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billet d'humeur

RÉCUP... rêve et réalité

Publié le par Cositas de toros

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

            Pour l'Exposition universelle de 1937, officiellement Exposition internationale des arts et des techniques de 1937, Paul Jouve reçut la commande d'un groupe formé d'une tête de taureau et d'un daim bondissant. Il recevra la médaille d'or de l'exposition de 1937 pour cette sculpture. Ce groupe orne toujours les bassins du Trocadéro devant le Palais de Chaillot.

     Si vous avez été parisien, une fois dans votre vie, vous avez remarqué ces sculptures au Trocadéro ainsi que d'autres statues de chevaux et d'un chien dans le même style, ici l'oeuvre de Georges Guyot. C'est également un bronze doré, une autre commande pour l'Expo universelle de 1937 sous la IIIe République...

groupe en bronze doré de 2m50. Paul Jouve

     Vous avez eu l'occasion de voir sur vos réseaux préférés, cette belle tête de taureau entourée semble-t'il, des anneaux olympiques et les commentaires. Non, il n'est pas question ici "d'un geste d'affection qui proclame au monde entier - des centaines de millions de téléspectateurs - que le culte du toro est toujours bien vivant et que la culture taurine irrigue notre sud. Il est vain et injuste de vouloir l'éradiquer comme le souhaitent certains fanatiques." Doux rêveur !

Chevaux et chien par Georges Guyot

     Cérémonie d'ouverture des J.O. de Paris ; seul le hasard a réalisé le rêve. Les organisateurs ont mis en avant les trésors et monuments parisiens et les ont offerts au monde entier, éblouissant la planète. Ce toro en bonne place, aux premières loges. Il n'était pas question ici, de les faire disparaître.

                                         

                                                       Gilbert Lamarque

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BILBAO (suite)

Publié le par Cositas de toros

             Les Corridas Generales auront lieu entre le 18 et le 25 août avec six corridas, dont une mixte, une novillada et une corrida de rejon. En vedette les principaux toreros, excepté Morante, avec, comme annoncée hier, la double apparition d'Andrés Roca Rey, le mano a mano du vainqueur de la Feria d'Avril de Séville et de la Feria de San Isidro de Madrid, Daniel Luque et Borja Jménez affrontant les Fuente Ymbro, bétail récompensé l'an passé comme la corrida la plus complète des Corridas Generales 2023.

     Le retour de Diego Urdiales après 5 ans d'absence. Pour la corrida des Dolores Aguirre du dimanche 25, le point d'orgue de la semaine, complèteront l'affiche au côté de Damián Castaño, Fernando Robleño et José Garrido. Damian Castaño ne réitérera pas la fabuleuse faena (2023) devant ces mêmes Dolores Aguirre. Et l'absence dans ces cartels de Fernando Adrian.

     Les principaux fers actuels, au goût des"fans" comme par exemple Victoriano del Río au comportement discutable, Nuñez del Cuvillo et J.P. Domecq bien sûr.

     Le toro n'est plus l'argument principal de l'Aste Nagusia mais un douteux cocktail dont les canapés auront la saveur insipide d'un profond ennui.

     Le lundi 19 août, la novillada de José Cruz verra alterner les novilleros Jarocho, Aarón Palacio et Javier Zulueta, ces deux derniers remplaceront Alejandro Chicharro et Samuel Navalón préalablement prévus, le cartel ne sera donc pas la copie de Pampelune mais lorsqu'on évoque la San Fermín, nous pensons grandement au fer de Cebada Gago, Jandilla, J. Escolar, Miura mais aussi comme chacun à ses veuleries, à Domingo Hernández qui se montrèrent juste de force et de peu de fonds... le lot se montrant fort véloce lors de l'encierro, un emballage en 2'13 !

     Manolo Chopera est satisfait, "... c'est une feria de premier ordre." Pas le moindre mot sur le choix des élevages dans sa déclaration au quotidien ABC. Selon le journal, "la Casa Chopera ayant reçu les félicitations des deux associations taurines de la ville, du Club Cocherito de Bilbao, de la Fédération taurine de Biscaye, de la Mairie et de la Casa de Misericordia." (!) alors.....

