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Avis de tempête

Publié le par Cositas de toros

I Communiqué de Jean-Luc Couturier

Coste-Haute. 02/03/2019. © G. Lamarque

LE SCANDALE DES GRADINS HOMOLOGUÉS ET DÉMONTABLES DE VALVERDE

     ASPECTS ÉCONOMIQUES
Il est connu de tous que la pandémie due au COVID-19 a mis en péril la plupart des élevages de toros de combat en 2020. Nos élevages de Valverde et de Concha y Sierra n’ont pas été épargnés : Des 40 exemplaires que nous vendions habituellement, seul un novillo a été lidié à Istres au mois d’Octobre. Dans un tel contexte, et si aucune décision n’était prise, la faillite était assurée.
Pour aider la ganaderia à affronter cette situation critique, l’Association des Amis du Curé de Valverde, créée en 2013 pour soutenir l’élevage, a décidé d’organiser « Les mercredis au campo » afin de pouvoir lidier les toros de 5 ans qui ne pouvaient plus aller dans les arènes.
Ces manifestations ont eu un succès retentissant : en effet, 500 amis du Curé de Valverde ont été présents à chaque évènement. Cela a permis à la ganaderia de mieux supporter l’effet économique de la pandémie étant donné qu’aucune subvention des pouvoirs publics n’a été destinée à la filière taurine.
Au début de l’année 2021, la situation restait identique à 2020 : les débouchés sur les marchés habituels étant au point mort, l’Association des Amis de Valverde, en collaboration avec l’élevage, a décidé d’organiser de nouvelles manifestations afin d’aider la ganaderia.
Afin de recevoir les Amis du Curé de Valverde en toute sécurité et confort, l’élevage a entrepris les démarches nécessaires pour installer des gradins démontables homologués autour de nos arènes pour remplacer les ballots de paille.

     ASPECTS TECHNIQUES
Le projet d’installation de gradins démontables a été élaboré à partir du mois d’Octobre 2020. Porté par un bureau d’étude (BTW), un architecte (M. Parthiot), un avocat et un bureau de contrôle (Sud-Est Prévention), il a été présenté à la mairie de Saint-Martin de Crau le 27 novembre 2020, par courrier.
Dans ce courrier, et durant les échanges postérieurs avec la Mairie de Saint-Martin de Crau, l’urgence et la dimension critique de la situation sont rappelés.
10 intervenants ont été chargés d’instruire le dossier…
7 mois plus tard, toujours aucune autorisation : le jeudi 10 juin 2021, la Police Municipale de Saint-Martin de Crau me transmet un courrier non daté dans lequel Madame le Maire nous recommande de ne pas célébrer La Primavera de Valverde.
Dans celui-ci, et à 48 heures de célébrer La Primavera, Madame le Mairie écrit : « Dans cette attente, s’agissant notamment de questions relatives à la sécurité, je ne peux que vous renouveler mes recommandations d’éviter toute organisation de manifestations recevant du public. »
Après 7 mois d’instruction, par 10 intervenants différents, pour installer des gradins démontables homologués, utilisés jusqu’en 2019 en France, à La Brède, il y a des questions à se poser…

     CONSÉQUENCES
L’annulation de La Primavera de Valverde a, et aura, de lourdes conséquences, et ce à plusieurs niveaux :
– Condamnation d’une entreprise locale ;
– Pénaliser lourdement par deux fois les 950 aficionados et Amis du Curé de Valverde qui allaient se déplacer à St Martin de Crau pour vivre la Primavera ;
– Pénaliser les commerçants de la commune d’accueil et la région de cette manne (hôtels, commerces, etc…) ;
– Pénaliser les entreprises fournisseurs de cette manifestation ;
– Pénaliser l’ensemble des professionnels taurins qui allaient intervenir lors de La Primavera (banderilleros, picadors, matadors) ;
– Démoraliser les personnels et les bénévoles qui se sont tant investis ;
– Mettre l’association locale les amis du curé de Valverde en situation économique délicate.
Face à cette situation, libre au peuple de l’afición et aux Saint-Martinois de juger !!

