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À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO

Publié le par Cositas de toros

     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO

 

              Beaucaire, dimanche 26 juillet, novillada.

 

     Comme quoi une ville plutôt tournée vers la course camarguaise a l’honneur d’ouvrir la temporada du Sud-Est à la fin juillet, et ceci grâce à l’afición taurine beaucairoise, un club à l’esprit torista, un rescapé.

     À l’ombre du château de Raymond VII, était donc organisé un desafo Conde de la Corte / Dolores Aguirre.

Face à eux, deux novilleros plein d’assurance face à ce genre de bétail, mais pour le troisième, j’avais un doute mais sait-on jamais : Cabrera, Montero, Valencia.

     À l’heure du paseo, hommage rendu à la Cavalerie Heyral fêtant son centenaire. Une bonne entrée mais les aficionados se plaignant de ne pas voir de toros, auraient pu faire l’effort de se joindre aux présents.

 

     Le premier Conde (54) est accueilli a porta gayola par

                                                          José Cabrera,

un novillo de belle constitution qui prend deux piques. Cabrera officie aux bâtonnets. Le bicho fuyant est compliqué ayant peu d’entrain à rentrer dans la muleta. 3/4 d’épée, trois descabellos, silence.

 

     Le Conde (61) s’intéresse peu au capote de

                                                    Francisco Montero,

allant seul au cheval à trois reprises. Le novillero arrive à dessiner quelques passes avant une bonne mise à mort d’une épée entière. Le public réclame l’oreille, récompense accordée.

 

                                              José Antonio Valencia

hérite à son tour d’une belle bête, le Conde (56), cornes vers le ciel à la cape recevant deux mauvaises piques. Le cornu pouvait être plus "toréable", Valencia faisant des efforts. Deux épées, silence.

 

     Cabrera venu pour triompher, déclara-t’il à la presse, ne sait pas comment prendre son adversaire, un Dolores ayant reçu trois piques. La peur s’installe chez le piéton, le quadrupède attendant l’erreur. Mise à mort laborieuse sans s’engager, deux avis, silence.

 

     Montero accueille le Dolores (6) a porta gayola avec sa cape de paseo (son habitude), assure quelques passes. Le novillo prend trois piques dont deux charges qui plaquent Adrián Navarette aux planches, la première l’envoyant au sol. Après les banderilles, il s’emploie à la muleta afin d’être à la hauteur de l’Aguirre et il y réussit grâce à une faena plaisante mais, hélas, les trophées promis s’envolent, la mise à mort n’étant pas à son avantage, mille regrets. Tour d’honneur pour "Comadroso", le Dolores, Francisco lui aussi effectue son tour où il a l’élégance d’y joindre son picador.

 

     Puis vient Valencia sous l’œil protecteur de son compatriote Manolo Vanegas pour clore l’après-midi avec un Dolores (20) plus petit et plus fin. Dès la sortie, José Antonio n’est guère rassuré et cela tout du long. Le bicho fuyant le cheval, le picador change de terrain et le Dolores accourt au châtiment par trois fois sous la pique de Jean-Loup Aillet sans que les peones n’interviennent outre mesure. Un peu mis en confiance, Valencia s’emploie aux banderilles correctement. La faena est courte, deux entrées a matar, la seconde entière. Le novillero assis sur le marche-pied se tient la tête, forte déception mais il aura d’autres opportunités pour relever le chef.

 

     À la distribution des prix, Montero reçoit celui du meilleur novillero, le mayoral de D. Aguirre, celui de la meilleure ganaderia (merci à "Comadroso") et celui du meilleur piquero est partagé entre A. Navarette et J.L. Aillet. Desierto celui du meilleur banderillero.

 

     Merci à l’Afición Taurine Beaucairoise et que vive Beaucaire la "Toriste" !

                                                                                            

                                                                                      

 

                                                                                            

                                                                                             Christian Sloma

 

     À L’OMBRE DES PLATANES, L’OREILLE D’OR À FRANCISCO MONTERO
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AURICE DE NOUS PLAIRE…

Publié le par Cositas de toros

Pour visionner le diaporama en plein écran, cliquez sur cette image.

