En moins d’un mois, un projet de référendum d’initiative partagée (RIP) sur la condition animale a rassemblé une centaine de signatures de parlementaires et trois quarts des Français s’y disent favorables.
Le sentiment d’injustice envers les animaux qui ne rassemblait, il y a encore quelques années qu’une minorité, est devenu collectif et consensuel.
Beaucoup de politiques s’y précipitent quitte à tourner casaque par la suite. Déjà, des députés signataires du RIP ont reçu des mails glacials de la Société de Vénerie. Certains ont illico retiré leur signature, d’autres sont dans l’embarras, quelques uns se posent en bons "normands". Joël Giraud a apporté sa signature à ce RIP… juste avant sa nomination comme secrétaire d’État chargé de la Ruralité ! Aie, ça pique !
Voici les mesures du projet :
- Interdiction des expériences scientifiques sur les animaux lorsqu’il existe une méthode de recherche alternative.
- Interdiction de l’élevage en cage d’ici à 2025 et accès au plein air obligatoire pour tous les animaux d’élevage d’ici à 2040.
- Interdiction des élevages d’animaux à fourrure.
- Interdiction de la chasse à courre et des chasses dites "traditionnelles" à la glu, au déterrage…
- Interdiction des spectacles avec des animaux sauvages dans les cirques et delphinarium – les zoos ne sont pas concernés.
Et les "cirques" où se donne en spectacle l’assassinat de taureaux, tuerie "traditionnelle" ?
La bataille politique se profile autour de ce projet pour la cause animale et certainement nous serons témoins de désistements, de reculades comme pour le glyphosate.
Dernier son de la cloche fêlée : le gouvernement a décidé d’autoriser à nouveau les fameux néonicotinoïdes, aussi appelés "insecticides tueurs d’abeilles". Officiellement, c’est provisoire et ça ne concerne que les cultures de betteraves. Mais c’est aussi une pilule difficile à avaler pour Barbara Pompili, la nouvelle ministre de la Transition écologique, obligée d’apprendre à rétropédaler – le rétropédalage étant le sport majeur de ce gouvernement – avec une spécialité, le virage à 180°.
L’éternel problème des dérogations qui font que les interdits ne le sont jamais ou pas totalement.
La grande inconnue reste le positionnement à venir de notre girouette de Président. Lui qui s’est toujours montré accommodant avec les chasseurs, soutenant les pratiques "traditionnelles" de chasse que le projet de loi prétend abolir, pourra-t’il prendre le risque de désavouer une cause intensément populaire ?
Les textes de loi qui suivront, donneront de la place aux négociations, comme toujours !
La bataille va commencer.
Certains haineux envers la corrida ne pourront s’empêcher de faire un rapprochement.
Les chasses sont régies par des lois, la tauromachie aussi mais cela ne les rend pas plus solides pour autant.
Cela sera suivant les intérêts des pleutres politiques comptant inlassablement le nombre de voix supposées à leur réélection !
N’oublions pas que dans notre doux pays bien policé, le Groupe d’études sur la protection des animaux a élaboré une proposition de loi, enregistrée le 13 juillet 2010, « visant à punir les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité, sans exception. » Cette proposition fait suite à l’échec de deux précédentes tentatives, en 2004 et en 2007. Le nouveau texte prévoit de supprimer l’exception dont bénéficient aujourd’hui la corrida et les combats de coq dans certaines régions, au nom d’une "tradition locale ininterrompue". Toutefois, par décision du Conseil constitutionnel, le 21 septembre 2012, cette exception contenue dans la première phrase du septième alinéa de l’article 521-1 du code pénal, a été déclarée conforme à la Constitution.
Jusqu’à cette date, la notion de "tradition ininterrompue" déterminée par cette jurisprudence était loin d’être claire. La question donc, a été éclaircie par la décision du Conseil constitutionnel. Jusque-là, seuls les tribunaux tranchaient au cas par cas, comme le montrent les arrêts de la Cour d’appel de Toulouse et de la Cour de cassation, ainsi que la jurisprudence de Rieumes, qui avaient débouté les associations anti-corrida de leurs plaintes, respectivement en 2003, 2006 et 2007.