                                                  JEAN-LUC COUTURIER

 

          Déjà reprogrammée et échouant à cette nouvelle date en "concurrence" avec la mini feria nîmoise, elle aussi renvoyée, fêtant la Pentecôte à la mi juin… et la Primavera aux portes de l’été.
Certains tordus du mundillo et autres pisse-vinaigre voyaient ce week-end de Primavera d’un sale œil. 
Mais, n’était-ce pas sympa de se retrouver au campo chez un ganadero – le signataire faisant partie des 950 pinpins cocus – et fêter les 150 ans d’un fer historique ? Les arènes traditionnelles restant pour la majeure partie, inactives, Coste-Haute nous offraient un superbe compromis.
Vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’il doit bien y avoir en suspension, quelques règlements de compte, vieilles querelles, rancunes et pourquoi pas un nouveau virus anti corrida à la municipalité de Saint-Martin de Crau, allez savoir.
Jean-Luc Couturier dérange certains, c’est sûr, mais qu’il soit : réac, ou révolutionnaire prolétarien, marxiste (démodé), intraitable athée, etc, il est avant tout ganadero contribuant à notre afición. C’est reconnu, si vous êtes pauvre, démuni, on vous plaint, mes ces bonnes âmes ne vous aideront pas pour autant ; si vous réussissez comme notre ganadero, on vous jalouse, on vous envie jusqu’à vous haïr. On n’aime pas les gens qui réussissent. 
C’est certain que le comportement de Mme le maire dépêchant ses estafettes moins de 48h avant les festivités est incompréhensible et lamentable. 

 


     Il m’étonnerait que J.L. Couturier en reste là des cordialités avec Marie-Rose Lexcellent – mais oui ! – maire depuis le 23 mai 2020.
Traduisons ici, Lexcellent par médiocre.

Mon article quasiment bouclé, voila que tombe un nouveau communiqué… 
Quelques vagues…  

II Communiqué de la peña La Unica
     Suite au communiqué sur l’annulation de la Primavera de chez Jean-Luc Couturier, ganadero de Valverde et Concha y Sierra, nous constatons des commentaires évoquant le boycott de notre Feria de la Crau en octobre.
Pour rappel, notre association composée de bénévoles n’a aucun lien de près ou de loin avec cette annulation, plusieurs de nos membres devaient participer à ce week-end de Primavera. Maintenant par "représailles" envers la mairie, si certains préfèrent boycotter notre feria, c’est votre choix mais faudra pas se plaindre lorsque la UNICA et la Feria de la Crau n’existeront plus.
Faudra trouver une autre arène qui depuis 25 ans a toujours fait confiance aux éle veurs français et qui cette année fait travailler 10 ganaderias du Pays d’Arles.
……..
     Il est évident que, dans cette charmante région, les communiqués soufflent plus vite que le mistral. Nous attendons la suite.

                                         Gilbert Lamarque

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Quatre ans

Publié le par Cositas de toros

                                    IVÁN FANDIÑO BARROS

             Orduña, 29 septembre 1980 - Aire-sur-l'Adour, 17 juin 2017

 

Aire-sur-l'Adour. © G. Lamarque
Bilbao. © G. Lamarque

 

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N'en jetez plus !

Publié le par Cositas de toros

               Parmi les nombreux après-midi de triomphe, Paco Camino en a écrit un en lettres pourpre et or. C’était à Madrid, à Las Ventas, le 4 juin 1970, un jeudi. 

     Calculez : 51 comme le Pastis, mais déjà 51 ans, hélas. Paco Camino qui a marqué ma jeunesse d’aficionado naissant, 51 ans ne peuvent faire que du mal… bref, passons promptement. Ce 4 juin, jour de sainte Clotilde, l’épouse de Clovis, ce jour bienvenu car Clotilde est issue du germanique hlod, gloire et hild, combat : et quel jour de gloire pour un combattant !

     Ce 4 juin, était donnée une corrida caritative et notre torero de Camas se coltina sept toros et remplit son cabas de huit oreilles ! Un véritable triomphe qui vous marque une carrière, toute figura que vous êtes. Car Paco, dans cette seconde moitié de XXe siècle, était au firmament, un haut perché dans l’escalafón.

