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INDULTOS
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Les indultos et la mort de la corrida Le RTMF mentionne l’indulto dans 2 articles, le 73-10 et surtout le 84 : “la grâce peut être accordée si le taureau a eu un excellent comportement dans les trois tiers“. L’ancienne mouture précisait “notamment en prenant les piques avec style et bravoure“. Au-delà des aspects réglementaires, la multiplication des indultos en Espagne (mais aucun dans les arènes de première catégorie) et malheureusement presque partout en France pose un problème majeur. Sans la mise à mort, le rite et le sens profond de la corrida sont perdus. La seule justification de l’indulto doit demeurer celle de préserver comme reproducteur un taureau absolument exceptionnel tout au long des trois tiers, un taureau puissant, brave, mobile, encasté. La grâce doit être rarissime à l’inverse des excès actuels qui ouvrent la voie, même si leurs auteurs n’en ont pas conscience, à une corrida qui, dépourvue de la suerte suprême, n’en serait plus une. Nous devons dénoncer avec vigueur les excès actuels. C’est un combat essentiel à mener sans concession, en sachant qu’il va à l’encontre des intérêts des matadors, des éleveurs et des empresas. Une proposition simple permettrait vraisemblablement de limiter le nombre des indultos : en l’absence de mise à mort, puisque la lidia n’est pas allée jusqu’au bout, pas de trophée pour les matadors hormis une vuelta al ruedo.
Daniel GARIPUY Membre du Bureau de la FSTF
MARC SERRANO
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24 août. Cortes de la Frontera (Andalousie). Festival Taurin
Devant des tendidos combles et à l'issue d'une excellente faena, Marc Serrano coupe les 2 oreilles d'un bon novillo du fer de Toros de El Torero.
communiqué
GIJÓN
Le maire de Gijón, Carmen Moriyón, qui a autorisé l'an passé le retour des toros dans la plaza asturienne d'El Bibio (Cositas 22/06/23, 20/07/23...), a dévoilé le 16 août, une plaque commémorative en hommage à El Juli en présence du maestro qui s'est retiré des ruedos en 2023. Il s'agissait de célébrer un anniversaire symbolique : le 16 août 2023, El Juli a gracié le toro "Caritativo" de Garcigrande, premier indulto de l'histoire d'El Bibio. L'ancienne figura a également participé le même jour à la Feria de Begoña mais cette fois-ci à titre de ganadero avec son fer El Freixo.
El Juli avait amené dans ses bagages deux exemplaires de sa devise, combattus le même jour en mano a mano par Manuel Román et Marco Pérez, deux La Quinta et deux Nuñez del Cuvillo complétaient le cartel.
Le maire de Gijón, Carmen Moriyón semble persister dans son plaisir à soutenir la tauromachie dans sa ville ajoutant ce geste à El Juli, un clin d'oeil aux anti et à Ana González, son prédécesseur à la mairie !
Gilbert Lamarque
Tibo Garcia / Saltillo y otro
Le vendredi 16 août, alors que Cristobal Reyes (voir Cositas du 20/08) triomphait et sortait a hombros de la plaza de Cenicientos, Tibo Garcia entendait deux silences, Sanchez Vara également. Les toros étaient du fer de Saltillo.
N'oublions pas que Tibo présent à la Feria de la Crau, livra une faena réussie, se montrant déterminé, quatre séries droitières et une de naturelles ont montré la dimension de son toreo, le public oubliant qu'il affrontait un élevage des plus sérieux. Hélas, l'épée et le descabello le privèrent d'un trophée de poids au terme de la meilleure faena de l'après-midi, palmas.
Le samedi 10 août à Socuellamos (Ciudad Real), Tibo avait rendez-vous avec le fer de Murube, réalisant son premier paseo en Espagne et sortant a hombros coupant trois oreilles. Auteur de performances séduisantes mais mal concrétisées aux aciers à Ales devant les Yonnet puis à Saint-Martin- de -Crau et les Saltillo, (déjà vus précédemment). Tibo était, ce samedi, au cartel avec M.Á. Perera (silence, oreille) et Emilio de Justo (palmas, deux oreilles, Tibo coupa l'oreille à son premier, puis deux, ouvrant ainsi la grande porte, s'engageant avec fermeté devant un Murube violent, les aciers lui sourire.
Murube n'étant pas Saltillo mais Murube influença l'histoire de l'élevage brave au cours des 100 dernières années ; Santa Coloma, Parladé en sont les exemples. Aujourd'hui, l'encaste Murube-Urquijo est voué au rejon, mais Pepe Murube insiste et résiste. Ils sont plutôt dédiés aux toreros tels Juan Ortega, Pablo Aguado, M.Á. Perera, E. de Justo, figuras et futures. Les Murube n'ont certes pas la soseria de Garcigrande, des García Jiménez, la facilité de Luis Algarra, etc
Tibo Garcia n'avait que deux contrats lorsque la temporada débuta, toutes les opportunités étant bonnes à saisir, des Murube entre deux Saltillo, pourquoi pas. Tibo en usa, à Socuellamos dans des arènes de 5 000 places lors des fêtes locales. Loin, très loin du poids de Las Ventas ou de Bilbao. On verra plus tard.
¡Enhorabuena! prenons rendez-vous dans une autre placita avec des toros plus urbains !
"Nous ne percevons, pratiquement, que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir".(c'est du Bergson...).
¡Suerte Tibo!
Gilbert Lamarque
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