La 36e semaine taurine et culturelle de la Peña Jeune Aficion prendra fin le dimanche 10 octobre par une novillada piquée, véritable évènement dans les arènes Henri-Capdeville de Saint-Sever.
Les organisateurs persistent et signent. Ils reconduiront les deux ganaderias landaises annoncées précédemment en non piquée pour octobre 2020 puis pour le dimanche 9 mars de cette année.
C’est à souligner. Dans ce petit monde taurin où souvent les paroles, les promesses s’envolent, où les accords se rompent, la Peña Jeune Aficion renouvelle sa confiance aux fers de Casanueva à Montsoué et d’Alma Serena à Cauna. José et Guillaume Bats d’une part et Philippe Bats d’autre part vont faire leur premiers pas en novillada piquée. Les becerros prévus en 2020 seront novillos et profitent de leur sursis. En ces temps incertains et difficiles, voilà une belle opportunité et une preuve de respect aux ganaderos du cru. L’ancien canton de Saint-Sever – qui n’est plus d’actualité depuis la réforme territoriale de 2014* – comprenait 14 communes dont Montsoué et Cauna d’où sont issus les 4 (2+2) novillos. C’est donc – prenant un ton badin – un inter-villages au sein du canton !
Pour être allé, le 5 février, m’aérer chez Casanueva, j’ai pu juger de l’évolution, du développement des novillos : trapío, cornes, robe. Je ne doute pas de la qualité des produits de Philippe Bats, sûrement impeccables en présentation.
Un Bats en sortira vainqueur. Pourquoi pas les deux ? Là, n’est pas le plus important. Le plus attractif sera de mesurer l’évolution de ces deux ganaderias qui se respectent.
Les noms des heureux novilleros élus seront connus plus tard.
Bravo donc à la Peña Jeune Aficion unissant deux fers landais que, sur le site de Morlanne, les aficionados dégusteront sans modération pour cette première face aux hommes au castoreño.
Mais en attendant, allez taper dans vos piles de Bonne Soirée ou de La Veillée des Chaumières – certains ont encore le catalogue de Manufrance –, le temps sera long, très long.
*Depuis 2015, le nouveau canton Chalosse Tursan a eu la peau du "vieux"canton de Saint-Sever. Ce nouveau canton regroupe 50 communes dont Hagetmau est le bureau centralisateur.
À Lugdunum, on se divise sur la moralité, la légitimité des jeux du cirque.
Sandrine Runel et Grégory Doucet. Photo Le Progrès
La mise à mort d’un taureau par un énergumène en habit à paillettes et verroterie, n’est certainement pas la tasse de thé du maire écologiste de Lyon. Grégory Doucet a même signé, vendredi (19/02), le manifeste de la Fédération des luttes pour l’abolition des corridas, la sinistre Flac, demandant l’interdiction de l’accès aux arènes pour les moins de 16 ans. « Comment tolérer la présence d’enfants assistant aux massacres d’animaux à l’arme blanche pour le plaisir ? » interroge le « manifeste contre la cruauté des corridas ». « Des psychiatres de renom et des psychologues de plus en plus nombreux attestent des effets traumatiques sur leur psychisme », est-il également inscrit.
La triste Flac demande également l’abolition de cette pratique, pointant que « pour tous les autres animaux, une mise à mort pour le plaisir constitue une infraction pénale ».
Mais qui sont ces « psychiatres de renom » et ces « psychologues de plus en plus nombreux » et où trouver les écrits, les études attestant de ces « effets traumatiques » ?
Toujours le même air lancinant de crécelle insupportable.
Mr. le maire, laissez donc les parents seuls juges, laissez les éduquer leur progéniture. Chacun en su sitio.
Sandrine Runel (42 ans), l’adjointe socialiste aux solidarités et à l’inclusion sociale, aux origines nîmoises, ne semble guère traumatisée. Elle précisait dernièrement que la corrida était « une passion familiale ».
La majorité municipale EELV et socialiste se fissure dans l’arène sur ce sujet si controversé. L’adjointe confiait avoir « eu l’occasion d’échanges avec certains camarades animalistes et il n’y a pas de tabou la-dessus. »
Mais voilà que le maire de Lyon prend désormais officiellement ses distances … des élections n’approcheraient-elles pas ? Nous sommes pourtant loin des lieux immondes des ces massacres.
Ah ! cette politique se nourrissant d’hypocrisie et de fourberie.
La discrimination par l'assiette.
Il n'y aura pas de gardiane dans les cantines lyonnaises... seul restera le riz.
