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Entre Adour et Béarn, le pape des mules

Publié le par Cositas de toros

        

Photos : Frédéric Martinez

 

                   Vous choisissez une belle matinée ensoleillée de printemps pour aller rendre visite à Alain Diris. Alain alias Mimi que l'aficionado croise aux quatre coins du Sud-Ouest taurin accompagnant sa paire de mules, secondé par son équipe de bénévoles.

     Á la sortie d'Hagetmau, en direction de l'Est vers Samadet, on bifurque à droite sur le chemin, la ferme est là, pimpante. C'était celle du père, Roger, le premier Mimi, muletier de métier.

 

     Comme tout bon chalossais fidèle à lui-même, Alain nous reçoit dans sa bodega-atelier-musée, la "Mulega" pour le casse-croûte - nous sommes  en Gascogne, dans les Landes, ici, la fertile Chalosse flirte avec le vignoble du Tursan. Il est 9h, le riche "en-cas" est attaqué, la discussion à bâtons rompus également mais loin d'être désordonnée. Le maître des lieux parle et toute la passion coule à flots continus sans que nous ayons la crainte de prendre la marée, le flux est dense mais la situation n'est pas critique.

   

 

 Quand on parle d'un homme rancunier, vindicatif, on dit : "Cet homme-là, méfiez-vous ! ... il est comme la mule du pape qui garde sept ans son coup de pied."

     L'histoire se déroule entre Avignon et la vigne de Châteauneuf, la vigne du pape. La mule moquée, ridiculisée se vengea : "Tiens ! attrape, bandit ! Voila sept ans que je te garde ! Et elle lui détacha un coup de sabot si terrible, que de Pampérigouste même, on vit la fumée, un tourbillon de fumée blonde où voltigeait une plume d'ibis ; tout ce qui restait de l'infortuné Tistet Védène ! ... iL n'y a pas plus bel exemple de rancune ecclésiastique. " (Alphonse Daudet).

     Je vous rassure, Mimi n'est pas le pape (bien que ... ) ses mules n'ont aucune raison de se montrer rancunières. Tant mieux, car lorsque votre regard se baisse vers les pâturons, les pieds et les sabots, un frisson vous parcourt l'échine.

     Le père avait des boeufs, des mules et des chevaux pour le travail. Le jeune Alain rentrant de l'école s'occupait des bêtes. Vers les 16 ans, dans les années 70 , à Parentis, Jacky Demen, citadin d'Hagetmau l'embaucha pour l'arrastre et c'est ainsi que le ver se mit dans la pomme, le fameux gusanillo, et, de dimanche en dimanche, il attela une paire de juments pour son compte, les mules se faisant rares à cette époque. Le temps passa, Jacky céda quelqueq arènes.

     Avec un beau gabarit de rubipède, élément du SAH, il remisa la bechigue et les crampons ; le voici à Hagetmau, en plaza, en 1976, effectuant son premier arrastre, chez lui. Il ne possède qu'une paire de mules et par les petites annonces, il contacte un éleveur de baudets du Poitou. Il faut aller en Charente. Il en acheta deux, de race mule poitevine issue du croisement d'une jument mulassière et d'un baudet du Poitou, parfaites pour le travail. C'est la plus forte, la plus grande, environ 600 kg pour 1 m 60 de hauteur au garrot, utilisée dans le sud de l'Europe en agriculture pour le débardage et le labour, et en corrida, naturellement. Elle a contribué à la richesse des Landes de Gascogne en permettant l'exploitation du pin maritime malgré un sol meuble difficilement praticable. Elle débardait les poteaux de mine exportés par wagons entiers vers le Nord et la Belgique. Ne confondons pas la mule avec le bardot, celui-ci est issu du croisement entre une ânesse et un cheval ; et le(a) bardot, chez l'aficionado, n'est pas en odeur de sainteté ! Comme les boeufs de labour, Larouet à gauche, Caoulet à droite, elles ne permutent jamais. Il faut compter à l'achat, 2 000 euros vers les six mois et sevrées. Pour l'alimentation, Alain fait le foin, ajoutons les frais pour les soins vétérinaires pour les infections, les abcès, l'ostéopathie. Il prend soin de ferrer les sabots antérieurs bien que ce ne soit pas nécessaire mais c'est pour "le clic-clic". 

     On associe une paire du même âge variant avec un an de plus entre chaque bête. Courageuses et robustes, elles peuvent travailler une vingtaine  d'années.

     Alain Diris et son équipe assurent une quarantaine  de courses par temporada. Sur une feria, les mules restent à l'écurie des arènes comme à Mont-de-Marsan. Á Vic, on y reste, c'est la tradition, hommes et bêtes. L'"estanquet" est à droite en descendant du parking champêtre. 

