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Le Bolsin de Milhaud, c'était hier !

Publié le par Cositas de toros

 Troisième jour de fêtes du CTPR Toros y Fiesta de Milhaud et conclusion par le troisième bolsín.

   

      Après la journée des Pitchouns et la belle Nuit des Chevaux et des Taureaux, place aux jeunes aspirants toreros venus en découdre dès le matin pour être sélectionnés au nombre de trois pour la finale de l'après-midi. 

   

      L'ordre des paires après le sorteo : 1/ Manuel Fuentes (CFT) et Luis Torres (Béziers). 2/Clovis Germain (CFT) et Albin Filhol (AFAP). Hadrien Lucq (Adour Aficion) et Juan de Morena (Arles). 

     Ils avaient à affronter de cape et de muleta une jeune vache de la ganaderia Turquay.

     On s'ennuya ferme sur les tendidos où le maigre public fondait investissant l'ombre des platanes sous le chant incessant des cigales. Et seul les mâles chantent chez ces gros insectes. Les mâles du pays, c'est connu ont une grande gueule, ils vous balancent 900 "cris" à la minute ! et c'est pour la même raison que les femmes parlent si fort... 

     Quant aux trois vaches sélectionnées par le ganadero : mauvaise pioche, vous avez demandé les filles... Les fines cornues ne passeront pas l'été si j'en crois le ganadero quelque peu déçu Jean-François Turquay.

     Je vous ferai grâce des détails. Personne n'est mis en cause, il en est ainsi. Les toreros affrontèrent en prime, la chaleur tout autant que le bétail. Les aspirants y mirent tout leur coeur, nous les saluons pour cela.

     Nino Julian était à la présidence technique, lui qui, la veille à Tarascon avait coupé l'oreille d'un novillo de Malaga. Sofiane était le piquero (car la matinée se résumait, en quelque sorte, en un tentadero).

     Après que Manuel Fuentes ne résolut point les problèmes rencontrés avec les réticences de la première vache, Luis Torres réussit une série liée de derechazos, Clovis Germain régla ses gestes et attitudes jouant les infirmiers devant une bête faible s'allongeant sur le sable chaud du ruedo, Albin Filhol et Hadrien Lucq s'appliquèrent dans la difficulté à résoudre les équations, Juan de Morena nous laissa entrevoir ses limites.

Manuel Fuentes

   

Luis Torres

   

Hadrien Lucq, mise en suerte au cheval

 Le jury du matin désigna le choix (discutable) suivant : 1er Clovis Germain, 2ème Luis Torres, 3ème Albin Filhol.

     La finale opposa sous un soleil implacable, ces trois garçons à trois becerros du même élevage, un peu plus charpentés (2et3), mobiles (2et3) qui rendirent l'après-midi intéressante.

 

Luis Torres de rodillas

     L'athlétique Luis Torres mais aussi très rustique ne lia pas deux passes, la faute à l'eral réticent en tout, il se fit prier pour rejoindre les corales.

 

     Albin Filhol hérita d'une bête plus imposante, bonne réception à la cape. Á la muleta, il rompit les séquences, débordé par l'activité du becerro.

 

    Clovis Germain soigna l'allure sans peser sur l'animal. Il n'eut pas à forcer son talent, faute d'adversaires peu "artistes". 

 

   

      Le palmarès mit du temps à être dévoilé sur la piste. Vainqueur du Trophée Béatrice Dumond, Clovis Germain, 2ème Luis Torres, 3ème Albin Filhol.

     Le 3ème Bolsín du CTPR Toros y Fiesta a vécu, souhaitons au futur quatrième un meilleur déroulement sachant que pour un bolsín il faut choisir la bonne ganaderia, celle qui offrira une belle opportunité aux jeunes toreros, la possibilité de s'exprimer pleinement et d'éviter les frustrations.

                                                  Gilbert Lamarque

                         

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La novillada de Mauguio

Publié le par Cositas de toros

 Mauguio ou" la reconquête des arènes perdues"

 

             Entre terre et mer, Mauguio s'affiche entre cultures camarguaises et espagnoles accordant de bonnes promesses pour cet après-midi novilleril. Cette novillada, aux couleurs françaises dans le cadre de la 34ème Romería del Encuentro aux parfums andalous signa le retour des toros dans la cité héraultaise, six novillos sortirent en piste dans cet ordre : Malaga, Blohorn, Jalabert, Gallon, San Sebastian et Fernay, six ganaderias régionales.

