Pour avoir participé, en spectateur-dîneur à cette soirée placée sous le signe du chiffre 3, la conférence « à bâton rompu » comme il est écrit dans le présent communiqué, quitta le ruedo et s’envola vers le callejón et les tendidos mais revint sagement en su sitio.
Sébastien Castella, absent, toréant en Amérique du Sud, Juan Bautista, absent, s’excusa au dernier moment – cela n’étonna point les âmes ici présentes. Seul, Christian Nimeño fut merveilleusement représenté, non sans émotion par la présence du grand frère Alain Montcouquiol. La terna se réduisant ainsi en un mano a mano entre l’auteur, l’effervescent Antonio Arévalo et le torero nîmois à jamais retiré, sobresaliente Éric Dumond, président des Amis de Toros.
C’est ainsi qu’on avança la jambe et qu’aucun cliché et formules stéréotypées s’invitèrent pour notre plus grand plaisir, avec l’humour d’Alain et ses piques bien en place ! Un régal.
Et, traitant de régal, les organisateurs avaient poussé le détail jusqu’au menu préparé par le chef des lieux, menu composé de 3 plats et vins évoquant le terroir de chacun des toreros : une entrée nîmoise accompagnée de son vin blanc des Costières, un plat du jour arlésien et son IGP Isle Saint-Pierre, enfin le dessert biterrois et sa clairette du Languedoc. Quoi de meilleur pour entretenir l’amitié et la convivialité ?
Organisateurs et conférenciers
Le public participatif apprécia. La soirée se terminant par les dédicaces, bel ouvrage de conversations et d’entretiens embelli de superbes photos. Un livre de référence pour l’aficionado, une belle soirée, aussi.
Ils attendaient 10.0000 manifestants samedi matin 11 février à Montpellier, ils se retrouvèrent 13.000 sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. La préfecture de l’Hérault ayant obtenu des syndicats qu’ils déplacent la manifestation contre la réforme des retraites prévue initialement le matin, à samedi après midi. Traduisez : l’Élysée regarde "positivement" le monde rural, quant à l’hostilité toujours plus vive de la rue mobilisée contre la réforme des retraites, l’œil est plutôt noir…
Les manifestants présents à Montpellier ont vécu ce jour, un moment historique. Jamais la préfecture héraultaise n’a reçu une telle manifestation. C’était à Nîmes que les manifs se montaient auparavant, mais la préfecture gardoise a battu un record : plus de 20.000 mobilisés depuis le départ des Jardins de la Fontaine jusqu’aux Allées Feuchères, tous mobilisés pour cette inquiétante réforme des retraites. Lot de consolation pour les Nîmois.
Les maires de Saint-Brès (Hérault), Laurent Jaoul, organisateur de l’évènement montpelliérain, et de Bouillargues (Gard), Jean-Luc Meissonnier, ont apprécié.
Une démonstration de force réussie dans le calme et dans la dignité soulignée, toute fois , de saillies pour huer les radicaux de tous bords, certains radicaux bien de chez-nous, languedociens bon teint. Ceux-ci nous permirent de nous rassembler et de démontrer que nos traditions sont bien vivantes.
Malgré le nombre conséquent d’élus, maires et parlementaires, la journée échappa à la récupération politique
Une poignée de terre
Cette journée fut conclue par la plantation d’un olivier sur le parvis de l’office de tourisme, les maires participants avaient amené une poignée de leur terre communale pour planter cet arbre symbole de paix, arbre emblématique du climat méditerranéen, il est aussi depuis l’Antiquité, le représentant de la force et de la victoire, rajoutons-y la sagesse et la fidélité, l’immortalité et l’espérance, enfin, la richesse et l’abondance, symbolisant la réconciliation…. Jolie divulgation !
Temps fort
300 chevaux défilèrent du Zénith à l’esplanade Charles-de-Gaulle, chacun monté par un manadier ou un gardian, les hommes régulateurs de la nature sauvage. Montpellier avait un grand air de Camargue. Un moment magnifique.
Une journée où les traditions rayonnèrent avec un certain art de vivre sous le ciel héraultais.
Bouvine, chasse, ruralité, corrida – cochez la (les) case(s) correspondante(s) – ,chacun pourra venir manifester à Montpellier, demain samedi 11 février, sous sa banderole. Tous heureux de défendre une tradition répondant à ces intolérants de l’air du temps qui n’ont qu’un seul mot d’ordre, interdire. C’est aussi très politique chez nos "amis"LFIstes et écolos. Il y a bien d’autres sujets plus ordinaires pour battre le pavé mais ceux-ci nous concernent, notables et estimables, une seconde peau. Cette injustice nous écorche au plus profond de notre affectif. Même notre langue régionale en est affectée, bannie, nous renvoyant dans nos contrées de sauvages.