    L'arrastre est conduit à Aignan, Mugron, Garlin, Hagetmau bien sûr, Saint-Sever, Aire, Villeneuve-de-Marsan, Eauze, Roquefort, Maubourguet, "au nord" à Captieux. (Deux arrastres constitués de deux chevaux sont présents à Dax et Bayonne). Il s'expatria à Arles il y a plus de vingt ans du temps de Luc Jalabert pour une goyesque et à Béziers en feria pour une autre goyesque avec Robert Margé.

Que vous alliez dans n'importe quelle placita, ses mules sont d'une présentation remarquable : le poil est brillant, peigné, les harnais sont cirés ainsi que les sabots, les cuivres sont rutilants.

     "Quand la cathédrale s'effondre" ... Alain tomba pendant l'arrastre lors de la Feria de Vic voulant éviter une banderille abandonnée et à Villeneuve-de-Marsan, mais les mules l'évitèrent. Pas vexé du tout le Mimi, mais il s'inquiète : "ça arrive mais que vont-elles raconter aux autres à la maison ? ! " Il ne voit guère l'intégralité d'une corrida auprès de ses bêtes. Mais il n'est pas condamné au patio de caballos et peut profiter du spectacle. Souvenir à Mont-de-Marsan. C'était le jeudi 21 juillet 1994, officiait en chef de lidia, le torero chéri du Plumaçon, César Rincón. L'encierro était de respect, six toros imposants sur de longs châssis et d'un trapío sérieux, correctement armés, des toros du fer de María Luisa Dominguez Pérez de Vargas. L'excellent cornu d'ouverture, Alain l'avait repéré aux corrales, un toro quieto, serein, placide, éloigné de ses congénères. Ce qu'il fut dès son entrée dans le ruedo montois et protesté par le public. Mais César entama la faena par le bas avec ce toro qui se révéla au cours du travail soigné du colombien. Le María Lisa exécuta une charge fixe, douce, partant de loin pour caresser de son museau la muleta de Rincón et faire lever les gradins. Hélas, les deux oreilles promises s'envolèrent après un cuisant échec aux aciers. L'excellent toro sifflé quelques minutes avant fut ovationné, tiré par les mules de Mimi. Ce beau toro d'origine Guardiola rappela à notre muletier les belles heures de la ganaderia dans "ses" arènes d'Hagetmau, où la devise, il y a une trentaine d'années avait son rond de serviette, trustant les prix de la meilleure novillada combattue dans le Sud-Ouest, prix remis par les critiques taurins.

 

     Alain avoue qu'il ne voit pas aujourd'hui un éventuel repreneur pour le jour où il lâchera la longe et le fouet. C'est ainsi, l'aficionado est le passeur de témoin pour ses descendants après de longues explications et de partages sur les tendidos. Pour notre berger-conducteur, il lui faut livrer sa passion, tout son savoir, son labeur sachant que la tâche est longue, hasardeuse : élever, dresser, atteler mais aussi savoir négocier et vendre ses mules, elles sont là ses véritables missions et aussi, élément essentiel au bon déroulement de la corrida.

Le bonheur est dans le pré

   

      Alain, à l'heure d'une agriculture intensive et ultra mécanisée, a trouvé une alternative qui nous évoque un mode de vie et d'activités disparus dans un milieu obsolète qu'est la corrida, dernier rempart, avec ses règles, ses traditions : et ainsi, voici un train d'arrastre ambassadeur de ce bel animal qu'est la mule, rustique, sans aucune exigence de régime, indifférente aux intempéries.

     Pour notre maître muletier, c'est une véritable passion vissée au corps à laquelle nous profitons chaque jour de course sur les tendidos ; c'est le pas de ses mules qui rythme sa passion : deux mules pimpantes, bien campées, superbes d'allure et d'expression, fières. Il possède deux paires de mules pour conduire l'arrastre où chacune garde son côté. La préparation a duré trois ans.

 

 

          Á Mimi, associant chaque membre de sa "cuadrilla" : Gilles, Francis l'aîné, Thierry, Jacquy, Alain (3), Michel, Didier. Plus de cinquante ans d'arrastre ! et pour vous servir : Volga, Unique, Bella et Chanel, les travailleuses, les autres sont encore aux études.

          Recevez, chers amis une ovation de gala, ainsi qu'une vuelta fleurie ! 

