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Libération du 04 août

Publié le par Cositas de toros

     Politique

Corrida : les parlementaires prêts à prendre la tradition par les cornes ?

Dans une tribune publiée dans «le JDD», des élus réclament l’interdiction de cette «pratique barbare».

Lors des débats à l’Assemblée autour de la proposition de loi sur la maltraitance animale en janvier, le sujet avait pourtant été passé sous silence. Le texte arrivera au Sénat en septembre.

     par Mathieu Michel, publié le 4 août 2021

 

            «Trop longtemps qu’on attend cette interdiction», lance Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes. L’hebdomadaire le JDD publiait dimanche 1er août une tribune de 36 parlementaires (vingt-quatre LREM, cinq Modem, quatre Agir et trois LR) pour défendre l’interdiction de la corrida, à l’initiative de ce premier et d’Arnaud Bazin, sénateur LR du Val-d’Oise, tous deux vétérinaires. Les parlementaires regrettent que la prise en compte croissante du bien-être animal exclue toujours la question de la corrida. La législation sanctionne certes d’une peine d’emprisonnement et d’une amende les actes de cruauté envers les animaux. Mais l’alinéa 7 de la loi 521-1 du code pénal permet l’exception de la corrida, au nom de la tradition locale. Les députés et sénateurs signataires de la tribune désirent supprimer cet alinéa, afin d’interdire l’intégralité «des spectacles mettant en scène la torture et la mise à mort d’animaux». «Comment ce qui est jugé cruel dans certains départements ne l’est pas dans d’autres? s’interroge le député de la majorité. C’est hypocrite.» Pour le député Modem du Bas-Rhin, Sylvain Waserman, c’est l’issue du combat qui pose problème : «Je comprends qu’on puisse organiser des spectacles avec des taureaux mais c’est la mise à mort qui me dérange.

 

La mobilisation a de quoi surprendre : en janvier, lors des débats sur la maltraitance animale à l’Assemblée ces mêmes voix ne se sont pas fait entendre contre la corrida. Pourquoi ce silence ? Parce que la proposition de loi était déjà trop dense, répondent les députés interrogés. «Il y avait beaucoup de sujets, on sentait qu’un texte trop large ne passerait pas, explique Corinne Vignon, députée LREM en Haute-Garonne. Maintenant, on espère susciter les débats au Sénat.» Dans l’hémicycle, Bastien Lachaud, député LFI en Seine-Saint-Denis, critiquait alors un texte «insuffisant», à vocation «de se donner bonne conscience». Ce dernier doit désormais être discuté fin septembre par les représentants de la chambre haute. Et dans leur tribune, les députés soufflent quelques idées à leurs homologues du Sénat, en préconisant notamment l’interdiction de l’accès aux arènes aux enfants de moins de 16 ans, en qualité de spectateur ou d’acteur. «Ce serait déjà une avancée», note Loïc Dombreval (LREM) qui regrette que la question du bien-être animal arrive souvent en queue de wagon au Parlement. Mohamed Laqhila, député Modem des Bouches-du-Rhône, considère pour sa part que l’interdiction de la corrida n’a que de maigres chances d’être promulguée avant l’élection présidentielle. Il voit en cette tribune l’opportunité d’inscrire ce débat dans la campagne de 2022 et plus généralement de faire réagir l’opinion publique.

«Frilosité ambiante»

Mais pourquoi, alors, ne pas avoir associé des élus d’horizon différents à la rédaction de cette tribune ? Selon Corinne Vignon, l’absence de signataires de l’opposition de gauche relève d’un concours de circonstances. La tribune n’a pas pu être proposée à l’ensemble des parlementaires. La faute, expliquent les auteurs, aux discussions intenses et chronophages sur le pass sanitaire. S’il considère les 36 signataires de cette tribune comme un bon présage «au regard de la frilosité ambiante à ce sujet», Loïc Dombreval (LREM) reconnaît que celle-ci aurait pu être proposée plus largement aux élus. Et qu’elle a «peut-être été publiée un peu trop rapidement».