C'est nouveau depuis ce matin. L'instauration d'un menu unique sans viande dans les cantines décrétée par cette municipalité écologiste n'est pas au goût de tout le monde et notamment des éleveurs du Rhône qui manifestent ce lundi devant l'Hôtel de ville. Instauration d'un menu unique dans le cadre du nouveau protocole sanitaire (!!) et pour quelle durée ?
L'école laïque discriminatoire par le bon vouloir d'un édile souhaitant affirmer ses positions idéologiques, accélérant son agenda végétarien, prenant en otage les écoliers lyonnais et leurs parents, ... certes, un bon nombre avait voté pour Grégory Doucet. Alors, c'était donner le bâton pour se faire battre, ni plus ni moins.
Avoir de si longues dents pour ne croquer que des légumes ! ¡Que lástima!
Viande au barbecue
Sous l'empereur Marc Aurèle, en juillet 177, Sainte Blandine, la jeune esclave chrétienne fut martyrisée, passée sur le gril et livrée à un taureau puis aux lions avec une quarantaine de compagnons d'infortune, le premier groupe de chrétiens connu en Gaule. Blandine, aujourd'hui patronne de l'ancienne Lugdunum, est souvent accompagnée dans son iconographie d'un filet, un taureau (tiens !), un gril, un lion et un ours. On la représente souvent attachée à un pilier avec un lion et un ours à ses pieds.
... Que le nouvel empereur lyonnais ne supplicie pas sa 9e adjointe !
LA MUNICIPALITÉ REPREND L’ORGANISATION DES NOVILLADAS
« La municipalité de Parentis-en-Born souhaite désormais procéder à l'organisation des manifestations taurines en régie directe, et ne plus recourir à un tiers. En effet, la municipalité poursuit un double objectif :
- Élargir le public d’aficionados sans exclure les non avertis.
- Garantir la tradition taurine de la ville : ne pas oublier ni renier les caractéristiques de notre place taurine ni ses traditions.
Le conseil municipal du 28 janvier 2021 a acté à l’unanimité cette nouvelle organisation et l’annulation de la convention avec l’ADA Feria et salue l'association pour avoir organisé pendant une quinzaine d'années les novilladas de Parentis. Selon le règlement de l'UVTF dont la ville de Parentis est adhérente, un comité consultatif taurin a également été créé. Ce Comité́ Consultatif Taurin est composé d'élus et de membres désignés par le Conseil Municipal pour leur compétence ou leur appartenance à des associations taurines de la ville. Il est représenté par :
• Madame Marie-Françoise NADAU, Maire et Présidente,
• Madame Véronique GAZEILLES,
• Monsieur Hervé BRUNE,
• Monsieur Jean Luc BUREAU DU COLOMBIER,
• Monsieur Adrien FERE,
• Madame Marine BARRAGUE,
• Monsieur Titouan DAUDIGNON, Vice-Président,
• 1 représentant de l’Association ADA,
• 1 représentant du Comité des Fêtes
Et de 5 personnalités qualifiées :
• Monsieur Christian ERNANDORENA,
• Monsieur Denis PAUILLAC,
• Monsieur Alain CRABOS,
• Monsieur Pierre GORRY,
• Monsieur Laurent DAUDIGNON.
Ce comité est accompagné par un mandataire taurin professionnel pour toutes les questions administratives avec l'Espagne et la France. Suite à une consultation, un marché de gré à gré a été conclu avec M. Alain LARTIGUES (sic) de la société TOMEFRA. Alain LARTIGUES (sic) assurera un travail de prestataire dans la continuité de son expérience et de sa connaissance de la place de Parentis depuis plus de 30 ans. Il travaille également pour les arènes de Bayonne, Mont-de-Marsan, Vic-Fezensac et Arles.
Ce comité consultatif taurin a acté l’organisation de 2 novilladas, les 7 et 8 août 2021, durant la Sen Bertomiu 2021 (du 6 au 10 Août). En cas d’impossibilité sanitaire en Août, les novilladas seraient reportées les 2 et 3 octobre 2021 (la couverture des arènes sécurisera leur tenue quelle que soit la météo).
“Nous respecterons l’identité taurine de Parentis, vieille de 40 ans, tout en ne s’interdisant aucune option afin de combler un maximum d’aficionados : ceux déjà présents et ceux qui ne venaient plus” ont déclaré les membres du Conseil Consultatif Taurin.
Rendez-vous au printemps pour l’annonce des cartels. »
Alain Lartigue se multiplie, à l’évidence, avec Bayonne, Mont-de Marsan, Vic-Fezensac, Arles et aujourd’hui Parentis-en-Born mais son patronyme s’écrit toujours au singulier. Cela fait désordre, sur un communiqué officiel émanant de la municipalité et de son comité consultatif taurin tout fraîchement constitué, d’égratigner le nom de son mandataire !