Il est bien plus enrichissant de cultiver les différences dans un pays nimbé de démocratie, mais un pays profondément teinté d’intolérance. Les radicalistes de tous poils nous montrent du doigt, éructant leur animalisme exacerbé.
Après la tauromachie espagnole, en vain, ils vont se battre pour supprimer la chasse, une des premières (pré)occupation de l’Homme et puis pourquoi pas, porter un grand coup à la bouvine lui dictant de nouveaux usages et autres coutumes jugés barbares.
Les quotidiens s’en emparent, Le Monde a fait paraître le samedi 7 janvier, une tribune que sont venus noircir la cinquantaine d’élus dans un projet de réforme de la bouvine.
Pour nous d’étendre un petit peu, samedi 4 février, jour de Sainte Véronique (¡Olé!) aurait été des plus judicieux. Ce jour où « les marchands de marrons plient boutique ». Il n’est pas d’actualité de plier les banderoles. Ruraux, aficionados, clubs taurins, manadiers, élus parlementaires et maires serrez les rangs ! Le rassemblement prendra le départ de la Place de la Comédie à Montpellier, les élues locales municipales, EELV et du Parti animaliste signataires de la tribune seront dans leurs petits escarpins.
Un fossé semblant impossible à combler entre ruraux et gens de la ville. Tout ces interdits, bien sûr, néfastes à la vie économique. L'habitant de la région méridionale, le dominé intériorise l'image que le "Parisien", le dominant, se fait de lui. Il est venu à l'idée du "Parisien" de créer quelques réserves dans lesquelles cinquante illuminés souhaiteraient enfermer ce peuple, les méridionaux que nous sommes. Il y a cinquante ans, dans les années 1970, à l'époque d'une vive revendication occitaniste, dans ses aspects linguistiques, culturels, économiques, politiques. Le mouvement Volem vivir al païs se crée en 1974 à Alès. Aujourd'hui, non seulement l'Occitanie mais la France des traditions est touchée par cette infâme peste. Non la colonisation culturelle n'est pas d'actualité ! Si le canard gras a une conotation "Sud-Ouest", la chasse par exemple est pratiquée sur l'ensemble du territoire...
Souhaitons qu’un réel raz de marée déferle sur Monpellier, la défense des traditions et des cultures ainsi que l’abolition de la stigmatisation se jouant ici.
Car, il en est ainsi, notre vie actuelle n’est qu’une machine à produire des échecs. Nos armes seront toujours trop vulnérables. Seule notre participation massive à cette journée nous garantira un avenir plus serein.
, l’une des revues les plus importantes et les plus prestigieuses du Royaume-Uni, a publié dimanche un reportage sur le monde de la tauromachie intitulé « Les jeunes Espagnols mènent la bataille pour faire cesser l’interdiction de la tauromachie. À travers elle, le journaliste James Badcock a révélé la situation actuelle de la Fiesta en Espagne.
Pour le journal, la soi-disant génération Z a pris le sceptre de protection à la fois des spectacles et de la culture taurine elle-même, faisant allusion à l’intérêt que cette tradition ancestrale suscite chez eux. De ce fait, il affirme que les costumes ne sont pas en contradiction avec l’époque tandis que la flamme de son histoire est divertissante.
En ce sens, il a fait allusion au fait qu’en Espagne il y a un grand nombre de jeunes qui rêvent d’être torero. Pour le reportage évoqué, il s’agit de la novillera Miriam Cabas, qui a récemment été interviewée par les médias, c’est émouvant, bien que dans un monde où les hommes sont majoritaires, les aficionados doivent pencher pour l’égalité des sexes.
GL.
Copie de l’article (traduction Google)→
Les jeunes Espagnols conduisent la bataille pour mettre fin à l'interdiction de la tauromachie
Une star féminine de 20 ans est le fer de lance de la lutte contre les tentatives «réveillées» d'interdire le passe-temps
Et l'un des combattants que la génération Z peut trouver sur le ring est Miriam Cabas, 20 ans, qui dit que l'industrie est "en plein essor".
"Cela se voit dans le nombre de personnes et de jeunes qui viennent encore et encore aux corridas", a-t-elle déclaré.