Les procorridas, eux, n’ont pas tardé à répliquer. Dimanche, au micro de France Bleu Gard Lozère, André Viard, président de l’Observatoire français des cultures taurines, a mis en avant la richesse apportée à l’économie locale, qui plus est dans cette période de crise sanitaire et économique. L’ancien matador regrette que ces signataires soient «une fois de plus des parlementaires issus de régions qui ne sont pas taurines» et brandit l’argument de la tradition. En 2019, c’est aussi au nom de la tradition et de la liberté qu’une tribune avait été publiée dans le Figaro en défense de la corrida, par plusieurs personnalités, dont Eric Dupond-Moretti, alors avocat médiatique, devenu garde des Sceaux.

«On arrive à un moment où certaines traditions apparaissent en décalage avec leur époque», répond le Modem Sylvain Waserman. La Catalogne a interdit cette pratique en juillet 2010. La France est-elle prête à lui emboîter le pas ? Oui, estime Corinne Vignon (LREM) qui assure que la position de la tribune émane «de la société civile. Nous sommes la voix des citoyens, nous nous devions de porter cette voix publiquement». Selon un sondage Ifop d’octobre 2019, près de trois Français sur quatre sont favorables à «la suppression des corridas avec mise à mort des taureaux en France».


 

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Entre Tarasque et Tartarin, le retour des Colombeau

Publié le par Cositas de toros

 

             Tant pis pour ceux qui sont partis vers Tarascon-sur-Ariège !

     Non, ce n’est pas la Tarascon occitane vers laquelle il fallait se diriger mais vers la Tarascon provençale. Confondre les rives de l’Ariège avec celles du Rhône puis chercher en vain les arènes, les autochtones en sont encore ahuris !

Les Tarasconnais eux, savent vous prendre pour des ravis – comme on dit au pays de Mistralpuisqu’ils vous font visiter la maison natale de Tartarin ! Plaisanterie, mais "La Maison" de Tartarin existe depuis… 1985 et ne se visite pas.

 

Ce samedi 7 août, il y a courses aux arènes Joseph-Durand.

Photos. Ch. Lafaye

                   Au campo, ganaderia Colombeau, le mardi 03 août.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Le matin à 11h, pour la VIe Feria de la Jouvènço, se déroule la novillada non piquée avec 4 erales de Colombeau pour le Biterrois Lenny Martin, le Nîmois Nino Julien, l’Arlésien Miguelín et l’"étranger" Jean-Baptiste Lucq, le Landais de Mugron.

L’après-midi à 17h30, la novillada avec picadors où seront combattus 6 novillos des frères Jalabert pour Adam Samira, Solal Calmet "Solalito" et Tristan Espigue "Tristan".

 

     Je ne vais vous conter que la matinée, les averses de l’après-midi ont eu raison de la novillada reportée au vendredi 20 août à 18h.

 

     Le 31 mars 2019, aux arènes du Sambuc (Arles), avait lieu la rencontre des écoles taurines françaises avec 5 novillos de Cyril Colombeau. Combattaient ce jour-là deux des protagonistes présents sur l’affiche : Lucas Brousse-Quentin (oreille) et J. B. Lucq (sa première oreille pour son premier novillo tué en public). Aujourd’hui sur l’affiche Lucas Brousse-Quentin s’est changé en Canten mais défile au paseo Nino Julien (?). Quant au Landais, il ne vient pas seul, amenant avec lui l’empreinte des points de suture ôtés la veille, souvenir douloureux de la Madeleine montoise.

 

 

     Aficionada de très longue date, ma voisine de gradin, m’avait avisée avant la course : « On a une présidence de "charlotade" ! » Hormis ce "détail" qui n’en fut pas un, car générant une grande injustice pour les jeunes acteurs et des incompréhensions sur la gestion de la novillada, la matinée s’est révélée intéressante.