L’inscription par le ministère de la Culture de la tauromachie, en janvier 2011 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France ont provoqué des réactions procédurales de la part d’associations anti-taurines. Cependant, le ministère décide en mai 2011 de supprimer toute mention de l’inscription sur ses sites officiels « en raison de l’émoi suscité par cette inscription. » !!
Alors, qu’en sera-t’il de "ce qui est à nous", la Cosa Nostra ?
L’actualité me fait rebondir dans cet article par la nouvelle révélation honteuse des conditions de vie – et de mort – de canards reproducteurs dans une exploitation agricole liée à la filière avicole et du foie gras, à Lichos en Soule dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les images diffusées par l’association L214 sont insoutenables. Des cas comme celui-ci sont indéfendables. L’homme ici, est un sacré con qui doit se détester ainsi que la planète entière et le "métier" qu’il dégrade furieusement.
L’imbécile ouvre de nouveau la boîte à Pandore aux "vertueux" opposants au foie gras !
Si ces images sont avérées, cette situation insoutenable est inacceptable. Elles ne reflètent en rien le fonctionnement normal d'un couvoir aujourd'hui. Les contrôles des services de l'état permettront d'objectiver la situation.
Le montage est-il faux ? Si oui, c'est malhonnête et scandaleux.
Mais ce jeudi 20 août dans la soirée, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a confirmé certains points d'insalubrité dénoncés par les activistes du bien-être animal. Assez pour fermer une partie de l'exploitation et évacuer 200 palmipèdes.
Aujourd'hui vendredi 21, l'élevage fait l'objet d'une double enquête judiciaire et sanitaire.
La préfecture a prononcé une interdiction totale et immédiate de l'exploitation.
À chaque temporada, revient la querelle saisonnière entre les toreristas et les toristas. Nous en sommes dépouillés en cette période de vaches maigres.
Pour les uns, il s’agit d’exalter les actes du torero en diminuant le comportement du toro. Pour les autres, le toro est la base de la corrida et tout doit être jugé en fonction de la présentation physique et des qualités morales de l’animal.
Les premiers sont partisans du toreo exécuté avec grâce dans une recherche très poussée de l’effet artistique, parfois frisant le ridicule – je ne nommerai aucun diestro – effet obtenu au détriment de l’émotion tragique de la corrida. C’est le matador qui leur donne cette émotion et le toro ne les intéresse qu’en fonction de sa suavité et des passes de cape ou de muleta dont il permet l’exécution.
Murube
Conde de la Corte
Les sentiments tauromachiques des seconds sont exaltés par le combat lui-même, par la présentation du toro, par ses qualités de combattant, par ses difficultés. Pour leur plaire, les toreros devront être dominateurs et efficaces avant d’être artistes.
Les premiers sont des toreristas, les seconds des toristas.
L’âge de l’aficionado est l’argument le plus souvent employé contre les toristas. Cette appellation souvent péjorative comporte sinon la vieillesse, la sénescence, le gâtisme ou la sénilité – je baisse le frontal – , tout au moins la maturité de celui qu’elle qualifie – je relève le chef – .
À la vérité, il existe "beaucoup" de toristas jeunes, excellents aficionados et le torista n’est pas obligatoirement partisan du toro âgé, difficile à "lidier", énorme, éléphantesque, puissant, violent, animal qui était indispensable à la corrida d’il y a plus de cent ans.
Il ne devrait pas existé de toros "grands", pas plus que des toros "petits", mais tout clairement des toros.
La conception de la présentation est relative et aussi subjective mais elle est fondamentale. Elle doit comprendre la taille, le poids, la pureté de l’armure et l’âge, mais aussi la bravoure et son complément direct non obligatoire mais souhaitable, la noblesse.
Si le torero n’a pas face à lui un ennemi, il n’y aura aucune émotion, et sans émotion, il n’y aura pas véritablement de corrida, mais un simulacre, une représentation.
Or, depuis environ cent-vingt ans, de nombreux ganaderos ont tout sacrifié, même la bravoure, pour obtenir une docilité quasi-régulière – à ce sujet, je ne citerai, non plus aucun nom – . Le but poursuivi est la production d’animaux "agréables", physiquement diminués qui facilitent le travail des toreros leur permettant de briller régulièrement et à moindre frais.
