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SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE

Publié le par Cositas de toros

                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE

   

 

11 novembre. Novillada sans chevaux. Arènes Henri-Capdeville. 16H30.

      De la douceur avant… la pluie !

 

   La découverte Álvaro Burdiel, Solalito vainqueur du bolsin de Bougue, le régional de l’étape Yon Lamothe et le triomphateur de Séville, Villita étaient confrontés chacun à un eral de "Coquilla" de Sanchez Arjona devant un public d’environ 300 personnes.

Ultime confrontation vêtue de lumières de la temporada avant la dernière matinée en traje de campo à Rion, le dimanche suivant, les 4 "Coquilla" (encaste minoritaire) se présentèrent accordant de l’intérêt à la tarde.

Hétérogènes d’armures et de comportements, ce lot s’avéra noble, parfois compliqué, toujours exigeant. Les 2 et 3 très bien présentés, le second encasté. Les 1 et 4 offraient des pitons gachos voire cubetos.

Les 4 jeunes piétons trouvèrent de la matière, des difficultés dues à ces erales, souvent mal négociées manquant en toute logique de métier.

 

     Le premier fort noble permit à

 

                                                     Álvaro Burdiel

de s’exprimer avec classe sur les deux cornes sans toutefois dominer son sujet. De belles séries de la gauche. Un bajonazo met fin à la carrière de cet eral sans défauts majeurs. Arrastre applaudi, vuelta pour Álvaro.

 

     Plus complexe pour

 

                                                          Villita,

son "Coquilla" raccourcit et rogne l’espace. Il ne trouve pas le sitio, recule, hésite mais arrache malgré tout une série autoritaire de naturelles. Pour l’ensemble, le madrilène est trop vert malgré un courage le personnifiant. 3e lame légèrement contraire. 1 avis, salut au tiers. Palmas à l’arrastre.

 

    

 

                                                             Solalito

hérite du représentant le plus lourd mais aussi soso. Belle réception de cape, la pluie s’invitant. Du calme et de la sobriété chez le nîmois ne suffisent pas, l’eral se décomposant. La faena parut longue allant a menos. Mise à mort délicate, 1 avis, palmitas.

 

     Le dernier du quatuor, noble, transmettait peu.

 

                                                     Yon Lamothe

conclue la course par de bons gestes, de belles attitudes bien vite effacées par des séquences laborieuses, désordonnées. La faena se délite. Yon assène une ½ lame très basse n’empêchant pas l’attribution d’une oreille, oreille contestée par une partie du public.

Quant à donner un pavillon, offrons-le à Álvaro Burdiel… tout ceci m’échappe…

 

Traditionnelle remises des prix.

- Prix de l’ACOSO : 1er prix à Y. Lamothe, le second allant à ses trois compagnons.

- Faena la plus artistique, prix offert par la Villa Mirasol : Á. Burdiel.

- Meilleure série de naturelles, prix offert par In Vino Veritas attribué à Á. Burdiel.

 

      Ainsi s’acheva la XXXIVe  Semaine Taurino-Culturelle de Saint-Sever.

                                                                                                                               

                                                                                   Gilbert LAMARQUE

 

PS: L'absence d'images de la prestation de Yon Lamothe n'est due qu'à l'apparition de la pluie m'incitant à la sauvegarde de mon matériel.

                                              

 

                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE
                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE
                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE
                              SAINT-SEVER, CAP DE GASCOGNE
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Festival de SAMADET

Publié le par Cositas de toros

Festival de SAMADET

En cet après-midi dominical du 04 novembre, les arènes de Samadet accueillaient le festival annuel au profit des enfants malades du centre hospitalier montois.

Ce spectacle coorganisé par la Peña Al Violin de Samadet et le torero au grand cœur qu’est Marc Serrano n’a  pas eu hélas les retombées qu’auraient mérité l’investissement personnel  de ses organisateurs, ni en terme de présence (environ un gros tiers d’entrées), ni en terme de résultats taurin.

L’intention louable méritait beaucoup mieux.

Sur le plan taurin, on nous proposait 8 novillos (6 élevages différents) pour 8 toreros,  la despedida française d’Alberto Aguilar et la présentation d’un élève d’Adour Aficion, Juanito qui, n’ayant pas atteint l’âge légal (16ans), n’a pu tuer son eral en public. En préambule du festival, un hommage fut rendu à Alberto Aguilar par Serge Dupouy, président de la peña organisatrice.