 

     4 erales de Cyril Colombeau ont fait le chemin, le matin même, depuis Le Sambuc. Nés entre mars et juin 2019, leur physique et leur comportement n’avaient rien à envier à beaucoup de leurs collègues en novillada piquée. Le 17 fut le meilleur – voir plus bas la "récompense" –, le 5 plus faible avec un pointe de "bon" genio. Tous avec les caractéristiques de noblesse et caste que l’on connaît de cet élevage. Des bichos qui ne rechignent pas, qui "rematent" durement aux planches, qui suivent aux banderilles.

 

     Nino Julien (CFT) reçoit le negro n° 3. Bonne réception à la cape quoiqu’un peu accrochée. Beau quite de J.B. Lucq. Deux paires de palos administrées, il aurait certainement supporté la troisième – seul le dernier recevra les trois paires… allez savoir pourquoi ! Question que nous nous sommes souvent posée en regard des décisions du palco. Une farandole de séries main droite, certaines un peu décousues sur un eral prompt à se retourner.

     Vient enfin une série de naturelles de bonne facture, la suivante est brouillonne, le desplante mal venu mais l’envie est présente. Envoyé à terre sans mal, il est temps de conclure par une épée entière, en place, al encuentro provoqué autant par la bête que le garçon, l’animal plein de jus ne s’étant pas fait prier. Oreille, arrastre applaudi.

 

N°5, castaño bociblanco

     Jean-Baptiste Lucq (Adour Afición) très concentré, à peine remis d’une récente cornada, hérite du 5 cornicorto, le plus lourd, de charge courte, à "manier avec précaution". Bien au capote suivi d’un quite de L. Martin. Le bicho est amené au centre avec lenteur. Les séries de la dextre nécessitent des passes à mi-hauteur et concentration. Le bon goût est présent.

     Deux bonnes séries méritantes à senestre où le novillo semble plus abordable précédant une muleta basse en derechazos. Le Colombeau ne l’entend pas ainsi alors que J.B. se replace au près, il s’élève des deux antérieurs et envoie un puissant coup de tête… frayeur dans l’assemblée. Pour conclure, une série de la gauche autoritaire suivie d’un bel engagement se soldant par une demi-lame pasada, descabello. L’eral se relevant par deux fois après une puntilla foireuse prohibant l’oreille. Salut.

 

N°17, melocotón bociblanco, indulté

     Lenny Martin (ET Béziers) profite du 17 bien reçu à la cape.

     Quite de Miguelín. Séries de la droite bien maîtrisées. Une tentative à gauche à oublier, non réitérée, revenant à ce qu’il fait de mieux, main droite et faena prolongée inutilement dans la confusion.

     L’indulto est demandé par certains, Martin jette l’épée et simule la mise à mort.

Le simulacre et le palco arborant un mouchoir blanc à défaut du orange !

     Tout le monde est surpris, et la présidence (?!). On apprend par le speaker que l’éleveur a demandé la grâce du 17, chanceux, qui retournera avec ses congénères en Camargue. Pas de mouchoir orange... non prévu par le règlement en non piquée.

     L. Martin fait la vuelta au son d’un Vino griego à la sauce provençale… et personne ne sachant quels sont les trophées attribués ! On ne le saura qu’au terme de la course : deux oreilles symboliques.

 

N°9, oscuro bocidorado

     Miguelín (ET Arles) endosse son habit de lumières pour la première fois. Nino Julien fait le quite à ce n° 9, playero. Les séries sont brouillonnes et les bousculades nombreuses.

     Le staff est là pour taper aux planches pour distraire l’animal. L’Arlésien parvient à administrer une entière légèrement en arrière sur une charge du bicho et une attitude du garçon, bizarres, l’un partant en travers, l’autre sur les bords du Rhône. Six puntillas… une oreille… Je repense à ma voisine de tendido. Tant mieux pour l’un mais quelle injustice pour les autres !