     Cette novillada ne laissera pas un souvenir impérissable, du moins par le fond. Dans un contexte historique, l'aficion a répondu en masse,  celle d'un public local et festif, le "No hay billetes" a été annoncé par les organisateurs: 1800 spectateurs, arènes combles, objectif atteint.

     Les novillos, bien présentés, tous charpentés me rappelèrent ceux de la novillada de la Feria pascale arlésienne mais ici peu performants ; l'élevage français s'affirme.

     Beau temps. La Marseillaise reprise en choeur éclata après le paseo.

     Solalito ouvrit la tarde avec "Blogo" de Malaga, bien armé, bien piqué qui mit les reins sous le peto, deux piques. Solal invita le Nino aux banderilles.

Salut des deux Nîmois où Nino Julian sortit à son avantage. Après un moment d'incertitude, Solalito ajusta sa faena avec un chapelet de séries de naturelles où la flanelle fut abondamment tutoyée par des hachazos anarchiques. La conclusion à l'épée traduisit un franc échec. Silence.

     "Carpintero" de Gallon, cornicorto, ne prit qu'une pique à la demande de Solal. Au deuxième tercio, il réclama la quatrième paire de regalo peu satisfait de sa prestation. "Brindis" au public. Brouillon, désordonné, il termina l'ensemble dans un mouchoir et étouffa le Gallon, certes, juste de forces mais noble. Entière au second essai, mort longue, deux avis. Oreille festive.

Les fans de Solalito...

   

... à tout âge !

     Christian Parejo reçut "Tchakba" de Blohorn très présent au capote. Deux piques maladroitement administées.

"Tchakba de Blohorn

Le Biterrois débute main gauche, le novillo s'avise, Christian subit une violente voltereta. Il ne s'attarda pas pour l'envoyer ad patrès. Entière en arrière après pinchazo. Oreille après pétition.

     Avec le quinto de San Sebastian "Adinerado", plus haut, plus lourd qui répondit promptement à la cape, recevant une mono pique appuyée menant la cavalerie de l'autre côté de la courte piste. Salut aux banderilles de Mehdi Savalli et du Chino. Démarrant bien, les choses se gâtèrent avec l'"encasté" "Adinerado". Christian à court de moyens fut brouillon et peu dominateur, acceptant la balade au soleil, quelques attitudes "tremendistes" par dépit. Deux coups d'épée, le rugueux cornu mourut aux barrières. Bref salut.

 

     Nino Julian, le cadet, brava ses camarades, débutant avec le noir  "Pacha" de Jalabert par une larga de rodillas qui fit mugir les tendidos, l'ambiance monta. Il remit le couvert aux palos, le tercio fut enlevé. Il se montra entregado avec le Domecq, puis auteur d'une belle mise en suerte pour l'unique puya. Il utilisa plus que de raison le pico lors de sa stimulante faena. 

      Avec "Cantaoro" de Fernay qui démontra peu de moral face à la cavalerie, le Nino fut ovationné aux palos. Trop confiant et entreprenant , il reçut une voltereta de catégorie, la corne marquant l'intérieur de la cuisse ce qui fit passer un grand frisson sur les gradins. Nino Julian revint pour les ultimes derechazos, fixa son adversaire et le coucha d'une épée entière de côté. Vuelta.

 

     En bref, un "No hay billetes" pour l'histoire, des novillos compliqués au-dessus des jeunes toreros, et la production des futurs adoubés me remplissant d'incertitudes. Solalito ne construisit rien de concluant, il subit, brouillon sans solutions, Christian Parejo fut pueblerino, à court d'idées, Nino Julian fonça, c'est son habitude, il fut le seul repartant les mains vides, vainqueur à la sortie à l'applaudimètre. Du courage, il y en eut, les novillos qui mettent en valeur le torero furent aux abonnés absents. Dommage. Mais ce fut la fête dans les arènes melgoriennes et l'organisation y fut excellente.

Le premier Trophée Daniel Giménez fut remis à Christian Parejo.

                                                  Gilbert Lamarque

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PLOUF !

