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billet d'humeur

DAX, LA FERIA !

Publié le par Cositas de toros

 Corrida du 15 août

            Comme le monde est mal fait (ou bien...) !

     14 août, la tristesse, la frustration, la nostalgie envahirent le coso dacquois. Le roi Enrique a coiffé sa couronne d'épines, il plia les gaules sous la pluie, vaincue, sa majesté.

     15 août, c'est l'embellie ! Nous sommes au deuxième jour et le nombre de trophées est déjà supérieur à celui de la Madeleine, 7 trophées 7 !

     Et Clemente avait rendez-vous avec "Delicado"  du fer de Santiago Domecq, n° 123, né en décembre 2018, colorado chorreado de 517 kgs... il remplaçait "Valiente" n°45, né en octobre 2019. Il est plus de 20h.

     Le petit blond a gracié  "Delicado". "Desgarbado" en septembre 2018 (Victoriano del Rio/M.A. Perera), "Lebrero", août 2018 (Santiago Domecq/Ginés Marin), "Sardinero en août 2022 (La Quinta/ Daniel Luque).

     Quand la classe de l'un et la combativité de l'autre sont au rendez-vous avec un excellent Clemente tout au long d'une faena construite avec justesse et temple, un faenon !

     Juan.Pedro, Santiago : rayez la mention inutile.

     En 2019, Saint-Sever l'avait écarté de l'oubli après une seule corrida en 2017, puis le bache en 2018, puis viendront les années Covid. En 2018, il se sépare de son apoderado, Carlos Zuñiga. 2021, nouvel apoderado, Román Pérez ; l'horizon s'éclaircie, cinq corridas. Vint Mont-de-Marsan avec Daniel Luque et Emilio de Justo : le rendez-vous avec l'aficion montoise. Premier contrat dans une arène de 1ère catégorie dans le Sud-Ouest. 

     Clemente, simple et exigeant, l'itinéraire d'un torero de verdad !

     On ne peut pas toujours "tirer sur l'ambulance" ! La Feria aura du mal à aller a mas après une telle après-midi.

     Prenons-rendez-vous pour un prochain indulto, 2026, 2028 ?

                                      Gilbert Lamarque

 

 

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Retour sur la feria dacquoise

Publié le par Cositas de toros

   J'admire le juli et son départ en toute discrétion...

Corrida du 14 août

     Les adieux au Sud-Ouest  du cabotin Ponce ont pris l'eau ! Le ciel en a pleuré ; silence et silence... 

     Les J.P. Domecq n'ont pas transmis beaucoup d'émotion, c'est le moins que l'on puisse dire. En effet, les bichos pour la plupart deslucidos (ex. le 1er de Ponce) et beaucoup de soseria imbécile engendrent un combat avorté. C'est le type même du toro dit "moderne" comme l'exige son Excellence. Alors quel est l'intérêt ? la frustation à son comble était annoncée. Tant pis. Qu' y a t-il de plus triste que la mélopée d'un violoncelle ? Deux violoncelles, me direz-vous... Même Ponce a demandé le black-out. Un fiasco.

     Nostalgiques, courrez en Arles le 7 septembre, Enrique "affrontera" les Garcigrande en mano a mano avec Sébastien Castella qui mérite bien plus que cette pâle goyesque ! mais un accompagnement musical sera assuré par Muriel Tomao accompagnée par les choeurs d'Escandihado et de l'orchestre Chicuelo II, musique assurée, vous n'aurez pas tout perdu !

     Prolongez vos vacances, le dimanche avec 6 Curé de Valverde qui se produiront avec Juan de Castilla, Jesús Enrique Colombo et Maxime Solera. Un autre monde peuplé d'autres diestros ! Frottez-vous bien les yeux, c'est aussi une corrida !

                                 Gilbert Lamarque

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La dictature des figuras

Publié le par Cositas de toros

             Août, le mois où cavalcadent les ferias, de Béziers à Dax, de Huesca à San Sebastian, de Gijón à Bilbao, de Málaga à Alméria, de... 