 

     L'envie et l'engagement des jeunes toreros ont fait plaisir à voir confrontés au bétail  bien présenté et parfois exigeant de C. Colombeau.

Ces jeunes novilleros méritaient une présidence plus responsable et honnête et non pas cette "tartarinade" entre un dragon amphibie et le burlesque de Tartarin où le palco s'est complu, et la sortie des Colombeau doit rester un évènement d’intérêt.

                                                                    Chantal Lafaye

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Voici pourquoi Talavante a quitté l'arène

Publié le par Cositas de toros

                 

             Alejandro Talavante, après la feria du Pilar à Saragosse (octobre 2018) abandonne les arènes, las du boycott acté par son patron dans ce système formé par quatre grandes familles qui se partagent le commerce de la tauromachie. "Victime" de l’homme d’affaires, éleveur et avocat salmantin, Antonio García Jiménez plus connu sous l’apodo Toño Matilla, son représentant. Un homme qui fuit les projecteurs, un Machiavel qui se débrouille mieux dans l’ombre.

     Talavante, après avoir triomphé à la San Isidro 2018, lui a demandé 15 000 euros de plus par course. Être sur la même échelle de salaire que Manzanares, le torero préféré de Matilla. Celui-ci a refusé et décidé de rompre avec le torero. Il rejette les accusations de boycott suite à la rupture et déclare que le chiffre d'affaires du torero d'Estremadure a augmenté de 44% de 2015 à 2017, dernière saison complète où ils ont collaboré.

     Cette demande du torero pourrait plus qu’agacer les grands hommes d’affaires composant le système, faire monter le cachet des toreros qu’ils managent et que d’autres toreros demandent plus d’argent. Sacrilège ! Au final, le système génère des fonctionnaires performants et fructueux.

     Ceux-ci se battent et l’avocat Matilla tire les ficelles pour que le reste de la grande famille des grands hommes d’affaires composant le système ne les embauchent pas. Le pouvoir de Matilla est immense, il possède plusieurs plazas dont Valladolid, Jerez, et Grenade à compter de 2021 et il dit aux autres grands hommes d’affaires qui sont aussi des mandataires, de ne pas engager ces toreros. Son influence, son empire sont grands, il est en "possession" de Manzanares, El Fandi. Il apodérait Padilla jusqu'à son retrait ainsi que Morante rompant leurs relations professionnelles en mai 2021. Matilla est propriétaire également de trois élevages de bravos.*

     Toño Matilla est un leader et il y a aussi, Baillerès-Chopera, Ramón Valencia, Simon Casas. Voilà les grands patrons qui contrôlent l’entreprise "Tauromachie". Ils échangent les toreros comme des cartes à collectionner, ils s’entendent sur les prix et conduisent à l’extinction les "petits" hommes d’affaires indépendants ainsi que les mandataires. Avec un tel pouvoir, le serpent se mordant la queue, les toreros sont obligés de les choisir comme mandataires !

     Seuls, El Juli, José Tomás et Enrique Ponce peuvent sortir du système sans passer par de telles épreuves. S’en est terminé pour Ponce, quant à Tomás, c’est épisodique et fuyant les grandes plazas et ferias importantes, il fait lui aussi parti du passé. Urdiales avant de triompher à Madrid et Bilbao en 2018, avait combattu trois corridas !

     Alors… marche avec nous ou crève. C’est clair. 

N.b. Talavante fera son retour dans le ruedo, celui d'Arles, le 11 septembre pour la goyesque en mano a mano avec Roca Rey, autre torero numero uno, suivant les déclarations de ce dernier. Arles ou la corrida des égos !

 

* Hermanos García Jiménez, Peña de Francia et Olga Jiménez, tous d’origine Juan Pedro Domecq.

Antonio et son frère Jorge ont hérité de leur père Teodoro, grand organisateur des affaires taurines, avocat, décédé en février 2021.

