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billet d'humeur

DAX,LA FERIA ! (III)

Publié le par Cositas de toros

La douche écossaise

    Corrida du 17 août 

            La messe est dite. Il y a déjà quelques temps que le fer de La Quinta s'essouffle (Cositas du 02/04/24). Les santacolomeños ont, hélas, toute la suavité et la noblesse du Domecq....

     On retiendra qu'à l'issue du paseo, Diego Urdiales fut honoré par la ville de Dax par la remise de la médaille de la ville. Enfin, le Riojano est reconnu après 25 ans d'alternative dans ces mêmes arènes. Diego Urdiales resta longtemps ignoré des cartels dacquois. Le Dacquois a une mémoire sélective quand il ne s'agit pas de trophées et d'indulto. Douche écossaise mais ici pas question des pluies intermittentes de l'après-midi. Douche écossaise, un jour c'est l'extase, le sublime, le lendemain, l'ennui et la morosité...

     Daniel Luque ne put démontrer sa technique et son domiño. Il faut être deux pour cela. On avait oublié que sous l'habit de lumières émergeait un torero.

     Fernando Adrián, tout capable qu'il est, se maintint dans la médiocrité. On ne lui en fera pas le reproche.

     Aujourd'hui, 18 août, última de feria. L'Agur ! Entrée : Román, David de Miranda et Adriano et les toros, encore (!), de Pedraza de Yeltes. Lleno assuré, où comment un modeste cartel garni les tendidos hasta la bandera !

Conseil. Pour avoir une voix claire, votre alliée numéro 1, l'hydratation !... de l'eau, rien que de l'eau. Enfer et frustration !

PS. Belle entrée aussi à Tafalla où Sánchez Vara affrontait seul, les déroutants Reta de Casta Navarra, salut, palmas, vuelta, silence, silence, oreille. L'encerrona marqua encore le creux de la vague dans lequel le torero demeure. Á 45ans , il n'a plus rien à prouver et simplement prier la Virgen de la Antigua de Guadalajara pour assimiler un petit regain de forme. C'est tout ce que nous lui souhaitons.

                                    Gilbert Lamarque

     

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DAX, LA FERIA !(II)

Publié le par Cositas de toros

 Corrida du 16 août

            Après l'étape du petit blond, le grand brun à la culotte marron glacé est parti par la grande porte.

     De la Sainte Trinité, on aurait attendu, Castella et Roca Rey face aux Victoriano ; non, c'est Morenito de Aranda oreille et oreille, bénéficiaire du forfait de Tristan Barroso pour son alternative : refrain, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

     Des toros de Victoriano, on ne retiendra que peu de choses, plombées par le peu de transmission qu'ils affichèrent d'où l'ennui qui gagna les tendidos. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, la grande communion n'eut pas lieu, Amen !

     Castella s'embrouilla dans des faenas infinies mais pas éternelles et Roca Rey vint en dilettante. Face à ce merveilleux professionnel qu'est Morenito enthousiasmant les tendidos, le Péruvien  ne pesa pas bien lourd. La foi en la tauromachie du torero de Aranda de Duero, le transcende, le sublime. Il a su attendre son heure. Ce merveilleux professionnel de la cape et de la muleta accumule, thésaurise les bons coups. Après la Feria de Vic (Los Maños), la Madeleine (il survola la concours), hier la Feria de Dax ( Victoriano), qui arrêtera Jesús Martínez Barrios ? à suivre... Absent des grandes ferias d'août, les organisateurs n'avaient guère pressenti les facultés de l"'Esprit-Saint", "les voies du seigneur sont impénétrables." Amen ! (bis)

     Aujourd'hui, les toros de La Quinta offriront-ils une grande et belle messe ? Priez mes bien chers frères !

                                       Gilbert Lamarque

 

 

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DAX, LA FERIA !

Publié le par Cositas de toros

 Corrida du 15 août

            Comme le monde est mal fait (ou bien...) !