Publié le par Cositas de toros

La corrida de clôture de la Feria tombe à l'eau

             L'après-midi le ciel noircit, l'orage s'abat sur la ville et la pluie persista toute la soirée. L'Esplanade des arènes voyait passer quelques hordes de zombis, cirés et plastique sur le dos, parapluie en goguette. Le parvis était chargé des résidus où la veille Earth, Wind and Fire revisita ses plus grands tubes au pied des arènes. Les papys du funk et du jazz fusion ont mis le feu !

     La veille aussi, lors de la belle matinée regorgeant de soleil, la jeunesse triomphante sortait par la Porte des Consuls. Lalo de María pouvait savourer "sa" Cape d'Or avec un appétit retenu sachant qu'il est attendu à 18h ce mardi à Las Ventas pour sa présentation dans le cadre de la San Isidro, s'il vous plaît.

     Il était proche des 18h lorsque la décision fut prise d'annuler la corrida, l'ultime de cette Feria.

A. Salenc et O. Baratchart, derrière eux El Rafi discutant avecR. Margé et à droite, A. Saldívar- Midi Libre

     Il pleuvait. Le vaillant torero mexicain, Arturo Saldívar était dubitatif, l'inconnu de l'affiche, venu, traversant le Charco, confirmer son alternative prise il y a bien longtemps, le 12 décembre 2010 à Mexico (confirmation nîmoise sans conséquence quelconque). Il y a 12 ans, les aficionados présents et imbibés ... d'eau se souvenaient-ils d'un jeune mexicain qui coupa une et deux oreilles aux toros d'Alcurrucén  dans ce même amphithéâtre le 17 septembre 2010 ? Un si long voyage pour le souvenir !

     Lourde déception aussi pour les jeunes toreros nîmois, Adriano et El Rafi, le rêve du triomphe envolé, ici chez eux. Ces trois garçons ont peu d'opportunité. Le monde des toros est mal fait, les jours précédents, le beau temps permit aux figuras repues de se produire ; on ne prête qu'aux riches. Suerte toreros !

     L'aficionado attendait les toros de Margé, toujours bien présentés souvent braves, toujours mobiles, d'un bon gabarit et remplis de noblesse, "Aigolas", "Albe", "Aquilon", "Galerne", "Libeccio","Levant" et leur frères sobreros, "Garbin" et "Greco" repartirent vers les Monteilles. Les anti pouvaient être satisfaits. Á l'occasion de ce lundi de Pentecôte, les Margé marquaient leur présence depuis trois ans consécutivement. Aujourd'hui, le ganadero de Fleury d'Aude a la tête tournée vers Madrid où il est annoncé en juillet. Il se dit que le lot est magnifique en trapio, en poids et en tête. Suerte ganadero !

     Les minutes filaient, les gens déambulaient autour de l'amphithéâtre. De jeunes personnes distribuaient le bulletin des Avocats du Diable, 19e édition du Prix Hemingway 2023. On lira cela au sec. Le tonnerre explosa au-dessus des têtes, oui , le diable était bien présent. Les terrasses désertées, les bars bondés. On sautait comme des cabris au bar Le Latino, boulevard Amiral Courbet, sur un air de Dave. La fête n'était pas terminée pour certains. Sur l'Esplanade on rangeait les invendus, on empilait les chaises.

     L'instant fraîcheur se répendait dans le moindre intervalle. Comme la veille, il est inutile de se tremper  les jambes dans la fontaine Pradier sur l'Esplanade. Cela ressemblait à la fin d'une rave party ; il y en avait bien une annoncée aux portes de Montpellier. Mais ceci est une autre musique.

     La 72e édition de la Feria de Pentecôte n'a pas pris une ride mais un sacré coup venu du ciel.

     Salut à tous.

NB. Le bureau de location de la rue de la Violette où s'achètent les places a été cambriolé lundi. On ne vole que les fortunés....

                              Gilbert Lamarque

 

 

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Nîmes, novillada de la Cape d'Or

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 29/05. 11h30

     Competencia

Photos, Chantal Lafaye                     

 

           La LXIIe édition de la Cape d'Or avait rassemblé un nombreux public dans l'amphithéâtre romain, un bon tiers d'arène sous un soleil de juillet.

     Le lot de novillos de Chamaco, le "torero fou" sévillan des années 9O, débutait à Nîmes, bien présentés de 445 à 486 kg sur la romaine, l'autre, variés de robes, d'encaste J.P. Domecq par Jandilla, ils manquèrent de cette chispa, celle qui change la physionomie d'une course. Ils sortirent au pas, se retournant vers le toril comme à regret et furent long à entrer dans le jeu.