 

                                                           Gilbert Lamarque

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Dernière évocation de la Madeleine

Publié le par Cositas de toros

                                   Monsieur le Maire de Mont-de-Marsan a eu la bonne idée de convier par un courrier quelques membres des peñas montoises au Plumaçon, le jeudi 5 août en matinée où Dorian Canton et Yon Lamothe étaient, eux, invités à en débattre avec les trois sobreros de Bañuelos qui rongeaient leur frein dans les corrals. Les trois ex-pensionnaires de la finca La Cabañuela sise à Hontomín, village de la province de Burgos, les fameux "toros du froid" ont pu savourer la variété française avec la tournée des Années 80 dans ces mêmes arènes, le 30 juillet. Ce n’est plus le festival punk des années 70 ! Ce fut leur première et dernière sérénade. La musique adoucissant les mœurs comme chacun sait, les Bañuelos se montrèrent d’une grande civilité, courtoisie serait exagérée.

     C’est devant environ 70 heureux bénéficiaires que se succédèrent trois toros de belle présentation, le second enmorillado et légèrement ensillado fut un régal pour Yon Lamothe. Le Tarusate prit un énorme plaisir, toréant a gusto, à la bonne distance, liant des séries templadas sur les deux rives, le Bañuelos sans vices, noblissime.

     Le premier, un bon toro noble, lui aussi, qui échut à Dorian Canton, lui permit de s’exprimer. Mais avec un style moins fluide, le Béarnais se fit un peu balader et allongea inutilement sa faena.

     Le novillero Yon Lamothe aborda le troisième avec moins de confiance et de facilité, le bicho se montrant plus compliqué mais loin d’être intoréable. Yon aussi, visita le ruedo et ne trouva jamais le bon sitio.

     Ils tuèrent plutôt mal, là n’était pas l’important. Un excellent entraînement par ces temps de disette. Ce n'était pas le challenge Landes-Béarn cher à nos amis coursayres !

     Les Bañuelos reçurent chacun deux piques peu appuyées de la part de Óscar Bernal omniprésent dans le Sud-Ouest, présent à Vic avec M.J. Pérez Mota (corrida-concours du 10 juillet), toujours à Vic, le lendemain piquant pour D. López Chaves (toros de Hoyo de la Gitana) et le 24 juillet à la Madeleine sous les ordres de P. Ureña lors de la décevante corrida d’Alcurrucén.

     Alain Bonijol avait amené une paire de jeunes chevaux en formation menée de main de maître par le muletier Alain Diris "Mimi".

     El Monteño posa l’unique paire de bâtonnets au deuxième toro.

À la demande du ganadero, pas de photos ni de vidéos.

 

© G. Lamarque

 

     Mais pour le plaisir, juste cette photo de la pique de Óscar Bernal. Le varilarguero prend soin de ses outils, petit capuchon en cuir. Sortez couverts !

 

                                                                  Gilbert Lamarque

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¿Cuánto cobra un torero?

Publié le par Cositas de toros

                              COMBIEN COÛTE UN TORERO ?

 

            La question que chacun se pose sans en avoir véritablement la réponse car on entend tout et son contraire.

Le salaire d’un torero dépendra de son cachet, du pays dans lequel il exerce, du lieu, du bétail et du groupe auquel il appartient.

     Ce qui suit ne résulte ni de bruits saisis entre deux burladeros ni de conversations délirantes flairées au bar de l’Hôtel du Commerce et des Voyageurs. Non, la lecture suivante est pêchée dans les pages web du quotidien ABC, rubrique Toros accompagnée quelques considérations personnelles.

 

     Le monde de la culture a subi une grande attaque en raison de la situation épidémiologique et, bien sûr, la tauromachie en a pâti. Ainsi, l’année passée, les matadors et subalternes ont pris l’engagement de réduire leurs honoraires de 25 % dans les postes de troisième et quatrième catégories jusqu’à la fin de l’année 2020. Quid des arènes de première et deuxième catégories où toréent les figuras ? – bien que certains comme Ponce avant son arrêt inattendu, squattaient les ruedos de troisième !