Avec de tels adversaires, il me semble que tout l’escalafón peut faire des passes de cape ou de muleta.
Il nous reste, heureusement, quelques éleveurs qui ne se soumettent pas aux exigences des toreros, des figuras, devrions-nous dire. D’autres, par contre, ont dépassé le but et, croisant et recroisant sans cesse, ont transformé la bravoure originelle de leur bétail en une mansedumbre criminelle rendant le combat plus difficile et plus dangereux. Avec de tels toros, vous êtes dans l’obligation de toréer et non pas de faire des passes.
« Al abrirse la puerta del chiquero, cuando sale el toro, si tu no puedes con el, el puede con ti. » (Lorsque s’ouvre la porte du chiquero et que le toro sort, si tu n’as pas d’autorité sur lui, il en aura sur toi). Ces paroles prononcées par Domingo Ortega dans les années 50, sont toujours d’actualité.
Si le toro est brave et noble à la fois, il présente les difficultés du trapío et de l’allure, augmentées de celles provenant du sérieux dans le combat, de l’ enthousiasme et de l’armure.
Lorsque le bicho est uniquement brave, aux difficultés précédentes s’ajoutent celles qui sont dues au caractère, au nerf, à l’acharnement qui n’enlèvent rien à la bravoure.
De tels toros ne permettent pas de faire uniquement des passes ; il faut les toréer, attendre leur charge avec sérénité, ne pas leur céder un pouce de terrain, les dominer, les réduire, les commander en les faisant passer non où ils le souhaitent mais où le veut le torero.
Domingo Valderrama et el señor Miura
Tel est le problème à résoudre, problème rarement solutionné totalement dans une époque de recherche à outrance de la facilité.
Lorsque le torero aura été mauvais, la critique taurine – (en majorité torerista, pas toujours par conviction, mais souvent par nécessité, plus souvent en Espagne que dans notre pays) – écrira qu’il n’a pas eu de chance. Lorsqu’on ne pourra qualifier les toros de mansos, on prétendra qu’ils avaient trop de "nerf", d’énergie, pourtant qualité complémentaire de la bravoure. Si la faena de muleta est un fiasco, on dira : « Quel dommage, le toro ne s’y prêtait pas ! » En fait, il ne se prêtait pas aux passes du rituel, mais il restait le toreo que le diestro n’a pas su employer !
Les toreros, humains parmi les humains, sont sujets à des défaillances. Ce n’est pas diminuer la valeur d’un torero que de dire la vérité à son propos.
Pourquoi, ceux qui sont toujours bienveillants avec les toreros se montrent-ils aussi sévères envers les toros ?
Il nous semblerait logique que si nous trouvions "régulièrement" des excuses pour les diestros, nous en trouvions aussi "quelquefois" pour le toro car, lui aussi, a droit à quelques disculpations.
Il est avéré que dans certaines limites, la bravoure et la noblesse se manifestent un jour qui peut coïncider ou non avec celui où il s’exprime dans l’arène. À ces diversités de comportement, il y a des raisons non négligeables qui font partie des impondérables. D’autres sont bien connus : la température, le vent, le temps orageux. Don Eduardo Miura disait : « Avec le vent d’Est, il n’y a pas de toros braves. »
À ceci se rajoute l’état de santé, la fatigue et la nervosité dues au transport, l’alimentation depuis le départ de l’élevage, l’étroitesse des corrales, le bruit, les difficultés de l’enchiquieramiento et enfin, et surtout, l’envie du torero.
Celui qui exécutera une faena standard devant une bête montée sur rails, n’aura résolu qu’un tout petit problème, celui de la facilité !
Le toro reste l’élément inconnu sortant du toril en ignorant tout de ce qui va se passer, ne connaissant pas lui-même les données du problème à venir.
Guidé par son instinct, il sera brave, noble, rusé, vicieux… Nous le verrons qu’une seule fois et lorsque nous aurons jugé son comportement, étudié ses réactions, observé ses transformations physiques et morales, il disparaîtra à tout jamais de l’arène. Nous l’oublierons si son combat a été ordinaire. Il nous restera dans notre mémoire que le souvenir de ceux exceptionnellement braves ou difficiles.