     14 août, la tristesse, la frustration, la nostalgie envahirent le coso dacquois. Le roi Enrique a coiffé sa couronne d'épines, il plia les gaules sous la pluie, vaincue, sa majesté.

     15 août, c'est l'embellie ! Nous sommes au deuxième jour et le nombre de trophées est déjà supérieur à celui de la Madeleine, 7 trophées 7 !

     Et Clemente avait rendez-vous avec "Delicado"  du fer de Santiago Domecq, n° 123, né en décembre 2018, colorado chorreado de 517 kgs... il remplaçait "Valiente" n°45, né en octobre 2019. Il est plus de 20h.

     Le petit blond a gracié  "Delicado". "Desgarbado" en septembre 2018 (Victoriano del Rio/M.A. Perera), "Lebrero", août 2018 (Santiago Domecq/Ginés Marin), "Sardinero en août 2022 (La Quinta/ Daniel Luque).

     Quand la classe de l'un et la combativité de l'autre sont au rendez-vous avec un excellent Clemente tout au long d'une faena construite avec justesse et temple, un faenon !

     Juan.Pedro, Santiago : rayez la mention inutile.

     En 2019, Saint-Sever l'avait écarté de l'oubli après une seule corrida en 2017, puis le bache en 2018, puis viendront les années Covid. En 2018, il se sépare de son apoderado, Carlos Zuñiga. 2021, nouvel apoderado, Román Pérez ; l'horizon s'éclaircie, cinq corridas. Vint Mont-de-Marsan avec Daniel Luque et Emilio de Justo : le rendez-vous avec l'aficion montoise. Premier contrat dans une arène de 1ère catégorie dans le Sud-Ouest. 

     Clemente, simple et exigeant, l'itinéraire d'un torero de verdad !

     On ne peut pas toujours "tirer sur l'ambulance" ! La Feria aura du mal à aller a mas après une telle après-midi.

     Prenons-rendez-vous pour un prochain indulto, 2026, 2028 ?

                                      Gilbert Lamarque

 

 

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Retour sur la feria dacquoise

Publié le par Cositas de toros

   J'admire le juli et son départ en toute discrétion...

Corrida du 14 août

     Les adieux au Sud-Ouest  du cabotin Ponce ont pris l'eau ! Le ciel en a pleuré ; silence et silence... 

     Les J.P. Domecq n'ont pas transmis beaucoup d'émotion, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, les bichos pour la plupart deslucidos (ex. le 1er de Ponce) et beaucoup de soseria imbécile engendrent un combat avorté. C'est le type même du toro dit "moderne" comme l'exige son Excellence. Alors quel est l'intérêt ? la frustation à son comble était annoncée. Tant pis. Qu' y a t-il de plus triste que la mélopée d'un violoncelle ? Deux violoncelles, me direz-vous... Même Ponce a demandé le black-out. Un fiasco.

     Nostalgiques, courrez en Arles le 7 septembre, Enrique "affrontera" les Garcigrande en mano a mano avec Sébastien Castella qui mérite bien plus que cette pâle goyesque ! mais un accompagnement musical sera assuré par Muriel Tomao accompagnée par les choeurs d'Escandihado et de l'orchestre Chicuelo II, musique assurée, vous n'aurez pas tout perdu !

     Prolongez vos vacances, le dimanche avec 6 Curé de Valverde qui se produiront avec Juan de Castilla, Jesús Enrique Colombo et Maxime Solera. Un autre monde peuplé d'autres diestros ! Frottez-vous bien les yeux, c'est aussi une corrida !

                                 Gilbert Lamarque

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La dictature des figuras

Publié le par Cositas de toros

             Août, le mois où cavalcadent les ferias, de Béziers à Dax, de Huesca à San Sebastian, de Gijón à Bilbao, de Málaga à Alméria, de... 