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… et cela nous a plu !

 

      14 juillet, point de défilé. Aucune importance, nous avions mieux à faire. Et en fait de défilé, il s’en forma bien un quelque part dans les Landes à deux pas du fleuve Adour, réunion de quelques véhicules.

Nous voici donc plein Sud, direction Aurice, à un jet de lancer de galets (de l’Adour) de Saint-Sever, Cap-de-Gascogne et de Mugron, bien sûr, le Belvédère de la Chalosse. Aurice, à la ganaderia Alma Serena que dirige aujourd’hui Philippe sans l’aide de Pierre trop tôt disparu, mais bien entouré, secondé par la famille et les amis fidèles.

Nous étions-là à l’invitation de la Peña Taurine Mugronnaise pour fêter le vingtième anniversaire de la création des Nouvelles Taurines et pour honorer les heureux primés que voici :

 

- 1er Nicolas Pommares de Mont-de-Marsan pour sa nouvelle, Sur un fil.

 

- 2ème le Nîmois Marc Delon, rompu à ce genre d’exercice pour, Pense bête.

 

- 3ème Pascal Castillon de Lanton (Gironde) pour L’ultime matador.

Au prolongement de cette terna, les suivants n’ont pas démérité et complètent l’ouvrage que vous pouvez obtenir pour 14 euros + 3 euros de frais de port auprès de la Peña de Mugron par mail ou par courrier, chèque à l'ordre de la Peña.

Vingt ans que ce prix littéraire existe grâce à l’instigateur, le Docteur Jean-Claude Mouchès et relayé aujourd'hui par Jean Mouneu, l’héritier.

 

     Cette journée bâtie sous le quadruple signe de l’amitié, de la simplicité, de l’authenticité et de l’afición, permit également de remettre le prix 2019 des critiques taurins du Sud-Ouest (ACTF) à Philippe Bats pour récompenser la meilleure novillada combattue dans notre Sud-Ouest taurin ainsi que pour l’ensemble de sa saison passée.

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Un tour au campo en remorque pour voir ou revoir toros, novillos et vaches dans les cercados bordés de nombreux et magnifiques chênes qui interrogèrent l’ami Jean-Louis H., à savoir s’il y avait des cèpes à la saison. L’épicurien fut déçu par la réponse.

Vivent paisiblement 75 vaches, 4 sementales, novillos et erales et cette année lors des naissances, il y eut quelques pertes, 6, des mères rejetant leur progéniture, les intempéries et même un veau attaqué par, sembla-t’il, un renard : dame nature, implacable.

 

 

     Temps idéal accompagné d’un petit vent qui vous évoquait les bords de mer et le soleil que nous avons vaincu sous le chapiteau où, avant les généreux et divers liquides et solides offerts à nos désirs de rapace, Bertrand Lucq, Monsieur Loyal de cette journée révolutionnaire mais ô combien pacifique, anima non sans humour et conviction une mini conférence-débat sur "la chronique ou la critique taurine".

Là, ce fut retour vers le passé pour évoquer le pionnier Gregorio Corochano, puis au fil du temps, Juan Leal, Don Severo du temps de La Petite Gironde, Claude Popelin… et  Georges Dubos, Pierre Veilletet, Yves Harté ou Vincent Bourg "Zocato"… 

Un heureux moment d’échanges avant les libations entre des chroniqueurs des temps présents, le chef d’orchestre et un torero-directeur d’école.

 

Responsables, heureux élus et jury des Nouvelles Taurines

 

     Lestés (important l’accent qui change "presque" tout), rassasiés, nous attaquons l’échelle de coupée pour nous percher sur le pont du navire, belle terrasse surplombant l’arène de tienta.

L’après-midi comprend la tienta de deux vaches pour Jean-Baptiste Lucq et son cadet Adrien ainsi qu’un novillo avec mise à mort pour l’aîné.