Si le toro est l’élément inconnu, le torero est l’élément connu. Nous savons ce qu’il peut faire de mieux, de quelconque ou de pire.
Pour nous, le toreo n’est pas la rigidité, l’immobilité, les pieds joints, la statuaire et la manoletina, admirant les gestes artistiques et esthétiques d’un tel ou tel autre. Ce qui nous plaît, c’est de voir X ou Y devant des toros et d’"étudier" leur toreo devant les réactions, bonnes ou mauvaises du bicho. Tout compte dans la corrida : tout peut être beau et émouvant.
Le torero rendra le spectacle artistique, captivant mais depuis que la tauromachie existe, c’est le toro qui fait la corrida.
Et, faible homme, malgré mes préférences, je dois reconnaître, sans rien abdiquer de mes opinions, que certaines fois, je fus à la fois torista et torerista. J’admirais à la fois la sauvagerie de la bête, la science, la technique, l’art et la beauté des gestes du torero.
C’est cette alliance du pathétique le plus authentique et de la grâce la plus émouvante qui a fait écrire à Théophile Gautier :
« La corrida de toros est le spectacle le plus beau et le plus grandiose que l’homme peut imaginer. »
Jean-Marie Magnan qui nous a quitté récemment écrivait dans La Corrida est une mémoire. 1993 : « Depuis Belmonte, on vient voir du toreo-étreinte, du toreo-enlacement et le fauve doit se soumettre, d’entrée de jeu, à la possession de l’homme, à l’espoir de la foule avide. À la fin du siècle dernier (XIXème, ndlr), une faena de Lagartijo – de légendaire mémoire – n’excédait guère sept passes, sans doute d’une grande force virile mais qui nous sembleraient bien brutales et lointaines. Un tueur comme Mazzantini a fait sa carrière sans savoir manier la muleta à d’autres fins que de préparer son adversaire pour le coup d’épée foudroyant. Belmonte est apparu et il ne fut plus question après lui de s’envoyer – boum-boum ! – le taureau comme un dur ou un bestiaire. Le goût actuel exige la bête complice et consentante pour la douce ivresse, le véritable enchantement d’amour des corps caressés, dérobés, retrouvés. Le fauve, dans le geste de Belmonte, a pour tâche de collaborer à un frisson nouveau et il n’existe pas de marche en arrière dans le domaine de la sensation. Saturé de sensualité, le jeu qu’il autorise dans l’arène repose sur une angoissante et voluptueuse séduction. »
Ici, Belmonte a mal jugé les distances
Luis Mazzantini
Et quelques pages précédentes : « Car on doit toréer à bonne distance et complètement de face. Ne perdez jamais de vue le dogme esthétique établi par Pepe-Hillo, ratifié par Montes : deux cercles tangents dont l’un a pour centre l’endroit qu’occupe l’homme quand il présente sa cape ou sa muleta pour déclencher l’attaque, l’autre celui où se tient le taureau sollicité. Le point de tangence, voici la limite à ne pas franchir ! Joselito ou l’ange gardien des distances : il s’offre de front. Belmonte s’obstine à se rapprocher du fauve, mais de côté, en prenant des biais. Ainsi réduit-il peu à peu l’angle de la déviation qu’il imprimera à la charge et s’expose-t’il moins aux cornes. Ce sont surtout le garrot et le flanc qui le frôlent, emportés par l’élan. »
Joselito El Gallo, el torero del futuro
Combien sont-ils aujourd'hui à toréer ainsi, de face ?
Voilà l’éternel feuilleton, on ne fait plus passer les toros, on les laisse défiler et on se borne à les accompagner dans leur va-et-vient. Et on exagère l’impression de péril par des attitudes forcées et on se colle à la tête quand les cornes ont franchi le corps !
Avec des toros ridiculement petits, sans armure, sans pouvoir, ignoblement châtiés, cet art n'est plus la corrida, mais tourne au ballet... Le lac des cygnes ? Le chant du cygne de cet art décadent... Casse-noisette ? C'est bien possible... L'après-midi d'un faune ? Certainement pas d'un fauve !...