ALLÉLUIA !
NÎMES MÉTROPOLE
L’Agglo nîmoise va débloquer une aide exceptionnelle de 1 000 € pour les éleveurs de toros bravos installés sur son territoire. Trois ganaderias sont concernées. Se partageront la maigre pitance de 3 000 €, Marie Sara, Los Galos, Nimes, et à Saint-Gilles, le Scamandre et la Paluna Fare.
La mesure sera officiellement votée le 29 mars lors du prochain Conseil communautaire. En décembre, Nîmes métropole avait attribué une aide de 1 000 € pour dix manadiers et deux éleveurs de chevaux de race Camargue. « Cette aide exceptionnelle s’inscrivait dans le cadre d’une convention que nous avons passée avec le Conseil régional pour soutenir ce secteur », commente l’élu délégué aux Traditions taurines et maire de Sernhac, Gaël Dupret. En raison de la crise sanitaire, bon nombre de fêtes votives ont été annulées… Un manque à gagner qui menace parfois la survie des manades.
A la suite de cette annonce, les éleveurs de toros de combat sont montés au créneau. Dès le départ, l’aide mise en place par le Conseil régional, n’a pas pris en compte les ganaderias. En cause : des raisons essentiellement politiques, la présidente socialiste Carole Delga devant composer avec ses alliés écologistes, farouchement opposés à la corrida. « Nous avons regardé juridiquement… Nous allons pouvoir verser une aide de 3 000 € à l’Association des «éleveurs de toros de combat qui les reversera ensuite à nos éleveurs de toros. »
La politique encore, les alliances aléatoires et fragiles, surtout ne pas froisser les "amis", les garder bien au chaud sous le manteau car les élections régionales approchent. Alors la question des toros…
Une aumône plutôt que la réparation d’une injustice.
Plus de 300 personnes se sont rassemblées et ont crié « Liberté ». Un acte simple souligné par la tentative de la police locale d’Espartinas de retirer la banderole : « La tauromachie est la culture » comme dans les rues de Séville lors de la grande marche taurine tenue en juin dernier. Hier, on pouvait déjà constater un certain abandon des arènes avec des fenêtres cassées et des marques de vandalisme sur les murs.
Photo ABC. Juan José Ubeda
La manifestation surveillée par un drone, était dirigée par Juan Antonio Ruiz "Espartaco" accompagné d’Andrés Roca Rey, Pablo Aguado, Pepe Moral, Victor Puerto, Javier et Borja Jiménez, Tomás Campuzano… ainsi que les leaders du Parti Populaire de Séville, avec Virginia Pérez, Beltrán Pérez et Rafael Belmonte, de nombreux membres des cuadrillas, des novilleros, l’empresa des arènes de Séville, Ramón Valencia, José María Garzón et des aficionados. Certains toreros ont justifié leurs absences à cause de la fermeture du périmètre de leurs communes.
Photo ABC. Juan José Ubeda
Ramón Valencia plaisantant : « La seule bonne chose de l’attitude de M. Colado, est d’avoir mobilisé les aficionados et la ville d’Espartinas. »
Le Péruvien A. Roca Rey qui vit dans la ville voisine de Gerena, dénonçait : « Parfois les politiciens sont confus et croient qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Ils gouvernent pour un peuple et ne peuvent pas modifier les choses selon leurs souhaits. »
Le porte-parole du Parti Populaire à la mairie de Séville, Beltrán Pérez, a reconnu : « La liberté de s’exprimer et la liberté de développer une activité culturelle comme la corrida. Il faut défendre le pain, le salaire, le travail et la vocation de dizaines de milliers de personnes qui vivent et travaillent pour le monde taurin. Des personnes sans emploi et que personne n’aide. »
Les fêtes de Bayonne auront-elles lieu ? Imaginez un million de personnes dans les rues. A l’heure actuelle, ce ne serait pas d’une grande responsabilité.