     « L’écho romantique de Paco Camino. », voila comment était titrée la chronique dans ABC, signée Antonio Díaz Cañabate. Lequel Antonio accusant souvent le diestro sévillan d’adocenamiento, de vulgarité, s’est offert sans rémission pour cette tarde magique.

 

   

      Camino n’a pas été présent cette année-là à Séville et il n’y a pas eu d’accord pour la San Isidro. Mais, bien que Cañabate l’ait défini au début de sa reseña comme « un homme d’aujourd’hui, qui n’a probablement aucune idée de ce qu’était le romantisme. », il reconnaît le geste. « Il propose de tuer la Corrida de Beneficiencia. De l’argent ? L’inquiétude romantique prévaut. Pas d’argent. Gratuit. Taureaux ? Des ganaderias de plus grande ascendance, ceux de plus grande ancienneté. Combattez six taureaux à Madrid. C’est un geste d’hier, du temps où les toreros étaient romantiques. Combattez six taureaux, pas pour le public, pour vous, pour votre satisfaction de torero. »

     La Feria de San Isidro venait de s’achever sur les triomphes retentissants des principales vedettes. El Cordobés a coupé huit oreilles en deux après-midi, El Viti cinq, Diego Puerta, Gregorio Sánchez, Palomo Linares sont sortis eux aussi a hombros… Donc, on attendait le geste de Paco.

     Ce 4 juin, le général de Gaulle arrive en Espagne pour passer avec tante Yvonne quelques vacances. Mais Charles se fout des toros et l’intérêt des Espagnols se porte sur Madrid et plus précisément sur le sable de Las Ventas. Tout est donc en ordre, chacun est prêt. Quiconque peut y assister mais c’est aussi retransmis sur le petit écran, encore bien petit à cette époque. Plus un billet. Une grande ovation accueille le torero, vêtu de pourpre et d’or, c’est la grande clameur romantique.

 

   

      Il coupe une oreille au premier Juan Pedro Domecq – ne comparons pas les Domecq cru 70 avec les piquettes actuelles –, les deux au deuxième d’Urquijo, nada devant le troisième, un Miura – ah, tiens un Miura ! – deux autres trophées au quatrième, un sobrero de Juan Pedro, avec le Buendia suivant rien, mais deux oreilles au sixième d’Arranz et le Buendía de regaló offrit un dernier pavillon. Huit oreilles pour une tarde inoubliable.

 

© ABC

     « Après-midi de sérénité, traduite en régularité » bien que le revistero souligne deux moments forts, l’estocade au premier et la faena au sixième, les deux moments « qui ont atteint l’extraordinaire » écrit-il, « la pureté et la beauté de l’art de la tauromachie. » Il est conquis l’Antonio.

     Et il résume : « La chose la plus marquante de la corrida était que Paco Camino a combattu chacun des sept toros selon leur condition. Et ça, pour moi, et je pense pour tout le monde, c’est la tauromachie. Ni l’épanouissement intempestif, ni le classicisme sec, ni le faux spectaculaire, ni la concession à un public non taurin, ni, encore moins, les passes mécaniques et routinières. A chaque toro, sa lidia. »

     Et à la fin de sa chronique, la reconnaissance, l’importance d’une tarde unique. « Il y avait un torero dans le ruedo. Il n’en fallait pas plus. Pour cette raison, ceux d’entre-nous qui ont rêvé d’une fête authentique ont longtemps soupiré. Paco Camino nous a fait soupirer profondément. Nous avons été si à l’aise. L’écho romantique de Paco Camino a résonné dans toute l’Espagne taurine. En avant avec les lumières du véritable art de la tauromachie ! » Et c’est Cañabate qui l’écrit !

     Paco Camino, "el niño sabio", reçut la médaille des Beaux-Arts, trente-cinq ans après son historique tarde madrilène.

 

     18h, 24 juillet 2021, le Plumaçon, Mont-de-Marsan.