16h15, le festival pouvait commencer avec :

 

                         El Boni face à un novillo de Marques de Quintanar,

après une belle réception par véroniques et deux rencontres en manso avec la cavalerie, ayant toujours belle allure, il manquera de sérénité devant un novillo fuyard et compliqué. La mise à mort est laborieuse, bajonazo au 3e essai, salut.

 

                      Eduardo Davila Miura face à un pensionnaire de Gallon,

se connectera bien avec son adversaire   au capote, mono-pique et, à la muleta, malgré des replacements incessants, arrivera à lier une série. Faenita festivalière sur un novillo noble. ½ lame pour en terminer. 4 mouchoirs ½, une oreille.

 

                              Marc Serrano sur un novillo de Virgen Maria.

 

Belle entame par véroniques de Marc Serrano sur ce novillo mobile et vif. Une pique longue sur laquelle le novillo se défend un peu. Le début de faena est prometteur puis devient laborieuse au fur et à mesure que le novillo se complique. Demi-lame en s’engageant, salut au centre.

 

                                 Alberto Aguilar face au Pages-Mailhan,

doit faire face à un novillo âpre au capote. Après deux rencontres avec la cavalerie, il débute à gauche en "mode bagarre". La corne droite est meilleure mais le trasteo reste électrique sur un animal qui a gardé tout son jus. Entière au deuxième essai, 6 mouchoirs ¼, une oreille.

 

                         Antonio Nazare face à un Marques de Quintanar,

débute gentiment avec un novillo très brocho. Après une petite rencontre avec le cheval, il commence avec la muleta en se "faisant manger" avant de reprendre le dessus. Final incimiste… 1/3 de lame longue d’effet, salut.

 

                Dorian Canton face à un novillo de Los Espejos (Céline Jacquet).

                                       Pour en savoir plus sur cet élevage :

http://biouytoroslamars.canalblog.com/archives/2017/04/28/35223579.html

Il reçoit ce novillo avacado par véroniques. Une seule rencontre où le piquero manque sa cible. C’est donc avec un novillo pas piqué, mais faible, que Dorian entame sa faena. Le novillo met autant de fougue dans sa charge qu’une accorte donzelle se préparant à rentrer au couvent ! Charges en marchant, tête haute, finissant par se désintéresser de la pelea. Faena soporifique. 2/3 de lame au premier envoi plus descabello. 20 mouchoirs… deux oreilles !!!

 

                            Jean-Baptiste Molas face à un Pages Mailhan :

Premier contact tout en prudence face à un novillo largement armé. Deux rencontres avec le piquero, il se défend à la première et se désintéresse de la seconde. Toujours aussi artiste, il entame plutôt bien avec la muleta mais, son manque de dominio et d’engagement lui feront visiter tout le ruedo samadetois. Entière atraversada, salut aux planches.

 

                                     Juanito face à un eral d’Alma Serena,

est varié et intéressant au capote sur ce cornu qui a du gaz. Il fait montre de planta torera et d’envie. Manque quand même ce dominio nécessaire qui viendra sûrement avec l’expérience.

 

Ainsi donc se terminait ce festival qui, bien qu’il nous ait paru un tantinet longuet, a duré moins de trois heures.

Et comme disent nos amis "Sudestiens" : a l’an que ven.

 

Patrick SOUX

 

Festival de SAMADET
Festival de SAMADET
Festival de SAMADET
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JOURNÉE DES SOCIOS DE LA JEUNE PEÑA CASANUEVA

Publié le par Cositas de toros

     La Peña CASANUEVA a organisé sa première journée des socios, samedi 29 septembre, les derniers feux taurins s’éteignant doucement.

 

 

C’est donc par une de ces belles journées automnales où l’été fait de la résistance, une de ces journées que nous souhaiterions retenir pour l’éternité, ainsi que par un émouvant hommage à l’ami Christian Duplantier brutalement et trop tôt disparu que débutèrent ces instants de partages.

 

 

Beaucoup d’émotion, en présence de sa famille, au pied des rutilantes arènes de Pirette dont Christian fut le maître d’œuvres.

A 11h, la soixantaine de socios s’égaya autour du ruedo de tienta.

 

 

Un beau novillo castaño, Aguafuerte n° 700 fut toréé par Yon Lamothe et piqué par Laurent Langlois. Yon était assisté par les précieux El Santo et El Monteño.

Le novillo répéta sans cesse dans la cape mais Yon le laissa trop "collé" au tissu.