Donc après Bertrand le père, les fils ; nous étions bien à Aurice, banlieue de Mugron.

De bons moments, de beaux gestes et attitudes où l’on vit Jean-Baptiste super combattant comme à son habitude, parfois un peu brusque et précipité, auteur d’une belle épée, concluante. Adrien, plus posé, plus élastique (belle ceinture), prend un plaisir certain. Ils étaient entourés par les jeunes de l’école Adour Afición, présents également El Santo et le piquero Laurent Langlois.

 

     Ce vingtième anniversaire fut une réussite, 80 personnes avaient pris la direction du chemin de Lagastet et joint leur modeste participation "financière" car le but n’était pas de recevoir une assistance plus nombreuse, la peña privilégiant la convivialité et souhaitant simplement rentrer dans ses frais. Un esprit qui caractérise nos amis mugronnais : une journée loin du gain et du bénéfice, simplement de l’échange, un genre de troc : « Tu nous fais le plaisir de venir et nous sommes récompensés ».

 

     Nous ne pouvons qu’encourager le public à se joindre à nous, le lundi de Pâques 2021 autour des arènes de Condrette, nos chers amis le méritent bien, peña qui a su judicieusement passer le témoin entre les vieux burinés et les jeunes au duvet déjà dru et consistant.

 

Merci à eux, merci à nos amis d’Alma Serena.

¡ Enhorabuena !

                                                                                             Gilbert Lamarque

           

       2, place de la Laïcité

         40250 MUGRON

     05 58 97 74 45

     E-mail : pena-taurine- mugronnaise@wanadoo.fr

 

 

 

AURICE DE NOUS PLAIRE…
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Dimanche 1er Mars, Festival montois

Publié le par Cositas de toros

Dimanche 1er Mars, Festival montois

 

Les cinquante ans du Cercle Taurin Montois

Au bénéfice de la peña Les Pitchouns.

 

 

    Sous un ciel relativement clément, une température fraîche et un petit millier de spectateurs, ce festival a été éclaboussé par la torería d’Alberto Lopez Simon et l’extrême noblesse d’un novillo d’Alma Serena.

Le CTM nous proposait deux novillos du Camino de Santiago, propriété de Jean-Louis Darré et trois d’Alma Serena, propriété de la famille Bats. Au cartel du jour :

 

                                                     Curro Díaz

Son Camino de Santiago fait une sortie intéressante, dont il profite pour poser une triplette de véroniques. S’employant peu sous la mono pique, le novillo baisse vite de régime, sa faiblesse l’empêchant d’aller jusqu’au bout de la passe. Malgré tout, le maestro lui donne une faena artistique sur les deux bords, final par naturelles données une par une avant une demi-épée en place. Oreille.

 

                                                   Diego Urdiales

Est également opposé à un pensionnaire de Bars auquel il distille une belle série de véroniques « rématée » par une demie de belle facture. Au cheval, il subit un picotazo sans pousser. Suite à deux jolies paires de bâtonnets, Diego, avec sa torería engagée, lie un trasteo complet sur les deux rives. A noter une excellente série de derechazos. A gauche, bien que le piton soit plus compliqué, il arrive aussi à poser une très bonne série de naturelles. Le final est un peu brouillon. Entière caïdita au deuxième envoi et une oreille récompense le tout.

 

                                                   Thomas Dufau

Le malheureux du sorteo voit sortir des chiqueros, en marchant, un pensionnaire d’Alma Serena qui n’a visiblement pas envie d’en découdre. Il fuit les appels du « peonage » et Thomas a toutes les difficultés à lui donner deux semblants de véroniques. Le novillo se désintéresse totalement de la cape mais, au cheval il attaque au cou, s’anime sous le fer, pousse et reste très longtemps (trop) collé au peto. Nous pensons qu’il va changer de comportement, las, il continue à bouder la flanelle et devient avisé. Après de gros efforts, et une grosse voltereta, il arrive à lui tirer deux séries méritoires de la gauche puis envoie cette alimania ad patres avec une entière un peu basse mais efficace. Une oreille vient panser ses plaies.