Que diront les Cañabate d’aujourd’hui à la sortie de l’encerrona d’Antonio Ferrera après le combat des six tontons d’Adolphe ? S’ils sont du cru Madeleine 2017, aïe ! et d’un âge avancé, ouille !

 

                                                                Gilbert Lamarque

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Années 80, les étés de Las Ventas

Publié le par Cositas de toros

        Les étés madrilènes à Las Ventas étaient synonymes de corridas difficiles, opportunités pour les toreros défavorisés, pour ceux cherchant à percer, à favoriser la chance. Dans les premières années de fonctionnement des arènes, sans la Feria de la San Isidro, les principaux personnages, figuras, s’alignaient tout au long de la temporada, mais à partir des années 50, il y a eu trois décennies d’exode des toreros de renom pendant les mois de chaleur.

 

Manolete, Corrida de la Prensa, 6 juillet 1944

   

      Dans les années 1940, Domingo Ortega, Manolete, Marcial Lalanda, Pepe Luis Vázquez, Luis Miguel Dominguín ou Villalta étaient souvent présents au mois de juillet, notamment pour la Corrida de la Prensa*, annoncée dans les derniers jours de juin ou les premiers de juillet. C’est précisément cette célébration qui a été la seule à avoir conservé des cartels plus attrayants durant le désert de ces trois décennies, mettant en vedette des toreros tels qu’Antonio Bienvenida,, Gregorio Sánchez, Litri, Aparicio, Diego Puerta, El Viti ou Andrés Vázquez.

 

   

      Dans les années 1980, un air nouveau a soufflé sur Las Ventas. Après l’embellie que fut la gestion de Martín Berrocal et Canorea, la plaza tombe dans les mains de Manolo Chopera. L’illusion tomba aussi, à peine quatre mille abonnés contre dix-huit mille à la fin de la décennie !

     Et parmi les nouveautés introduites par Chopera, il y avait ce créneau important entre la San Isidro terminée et l’exil estival d’août. Le panorama changea donc en 1983. À la traditionnelle Corrida de la Prensa, une concours, Ortega Cano et Curro Durán se sont "envoyés" dans un mano a mano précédant le 10 juillet, la puerta grande de Julio Robles lors d’un après-midi avec Antoñete et Manzanares. Une semaine plus tard brillait un autre trio solide composé d’Antoñete – le torero de Madrid – Ángel Teruel et el Niño de la Capea avec des toros d’Osborne.

 

Antonio Chenel "Antoñete"

   

      En 1984, les cartels proposés ont très vite été bien accueillis par le public. Le 1er juillet, défilèrent des toros d’Atanasio Fernández pour Curro Vázquez, Julio Robles et Roberto Domínguez, et le 8, Curro Romero et Rafael de Paula accompagné du rejoneador Álvaro Domecq avec un encierro de Montalvo. La temporada suivante, on put voir Dámaso González, Curro Vázquez et Ortega Cano lors de la Corrida de la Presse, et Curro Romero, Julio Robles – sortant a hombros – et Pepe Luis Vázquez, le 7 juillet avec des toros d’Aldeanueva.

     En 1987, un autre mois de juillet avec des cartels conséquents. Mike Litri et Rafi Camino en mano a mano devant des novillos d’El Torreón, le 5. Et la Corrida del Arte – soi-disant – avec Antoñete, Curro Romero et Rafael de Paula, le 12. Les toros étaient du marquis de Albayda, et deux rentrèrent vivants, l’un affecté à Romero, l’autre à Paula lors d’une tarde de grande intensité !

     Antoñete, Curro Romero et Manili, ont combattu le 3 juillet 1988 des reses de Torrestrella avec l’excitation encore présente du grand après-midi que el Niño de la Capea donna quelques jours auparavant lorsqu’il triompha pleinement devant les Victorino, en solitaire. Le 10 juillet, Paula, Robles et Ortega Cano sont passés… sans laisser de trace.

     Les années 80, une décennie avec un mois de juillet riche d’affiches fortes qui s’estompèrent progressivement au cours des temporadas suivantes jusqu’à atteindre à nouveau la traversée du désert que Las Ventas est redevenue pendant les mois d’été.