Deux cites du centre auxquels Aguafuerte répondit, s’élançant vers le cheval par un bon galop. Il mit bien les reins notamment à la première rencontre et sortit du peto avec l’aide du peonage.

 

Par la suite, Yon démarra de muleta se laissant déborder par la vivacité du novillo. Le jeune Tarusate améliora le geste, plus lent, plus profond mais ne baissant pas suffisamment la main, le cornu humiliant parfaitement.

Un bouquet de naturelles sur le final, la dernière série plus templée, la muleta présentée bien en avant. 24 mn et Aguafuerte termina gueule fermée.

Cet intéressant novillo ne sera toutefois pas conservé, richesse oblige : 3 autres jeunes futurs sementals del Torreon ont déjà été retenus auparavant !

 

Ces bons moments ne se terminèrent non pas par des chansons mais par de véritables agapes préparées par les maîtres queux de la peña ainsi que par la visite du campo.

Rendez-vous en janvier 2019 pour l’AG toute aussi conviviale.

                                                                                          

                                                                                                                 Gilbert LAMARQUE

 

PS: Ci-dessous, la video du tentadero

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VICTORINADE SAINT-SEVERINE

Publié le par Cositas de toros

VICTORINADE SAINT-SEVERINE

 

Arènes du Plumaçon samedi 22 septembre 17 heures

 

Que retenir de la journée taurine de Cap Aficion ?

En premier, je relèverai le prix prohibitif des entrées. 40€ pour un tendido soleil dernier rang, 50 pour un balconcillo soleil, 70 pour son frère ombragé !!! C’est d’autant plus incompréhensible que le plateau ne devait être des plus onéreux…

En second, le défaut d’organisation aux entrées, mettre autant de temps pour accéder à sa place est un autre facteur de mécontentement…

En trois, la longueur du spectacle. Depuis l’hommage à Victorino Martin par Christophe Andiné, certes très émouvant mais un peu long, en passant par la partie "landaise" de la course, la victorinade à débuté à 17h40…

En quatre, la qualité des toros. Certes, nous sommes en fin de temporada et, malgré le fait que cette course soit  donnée dans une arène française de première  nous savions que l’on n’aurait pas la tête de camade mais, là, c’est un encierro dépourvu de race, de caste, de noblesse qui a défilé. Des Victorinos, ne restait que  le genio et le sentido. Hormis le second qui a fait montre d’un fond de noblesse, le reste a été ennuyeux, montrant pour certains, des signes de faiblesse dès le capote. Ils ont tous été au cheval pour une première rencontre, à la seconde, les piqueros ont dû les provoquer, pour certains au-delà de la deuxième raya, certains sortant seuls du groupe équestre. A la muleta, des demi-charges et des faenas qui se sont terminées con toros parados. Bref, pas grand-chose à retenir.

En cinq, un détail Bonijolesque : le nom des chevaux brodés sur le peto… ce qui n’a pas empêché le montage à l’envers de cinq piques sur six ! Sont-ce là les nouvelles valeurs de la tauromachie ?

Les hommes :

 

                                                    Luis Bolivar,

se verra contraint de tuer trois toros suite à la blessure d’Emilio de Justo. Luis est resté toute l’après-midi sur la rive de la midouze. Il n’a fait preuve ni d’engagement ni d’investissement suffisant pour maitriser la situation, il perdra même les papiers sur le dernier (qui devait être en charge d’Emilio de Justo). Silence, silence après avis et quelques applaudissements polis.

 

                                                     Juan Leal,

s’en sort avec les honneurs… Malgré une toreria plus académique, il ne parviendra pas toujours à dominer ses adversaires. Vuelta après un avis et silence après deux avis.

 

                                                Emilio de Justo

nous a mis l’eau à la bouche… Après avoir brindé la mort de son toro au ciel en hommage à son père décédé dans la matinée, il a démontré qu’avec une muleta autoritaire et de l’engagement, il y avait la possibilité de faire charger cet animal le museau au ras du sable. Hélas sur la deuxième naturelle il se fait prendre vilainement par Mosito qui l’envoie à l’infirmerie. Il revient courageusement en "tchanquant" bas pour donner une nouvelle série de derechazos héroïques puis, il en termine d’une entière très engagée après pinchazo. Sa cuadrilla viendra récupérer son oreille amplement méritée. Torero!!!

 

Cette course a été initiée par la sortie d’un toro de Jalabert pour les écarteurs landais Baptiste Bordes et Thomas Marty (auteur d’un superbe écart), accompagnés du sauteur Fabien Napias.

