La mairie de Vauvert a dévoilé le 10 juin, le cartel de sa corrida du 9 août, en ouverture de la fête votive / 2 toros de Bohórquez pour Lea Vicens et 4 Nuñez de Tarifa pour Sébastien Castella et El Rafi.
Vauvert n'avait plus programmé de corridas depuis 9 ans dans ses arènes. La tradition tauromachique n'est pas considérée comme interrompue - ca qui aurait remis en cause la possibilité de reprendre - car s'y tenaient toujours des novilladas sans picadors avec un certain intérêt.
Polémique avec le nouveau maire (RN) de Vauvert. . . L'historique festival de "Jazz à Vauvert" a été déprogrammé par ce même élu. C'est aujourd'hui "Jazz à Vergèze". Il avait interdit auparavant une expo photos. Les Vauverdois ne savent plus sur quel pied danser. Mais danseront-ils ?
Bilbao
Matías González, depuis plus de trente ans, est le président d'une arène de 1ère catégorie, Bilbao "représentait" une référence en matière de tauromachie : une arène torista légendaire. Tout ceci est bien du passé (je me répète) au vu des ganaderias choisies cet été, seul le fer de Dolores Aguirre brillera sur le sable gris. C'est peu.
100% français
Lunel a dévoilé ses cartels pour la mini-feria pescalune. Le samedi 18 juillet avec une corrida bonus, 100% française, côté toros comme côté toreros. Le succès récent de la corrida 100% française de Nîmes s'étend à Lunel. Au menu, El Rafi, Andy Younes, Adriano, Tibo Garcia, Solal, Carlos Olsina et le représentant du Sud-Ouest Dorian Canton. Ils affronteront les toros de 7 ganaderias françaises : Yonnet, Tardieu frères, Fernay, Jalabert, Alain et Françoise Tardieu, Pagès-Mailhan et San Sebastian.
La veille, le 17 juillet, Bayonne proposera la "Corrida blanche des fêtes" avec Clemente, Juan Leal et Adriano, toros de Roman Sorando. Les enchères sont ouvertes.
En septembre, Bayonne proposera la "Corrida des promesses" pour Damian Castaño, Manuel Diosleguarde, El Rafi, Solal et Julio Mendez. Le même jour, en apéritif et hors d'oeuvre, les novillos de Camino de Santiago pour le Catalan Mario Vilau, l'Arlésien Victor et Felix San Román. Quelques raisons pour remplir Lachepaillet. Morante ne viendra pas.
Notons encore qu'à Gijón pour la Feria de Begoña, le 13 août, Clemente sera devant les toros de La Quinta avec Álvaro Lorenzo et de Ginès Marín. Nos couleurs brilleront-elles ?
Céret commune de la Catalogne nord. Ici vous êtes dans le Vallespir, ancienne vicomté, rattachée à la France par le traité des Pyrénées en 1659. On l'a échappée belle !
Á la saison, on y cueille les fameuses cerises, et autour du 14 juillet, les Partido de Resina, Barcial, Saltillo, Dolores Aguirre, les fruits rares oubliés - comme les légumes - Isaías y Tulio Vázquez et les incontournables Escolar Gil. Toute cette mezcla accompagnée de quelques abricots bien juteux, douceurs de la tierra : production 2026. L'ensemble superbement présenté bien que quelques aigreurs tout près du noyau.
Avec l'autorisation de l'UVTF, l'ADAC a supprimé les lignes du tercio de piques. Chacun sut avec plus ou moins de bonheur, officier à bon escient.
Menu :
Samedi 11 juillet. Novillada 2 Partido de Resina et 2 Barcial pour, unique espada, Mario Vilau, le jeune catalan prometteur. Il avait triomphé en 2025 à Céret mais aussi à Madrid et Valladolid, vainqueur de la Ligue nationale des novilladas de Sanlúcar et triomphateur du circuit des novilladas de Valencia.
Mais ceci n'est que sa présentation. "Enfer et frustration" pourrions-nous résumer la matinée ; Mario Vilau a failli aux aciers avec une épée désastreuse à son 3ème "Fragoso" qui fut très mal piqué.
Bref, 2 Barcial et 1 Partido de Resina, l'autre, boiteux, est remplacé par le sobrero de Los Maños, lui-même sorti sur blessure !! Résultat : 3 novillos, 2 Barcial et un Partido de Resina qui furent la fragile colonne vertébrale de cette novillada. Mario ne démérita pas mais le public fut déçu autant que le jeune torero blessé au genou par le second Barcial.
Samedi 11 juillet après midi. Corrida 3 Saltillo et 3 Dolores Aguirre, de jeu inégal pour Francisco Javier Sánchez Vara (salut et vuelta) qui se mit le public dans la poche avec ses envolées aux banderilles, son énergie et son large sourire prenant à partie les tendidos. Mais concernant la flanelle, il ne l'utilisa qu'avec le pico et une distance mesurée, l'opposition frontale ne favorisant pas le bon maniement de la muleta. Damián Castaño, courageux mais sombrant dans une tauromachie peu orthodoxe, utilisant l'extrémité du tissu et l'envoi du toro vers l'extérieur se donnant un léger répit ce qui n'empêcha pas la blessure (salut et vuelta). Quant à Luis Gerpe, il demeure sans options, "Avellano" de Saltillo et "Clavetuerto" de Aguirre se montrèrent particulièrement acariâtres avec le jeune toledano (silence bis).
Le premier Saltillo, Morisqueño
Qu'importe, il y avait du toro !