L'afición "moderne" est incapable de s'intéresser désormais à des faenas pesantes, rudes et pénibles. Si la lidia "moderne" ne paraît plus un combat puissant et brutal, et évoque plutôt souvent un divertissement brillant et léger, voire aimable, elle reste cependant un drame, un drame voilé, mais terrible, d'où sortent souvent défaits, les "danseurs" de ce divertissement, qui font passer les pointes parfois à quelques millimètres de leur corps, ceux à qui l'on interdit un pas en arrière, toujours toréant plus au ralenti, toujours plus près, toujours plus "lié", toujours plus...
Les figuras contemporaines sont tout à fait capables de toréer et de briller avec les toros braves, quels que soient leur taille et leur poids. Nous en sommes persuadés. Mais alors, pourquoi ne le font-elles pas ? Et pourquoi le feraient-elles ? Le public se répandant en masse à chaque cartel du genre pour voir le sacrifice aux dieux du modernisme, à l'esthétique, à la plastique, perdant de vue le toreo classique et périlleux.
Oui, les risques ne sont pas égaux. Reconnaissons qu'il n'y a pas le même risque, ni le même mérite à dominer et à toréer de près un utrero adelantado qui n'a pu prendre qu'une petite pique, ou un toro de cinq ans avec son poids, sa résistance et sa faculté d'apprendre vite, ce que nous appelons le sentido.
C’était hier, c’est aujourd’hui et, si demain existe encore, il en sera de même. Décourageant ! L’important dans les grandes ferias, c’est d’abandonner l’abono et privilégier le cartel opportun, enfin celui qui rentre dans vos bons choix d’aficionado où le belluaire affrontera le toro-toro, de face ou pas...
Gardons chacun nos opinions, et surtout continuons à nous passionner pour cette magnifique Fiesta de los toros, chacun y trouvant satisfaction.
Alors, au diable toristas et toreristas !
Mais de grâce, arrêtons de mépriser le toro, le compte à rebours est lancé !
Sous le parrainage de la Coordination des associations taurines de Gironde (CATG) et de Toros 33, la placita de Captieux organise le 13 septembre, une fiesta campera. Une preuve de l’existence de la tauromachie dans le département.
L’affiche comme vous le constatez, est revendiquée 100 % girondine, tirée par les cheveux ou bien par la coleta !
Clemente, Clément Hargous, Julien Lescarret et 3 novillos de La Espera du ganadero Jean-François Majesté, tous natifs des terres girondines.
C’est la défense du territoire, cher au nouveau Premier ministre voulant « largement associer les collectivités territoriales à la mise en œuvre locale du plan de relance. »
Plaisanterie mise à part, avec un tel cartel, "la Gironde aux Girondins", nous en déduisons qu’un étranger au département devra délivrer de faux papiers pour accéder aux tendidos.
Organiser une fiesta campera, c’est louable et méritoire, la revendiquer 100 % girondine, c’est un peu lourdaud, maladroit. La tauromachie souffre assez de ces comparaisons imbéciles où chacun tend à tirer le capote à lui. Obsolètes les querelles et jalousies stériles entre ferias et plazas, de Mont-de-Marsan ou de Dax… Ces mentalités étriquées sont grotesques, la France taurine du Sud-Est et du Sud-Ouest ne font qu’une, du moins, le devrait-elle !
Quant au sympathique et dispersé torero retraité, promoteur aujourd’hui de charcuteries ibériques se retrouvant ici en tant « qu’enfant du pays » – la Gironde n’est pas assez riches de practicos –, doit-il consentir égoïstement à l’invitation ? En ces temps de vaches maigres, un "étranger" aurait fait l’échange avec bonheur.
Défendre les traditions hors de ses murs, c’est bien aussi, c’est honorable.
Non, je ne comprends pas ces esprits étroits pour une journée de solidarité taurine.
PS. La lettre d’information est rédigée à l’attention des « aficionados 33 », alors… bon vent à eux.
Gilbert Lamarque
IN MEMORIAM
Originaire d’Arles, Jean-Marie Magnan passionné de peinture et de tauromachie, vient de nous quitter le lundi 20 juillet à l’âge de 91 ans. De nombreux ouvrages écrits en collaboration avec son ami le photographe Lucien Clergue, autre arlésien ainsi que plusieurs romans et volumes sur la corrida, essais, chroniques ont fait de J.M. Magnan un grand témoin de notre passion.