     Face à eux, Yon Lamothe qui foulait pour la première fois le sable nîmois, Solal Calmet "Solalito" le vaiqueur de la précédente édition et Lalo de María, crédité d'une oreille à ses sorties nîmoises.

 

     Yon Lamothe hérita d'un sorteo peu avantageux.

Lenguafloja

"Lenguafloja", negro burraco de 445kg ne se précipita guère à la cape. Il semblait apprécier les grands espaces. Après deux "piquettes", il s'interressa  à la muleta, enfin. Yon le fixa de la dextre, le novillo tutoya la flanelle, le distrait burraco se sentit concerné par l'affaire, loin d'être évidente. C'est une question que seuls les bons toreros réussissent, Yon est de ceux-là. Il conclua par une demie concluante au deuxième essai. "Lenguafloja" plus Domecq que Jandilla finit ses jours sin pena ni gloria. Salut.

     Avec "Barbudo", negro mulato listón, 449kg, il ne vit pas l'horizon s'ouvrir. Le novillo fit sonner les étriers, se rebella dans la cape du landais. Yon régla la mire, perturbé par quelques hachazos. Il proposa alors, une tauromachie de proximité. Il n'allongea pas les distances et mit la charrue avant le novillo. Il écouta quelques sifflets dissidents. Il en termina par une lame entière de côté. Silence. Le landais possède une bonne technique, pas sûr que le public apprécia. Ah, public ingrat !

 

Sanluqueño

     

     Solalito accueillit " Sanluqueño", castaño, 457kg, bien décidé à garder son titre en jeu. Le vainqueur de l'an dernier, plein d'alegria prit les bâtonnets, le public apprécia.

 

Le résultat fut chaotique, bref, désordonné. Malgré une faena de demies passes, et après l'austérité du Landais, sa prise de reconquête plut aux tendidos. Pinchazo, entière un peu en arrière, lui valut l'oreille. 

      Il attendit a porta gayola de rodillas, "Botellero", negro mulato de 460kg qui ne vint, sur invitation, que par la pointe des sabots.

Le novillo replaça l'église au centre du village et secoua le Nîmois qui mit le feu à la cape, competencia oblige, le public lui répondant chaudement, réclamant les banderilles dont il sortit cette fois, à son avantage. La faena qui suivit démontra la fermeté du poignet, faena un peu longuette qui ne monta pas vers les sommets. Entière vengeresse de côté, très légèrement.

Avis, Deux oreilles après hésitation après pétition de la seconde.

     Les portes restèrent entrou'vertes pour Lalo de María. Il sut prendre sa chance avec style, son style qui lui va si bien. "Juergachon", negro mulato listón bragado, 485kg, le plus lourd de l'envoi eut le même comportement il ne sortit pas plein gaz.

     Lalo le mena de cape au centre de l'ovale. Deux piques rondement menées, pas de passes inutiles. On rattrapa quelques minutes sur l'horloge impatiente. Á la muleta, le novillo distribua quelques coups de tête désordonnés, la souplesse et l'élasticité du nîmois fit le reste. "Brindée" au public, cette faena fut signée par l'esthétique. Lalo effaça en un coup, compte tenu le peu de novilladas effectuées par rapport à ses aînés de quelques mois.

Il mit les pendules à l'heure une fois les "olé" éteints par d'élégantes naturelles et une poignée de derechazos à genoux. Par une lame entière, en place, il foudroya "Juergachon", complètement vidé. 

   

     Deux oreilles après une sévère voltereta, une rouste impressionnante, c'est la rançon du succès. Marco Leal salua aux banderilles.

     On écouta l'orchestre Chicuelo car il y eut de bons moments mais les novillos de Chamaco manquèrent de caractère, ils furent nobles et s'invitèrent sous le peto sans excès.

     Cette LXIIe édition de la Cape d'Or fut remise à Lalo de María. Les avis furent partagés, les réactions aussi, réactions de dépit, idiotes. Le jeune Lalo les entendit. On ne se souviendra que du vainqueur. Les aînés se tournent vers l'avenir, celui de leur proche alternative. La Cape d'Or reste propriété d'un Nîmois, certes contestée mais combien le furent par le passé?

Solalito et Lalo sont sortis par la porte des Consuls

     Les novillos peu démonstratifs, de peu de forces n'ont pas été à l'image de leur propriétaire, le maestro retiré Chamaco qui démontra une vitalité juvénile sur la piste à la remise de la médaille de la ville, ovation pour le souvenir...