 

2/3 d'arène, 3h15 de course.

Température estivale en ce premier jour automnal .

Présidence Marcel Garzelli.

 

Patrick SOUX

VICTORINADE SAINT-SEVERINE
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BARBASTRO (Huesca)

Publié le par Cositas de toros

BARBASTRO (Huesca)

 

 

8 septembre. 18h. Quasi lleno.

 

                                                           L’ACCENT FRANÇAIS

 

 

 

  

   La ville aragonaise en cette tarde résonne d’un fort accent français. En effet, outre la présence comme chef de lidia du Nîmois Marc Serrano, le lot de toros proposés débarque de Bars (Gers), ganaderia de J.L. Darré et de son fer Camino de Santiago. Le sympathique éleveur remet le couvert après avoir livré bataille le 4 août à La Adrada avec une corrida du même fer où deux bichos sortirent du lot.

   La placita est garnie au 4/5e côté "moderne", la partie antique du 19e siècle, les gradas sol sont aujourd’hui condamnées. Le soleil est voilé mais pas les voix du public festif et peu exigeant.

Nous ne nous sommes guère ennuyés grâce à l’envoi du ganadero qui présente une belle corrida lourde et armée. Le rendez-vous avec l’homme au castoreño reste anodin, une seule pique souvent mal octroyée. Les Camino gueule ouverte à la muleta se révélèrent nobles sans défaut de tête.

Tarde intéressante pour chacun de nous, toreros, ganadero, aficionados.

 

 

   Le premier Camino remate fort en visitant le ruedo. Il est mis en suerte d’un peu loin, met les reins sur cette unique rencontre. Marc Serrano conduit au centre ce noble sujet qui répond aux séries des deux mains sans un accroc. Le Nîmois rencontre des difficultés à la suerte suprême et le tue dans sa querencia.

Le n° 29 Tondillero, l’esthétique veleto y astifino serre Marc aux tablas, le soulève, l’entraîne et le jette contre un poteau : de la peur, aucun mal. Ce bicho au comportement curieux, est faible des antérieurs. M. Serrano intelligemment lui redonne confiance, le torée sur les deux rives, le dominant au centre du rond. S’en suit une jolie faena conclue par une entière jusqu’au poignet après pinchazo. Oreille. On entendit monter les premières mesures de La Marseillaise entonnées par la Peña Bleu et Blanc de Barbastro.

Marc nous démontrant le long de cette tarde qu’il a toujours sa place dans les cartels. Injustice !

 

   Antonio Nazaré reçoit son premier adversaire par une jolie capea, ce toro faisant chanter les étriers sur l’unique rencontre. Il se dévoilera "noblissime" devant la muleta du sévillan qui ne peut éviter quelques postures vulgaires. 3/4 de lame, oreille, arrastre applaudi.

Il fut assez quelconque sur le 5 bis de Gallon, le titulaire remplacé par l’incompétence du palco. « ¡ Que tontería ! » s’exclame mon voisin d’Estella. Un tercio de vara(s) à pleurer, un tercio de banderilles catastrophique et la lidia suivante, limitée. Nazaré récolte ce qu’il a semé après avoir fait assassiner ce sobrero. Silence après un tiers de lame caída.

 

 

   Joaquin Galdos est venu remplacer Manuel Escribano encore souffrant. Il attaque superficiellement son adversaire mais le public apprécie, étant là aussi pour la musique et les trophées. Entière portée avec sincérité, deux oreilles.

Le dernier est accueilli par La jota de los toros. Ce n° 89 est bien coiffé, apportant de l’intérêt. Après brindis au joyeux public, Joaquin torée main relâchée mais la flanelle maintes fois accrochée. Beaucoup de muletazos, beaucoup. Peu sûr à l’estoc, Galdos prend les extérieurs, mort très longue, silence.

   Barbastro n’est pas la flor y nata des plazas mais reste sympathique et son public manifeste son enthousiasme accompagné de cava, tinto et tapas.

 

 

Sept toros, un torero et un public français venu nombreux tant du Sud-Est que du Sud-Ouest, les premiers pour M. Serrano, les seconds pour Camino et aussi pour les deux.

Les jeunes organisateurs de Barbastro furent récompensés de leurs choix.

Pour quand une corrida de Jean-Louis Darré sur notre versant des Pyrénées ?

                                                                                                    

 

 Gilbert LAMARQUE

 

PS: Pour visualiser le diaporama en plein écran, cliquez sur la première image en tête d’article.

 

BARBASTRO (Huesca)
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