Anecdotes, témoignages, réflexions sous la plume alerte de ce grand écrivain arlésien sont une source de bonheur.
Lisez ou relisez, Le roman de la Corrida, Corrida-spectacle, corrida-passion, La corrida est une mémoire, Démons et merveilles de la corrida où il écrit : « Je promets de redevenir taureau à la première occasion. Ce n’est pas facile. Il y faut beaucoup d’empathie et de désir de se faire autre. Et quand je me métamorphose, j’ignore la séparation entre fauve pour toristas et fauve pour toreristas. », une autre querelle désuète…
Un bel héritage dans lequel nous pouvons joindre ses ouvrages sur El Cordobés, José Tomás ou Curro Romero dont il était l’ami.
Lundi 20 juillet dans Cositas, l’article Adieu l’ami, j’ai repris au mot près, la fin de l’interview sur France 2 du Premier ministre Jean Castex par Laurent Delahousse.
Voici ci-dessous, la publication de l’ONCT suite à cet entretien. Vous pourrez voir que les mots ne sont pas exacts et que l’esprit en est quelque peu déformé, insidieux. Il manque la dernière phrase essentielle.
Paru sur le web.
André Viard - président de l’Observatoire National des Cultures Taurines (ONCT) - se félicite que le Premier ministre veuille mettre en place une loi garantissant le droit à la différenciation des territoires et protégeant la tauromachie
(dans la revue Aplausos - samedi 18 juillet 2020)
Le nouveau Premier ministre français, Jean Castex, a salué la tauromachie en France dans une interview accordée à France TV. Interrogé sur la fête des taureaux, il répondit : "Je suis né à Vic-Fezensac où les taureaux font partie de son histoire et de sa culture. Là-bas, si tu n’es ni rugby ni taurin, tu es banni". Jean Castex a grandi dans cette culture et la respecte.Valoriser les taureaux de cette manière est un fait important qui recevra l’approbation des aficionados.
PROTÉGER LA FÊTE TAURINE
Une des mesures que veut prendre le nouveau premier ministre Français est la présentation d’une loi garantissant le "droit à la différenciation des territoires". Une loi qui aurait de multiples avantages pour la tauromachie parce qu’elle pourrait constituer un blindage encore plus grand pour la fête taurine en rendant les attaques contre elle impossibles.André Viard, président de l’Observatoire National des Cultures Taurines, explique cette mesure : "C’est une loi destinée à garantir la liberté des territoires pour perpétuer leurs coutumes, cultures, particularités, langues... sans dépendre de la permission de Paris.Depuis l’Union des Villes Taurines de france (sic) (UVTF) nous avons déjà suggéré quelques idées".
Cette loi est essentielle pour la fête taurine en France et sa protection."En matière de cultures régionales, ce que sont les taureaux en France, supposerait que l’autorité retombe sur le maillon administratif le plus proche, conformément au principe de subsidiarité.Ainsi, il serait contraire à la loi qu’un collectif veuille promouvoir une interdiction contre la tauromachie si les villes taurines la considère comme faisant partie de leur patrimoine et donc comme leur "droit à la différenciation".Cette loi renforcerait l’actuelle", explique André Viard.
Alors, que faut-il présumer ? Que peut-on en penser ?
Que l’opportuniste et habile André Viard prend ses désirs pour les réalités de son appétit, tout en sachant ce qui est exactement dit, le président de l’Observatoire n’étant pas un perdreau de l’année. Tout ceci empaqueté avec papier cadeau et bolduc pour servir sa cause, – qui devrait être la notre – , mais en un mot, le servir. Récupérant – comme autrefois les ferrailleurs ou les chiffonniers, les objets devenus obsolètes et inutiles –, une certaine loi évoquée qui garantie le « droit à la différenciation des territoires » qui servirait la cause de la tauromachie. Ben voyons, c’est si facile, le lapin va sortir du chapeau.
Prendre ses désirs pour de futures réalités avec l’aide de l’Union des Villes Taurines de (f)rance où nombre d’élus se montrent plutôt frileux voire invisibles ! L’UVTF qui exigea auprès du gouvernement une TVA à 0 % : un coup d’épée dans l’eau.