Autrefois l'apanage des hommes espagnols plus âgés, la génération Z fait revivre le sport de la tauromachie, avec une star féminine de 20 ans menant la lutte contre les tentatives «réveillées» de l'interdire.
Le public de la tauromachie a diminué en Espagne ces dernières années en raison des blocages de Covid et d'une campagne de la gauche pour renoncer au passe-temps séculaire des livres d'histoire.
Mais l'avenir du sport semble être entre de bonnes mains, les jeunes spectateurs affluant pour assister aux performances.
Les chiffres les plus récents de l'industrie de 2021 montrent que les personnes âgées de 15 à 19 ans étaient les plus susceptibles d'avoir assisté à une corridaou à une course de taureaux , avec un peu plus d'un sur 10 l'ayant fait.
Cela a incité plusieurs arènes, dont Las Ventas à Madrid, à commencer à expérimenter l'introduction d'espaces réservés aux jeunes pour les jeunes
"Nous avons traversé quelques années où les gens étaient inhibés, admettre que l'on était fan de tauromachieétait presque un crime."
Le parti des droits des animaux Pacma a été à l'avant-garde de la campagne contre la tauromachie, suggérant que les éleveurs devraient être privés des subventions de l'État.
Cependant, Mme Cabas, étudiante vétérinaire et amoureuse des animaux autoproclamée, n'a aucune objection au spectacle.
"J'adore les animaux et j'aime par-dessus tout le taureau de combat" toro bravo "", a-t-elle déclaré à Olive Press.
Mme Cabas, qui a reçu deux prix pour sa première apparition à Aracena dans le sud-ouest de l'Espagne en 2021, dit que son sexe ne l'inhibe pas.
"Peu importe pour le taureau que vous soyez un homme ou une femme, les défis sur le ring sont donc les mêmes."
Et bien qu'elle se forge une carrière dans un domaine à prédominance masculine, elle ne se qualifie pas de féministe.
« Non, je ne suis ni féministe ni machiste (sexiste). Je crois et me bats pour l'égalité. Nous devons nous lever chaque jour et nous battre pour notre rêve, quoi qu'il arrive. Le genre n'est pas un problème ou une différence.
"Bataille idéologique"
La Catalogne et les îles Baléares ont tenté d'interdire la tauromachie, mais ont été bloquées par les tribunaux. Alors qu'au niveau national, Podemos, le parti junior de gauche de la coalition au pouvoir en Espagne, veut l'interdiction.
« La tauromachie a été victime de batailles idéologiques. Pour des groupes tels que les nationalistes catalans et la gauche, la tauromachie est un ennemi à éliminer », a déclaré au Telegraph Ignacio Borondo, président de l'association des jeunes AJTE des supporters de la corrida.
« Wokery et les agendas internationauxtentent d'imposer une façon de penser . Il est très difficile pour nous de lutter contre l'idée que la tauromachie est barbare, ce que n'importe quel jeune va retenir des médias », a ajouté M. Borondo.
« Nous sommes David contre Goliath ; nous avons besoin d'une meilleure communication pour atteindre les jeunes.
Blasés par les conférences de l'élite libérale, les jeunes prennent position en soutenant l'industrie de la tauromachie, selon Borja González, un blogueur taurin madrilène.
« Il y a une réaction. Cette génération se bat contre l'apathie de ses parents quant àl'avenir de la tauromachie .
« Les jeunes sont attirés par la situation politique en Espagne. Tout est polarisé entre la gauche et la droite, donc s'ils essaient de nous dire que la tauromachie est une mauvaise chose et la cruauté envers les animaux, nous irons dans l'autre sens », a expliqué M. González.
La Fundación del Toro de la Lidia, une organisation qui promeut la tauromachie, a déclaré qu'il y avait eu 16% d'événements taurins en plus en 2022 par rapport à 2019, la dernière année avant la pandémie.
Cependant, Francisco de Manuel, un matador de 22 ans et une étoile montante de la tauromachie, admet qu'il craint que la carrière et les moyens de subsistance qu'il a choisis ne soient « enlevés » par les militants des droits des animaux .
« Je pense toujours que je pourrai prendre ma retraite en tant que torero – si je ne suis pas tué. Mais je crains que les gens qui ne comprennent pas la tradition essaient de l'interdire. Nous avons toujours lutté pour atteindre cette partie de la population qui ne grandit pas avec la tauromachie."