 

     Le salaire des toreros a été mis sur la table par le communiqué de Toño Matilla. En effet, l’homme d’affaires, éleveur et avocat de Salamanque a déclaré qu’il avait décidé de « mettre fin à la relation professionnelle avec Alejandro Talavante – que je considère comme un grand torero – à Grenade le 1er juin (2018. ndlr) après avoir demandé une augmentation de 15 000 euros sur ses cachets pour chaque représentation comme cela a été publié et que ses émoluments soient augmentés jusqu’à ce qu’il facture "plus que plus", arguant qu’il était "le meilleur, le numéro un" »…*

 

     Mais tous les toreros facturent-ils la même chose ? De quoi dépend le salaire d’un torero ?

     La vérité est que le salaire reçu par un torero varie en fonction de différents facteurs. Il faut aussi noter qu’ils ne sont pas nombreux à empocher de grosses sommes d’argent, puisque la grande majorité des travailleurs du secteur ne peuvent pas vivre exclusivement de la tauromachie. Voyez par exemple, le chauffeur de taxi Alberto Lamelas.

 

Le cachet du torero

 

     L’un des facteurs les plus importants qui déterminent le salaire d’un torero est son cachet. Ainsi, selon la notoriété et la popularité du torero, il peut demander un salaire plus ou moins élevé.

Pour donner un exemple, selon l’accord de la mairie de Roquetas de Mar, à la feria 2018, les acteurs des deux affiches ont empoché plus de 320 000 euros : El Juli en a remporté 90 700 ; Manzanares un total de 60 000 euros ; Roca Rey, 50 000 ; Enrique Ponce, 45 000 euros ; El Fandi 40 000 et M. Á. Perera, 36 000.

 

Les groupes

 

     Dans le monde de la tauromachie, il existe des groupes dans lesquels les toreros sont classés en fonction des performances qu’ils ont eues la saison précédente. Le salaire d’un torero dépendra aussi de ceux-ci.

     - Groupe A : il comprend les matadors qui, au cours de la temporada précédente, ont réalisé au moins 37 représentations en corrida comprenant celles qui se sont déroulées en Espagne, en France et au Portugal. Font également partie de ce groupe, ceux qui, au cours de la saison, atteignent 37 représentations.

     - Groupe B : il comprend les toreros qui, la saison précédente, ont réalisé un minimum de 13 et un maximum de 36 performances dans des corridas de ces trois pays. Les matadors qui atteignent 13 contrats au cours de la saison, appartiennent également à ce groupe.

     - Groupe C : tous les autres toreros appartiennent à ce groupe.

 

Le salaire des toreros

 

     Cependant, il existe des salaires de base, qui sont inscrits dans la résolution du 10 janvier 2020 de la Direction générale du travail, par laquelle la révision des salaires et les tableaux des salaires pour l’année 2020 de l’Accord national taurin sont enregistrés et publiés. Ceux-ci dépendent du nombre de toros, de la catégorie de l’arène et du groupe auquel appartient le torero.

 

 

Les tableaux des honoraires à percevoir depuis le 1er janvier 2020

Plazas de toros d’Espagne, France et Portugal

 

Suivent les différents groupes pour un, pour deux, pour trois et pour six toros, groupes les plus usités.

Les tableaux pour quatre et pour cinq toros ne sont pas ici représentés.

Pour terminer, le tableau des sobresalientes, une et deux espadas.

 

* Le prochain article : Voici pourquoi Talavante a quitté l'arène.