Je songe aussi à Carole Delga, présidente de la Région Occitanie qui a lancé au printemps, un plan baptisé "Plan Camargue" pour venir en aide aux manades et élevages de chevaux. Les toros en sont exclus, et ceci n’est pas un oubli.
Cette décision discrétionnaire marque surtout la volonté politique de maintenir une cohésion de la majorité régionale de Carole Delga composée d’un nombre certain d’écologistes, ceux-ci particulièrement hostiles à ce type de vicissitude.
Interrogée fin avril en conférence de presse, la présidente socialiste de la Région Occitanie a précisé que le "Plan Camargue" concernait les élevages camarguais. Nous l’avions compris ! Quant à ceux qui critiquent, « ils n’ont qu’à mettre en place à travers leurs collectivités ce type d’aide ». C’est clair ?
Depuis les dernières municipales et les résultats des écologistes ou supposés, l’aiguille de la balance ne penche guère vers le toro bravo.
Alors M. "l’Observateur", vous qui n’êtes point naïf, sachez que nous sommes un certain nombre à ne pas être non plus "des enfants de Marie". Vos agitations sont là afin que nous ne vous oubliions pas et que vous puissiez tenir le devant de la scène encore et toujours pour les siècles des siècles, saecula saeculorum…
M. le Premier ministre tout fraîchement nommé à d’autres chats à fouetter, les taureaux sont des sujets trop massifs, trop lourds à son goût et si dérisoires.
Mais oui, le "monde d’après" sera bien le "monde d’avant" !
Si la langue de bois, imperturbable, domine la politique, l’accent, aujourd’hui, en est la couleur.
Phagocyter : détruire progressivement quelqu'un, quelque chose en les privant de toute autonomie, en s’en rendant maître de l’intérieur (définition du Larousse).
Phagocyte
Futur phagocyte
Août
1er. Osuna : mixte, Diego Ventura, Ponce et Javier Conde.
3. Huelva : mixte, Andrès Romero, Ponce, Castella et David de Miranda.
4. Plasencia : mano a mano Ponce/de Justo, alors qu'un troisième plus modeste aurait eu l'opportunité !
6. El Puerto de Santa María : Ponce, Morante et Pablo Aguado. Corrida de luxe avec des toros de J.P. Domecq qui vous donne la désagréable impression de manger quelques louchettes de caviar sur les décombres !
15. Béziers : mixte, Léa Vicens, Ponce et Castella.
16. Santisteban del Puerto (Jaén) : mixte, Diego Ventura, Ponce et Curro Díaz.
29. Mérida : Ponce, El Fandi , Perera.
Septembre
5. Priego de Córdoba : mixte, Diego Ventura, Ponce et Curro Díaz.
12. Arles : goyesque, Ponce, Castella et Roca Rey.
26. Séville : Ponce, Manzanares et Roca Rey.
Insupportable !
Ponce sur tous les fronts, honte à lui et aux organisateurs médiocres.
Par ces temps de disette, ne serait-il pas judicieux d’offrir des opportunités aux toreros plus modestes et non moins méritants ?
Ponce, à ce jour, serait une dizaine de fois dans les cartels pour un nombre misérable de corridas. Brade-t’il ses prestations – plus ennuyeuses au fil du temps –, ou les empresas sont-elles privées d’imagination ?
Un seul souhait affleure mon esprit : que ces spectacles soient un véritable fiasco par la médiocrité de l’ensemble et par l’absence du public. J’ai un doute sur la deuxième caractéristique, hélas.
Voici un des vrais fossoyeurs de la Fiesta Brava. 30 ans d’alternative, bientôt 50 ans au compteur et je vous fiche mon billet qu’il défilera dans les années futures avec un déambulateur à moins que d’ici là, la Corrida ait définitivement renoncé.
Môssieur a décidé, paraît-il, de redonner des couleurs au toreo !!! Le présomptueux !
Pitié ! Alfonse Enrique Ponce Martínez.
Quand donc, le fléau de Chiva cessera-t'il de nous infliger un tel châtiment ?
Peut-être une deuxième vague de virus après le phagocyte, ce serait le bouquet !
Noir c’est noir !
Les affaires taurines sont comme l'industrie de la santé, un business avec ses conflits d'intérêts et l'illustration quotidienne des faiblesses de l'être humain.