Des beaux toros, il ne restera que l'odeur de la naphtaline...

     Bilbao ne sera qu'un défilé de figuras sous les yeux d'un maigre public ingénu applaudissant des boeufs.

                                                            Gilbert Lamarque

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Nous n'irons pas (plus) à Bilbao

Publié le par Cositas de toros

                   La boutique de cosmétiques Lush de Bilbao s'est joint à la campagne "ce n'est pas ma culture" et a demandé le soutien des citoyens pour abroger la loi sur le patrimoine culturel de la tauromachie. L'entreprise demande la signature d'un demi-million de personnes dans toute l'Espagne pour promouvoir "cet incroyable objectif". Elle a mis fin à cette initiative le 30 juin dans toutes les villes où elle possède des magasins. Bilbao en fait partie avec Barcelone, Madrid, Séville, Valence, Saragosse, Palma de Majorque et Santander. Les vendeurs de Lush distribuent des masques à l'effigie d'un taureau à toutes personnes signant le manifeste.

     "Cela pourrait signifier un changement significatif dans la politique autour de la corrida", déclarent les responsables. L'objectif de Lush est de mettre fin à la fête taurine : "La protection juridique dont dispose la tauromachie doit être éliminée, permettant ainsi aux communautés et aux municipalités d'interdire ou de réglementer les spectacles taurins en fonction des demandes et des autorités locales." La tauromachie est "un sujet de controverse" en raison de son impact sur le bien-être animal parallèlement avec les valeurs d'une société de plus en plus "consciente et sensible." " Il faut soutenir les municipalités qui souhaitent restreindre ces évènements sur leur territoire. "

     Assez de tirer sur l'ambulance ! La feria de Bilbao est en déclin depuis  plus d'une dizaine d'années. Bilbao était le rendez-vous estival du Pays Basque espagnol et bien au-dela. Ce "fut" une prestigieuse feria taurine victime de l'abandon et de la lassitude.

     60.000 personnes ont assisté aux neuf festivités programmées, soit 45% de la capacité maximale du coso de Vista Alegre et loin des 105.000 spectateurs comptabilisés en 2007. En d'autres termes, quelque 4.000 spectateurs sont perdus chaque année.

     Alors l'entreprise Lush, entreprise de "trompes couillons" ne fait que mettre un doigt dans la plaie. Plus grave, la gestion de l'évènement par les propriétaires - dont l'historique Casa Chopera - est également visée pour expliquer ce déclin. Ceci s'ajoutant aux questions liées aux militantismes végan, animaliste ou antitaurin.

     En effet, la Casa Chopera a géré les arènes de Bilbao de la même façon que les entrepreneurs taurins l'ont toujours fait : en laissant complètement à l'écart les aficionados, et pire, les abonnés qui sont les clients préférentiels aux guichets de n'importe quelles arènes.

     L'homme d'affaires mexicain, feu Alberto Baillères, gestionnaire privé pour les quinze prochaines années, en lien avec les Chopera s'est engagé à verser une cotisation annuelle de 250.000 euros pour redynamiser la feria ¡ suerte ! encore dix ans.

     Pour rappel, les arènes ont été inaugurées en 1962. Elles appartiennent à la Municipalité bilbaína et à la Casa de Miséricordia, dotées d'une capacité de 14.700 places. La Feria a lieu pendant la Semana Grande de Bilbao après le 15 août. 

     Maire de Bilbao depuis juin 2015, Juan María Aburto ( Parti nationaliste basque - PNV) me fait regretter son prédécesseur, Iñaki Azkuna, maire (PNV) de 1999 à 2011, aujourd'hui disparu. L'alcalde pro-corrida rappela maintes fois "la tradition unique de la corrida en Euskadi soulignant le caractère "spectaculaire" des corridas et son déroulement. Il était omniprésent autour des arènes de Vista Alegre, véritable ambassadeur de la tauromachie pour sa chère ville. Il fit du Toro et de Bilbao un mariage parfait.