 

                                                Alberto López Simón

Le deuxième Alma Serena fait quasi la même sortie que son frère, cependant Alberto arrive à le capter dans sa cape pour une belle série de véroniques. Il l’amène au groupe équestre avec des chicuelinas marchées du plus bel effet. Mis en suerte trois fois au cheval, les trois fois il s’échappe à la morsure du fer mais, Alberto reprend son novillo en main avec un quite par tafalleras allurées. Avec la flanelle il attaque le bicho par le bas, genoux en terre en gagnant les terrains du centre et continue à nous régaler d’un gran faenon artistique qui manque par moment d’engagement, face à un novillo noblissime « buveur de muleta ». Une rapière entière delanterita y caïdita suivie d’un descabello en termine avec ce noble opposant. Du palco, tombent deux oreilles méritées et une vuelta al ruedo inadmissible à la vue de son comportement au cheval, même en festival.

 

                                                   Yon Lamothe

Comparaison n’est pas raison, mais Il n’est pas facile de passer après…

Initié par une larga de rodilla son capoteo n’est pas fluide, cape tutoyée à chaque passe, mais il arrive malgré tout à servir quelques véroniques à l’Alma Serena de clôture. Le novillo refuse la cavalerie laissant le soin à Alberto Sandoval d’aller le chercher au-delà des lignes. A l’image de son frère sorti avant, le novillo fait preuve d’une grande noblesse dont Yon ne profitera pas. Il embarque son adversaire dans des séries des deux mains sans lui laisser ni le temps ni l’espace nécessaire et finit par l’étouffer. Son final dans les cornes n’était pas utile et, je peux me tromper, mais ce novillo méritait beaucoup mieux. Il termine avec une épée entière en place portée en toda ley qui, à elle seule, vaut une oreille. Et, deux mouchoirs tombent du balcon…

 

Arènes du Plumaçon, pas assez de monde sur les étagères.

Une minute d’applaudissement à l’issue du paseo en mémoire de Pierre Bats.

 

Deux novillos du Camino de Santiago (1 et 2), et trois Alma Serena pour :

Curro Díaz, oreille.

Diego Urdiales, oreille.

Thomas Dufau, oreille.

Alberto López Simón, deux oreilles. Philippe Bats invité à saluer par le maestro.

Yon Lamothe, deux oreilles.

Vuelta al ruedo au novillo d’Alma Serena sorti en 4ème.

Les pensionnaires du « Monge » à Cauna sont tous sortis parés de la devise noire.

 

Somme toute… un agréable après-midi de toros.

 

Patrick Soux

 

 

Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
Dimanche 1er Mars, Festival montois
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Dimanche 1er Mars, Festival montois
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ARZACQ Dimanche 23 février

Publié le par Cositas de toros

Photos © Fred Martinez

Photos © Fred Martinez

 

A Jesús Romero le Bayonne de Cristal,

A la Ganaderia Casanueva le triomphe.

 

 

    Débutée par une matinale un peu  pâlotte avec du bétail du Camino de Santiago dont deux vaches mansas à la tienta et un toro quasi du même tonneau pour Dorian Canton, cette journée s’est embellie par un très bon repas convivial.

En point d’orgue, la novillada vespérale. Cette année, le club taurin d’Arzacq nous proposait un desafío ganadero : trois erales du Camino de Santiago de Jean-Louis Darré (Marquès de Domecq) et trois de Casanueva de José et Guillaume Bats (El Torreón).

 Pour relever le défi, ils ont fait confiance à :

                                                  Sergio Rodriguez

Entame l’après-midi avec « Tontillo », n°14 de Casanueva. Léger, il fait une belle sortie, répète dans le capoteo varié qui lui est proposé, bon quite de Jésus Moreno. Brave aux banderilles où il raccompagne les peones aux tablas, il chutte devant le drapelet  au début de la faena que Sergio entame à genoux. La suite du trasteo monte en qualité avec de belles séquences à gauche, la meilleure corne. Pour en terminer, une entière très basse au deuxième envoi, oreille.