      Où les"toros" s'effondrent et les figuras exultent avec l'indécence qui n'a d'égale que leur égo. Voir encore et encore ces cartels perpétuels et insipides, inodores et sans saveur goûtés par un public ingénu, les adieux interminables du comédien Ponce, les corridas "arrangées" dont celle télévisée par la chaîne régionale aragonaise, la corrida de Huesca où Emilio de Justo coupa deux oreilles après "une corrida indécente d'Antonio Bañuelos (ABC du 12/08). De Justo adoubé par ses pairs, a hombros devant "des pitons absents".

     On va aux arènes comme on va à la messe où se perpétue le sacrifice du toro. Cette célébration vers l'union intime des fidèles bobos qui communient en choeur ! Noubliez pas votre petit coussin pour votre petit confort. Les dimanches, réservés, jours du Saigneur, où le toro n'aura aucune chance de soutenir une faena. 

     On ne retiendra de la Semana Grande de Saint-Sébastien que les feux d'artifice et son concours international car du côté d'Illumbe, ily a quelques lunes que les Chopera jouent les fossoyeurs : Morante, Talavante, Roca Rey, les adieux d'Hermoso de Mendoza sont au menu. L'affiche des cartels de la capitale du Guipuzcoa attire l'oeil, montrant un toro en tenue de cuisinier, rappelant ainsi la tradition gastronomique de la ville : J.P. Domecq et les Nuñez del Cuvillo vont se succéder, accompagnés d'une bonne salsa picante pour relever l'ensemble ! Véritable calvaire dans un lieu bruyant et bétonné. Les jeux du cirque démarreront le 15 août avec les artistes P. Hermoso de Mendoza pour la der des ders, accompagné de Morante et de Marco Pérez , bétail de J.P. Domecq. Marco Pérez ? oui, encore loin de ses pairs ; ceux qui ont eu l'info de Marco Pérez à Roquefort ont été victimes d'une plaisanterie. Sait-il au moins ce qu'est un Valverde ?  certainement, car c'est le patronyme de sa mère ! Marco Pérez Valverde... et puis le 17 août, le Cartelazo avec Talavante, Roca Rey, Pablo Aguado combattant le fer de Nuñez del Cuvillo : succès attendu à moins que les toros lorgnent vers la Concha !

     Je rejoins Jean-Charles Roux (Torofiesta du 13 août), nostalgique des années 70 où il y avait tant de "belluaires". Il met en avant Francisco Javier Sánchez Vara partant le 15 août vers Calamocha, le 16, Cenicientos, le 17, Tafalla où le "torerazo" se coltinera 6 Reta de Casta Navarra ! Respect. La veille, à Dax, soirée spéciale mélomanes : J.P. Domecq avec Enrique Ponce (ou son clone, on ne sait plus), Daniel Luque et David Galván, en guest star le violoncelliste Gary Hoffman qui accompagnera l'une des deux dernières faenas dans le Sud-Ouest de la star Enrique. Suspens, la dernière ou l'avant dernière ?

     L'été sera chaud, certains auront tout intérêt à revêtir le bleu de chauffe, les autres n'auront pas le loisir de le quitter, le mundillo est impitoyable.

     Telle est la dictature des figuras généreusement entretenue par des organisateurs frileux et sans originalité.

     Terminons par cette réflexion du maestro Paco Camino, l'homme aux douze grandes portes de Madrid, figura des années 1960, héros de ma jeunesse, disparu récemment à l'âge de 84 ans. Réflexion raportée par François Zumbielh :

          "Même si le public pense parfois qu'on le trompe, un taureau de poids léger, et qui a d'autant plus de mobilité, peut causer plus de dégâts. Au mois d'août des années 1961 et 1962, il n'y avait pratiquement plus de place à l'Hôpital des Toreros. Ma pire blessure est celle, la dernière, que j'ai reçue à Aranjuez, à cause de ma faiblesse de jambes. J'ai mis huit mois à m'en remettre. Elle a été si grave que les gens pensaient que pour moi le toreo était fini, raison pour laquelle j'ai prolongé mes prestations pendant trois ans, pour ne pas donner l'impression d'avoir peur : on va croire que le me dégonfle, pas question ! Je continue !"