     Aujourd'hui ce qui était un bastion invincible, Juan María Aburto en a réduit les voiles : " Les toros existant dans la mesure où les citoyens veulent qu'ils existent, et dans la mesure où les gens ne vont pas aux arènes, cela tombera, comme tout autre spectacle." (! ?) Nous sentons l'édile fuyant, incertain...C'était en 2016.

     Le souci majeur ce sont les cartels proposés. Ils sont dans l'air du temps, c'est encore officieux mais la Casa Chopera finalise les négociations : Andrés Roca Rey doublera, Pablo Hermoso de Mendoza et Enrique Ponce feront leurs adieux, Morante (sous réserve), Sébastien Castella, J.M.Manzanares, Miguel Ángel Perera, Alejandro Talavante, Daniel Luque, Emilio de Justo, Juan Ortega, Pablo Aguado, Borja Jiménez (blessé), David Galván.

     Un plateau de stars, de figuras mais quid des ganaderias ? Fuente Ymbro, Nuñez del Cuvillo, Juan Pedro Domecq, Daniel Ruiz, Victoriano del Río, enfin le dimanche en cloture Dolores Aguirre pour Damián Castaño et deux autres.

      Des élevages vus et revus certes avec la présentation "Bilbao". Les combinaisons de l'Aste Nagusia 2024 sont stupéfiantes. Le pire, Vista Alegre a perdu son identité torista, le public est beaucoup moins aficionado. Où sont les Miura, Cebada Gago, J.Escolar, Saltillo,Victorino Martín ?....

     La novillada du 19 de José Cruz pour Jarocho, Alejandro Chicharro et Samuel Navalón est une maigre consolation. Pampelune l'a proposée avec des novillos de Pincha. Une preuve d'un manque d'originalité.

     La société BMF et la Casa Chopera, fossoyeurs des corridas bilbaínas. Voyez dans quel état, Baillères récent propriétaires de Zalduendo, ont-ils mis ce fer ?

     D'ici quelques années aura poussé à l'intérieur du coso un splendide El Corte Inglés proposant un infime rayon culture taurine pour les nostalgiques.

     Aujourd'hui, je jette l'éponge.

     Et puis je n'irai pas outre Rhône à la goyesque arlésienne du 7 septembre, adhérer aux adieux émouvants du roi Enrique et acclamer les inévitables  collaborateurs Garcigrande ainsi que le choeur et l'orchestre, la soprano... les Chorégies d'Orange seront déjà un lointain souvenir.

                                             Gilbert Lamarque

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TORO OU CROCO ?

Publié le par Cositas de toros

     " Nous sommes remplis de préjugés et il faut y renoncer absolument pour avoir des connaissances claires et distinctes." François Poullain de la Barre. 1674.

     Préjugée, idée préconçue ?   "Nîmes, grande ville taurine ; Ici et nulle part ailleurs (!!), etc

     François 1er accorda en 1535, un nouveau blason à Nîmes, un crocodile et un palmier après avoir accordé en 1516 aux consuls et habitants nîmois d'avoir pour armes un taureau d'or en champ de gueule. Mais ayant découvert depuis , plusieurs médailles de leur colonie sur lesquelles on voit un crocodile et un palmier.Le taureau disparaîtra du blason de la ville. La tauromachie espagnole est loin du Gard et le taureau d'or bien prétentieux. François 1er eut la bonne "idée" du crocodile (reportez-vous à la véritable histoire du saurien). Nîmes échappa au moustique !

     Enfin, ce petit brin d'Histoire pour en venir à la pâle Pentecôte nîmoise. Qui se souviendra du millésime 2024 ?

     Les belles Ferrari de Simon Casas avec une motorisation Domecq n'ont guère brillé dans l'amphithéâtre, une coursiquette de chars avec un sacré retard à l'allumage que le public nîmois (hors aficionados) spécialiste des courses d'ânes n'a pa su discerner, ainsi que la présidence qui distribua généreusement les trophées. La corrida triomphaliste clôlurant le cycle par neuf oreilles coupées. Le mundillo s'en bat les flancs de cette après-midi où il y eut si peu de détails respectables.

