien seul ! Le jeudi 24 pour la 5e des Corridas Generales on pouvait compter 4/5e, exceptionnel, l'effet Morante conjugué à celui de Roca Rey. 

     Le jeudi 24, une corrida mansa et terne du Puerto de San Lorenzo, "décastée" comme précédemment en août au Puerto de Santa María.

 

Morante boude lors du salut de la terna

 

 

Morante

 

Roca Rey

 

Manuel Escribano

     Sans options, les deux figuras, Morante et Roca Rey ne forcèrent guère le trait. (Pour ceux d'entre-vous qui auraient lu que Morante fut l'auteur "de gestes" et de quelques "détails", rendormez-vous. Car la prestation du sévillan se solda par un revers. Quant à Escribano, il tira son épingle du jeu avec "Carretillo, negro mulato de 574 kg.

 

Castella

   

De Justo

      Le vendredi 25, le ciel était bas les toros de Zalduendo beaucoup plus, manquant de race comme il en fut de même à Linares, le lendemain. Castella n'y croyait pas; il écouta le silence par deux fois. De Justo, plus volontaire et mieux servi par "Malcaso" et par "Rabilargo" a coupé à chacun , une oreille. Puis au 4e, le sirimiri crachota son venin.

 

Gines Marín

     Gines Marín enleva une belle faena au plus "noble" "Airoso, 558 kg, faena allant a mas. Oreille méritée sous la pluie.

     En matinée, la finale (non piquée) du Memorial Iván Fandiño, devant une maigre assemblée,(l'entrée était gratuite), a vu la victoire d'Eduardo Ruiz Velasco devant les erales de Zalduendo aussi pitoyables que leurs aînés. Sachons tout de même que Zalduendo S.L.U. est propriété du milliardaire mexicain et homme  d'affaires feu Alberto Baillères et de BMF Toros, la nouvelle empresa.

 

Aurresku de honor, El Juli

      Le samedi 26 devant des tendidos bien garnis, la despedida d'El Juli à Bilbao et la présence de Roca Rey pour combattre cinq Victoriano del Río et un Toros de Cortés (le 3e). El Juli tua "Cojita" comme un débutant, deux "julipié" déplorables le privant de trophées. Roca Rey sans illusions. Paco Ureña fit le métier, sérieux et décidé, il subit l'échec aux aciers. Saluts.

Paco Urena

 

Roca Rey

      Enfin le dimanche 27, il n'y avait que des aficionados remarqués par leurs attitudes bravant les éléments et récompensés par une belle corrida de Dolores Aguirre. López Chaves fut honoré par un Aurresku pour sa despedida (tout comme El Juli, le 25). Et un cocktail improbable : pluie, vent , soleil et des toros !

 

Antonio Ferrera s'est distingué par le vert de sa cape

     Antonio Ferrera ne voulut pas voir "Cantinillo", 582 kg, il l'exécuta d'une épée adroite. Sifflets pour la non lidia.

 

Domingo López Chaves

"Yegüizo", 678 kg auteur d'un énorme batacazo le long des tablas, reçoit deux piques de Jesús vicente. Beau tercio de palos : Joao Ferreira et Alberto Carrero saluent. Palmas à l'arrastre. C'est le frère cadet de Javier Castaño, Damián qui, à force de volonté fut héroïque toute la tarde.

D. López Chaves à marée basse

Les conditions sont difficiles. La faena est brève mais intense. Damián est mis en échec aux aciers , il est pris au descabello. Emporté à l'infirmerie, il réapparaîtra pour tuer son second, "Cigarrero", 612 kg, melocotón, ojo de perdiz, violent sous la cape, il poussa sous le peto à deux occasions. La fin de lidia sous le déluge galvanise les combattants, oreille joliment fêtée.L'Oreille de la feria, une oreille de poids pour le Salmentino. Les Dolores ne repartiront pas avec leurs deux oreilles !

 

Yegüizo 12/18 678kg (second de Ferrera)

     

Cigarrero 12/17 612kg (second de D. Castano)

 

 

 

 

 

     Enfin une corrida de toros ! (moyenne 612 kg), du trapío, tout en muscle avec du bois sur la tête. Les figuras gavées firent si peu devant les toros décastés des jours passés. Emilio de Justo, Gines Marín, Manuel Escribano, Paco Ureña essayèrent de sortir de l'ombre. Nous leur en sommes gré. Et devant la corrida de Dolores Aguirre, Domingo López Chaves et Damián Castaño rivalisèrent d'entrega, de courage et de volonté. 

     Bilbao, 3e plaza d'Espagne honte à toi !

Fantômes ou pénitents ?

                                 Gilbert Lamarque

 

 

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