Son deuxième adversaire, « Artesano », n°31 du Camino de Santiago est un tout autre adversaire. Plus fort en trapío, il souffre d’une vilaine vuelta de campana et plante les cornes en terre au cours d’une petite série de quatre pauvres véroniques. Une mise en suerte délicate aux banderilles précède un travail de muleta compliqué par la faiblesse de l’animal qui chute par trois fois lors de la première série de derechazos. Intelligemment, le  torero lui laisse du temps  et finit par lui tirer deux séries à gauche. Entière une nouvelle fois très basse, petite pétition et vuelta.

 

                                                    Jesús Romero

Fait sortir « Rey », n°3 du Camino de Santiago en premier. Sortie vive avec tendance à prendre  l’extérieur de sa cape allurée et artistique, capoteo ponctué de deux largas de rodilla, suivi d’un quite varié de Juanito. Après avoir banderillé de belle manière son opposant, Jesús se lance dans un travail de muleta très doux, hélas le becerro s’enferme rapidement aux  planches. Entière en place pour conclure et malgré une pétition qui monte des gradins il doit se contenter d’une vuelta.

En second, c’est « Parrandero », n°27 de Casanueva qui va à la rencontre de sa cape avec bravoure et noblesse, bon quite de Juanito. Il pose trois jolies paires de banderilles et, après avoir « brindé » la mort de son adversaire à Marcelle, il sert une faena allurée entamée par des  statuaires esthétiques. S’ensuit un trasteo alluré surtout à droite alterné par de belles séries gauchères. Grande faena complète sur un excellent eral débordant de race et de noblesse Le manchego se fait accrocher, par excès de confiance, sur des adornos avant la mise à mort effectuée à cuerpo limpio. Deux oreilles indiscutables tombent du palco et vuelta al ruedo pour le becerro.

 

                                         Jean Larroquette « Juanito »

Pour ses débuts en habit de lumières sur ses terres béarnaises, il fait sortir « Uno », n°29 du Camino de Santiago en premier. Hélas, malgré un style original loin des stéréotypes habituels des novilleros instruits aux écoles taurines, et peu ou pas impressionné par l’évènement, son eral, le plus costaud du lot auquel il manquait quelques (sss) centimètres au piton droit, est faible. Capoteo élégant mais l’animal sort très vite extérieur de la cape. Juanito brinde la mort de son premier opposant à papa et maman puis débute sa faena aux planches, par le bas pour amener « Uno » au centre. Hélas, il s’arrête très vite et se réfugie au toril. Entière terminale, longue d’effet, avis et applaudissements.

Avec son second, « Aguador », n°300 de Casanueva, il montre son talent en étant varié et artiste au capote. A la muleta, il cite de loin et allonge sa passe, main basse, surtout à la senestre où « Aguador » avait une superbe corne. Beaux adornos inattendus chez un novillero débutant et il en termine avec un adversaire noble et racé par une demi-épée légèrement tendida suivie de trois descabellos après avis. Oreille encourageante pour la suite.

 

Sortie a hombros très fêtée pour Jésus Romero accompagné de Guillaume Bats, ganadero heureux qui aura vu sortir un bon eral en premier et deux excellents en cinquième et sixième. Un triomphe de poids pour cette jeune ganaderia en ce début de temporada.

 

Arènes d’Arzacq remplies au 4/5, beau temps, pas l’ombre d’un anti… Belle journée.

Ordre de sortie des novillos : Camino de Santiago : 2, 3 et 4, Casanueva : 1, 5 et 6 pour

 

Sergio Rodriguez : Oreille et silence.

Jesús Romero : Vuelta et deux oreilles.

Jean Larroquette « Juanito » : saluts au tiers après avis et oreille après avis.

 

Vuelta al ruedo pour « Parrandero », n°27 de la ganaderia Casanueva sorti en cinquième position.