     C'est un bilan triomphal de l'édition que fera S. Casas Production, c'est son boulot. Les aficionados de verdad (du moins un certain nombre) étaient à Vic, le "temple" où s'unissent les mêmes critères. À l'est, le roi Ponce vit da despedida gâchée par un lot de J.P. Domecq. À qui la faute ? Le maestro persiste avec son gagne pain, tant pis. Aucun souvenir à se coller derrière la rétine. Déprimant.

     Je vais finir par croire que la partie taurine n'est qu'un prétexte pour déplacer l'Hexagone. Qui parlera de toros les jours suivants ? Les vraies Ferrari, les italiennes de Maranello ont gagné le G.P. de Monaco ce week end ! Simon Casas les cherchera en Espagne...

     Le crocodile est encore bien accroché !

                                          Gilbert Lamarque

 

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Attention, danger !

Publié le par Cositas de toros

        " Après avoir déchaîné les passions en décembre en rédigeant sa tribune pour défendre Gérard Depardieu dans le Figaro, le comédien Yannis Ezziadi publiera Minotaures, une ode à la corrida, le 28 février, chez Fayard. Dans les arènes et les élevages qu'il a visités pendant quatre ans, l'auteur a lié des sympathies avec tout un cercle d'artistes et aficionados. Certains d'entre eux, comme l'architecte du MuCem Rudy Ricciotti, ont d'ailleurs signé la tribune pro-Depardieu. Commandée par la patronne de Fayard, Isabelle Saporta en personne, cette plongée abrasive en terres taurines promet de faire à nouveau polémique." L'Obs n°3097 du 8 février.

    Attendons le 28. Le comédien, vu à Méjanes lors du festival caritatif dont il fit le discours d'ouverture est donc l'auteur du soutien à l'acteur signé par 56 personnalités du monde des arts et de la culture.

     Ce qui est gênant, ce n'est pas le sujet G. Depardieu dont les aficionados se contrefoutent mais l'auteur lui-même qui n'est pas en odeur de sainteté. Il semble que certains signataires qui paraissaient ignorer le profil de l'acteur-auteur, s'en sont depuis désolidarisés. 

     Voulant réussir par tous les moyens le "comédien- auteur" de 32 ans  formé au théâtre dans les cours de Michel Galabru va sévir de sa plume et nous déposer illico presto quelques références supplémentaires sur le Minotaure. Voici que la tauromachie, monde qu'il découvrit en 2021 après une lecture de Jean Cau, Les oreilles et la queue, récupère ce sombre comédien. Non, la corrida n'a nul besoin d'un tel profil, proche des figures d'extrême droite. Loin de nous la politique nauséabonde. En voulant aider une noble cause, la foudre finira par s'abattre.

     Il y a eu suffisamment de polémique. La temporada démarre, laissons lui cette aubaine. Pour ceux qui douteraient de Y. Ezziadi, éditorialiste de Causeur, consultez son billet dans le magazine du 03/01/24, magazine, brûlot d'Elisabeth Lévy, classé de la droite réactionnaire à l'extrême droite, c'est selon. Le 14 août, il mit en scène, adapta et interpréta "son" spectacle "Minotaure, paroles de toreros" durant la Feria de Béziers à "l'invitation généreuse du maire (!). En peu de temps, il fit la connaissance des ambassadeurs Robert Margé, Alain Montcouquiol, Pierre Mailhan et Simon Casas. Il couvre depuis peu la temporada du Sud-Est du sol au plafond !

     S'il est inattaquable sur ses qualités artistiques, la politique engendre la polémique et la corrida n'a certes pas besoin de ce coup foireux. Un jeune artiste  sulfureux souhaitant briller rapidement  nous entraînera dans l'ombre vers des débats épineux. 

     Chers amis, vous qui avez su apprécier le comédien, sachez encore saluer l'artiste et vomissez le néo-aficionado "sincère" pour qui la corrida n'est que prétexte, mais...

    Le nouveau converti à la tauromachie est un ovni et un porte parole taurin bien encombrant.

     Á bon entendeur, salut !

                                                 Gilbert Lamarque

     

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