 

NB. Lélément déclencheur qui permis de mettre à jour cette dédicace m'a été donné lors de la création de l'affiche "taurine" de la Madeleine par Jérôme Pradet (voir Cositas du 10/04)  où l'artiste dacquois croque Alain Diris de belle façon, un bel hommage et une juste reconnaissance. Les belles mules Chanel et Bella sont présentes. Cela donne l'occasion à cet article de voir le jour, lui qui dormait depuis le printemps 2021, le 20 mai exactement. Á l'heure où je transcrivais le texte pour Cositas, livrant, entre autres la mule du pape de Daudet, un autre pape, François s'en allait le lundi de Pâques s'acheminant vers les cieux en papamobile et non tiré par une jolie paire de mules ...

              Gilbert Lamarque

   

 

 

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"Un toro pour un rêve d'enfant"

Publié le par Cositas de toros

 

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Mario Vargas Llosa

Publié le par Cositas de toros

 

           Mario Vargas Llosa, gardien et protecteur de la tauromachie

     "La fête taurine est entièrement conditionnée par la vie culturelle. Une grande partie de la production littéraire disparaîtrait sans les taureaux. Le taureau de combat existe parce que les corridas existent. C'est l'animal le plus soigné de la création. Le seul moment où le taureau fait face à sa réalité est la corrida. C'est une réalité cachée et violente. Et là, dans la corrida, la condition humaine est exposée. S'il disparaissait la culture de notre époque serait mutilée."

     Andrés Roca Rey, son jeune compatriote, un peu orphelin aujourd'hui, écrivait : "Il n'y a pas une seule façon de corrida. En une seule après-midi, il y a un torero de valeur, un d'art, un autre classique. Et tout le monde sort sur les épaules. Mon dévouement n'a jamais cessé d'être au rendez-vous les saisons passées malgré les critiques. Il est important de penser à devenir un meilleur torero, en réalisant ce que vous avez en tête."

     Le diestro de Lima également eu le temps de réfléchir sur le grand risque que prennent les toreros et sur la façon de gérer la peur : "Nous ressentons les plaisirs de la vie car la mort nous attend à la fin. Et la fête taurine est la tradition qui exprime le mieux ce que les ennemis déclarés ne comprennent pas. Nous vous demandons seulement de nous laisser admirer cet art ancien."

     Concernant l'animalisme, il constate qu'"il existe une mode contre la corrida. Déjà, lorsque je jouais au taureau à la récréation, j'étais critiqué. La corrida est très difficile à comprendre. On lui reproche son ignorance. J'étais à l'Université de Séville et je dois dire que les jeunes sont l'avenir."  (Propos recueillis le 30/03/22 au Club Siglo XXI, dirigés par Rubén Amón. Les deux péruviens ont assuré l'évènement lors d'une soirée de "no hay billetes").  

     Mario Vargas Llosa : "Les corridas constituent un spectacle de masse qui ne provoque pas de manifestations de violence ni d'actes de vandalisme et d'agressivité dans et hors des arènes ... Elles stimulent aussi des valeurs et des aptitudes humaines comme la bravoure, l'héroïsme, le dépassement de soi, entre beaucoup d'autres".   (Extrait du manifeste pour la corrida 12/04/12).

     Le 25 février dernier, le Tribunal constitutionnel du Pérou s'est prononcé sur la qualification culturelle des spectacles avec mise à mort des taureaux. Par cette décision, les juges constitutionnels péruviens ont refusé l'interdiction de cette pratique culturelle, et dans le même temps celle des combats de coqs.

     Le Pérou connaît des débats politiques, sociétaux et juridiques similaires aux autres pays autorisant ce type de corrida. Comme dans les autres juridictions aux prises avec cette question épineuse au croisement de la protection animale et de la protection des droits culturels humains, la légalité de la corrida se pose de manière plus pressante au Pérou. Ainsi, c'est la troisième fois que le Tribunal constitutionnel péruvien rend une décision ayant trait à la corrida.

     Mario Vargas Llosa était certainement le plus célèbre écrivain sud-américain depuis la disparition de Gabriel García Marquez en 2014. Son odyssée littéraire se conjugue avec Paris, Barcelone, Londres, New-York, et même Jérusalem et Berlin mais c'est à Arequipa, dans le sud de son Pérou natal que demeure l'empreinte de la personnalité de l'écrivain, Arequipa deuxième plus grande ville du Pérou, aussi surnommée "la Ciudad Blanca" en raison de ses bâtiments en pierre volcanique blanche qui donne à la ville son allure de noblesse, vit à l'ombre du volcan Misti.

     Prix Nobel en 2010, il est élu en 2021 à l'Académie française. Prix Cervantes 1994 et Prix Princesse des Asturies en 1986 et s'engage activement en politique, candidat à l'élection présidentielle péruvienne de 1990, il est battu par le populiste de droite, Alberto Fujimon.