Photo G. Lamarque
Quant à l’autre rendez-vous festif d’envergure, les San Fermines (6-14 juillet) auront-elles lieu et comment ? Vous n’êtes pas sans ignorer le duel que se livre déjà, à ma gauche la Présidente de la Communauté forale de Navarre qui a d’ores et déjà pris les devants et annoncé leur annulation cette année encore, et à ma droite, le Maire de Pampelune, Enrique Maya, très "torero", qui a rétorqué aussitôt que la décision finale appartient à la municipalité. En lieu et place des grands rassemblements de centaines de milliers de personne jour et nuit durant une semaine, « pourraient être maintenues certaines manifestations telles que les courses de taureaux dans les arènes, parties de pelote, concerts... » Il n'y a que les naïfs pour y croire. Nous ne pouvons que redouter une nouvelle annulation des fêtes. Comment penser s'agglutiner au comptoir, courir l'encierro, partager sa gourde... de clarete, bien sûr ! etc. Et combien d'aficionados aux arènes après le calcul de la distanciation physique ?
Difficile d’imaginer la San Fermín sans les encierros et les rues et places débordant de festayres de blanc et de rouge vêtus…
Et pendant ce temps là, à Nîmes, le maire Jean-Paul Fournier réaffirme sa volonté de maintenir la Feria de Pentecôte du 20 au 24 mai. En lien avec la préfecture du Gard, la ville travaille activement à la mise en place de l'ensemble de la manifestation et à l'adaptation de sa programmation, autant avec son délégataire SCP France (Simon Casas Productions) pour les spectacles taurins que les évènements et manifestations sur le domaine public avec son service de festivités. Pour preuve, l'affiche de la Feria 2021 est d'ores et déjà choisie. Mais chacun se prépare aussi à toute éventualité. Quel sera le taux de remplissage des arènes ? Cet évènement de grande notoriété est inscrit dans l'ADN nîmoise depuis 1952. Il est vrai que la feria apporte plus qu'une fête populaire et culturelle car elle booste l'économie locale comme chaque feria des villes intéressées. Simon Casas ne manque pas de souligner qu'en 2020, Nîmes est " la seule feria au monde produite dans son intégralité avec cinq spectacles majeurs."
Que répliquer à cela ? Souhaitons que d'autres villes taurines en fassent de même sachant que chaque site est un cas particulier : volonté municipale, véto de la préfecture, etc.
La santé mentale est aussi affectée par les confinements et autres couvre-feux. Cependant, il faudra bien maintenir la soupape de sécurité dans des conditions acceptables et permettre un retour du lien social car on ne peut pas tout interdire infiniment. Il faut aussi trouver un moyen terme entre la priorité des règles sanitaires et entendre les souhaits des populations.
Tristes perspectives malgré tout.
Clin d’œil
Samedi 6 février 2021, le lauréat du concours de création du logo pour les arènes de Parentis-en-Born, Quentin Selaquet, était invité par Mme la Maire à une visite du chantier de restructuration de la placita.
Voici le logo officiel :
Cositas aurait pu concourir, non ?
Alors ?
300 euros attribués au gagnant mais nous ne sommes pas corrompus.
Polémique
La maire d'Espartinas, 16 000 habitants à l'Est de Séville, la socialiste Cristina Los Arcos a évité de prendre position sur la polémique soulevée par les déclarations de son deuxième adjoint, José María Calado, qui avait déclaré que tant que son mandat durerait, aucun genre d'activités taurines ne serait autorisé dans la ville et les arènes inaugurées en 2005 par Espartaco, Francisco Rivera Ordoñez et Morante de la Puebla.
Comme prévu, la maire a reçu les toreros Agustín de Espartinas et Juan Leal, qui avaient demandé cette entrevue. La municipalité a préféré ne pas commenter la question notant que "ce sont des questions personnelles du conseiller" (!). Et les toreros ont demandé à la maire si, une fois la plaza réhabilitée, les activités taurines, les entraînements pourraient avoir lieu ; elle n'a pas voulu clarifier sa position en faisant valoir qu'il s'agit d'une question distincte (?!).
Le conseiller reste sur sa position et l'hermétisme de la maire suscitent toujours une grande polémique. D'où la colère d'Espartaco référence taurine de l'Aljarafe - division (comarca) territoriale proche de Séville - et les frères Javier et Borja Jiménez souhaitent porter plainte pour discrimination.
La Fondation Toro de Lidia a réagi et averti que "cela aura une conséquence juridique, la gravité de cette discrimination doit être appréciée." Elle sollicite également la concession de la plaza afin d'organiser des spectacles taurins. Quelle sera la réponse de la municipalité et de son deuxième adjoint ?
Le conseiller de la Real Plaza de Toros de la Mairie d'El Puerto de Santa María, Alvaro González, offre à Espartinas et à toute la région sévillane de l'Aljarafe, la possibilité d'utiliser l'arène pour l'entraînement ou toute activité tauromachique.
Une manifestation est prévue devant la porte des arènes d'Espartinas ce lundi 15 février à 18h.