                                  Gilbert Lamarque

 

 

 

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Le bolsin de Vauvert

Publié le par Cositas de toros

Lundi 8 mai 10h30

 

 Photos : Chantal Lafaye              

                Alors que la veille, Samuel Navalón se voyait remettre le prix du vainqueur de la XXVIIe édition du bolsin de Bougue, le C.T. El Campo organisait son premier bolsin sous le beau soleil de mai, le vent soufflant par rafales.

Plus de 250 spectateurs ont répondu présent, s'installant sur les tendidos, plus tard, 150 profitèrent des agapes à l'ombre des platanes. Un succès, les spectacles étant gratuits.

     Le matin, 6 erales se succédèrent dans le ruedo des arènes Jean-Brunel, issus des ganaderia d'Alain Tardieu et de La Suerte.

     Les postulants de la matinée, dans l'ordre, Luis Tores (E.T. Béziers), Clovis Germain (C.F.T.), Andy Martin (E.T. Arles), Hadrien Lucq (Adour Aficion), Manuel Fuentes (C.F.T.), Miriam Cabas (E.T. de Gibraltar), n'avaient qu'un but, graver son nom sur la liste vierge du trophée Robert-Laurent, l'historique président du C.T. El Campo.

     Chacun joua son rôle avec sérieux et détermination.

 

Luis Tores eut la lourde charge de débuter ce qu'il fit avec un eral de La Suerte bon collaborateur.

Clovis Germain / La Suerte, élégant, aux allures prométeuses, prit les bâtonnets sans convaincre.  Poignet relâché,  palmas. Clovis tira les bénéfices des bonnes disposition de son novillo.

 

Andy Martin réceptionna le fin n°19 de Tardieu comotionné après un rude coup de frontal aux  planches. L'Arlésien ne put que jouer aux infirmiers. Il ne put lier la moindre série complète de muletazos.

 

Hadrien Lucq, loin de ses terres landaises, hérita du n°28 de La Suerte à la belle robe sucia. L'eral plus réticent sous la flanelle, on vit Hadrien très appliqué.

 

 

Manuel Fuentes / n° 1012 de Tardieu, banderilla avec succès. Il manie la muleta tout autant. En fin de faena, l'attention de l'eral se perdit, pourtant bon collaborateur.

 

Miriam Cabas / n°1030 de Tardieu qui n'était pas une estampe mais bien armé. Miriam mit le temps nécessaire pour s'entendre avec l'eral donnant des signes de violence dans ses charges.

     Thomas Ubeda et Hugo Stievenard assurèrent la brega.

 

      Un empereur, un roi...

Les résultats matinaux désignèrent Hadrien Lucq et Clovis Germain pour en découdre l'après-midi.

     Hadrien, empereur romain de la dynastie des Antonins et Clovis, roi des Francs nous plongèrent dans la grande Histoire pour des instants où "l'ennemi" avait quelque peu changé de gabarit.

     Au fil du temps, le studieux Hadrien l'emporta sur l'élégant Clovis. Dans la corbeille, pas de "bonbon", du lourd.

     L'un comme l'autre butèrent sur l'écueil cornu. Hadrien arriva au terme de son combat tuant avec difficulté. Clovis le visage défait par l'inquiétude reçut plusieurs secousses, la dernière signée d'un coup entre les jambes des plus douloureux. Le garçon prit le chemin de l'infirmerie.

     Nino Julian, présent dans le callejon, enfila le costume de sobresaliente. Il s'"amusa" de l'eral non sans mal. Une épée entière en place eut raison de l'animal. Ovation.

 

     Hadrien Lucq fut déclaré vainqueur, certes par forfait, visiblement contrarié par les circonstances, il ne sut pas  s'avourer le prix qui lui était décerné. Il offrit à l'infortuné Clovis la muleta fraîchement gagnée. Un beau geste torero. 

Swan Soto le parrain du bolsin, Hadrien , songeur

     Hadrien Lucq vainqueur du premier trophée Robert-Laurent, loin des rives de l'Adour. 

Clovis, Nino, Hadrien

     Nul doute, le C.T. El Campo prépare son deuxième bolsin ! Bravo à tous les membres du C.T.

                                                        Gilbert Lamarque 

 

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