 

Présidence : Philippe Tort

 

Patrick Soux

 

 

Photos © Fred Martinez
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OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

Publié le par Cositas de toros

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020

    Il est de tradition d’ouvrir la temporada du Sud-Ouest en Marensin. Le club taurin magescquois Cape et Corde s’est donc acquitté de cette tradition en nous offrant le retour en terres gauloises de la ganaderia navarraise de Santafé Marton (Marques de Domecq).

Les six erales retenus étaient tous d’excellente présentation, armés en diable (sauf le 4 avec ses cornes rentrantes), forts de trapío (les 1,3 et 6, trop ?), tous limites novillos, très mobiles, agressifs voire violents, avec juste assez de «cassecouillerie» pour donner du piment au spectacle.

Bref, pour son retour, José Angel a mis le paquet…

 

Pour faire face à cette opposition,

                                                    Alvaro Burdiel

ouvre la course avec un adversaire de respect, violent au capote, devant lequel le sevillan a su être élégant. Muleta en main, il est resté classique nous démontrant la belle qualité de sa main gauche. Il manque malgré tout de domination laissant l’eral partir aux planches en fin de faena. Une entière caïdita longue d’effet et une série interminable de descabellos ternit l’ensemble. Avis et silence.

Avec son second, faible, cornes rentrantes, il rencontre des difficultés en début de faena. L’animal faible reste court en sortie de passe et «colle» à droite. Suite à une belle série à gauche, plus croisé et plus dominateur, il se reprend. Belle estocade qui lui vaut l’oreille.

 

                                                Christian Parejo.

Le natif de Chiclana, émigré en terres biterroises arrive à Magescq auréolé du trophée Gascogne 2019 et du prix «meilleur novillero du Sud-Ouest» décerné par les défunts Clubs Taurins Paul Ricard. Son premier opposant fait une sortie réservée. Faible après une dure vuelta de campana, l’eral a du mal à aller au bout de ses charges. Même en lui laissant du temps et de l’espace, Christian ne peut lui servir qu’un travail décousu. Une entière en place fait tomber l’oreille.

Son second adversaire fait montre de caste dès sa sortie. A la muleta le maestro est vite mis en difficulté (trois volteretas). Le final droitier est accroché et décousu. Entière version bajonazo pour conclure, oreille … du courage ?

 

                                                Jean-Baptiste Lucq.

Le mugronnais doit faire face à un premier eral très fort, violent dans la cape. Après un capotazo alluré, la suite de son trasteo sera plus laborieuse. En effet son adversaire montre vite des signes de faiblesse qui l’empêche d’aller au bout de la passe. A droite sa «tête chercheuse» n’est pas faite pour mettre le maestro en confiance, mais le calme et la sérénité dont il fait preuve lui permettent de passer l’obstacle malgré une grosse voltereta .

Face à son second tout aussi violent, il arrive, avec détermination, à lui tirer une bonne série à droite. La fin de faena est plus laborieuse. Malgré une torería intelligente, laissant du temps au novillo et le citant de loin, son manque flagrant de métier l’empêche de dominer son adversaire qui finit par l’amener aux planches. Entière contraire un peu longue d’effet et, oreille de l’encouragement.

 

Arènes de Magescq, grosse demi-arène, temps ensoleillé et printanier (ils on même coupé le chauffage).

6 erales de Santafé Marton

Alvaro Burdiel :Avis, silence et oreille.

Christian Parejo : Oreille et oreille.

Jean-Baptiste Lucq : Applaudissements et oreille.

 

    La journée avait commencé par une tienta de trois vaches, tienta d’où s’est détachée une excellente dernière pensionnaire de Jean-Louis Darré (Camino de Santiago).

Quatre rencontres avec le cheval, la dernière depuis la porte du toril, rencontres prises avec alegria, tête en bas sous l’estribo en mettant les reins. Au drapelet, elle déborde de noblesse, ce qui permet à Dorian Canton de se régaler et surtout aux élèves de Richard de montrer leurs envies.

 

Belle journée taurine qui vient à point pour nous sortir de notre carême aficionado.

 

Patrick Soux

 

OUVERTURE DE LA TEMPORADA 2020
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