     Il est décédé à Lima le 13 avril à 89 ans. Un jour, il affronta des becerros al alimón avec Enrique Ponce. Son oeuvre est universelle, il défendit les idées libérales avec acharnement. Il laisse un véritable héritage pour l'éternité.

                         Gilbert Lamarque

 

 

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Situation de la tauromachie en Espagne

Publié le par Cositas de toros

            "En 2013, la tauromachie a été déclarée Patrimoine Culturel d'Espagne par le Sénat avec le seul soutien du Parti Populaire. Le règlement, publié le 12 novembre de la même année au Journal officiel de l'État (BOE), oblige les administrations publiques à garantir et, à leur tour, à développer des mesures de promotion et de protection dans le cadre de l'administration générale de l'État. Cependant, toutes les communautés ne soutiennent pas fermement la tauromachie, comprise non seulement comme une corrida, mais comme l'ensemble des connaissances et des activités artistiques, créatives et productives, y compris l'élevage et la sélection du taureau de combat, qui se réunissent dans la tauromachie moderne et l'art du combat. 

     Ces derniers jours, les groupes taurins et anti- ta se sont à nouveau affrontés après que la maire de Gijón, Ana González, a ratifié sa décision, jeudi 19 août 2024, de ne pas prolonger la concession des arènes d'El Bibio, mettant ainsi fin à la Feria de Begoña. La maire socialiste a assuré aux médias que la plaza serait utilisée pour des spectacles musicaux. 

     Ce n'est pas une interdiction, je n'interdis rien. Ce que je dis, c'est que nous allons utiliser la plaza pour d'autres choses, a-t'elle précisé. Cette décision fait suite à l'utilisation controversée des noms "féministe" et "nigérian" pour deux taureaux lors de la dernière corrida de la Feria de Begoña, ce qui a été dénoncé par diverses plateformes et militants sur les réseaux sociaux. 

Lieux où les corridas n'ont pas lieu

     L'Espagne est un pays avec une forte tradition taurine. Cependant, ces dernières années, les mouvements de défense des droits des animaux ont gagné en force et ont réussi à faire cesser les corridas dans certaines régions d'Espagne, même si elles ne peuvent pas êtres interdites. Ainsi, la seule communauté autonome espagnole dans laquelle, de par la loi, les corridas ne sont pas célébrées actuellement sont les îles Canaries. Dans l'archipel, il existe une loi, datant de 1991, qui stipule qu'il est interdit d'utiliser des animaux dans des combats, des fêtes, des spectacles et d'autres activités impliquant des abus, de la cruauté ou de la souffrance. La loi a été approuvée rapidement et avec peu d'opposition, car les îles Canaries n'ont jamais eu un grand intérêt pour la tauromachie.

     Le 28 juillet 2010, le Parlement de Catalogne a approuvé l'abolition de la tauromachie sur la base d'une initiative législative populaire promue par le Prou ! Plate-forme. Cependant, en octobre 2016, la Cour constitutionnelle a annulé cette interdiction, considérant que la tauromachie relève de la compétence de l'État car elle a été déclarée patrimoine culturel immatériel. L'administration catalane n'a donc aucune autorité sur elle.

     Il convient de noter que, lorsque l'interdiction est arrivée, la seule plaza active en Catalogne était la Monumental, propriété de la famille Balaña. Á ce jour, cette plaza reste inactive. Pedro Balaña Mumbrú, petit-fils du fondateur du groupe, a célébré le retour de la tauromachie à Majorque en 2019. Á Barcelone, il semble réticent à le faire, et bien que les raisons n'aient pas été précisées, la vérité est que la mairie pourrait imposer divers obstacles administratifs qui causent plus de problèmes que d'avantages aux propriétaires des arènes.

     En Galice, le mouvement anti-corrida a pris une ampleur significative ces dernières années. Á ce jour, la Feria taurine de Pontevedra est la seule encore célébrée dans la région, même si elle n'a pas eu lieu depuis deux ans en raison des restrictions sanitaires liées à la pandémie de coronavirus.

     En 2015, le conseil municipal de Palma de Majorque a confirmé son engagement auprès du gouvernement des îles Baléares pour empêcher les évènements qui glorifient la maltraitance animale, comme corridas. Ainsi le gouvernement municipal a approuvé une motion visant à déclarer Palma de Majorque ville anti-corrida, bien qu'elle ne puisse pas interdire les corridas car la licence est régionale.