      Où les"toros" s'effondrent et les figuras exultent avec l'indécence qui n'a d'égale que leur égo. Voir encore et encore ces cartels perpétuels et insipides, inodores et sans saveur goûtés par un public ingénu, les adieux interminables du comédien Ponce, les corridas "arrangées" dont celle télévisée par la chaîne régionale aragonaise, la corrida de Huesca où Emilio de Justo coupa deux oreilles après "une corrida indécente d'Antonio Bañuelos (ABC du 12/08). De Justo adoubé par ses pairs, a hombros devant "des pitons absents".

     On va aux arènes comme on va à la messe où se perpétue le sacrifice du toro. Cette célébration vers l'union intime des fidèles bobos qui communient en choeur ! Noubliez pas votre petit coussin pour votre petit confort. Les dimanches, réservés, jours du Saigneur, où le toro n'aura aucune chance de soutenir une faena. 

     On ne retiendra de la Semana Grande de Saint-Sébastien que les feux d'artifice et son concours international car du côté d'Illumbe, ily a quelques lunes que les Chopera jouent les fossoyeurs : Morante, Talavante, Roca Rey, les adieux d'Hermoso de Mendoza sont au menu. L'affiche des cartels de la capitale du Guipuzcoa attire l'oeil, montrant un toro en tenue de cuisinier, rappelant ainsi la tradition gastronomique de la ville : J.P. Domecq et les Nuñez del Cuvillo vont se succéder, accompagnés d'une bonne salsa picante pour relever l'ensemble ! Véritable calvaire dans un lieu bruyant et bétonné. Les jeux du cirque démarreront le 15 août avec les artistes P. Hermoso de Mendoza pour la der des ders, accompagné de Morante et de Marco Pérez , bétail de J.P. Domecq. Marco Pérez ? oui, encore loin de ses pairs ; ceux qui ont eu l'info de Marco Pérez à Roquefort ont été victimes d'une plaisanterie. Sait-il au moins ce qu'est un Valverde ?  certainement, car c'est le patronyme de sa mère ! Marco Pérez Valverde... et puis le 17 août, le Cartelazo avec Talavante, Roca Rey, Pablo Aguado combattant le fer de Nuñez del Cuvillo : succès attendu à moins que les toros lorgnent vers la Concha !

     Je rejoins Jean-Charles Roux (Torofiesta du 13 août), nostalgique des années 70 où il y avait tant de "belluaires". Il met en avant Francisco Javier Sánchez Vara partant le 15 août vers Calamocha, le 16, Cenicientos, le 17, Tafalla où le "torerazo" se coltinera 6 Reta de Casta Navarra ! Respect. La veille, à Dax, soirée spéciale mélomanes : J.P. Domecq avec Enrique Ponce (ou son clone, on ne sait plus), Daniel Luque et David Galván, en guest star le violoncelliste Gary Hoffman qui accompagnera l'une des deux dernières faenas dans le Sud-Ouest de la star Enrique. Suspens, la dernière ou l'avant dernière ?

     L'été sera chaud, certains auront tout intérêt à revêtir le bleu de chauffe, les autres n'auront pas le loisir de le quitter, le mundillo est impitoyable.

     Telle est la dictature des figuras généreusement entretenue par des organisateurs frileux et sans originalité.

     Terminons par cette réflexion du maestro Paco Camino, l'homme aux douze grandes portes de Madrid, figura des années 1960, héros de ma jeunesse, disparu récemment à l'âge de 84 ans. Réflexion raportée par François Zumbielh :

          "Même si le public pense parfois qu'on le trompe, un taureau de poids léger, et qui a d'autant plus de mobilité, peut causer plus de dégâts. Au mois d'août des années 1961 et 1962, il n'y avait pratiquement plus de place à l'Hôpital des Toreros. Ma pire blessure est celle, la dernière, que j'ai reçue à Aranjuez, à cause de ma faiblesse de jambes. J'ai mis huit mois à m'en remettre. Elle a été si grave que les gens pensaient que pour moi le toreo était fini, raison pour laquelle j'ai prolongé mes prestations pendant trois ans, pour ne pas donner l'impression d'avoir peur : on va croire que le me dégonfle, pas question ! Je continue !"

                               Gilbert Lamarque

 

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