Dimanche 12 juillet. Novillada 4 Isaías y Tulio Vázquez pour les deux sobresalientes de la veille, Valentín Hoyos et Jesús de la Calzada.
Medallero (Valentín Hoyos)
Retour vers les années 80 où les célèbres pedrajas décourageait les figuras de l'époque. Voici la devise bleue, jaune et blanche remise en pleine lumière et sous le généreux soleil catalan. Un régal, de véritables bêtes de premier tercio. Ils s'élancèrent promptement, spectaculaire batacazo d'école du 2ème "Gozoso". Tous noirs, l'intérêt alla a menos à la muleta, très encastés.
Gozoso, batacazo (Jesús de la Calzada)
Valentín Hoyos s'appliqua dans une faena qui ne décolla jamais (salut). Il coupa l'oreille de "Misterioso". Le Tulio chargeait avec franchise d'où de bonnes séries de naturelles, et malgré une lame trasera, il promena l'oreille. On lui reprochera de n'avoir pas suffisamment baissé la main (oreille).
Jesús de la Calzada, un peu vert pour ce type d'élevage comptabilisera 3 volteretas 3 et s'évertua à tuer aux planches 3 tentatives infructueuses 3 (salut). Puis avec "Lonero", sa faena sans transmission se dissolvait dans les vapeurs, la faute aux deux protagonistes (silence).
Les Tulio mobiles et nobles. Valentín Hoyos intéressant.
Dimanche 12 juillet après-midi. Corrida 6 Don José Escolar Gil pour Antonio Ferrera, F. J. Sánchez Vara et Maxime Solera.
L e premier Escolar, Carbonero (Antonio Ferrera)
Antonio Ferrera dont on dira "adieu charisme, adieu maitrise", il ne récolta que du mépris des pitos à remplir l'esportón. Encore un qui voulut nous faire croire que so toro "Carbonero", veleto ,était intoréable. Á d'autres ! Avec le 4ème, "Costurero" qu'il fit "massacrer" sous la pique de Gabin aux ordres de son torero récoltant les sifflets du public. Les tendidos peu avares réservèrent une bronca de catégorie au torero de Badajoz bien qu'il soit né à Ibiza. Nul (pitos et bronca).
Marinero (Sánchez Vara)
Quant à Sánchez Vara, il nous resservit les ingrédients de la veille. Toujours au cartel, remplaçant Juan de Castilla blessé la veille à pampelune par un escolar ; bonne cape, superbes paires de palos, avec en supplément l'épisode de la chaise (standing ovation au second toro). Mais sa faena ne me convainc guère (vuelta). Le public chaud comme la braise apprécia le trasteo (? !). Il s'est foutu de nous le François Xavier ! Le toro est encasté, certes, mais. Entière de côté fulgurante, pétition, oreille.
Maxime Solera, le galérien, mit du temps à trouver le sitio. Le 6ème et dernier toro "Cocinero" a de la caste, "brindé" à José Escolar et à El Fundi, Maxime l'entreprend avec l'utilisation en mode pico. Entière à la seconde tentative, , avis. Légère pétition, vuelta.
Á l'issue de la course, le ganadero et son mayoral ont salué en piste.
Lleno, on respira mieux, le soleil se voilait la face. Que l'eau est bonne quand on a soif !
PS. Nous avons attendu 45 minutes sous le soleil afin que nos abonnements soient dans nos mains ! légère bronca. L'ADAC peut faire mieux.
Merci à l'ADAC de nous avoir offert le retour des Tulio sous le soleil du Vallespir.
L'intérêt viendra des forces du futur avec le Ve Mémorial Iván Fandiño, hommage rendu au matador d'Orduña disparu en juin 2017. Iñigo Norte ouvrira la séance le lundi 24 août. Finale le 30 août pour la clôture des Corridas Generales ainsi que de l'Aste Nagusia.
Côté toros, rien, si ce n'est du clinquant, à part la venue des Dolores Aguirre, le mardi 25 août.
Par contre, les principales figuras seront présentes. Morante combattra les Garcigrande, le samedi 29 août. D'ici cette date, l'été n'en finira pas et la date critique du 15 août passée, les défections seront sans doute nombreuses. Puis-je me tromper.
Diego Urdiales, dans ses arènes qui l'ont vu triompher maintes fois, sera chef de lidia, toros de Victoriano del Río. Il partagera la tarde avec (excusez du peu) Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey. Puisse-t'il sortir a hombros et ses compañeros à pied. C'est le seul bénéfice !
Dans le cadre de cette journée placée sous le signe de la passion et de la tradition, quatre novillos de la ganaderia LA ROSA seront présentés dans notre arène.
Ces exemplaires, issus de l'encaste Murube via Fano, seront combattus lors d'un mano a mano qui opposera deux jeunes talents prometteurs de la tauromachie.
FERNANDO VANEGAS
JULIO MARTIN
Cette novillada sera aussi l'occasion de mettre à l'honneur la ganaderia LA ROSA, propriété des filles d'olivier Martin dont la première présentation à Maubourguet, l'an dernier, avait marqué les esprits.
Mais cette journée sera surtout celle des célébrations !
130 ans de tauromachie espagnole à Maubourguet, un héritage qui fait battre le coeur de notre cité depuis plus d'un siècle.
20 ans de l'association Maubourguet Toros, vingt années de passion, d'engagement et de fidélité à nos traditions.
Que cette fête soit celle des aficionados, des amis de Maubourguet, des passionnés de culture taurine et de tous ceux qui souhaitent partager un moment de convivialité, d'émotion et de ferveur.
Rendez-vous le 23 août dans les arènes Pierre-Balao !