     En 2017, le gouvernement des Baléares, composé des partis Pacte, PSOE, Podemos et Més, a présenté au Parlement une loi visant à limiter la tauromachie dans l'archipel. Ainsi, des corridas pouvaient être organisées, mais sans banderilles ni quoi que ce soit qui puisse blesser ou tuer l'animal. Divers obstacles juridiques et économiques ont également été inclus, visant à réduire le nombre d'évènements taurins dans la communauté. Cependant, en décembre 2018, la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt annulant des articles clés de la loi.

     D'autre part, la plateforme anti-corrida CAS international énumère les quelques 125 municipalités espagnoles qui se sont déclarées anti-corrida et où, bien que les corridas ne soient pas interdites, elles ont cessé d'être célébrées. 

La tauromachie, un site d'intérêt culturel

     D'autre part, il existe des communautés qui ont pris des mesures pour protéger la tauromachie même lorsqu'il existe des municipalités en leur sein qui se sont déclarées ouvertement anti-corrida et où les corridas ne sont pas célébrées.

     Début 2011, Murcie a été la première communauté autonome à déclarer la fête taurine Bien d'Intérêt Culturel Immatériel, devant Madrid, qui avait initié le processus plus tôt. La capitale a suivi le mouvement quelques mois plus tard lorsque la Commission permanente du Conseil régional du patrimoine historique de la Communauté de Madrid a approuvé à l'unanimité la proposition technique de déclaration de la fête taurine de la Communauté de Madrid comme bien d'intérêt culturel, dans la catégorie d'évènement culturel.

     En 2011 également, le gouvernement régional de Castille-La Manche a fait la même chose. La Castille-et-León a pris un peu plus de temps. Ce n'est donc que le 7 avril 2014 que la tauromachie a été déclarée bien culturel immatériel dans cette communauté autonome."

(article paru dans ABC du 24/08/21, signé Irene Martel, article écrit il y a bientôt 4 ans, des modifications ont pu intervenir)

    Le spectacle a ses jours comptés. Les défenseurs du Toro de la Vega croyaient que cette "monstruosité sanguinaire" durerait éternellement.... et bien non, il faut s'attendre aux changements sociaux et s'y adapter !

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Les cartels montois

Publié le par Cositas de toros

       ( De l"'ombre" à la lumière : la figure emblématique des arènes de Mont-de-Marsan et du Sud-Ouest croquée par le dacquois Jérôme Pradet, il s'agit d'Alain Diris plus connu sous le nom de Mimi et ses belles mules du Poitou, Chanel et Bella. Le train d'arrastre d'Hagetmau est infaillible depuis des décennies !

     Nous consacrerons un article qui dort depuis quelque cinq ans dans les dossiers... )

           Après des semaines d'hibernation, les premiers cartels bourgeonnent ou fleurissent dans le Sud-Ouest taurin. La commission taurine montoise a dévoilé ceux de la Feria de la Madeleine. 

     L'affiche est alléchante : cinq corridas, deux novilladas dont la non piquée. Programme habituel au Plumaçon du 16 au 20 juillet.

     Deux fers "toristes" avec Victorino Martin et les Escolar Gil. Mais la balance semble pencher pour les figuras et les fers "toreristes" avec Santiago Domecq, Fuente Ymbro et El Parralejo : le sang Domecq coulera sur le ruedo montois.

     Pour affronter les premiers nommés (Victorino) Morenito de Aranda, triomphateur incontesté de la dernière temporada dans le Sud-Ouest avec l'éternel El Cid en chef de lidia (le dernier paseo) et Jiménez Fortes. Morenito doublera en ouverture face aux Fuente Ymbro avec Daniel Luque et Borja Jiménez. Les hauts placés de l'escalafon, excepté Luque, se disputeront les Santiago Domecq et El Parralejo : Miguel Ángel Perera, Emilio de Justo, Juan Ortega et Roca Rey.

     Les deux français, Clemente (El Parralejo) et Tristan Barroso ( Santiago Domecq).

     La matinée du samedi sera consacrée à la novillada de Cuillé pour Aarón Palacio, El Mene et Martin Morilla.

     Pour être complet, la novillada non piquée avec les fers de l'Astarac et Alma Serena. Ils seront trois pour les combattre, seul désigné pour l'instant, Clovis Germain.

     Notons avec une certaine satisfaction, l'absence des Garcigrande et des Victoriano del Río... ils seront à Nîmes !

     Une Feria pour aficionados si les toros défendent hardiment leur devise. Malgré tout, ce n'est pas si mal sur le papier, mais c'est à la fin du bal qu'on paye les musiciens !

                     Gilbert Lamarque

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