                                                             

                                                              Gilbert Lamarque
 

 

 

 

Categoría de plaza

Cuadrilla

Gastos generales

Honorarios

Total mínimos

MATADORES DE TOROS EN CORRIDAS DE TOROS - 1 RES

GRUPO A

1.ª

5 990

4 830

4 268

15 088

2.ª

5 740

4 642

3 469

13 852

3.ª

5 539

4 642

2 501

12 682

4.ª

5 347

4 642

1 898

11 887

GRUPO B

1.ª

4 697

2 677

3 951

11 325

2.ª

4 254

2 677

3 212

10 143

3.ª

3 684

2 602

2 315

8 601

4.ª

3 306

2 602

1 758

7 666

GRUPO C

1.ª

4 698

2 628

2 810

10 136

2.ª

4 256

2 616

2 282

9 154

3.ª

3 683

2 570

1 464

7 717

4.ª

3 307

2 570

1 162

7 040
 

 

 

 

 

Categoría de plaza

Cuadrilla

Gastos generales

Honorarios

Total mínimos

MATADORES DE TOROS EN CORRIDAS DE TOROS - 2 RESES

GRUPO A

1.ª

8 978

6 440

5 690

21 107

2.ª

8 580

6 190

4 625

19 395

3.ª

8 265

6 190

3 335

17 790

4.ª

7 954

6 190

2 529

16 673

GRUPO B

1.ª

7 037

3 570

5 267

15 873

2.ª

6 404

3 570

4 284

14 258

3.ª

5 457

3 468

3 087

12 012

4.ª

4 892

3 468

2 345

10 705

GRUPO C

1.ª

7 037

3 503

3 746

14 286

2.ª

6 404

3 488

3 042

12 934

3.ª

5 457

3 427

1 951

10 834

4.ª

4 892

3 427

1 550

 986

 

 

 

 

Categoría de plaza

Cuadrilla

Gastos generales

Honorarios

Total mínimos

MATADORES DE TOROS EN CORRIDAS DE TOROS - 3 RESES

GRUPO A

1.ª

12 303

8 051

8 533

2 887

2.ª

11 736

7 738

6 939

26 412

3.ª

11 283

7 738

5 001

24 022

4.ª

10 845

7 738

3 796

22 379

GRUPO B

1.ª

9 578

4 462

7 901

21 940

2.ª

8 691

4 462

6 426

19 578

3.ª

7 406

4 336

4 630

16 372

4.ª

6 559

4 336

3 515

14 411

GRUPO C

1.ª

9 578

4 378

5 620

19 576

2.ª

8 691

4 360

4 565

17 616

3.ª

7 372

4 284

2 927

14 583

4.ª

6 559

4 284

2 324

13 167

 

 

 

 

 

 

 

Categoría de plaza

Cuadrilla

Gastos generales

Honorarios

Total mínimos

MATADORES DE TOROS EN CORRIDAS DE TOROS - 6 RESES

GRUPO A

1.ª

26 223

16 101

17 068

59,392

2.ª

25 026

15 473

13 877

54 377

3.ª

24 068

15 473

10 004

49 545

4.ª

23 140

15 473

7 590

46 204

GRUPO B

1.ª

20 489

8 923

15 799

45 211

2.ª

18 627

8 923

12 851

40 401

3.ª

15 803

8 671

9 261

33 736

4.ª

14 109

8 671

7 033

29 813

GRUPO C

1.ª

20 489

8 756

11 239

40 484

2.ª

18 627

8 721

9 127

36 475

3.ª

15 803

8 569

5 855

30 227

4.ª

14 109

8 569

4 650

27 328

 

SOBRESALIENTES EN CORRIDAS DE TOROS

2 ESPADAS

1.ª

320

290

1 851

2 461

2.ª

320

290

1 361

1 971

3.ª

291

265

1 021

1 578

4.ª

291

265

822

1 378

1 ESPADA

1.ª

320

290

3 333

3 943

2.ª

320

290

2 838

3 448

3.ª

291

266

1 904

2 461

4.ª

291

266

1 412

1 969

 

 

 

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