                               Gilbert Lamarque

 

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RÉCUP... rêve et réalité

Publié le par Cositas de toros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

            Pour l'Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des arts et des techniques de 1937, Paul Jouve reçut la commande d'un groupe formé d'une tête de taureau et d'un daim bondissant. Il recevra la médaille d'or de l'exposition de 1937 pour cette sculpture. Ce groupe orne toujours les bassins du Trocadéro devant le Palais de Chaillot.

     Si vous avez été parisien, une fois dans votre vie, vous avez remarqué ces sculptures au Trocadéro ainsi que d'autres statues de chevaux et d'un chien dans le même style, ici l'oeuvre de Georges Guyot. C'est également un bronze doré, une autre commande pour l'Expo universelle de 1937 sous la IIIe République...

groupe en bronze doré de 2m50. Paul Jouve

     Vous avez eu l'occasion de voir sur vos réseaux préférés, cette belle tête de taureau entourée semble-t'il, des anneaux olympiques et les commentaires. Non, il n'est pas question ici "d'un geste d'affection qui proclame au monde entier - des centaines de millions de téléspectateurs - que le culte du toro est toujours bien vivant et que la culture taurine irrigue notre sud. Il est vain et injuste de vouloir l'éradiquer comme le souhaitent certains fanatiques." Doux rêveur !

Chevaux et chien par Georges Guyot

     Cérémonie d'ouverture des J.O. de Paris ; seul le hasard a réalisé le rêve. Les organisateurs ont mis en avant les trésors et monuments parisiens et les ont offerts au monde entier, éblouissant la planète. Ce toro en bonne place, aux premières loges. Il n'était pas question ici, de les faire disparaître.

                                         

                                                       Gilbert Lamarque

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BILBAO (suite)

Publié le par Cositas de toros

             Les Corridas Generales auront lieu entre le 18 et le 25 août avec six corridas, dont une mixte, une novillada et une corrida de rejon. En vedette les principaux toreros, excepté Morante, avec, comme annoncée hier, la double apparition d'Andrés Roca Rey, le mano a mano du vainqueur de la Feria d'Avril de Séville et de la Feria de San Isidro de Madrid, Daniel Luque et Borja Jménez affrontant les Fuente Ymbro, bétail récompensé l'an passé comme la corrida la plus complète des Corridas Generales 2023.

     Le retour de Diego Urdiales après 5 ans d'absence. Pour la corrida des Dolores Aguirre du dimanche 25, le point d'orgue de la semaine, complèteront l'affiche au côté de Damián Castaño, Fernando Robleño et José Garrido. Damian Castaño ne réitérera pas la fabuleuse faena (2023) devant ces mêmes Dolores Aguirre. Et l'absence dans ces cartels de Fernando Adrian.

     Les principaux fers actuels, au goût des"fans" comme par exemple Victoriano del Río au comportement discutable, Nuñez del Cuvillo et J.P. Domecq bien sûr.

     Le toro n'est plus l'argument principal de l'Aste Nagusia mais un douteux cocktail dont les canapés auront la saveur insipide d'un profond ennui.

     Le lundi 19 août, la novillada de José Cruz verra alterner les novilleros Jarocho, Aarón Palacio et Javier Zulueta, ces deux derniers remplaceront Alejandro Chicharro et Samuel Navalón préalablement prévus, le cartel ne sera donc pas la copie de Pampelune mais lorsqu'on évoque la San Fermín, nous pensons grandement au fer de Cebada Gago, Jandilla, J. Escolar, Miura mais aussi comme chacun à ses veuleries, à Domingo Hernández qui se montrèrent juste de force et de peu de fonds... le lot se montrant fort véloce lors de l'encierro, un emballage en 2'13 !

     Manolo Chopera est satisfait, "... c'est une feria de premier ordre." Pas le moindre mot sur le choix des élevages dans sa déclaration au quotidien ABC. Selon le journal, "la Casa Chopera ayant reçu les félicitations des deux associations taurines de la ville, du Club Cocherito de Bilbao, de la Fédération taurine de Biscaye, de la Mairie et de la Casa de Misericordia." (!) alors.....

Des beaux toros, il ne restera que l'odeur de la naphtaline...

     Bilbao ne sera qu'un défilé de figuras sous les yeux d'un maigre public ingénu applaudissant des boeufs.

                                                            Gilbert Lamarque

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