Un comité municipal dirigera les arènes de Lachepaillet
La ville de Bayonne a décidé d’assurer une gestion directe des courses de toros. Un comité municipal va piloter l’ensemble des dossiers pour la prochaine temporada, comme cela se fait chez les voisins dacquois .
C’est l'adjoint au maire, Yves Ugalde, qui assure la présidence de cette instance entouré d’Olivier Baratcha rt, directeur des arènes et de Marc Amestoy, directeur de cabinet du maire, Jean-René Etchegaray. Ce dernier assure régulièrement la présidence de corridas dans le Sud-Ouest.
De son côté, Alain Lartigue reste conseiller technique auprès de la ville pour une durée d’un an. Il a d’ailleurs fait partie de la commission qui a choisi les fers qui seront sélectionnés pour les prochaines échéances des fêtes, en août 2023 ainsi que la Feria de l’Atlantique, début septembre
Bilan… de santé, examen médical complet, la corrida en France n’est point fiévreuse. Faisons le choix de l’"inventaire", les chiffres des corridas sont sensiblement identiques aux années qui ont précédé la pandémie des années 2020/21.
Voici la tauromachie en France en chiffres, sans négliger les acteurs de la temporada française qui l’ont animée.
Les corridas
Nous observons que le nombre de corridas est en augmentation par rapport à 2021, 64 courses se sont déroulées et 49 seulement précédemment soit 34 dans le Sud-Ouest, 30 dans le Sud-Est mettant en service un total de 27 arènes, 16 dans le Sud-Ouest, 11 dans le Sud-Est. Notons 21 corridas pour le seul département des Landes !
Voilà pour les chiffres, après la"tornade" du PPL d’Aymeric Caron suivie d’un sublime pétard mouillé. On parla de tauromachie dans les chaumières et l’effet Caron eut pour avantage d’unir les aficionados et d’offrir une place en pleine lumière pour la corrida qui y trouva quelques bénéfices non négligeables. Mais le pétard séchera n’en doutons pas, restons sur nos gardes.
Les acteurs
Plus de courses, plus de toreros. Ils ont été 58 toreros français et étrangers, engagés pour ces 64 corridas et 10 français combattirent sur leur sol.
L’incontournable torero de Badajoz, Antonio Ferrera – dont on se serait bien privé – effectua 9 paseos, Adrien Salenc autant mais pour 11 oreilles et 1 queue, l’espagnol ne récoltant que ce qu’il sema soit 6 oreilles. Ferrera et Salenc sont les mêmes acteurs les plus en vue qu’en 2021. Et Daniel Luque ? , avec 16 oreilles et 3 queues dont 2 symboliques auxqu’elles on ajoute 2 indultos, il n’effectua que 6 paseos ! Pour compléter cet escalafón, Juan Leal (8 paseos) et El Rafi(7) se positionnent pour l’avenir. Juan Leal a toréé autant en Espagne (7) contrairement à El Rafi qui effectua l’ensemble de ses paseos en France. Comme lui, la majeure partie des toreros français peine à s’exporter, et, comme lui, A. Salenc, T. Dufau ont défilé à Madrid, présentation pour les deux premiers, quant à l’Arlésien, il obtint deux contrats. Il est l’unique représentant à toréer dans des arènes espagnoles de 1ère catégorie : Saragosse (2), Pampelune (1) et par le passé, Bilbao.
Citons les suivants avec 6 paseos, Dorian Canton, avec 5, et Thomas Dufau, avec 4 contrats, Maxime Solera, avec 2, Carlos Olsina, enfin avec un seul, Tibo Garcia et le jeune retraité Julien Lescarret. On ne vit pas Andy Younés… et El Adureño combattit uniquement en Espagne dans des arènes de 3e catégorie.
Les novilladas
La France a célébré 31 spectacles, il y en eut 32 en 2019. Cette catégorie résiste mais souffre d’une absence de public et du poids inadmissible des charges qu’elles endossent.
Dans l’Hexagone, les Français trustent les contrats et on s’en réjouit. L’andalou-Biterrois Christian Parejo se distingue avec 24 paseos – France et Espagne comprises – tout comme Yon Lamothe. Suivent Clemente Jaume (14), Solal Calmet "Solalito" (13) qui porte de solides espoirs tricolores, Lalo de Maria (6) lui, s’illustre par son bon goût et sa touche artistique. Plus loin avec 4 contrats , Tristan et bouclant la liste, Nino Julian qui intégra la catégorie le 15 octobre à Istres.
On retrouve à l’escalafón 2022, Diego Garcia avec 32 paseos, Jorge Martínez(Murcie) (27), Sergio Rodríguez (Ávila) (25), Christian Parejo (24), Yon Lamothe(24), Victor Hernández (23) plein de courage et de classicisme, Álvaro Burdiel (21) nouvellement "apodéré" par Ortega Cano, Victor Cerrato (21) inconnu de la plupart d’entre-nous, Marcos Linares (Jaén) (20), José Rojo (20), Jorge Molina (19), Álvaro Alarcón (19) le Toledano n’est certainement pas à sa place. Il coupe 3 oreilles des Fuente Ymbro à Las Ventas et sort en triomphe de la Madeleine devant d’excellents Cuillé.
Castella
Le 26 septembre 2020, Sébastien Castella avait annoncé sa retirada, un besoin de se ressourcer. Une place était vacante laissant un bon nombre de contrats au bon soin de ses compañeros.
Le 7 janvier à Manizales, remettant le couvert de l’autre côté de l’Atlantique, le Biterrois croisera le fer en solo, prudent, il se mesurera au seuls toros. En rodage en ce début de l’an en Colombie et au Mexique, la figura française est annoncée le 23 juin pour les fêtes de la saint-Jean à Saint-Sever. Par la suite, la concurrence sera rude devant les Luque, Marín, Rufo et De Justo habitués au soleil durant les longs mois d’absence du français. Les autres témoignant que les contrats dans les cartels relevés se raréfieront. L’ombre sera directement pour Juan Leal et Adrien Salenc. Derrière, les plus modestes s’activeront à ôter le caillou de leurs zapatillas.
Dans le miroir
C’est l’époque des Rois, l’épiphanie, et les rois de la temporada 2022 ont été sans contestation ni hésitation, Morante de la Puebla pour sa course historique aux cent corridas, et le péruvien Roca Rey, leader dans les arènes importantes ainsi qu’au box-office entraînant avec lui un public jeune .
Peut-être, le désir des aficionados et leur enthousiasme avec lequel ils sont revenus après la pandémie est à mettre au crédit de ces deux figuras. Il serait grand temps pour chacun d’entre-nous d’émettre quelques souhaits afin d’enrichir cette année nouvelle. Qu’en dites-vous ?
J’espère que vous continuerez de fréquenter des personnes de qualité et des amis exceptionnels. Alors, cette année encore, ne vous éloignez pas trop de Cositas.
Je vous souhaite de rire de tout, mais surtout de vous même !
Le 10 septembre, Les barbares à Paris, le17, Le coup de pied de l’âne, le 25, Des chiffres, des paroles et du bruit et le 28 novembre Flop ! Pas moins de quatre articles sur Caron , l’intolérant et son PPL !
Le chroniqueur radote-t’il ? Se répéter, souvent vécue comme agaçante, cette "faculté" traduit notamment l’isolement et la nostalgie…
C’est Noël et comme chaque année, vous allez sans doute passer du temps avec les membres les plus âgés de votre famille. Et il est possible que vous entendiez pour la énième fois, les anecdotes d’après-guerre, et il est probable que votre vieil oncle, vous raconte plusieurs fois en cours de soirée combien l’infirmière qui l’a vacciné était sympathique.
Et oui, le radotage – entendez par là la répétition des mêmes propos ou des mêmes thèmes de façon plus ou moins ennuyeuse – est une caractéristique comportementale que nous associons de manière privilégiée aux personnes âgées : aficionados vieillissants sur les tendidos, chroniqueurs taurins vieillissants devant leur carnet, logique.
À ce phénomène, il existe des explications qui relèvent tantôt du social, tantôt de l’affectif et du psychologique. Alors, mettez de côté la moquerie et faites preuve de davantage de bienveillance et d’attention à l’égard de nos aînés – message aux jeunes générations. Je sais, au cours des dernières décennies, le rôle des séniors dans la société a évolué de manière plutôt négative. Elles sont socialement moins valorisées. Les yeux caressants de l’enfance les portaient-elles sur un autre piédestal ! La répétition marque le « avant j’étais quelqu’un », et ainsi l’occasion de prendre un peu de lumière. Mais c’est pour tisser du lien ! Et puis radoter, c’est se souvenir, et se souvenir, ça fait du bien. Et puis être nostalgique, se rappeler le passé, génère des émotions positives. Combien de sujets sur le thème de l’Histoire dans Cositas ? Et tout ceci pour favoriser l’optimisme ! Se tourner vers le passé permet aussi de se protéger du futur. À un certain âge, on peut avoir peur de ce que nous réserve la suite de notre existence.
Alors plutôt que de blâmer ou moquer cette tendance à ressasser les souvenirs, chassons la morosité, l’anxiété ou encore les insomnies.
Si le vieillissement s’accompagne d’un ralentissement des performances – un peu comme si on passait de 110 km/ h à 90 km/h sur l’autoroute – ce n’est pas pour autant normal de ne pas répéter plusieurs fois les choses. Alors, si vous constatez que le chroniqueur se répète un peu trop, c’est peut-être l’occasion de lui proposer de l’accompagner chez le médecin pour faire un bilan, pas chez le psy ! À quoi ça sert un psy quand on est vieux ?
Joyeux Noël les juniors et prenez soin de nous. Je ne le répéterai pas.