 

* La Corrida de la Prensa. L’une des plus anciennes traditions de l’Association de la presse de Madrid est l’organisation de cette corrida, dont la première a eu lieu le 12 juin 1900 – cinq ans seulement après la fondation de l’Association – dans les vieilles arènes de la Puerta de Alcala. Sauf à trois reprises (1930, 1937 et 1993), la Corrida de la Prensa ne fut pas au rendez-vous. Depuis 1995, elle a lieu fin mai dans le cadre du programme de la San Isidro bien qu’en dehors de l’abonnement.

 

                                                                          Gilbert Lamarque

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Silence, on vote !

Publié le par Cositas de toros

                Vous n’êtes pas sans savoir que nous irons aux urnes les 20 et 27 juin prochains dans le cadre des élections régionales et départementales. Soyez rassurés, ce ne sera pas la bousculade et la distanciation physique sera aisément respectée.

 

Dans le cadre de la région Nouvelle-Aquitaine, voici la liste des prétendants à la présidence de la région : Alain Rousset (PS), Nicolas Florian (LR), Geneviève Darrieussecq (MoDem-LREM), Edwige Diaz (RN), Nicolas Thierry (EELV), Clémence Guetté (LFI-NPA), Eddie Puyjalon (Le Mouvement de la Ruralité-Résistons) et Guillaume Perchet (Lutte Ouvrière).

 

Nous avons tous reçus, il y a quelques jours, dans notre boîte aux lettres, le courrier réunissant les têtes de liste de ces élections dans nos régions respectives. La substance : les bulletins et le programme succinct de chaque force en présence.

 

     

      À quelques jours d’intervalle, le programme exhaustif de Mme Darrieussecq se morfondait dans ma boîte verte. Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants et donc, tête de liste Modem-LREM, « L’Union fait la Région » aux élections régionales en Nouvelle-Aquitaine, se présente comme « la seule à pouvoir porter une alternance à Alain Rousset ».

En double-page, le programme complet, les propositions sur la région : la Santé, la Planète, les Transports, les Emplois et les Jeunes, et face à chaque thème : Protéger +, Être + proche, + de Progrès. En quatrième et dernière page, les propositions pour le département des Landes – Mme Darrieussecq visant la présidence de la région et à défaut le département. Ces propositions concernent, l’aménagement, la coopération, le très haut débit, l’agriculture, la sylviculture, l’emploi, les mobilités et le trait de côte du littoral.

Ne manquerait-il pas la culture et par conséquent la tauromachie ? Pas un mot sur les traditions, l’art de vivre… Le progrès, toujours le progrès et les « forces progressistes ». À souhaiter se diriger dans la voie du progrès à outrance, on en oublie l’élémentaire, l’indispensable, le nécessaire qui font le ciment de l’identité, l’équilibre de nos petits pays.

La cheffe de file de la majorité présidentielle aux régionales en Nouvelle-Aquitaine, centriste, entrée tardivement en politique était parvenue en 2008 à briser l’hégémonie PS dans les Landes en ravissant aux socialistes endormis la mairie de Mont-de-Marsan, à gauche depuis 46 ans, son seul exploit !

En tant que maire de la préfecture landaise (2008-2017) et lanceuse de clés depuis le palco présidentiel, elle fut présidente de l’Union des villes taurines de France (UVTF) en 2012 et 2013, et déclarait en 2013 à Céret : « La tauromachie fait partie de la culture et du patrimoine français ». Elle s’est aussi opposée en octobre 2019 à l’interdiction de l’accès des mineurs aux corridas : « Il est important de défendre notre culture. Cette action est légitime, j’en suis solidaire ». Sud Ouest 12/10/2019.

Tout ceci "s’était avant". Difficile de prendre l’engagement public de défendre la corrida même dans ce département des Landes où la corrida est fortement implantée sachant malgré tout que les forces aficionadas se délitent. Alors pensez donc, en Nouvelle-Aquitaine, porter la bonne parole à Guéret, Niort, Limoges ou Angoulême, c’est se faire hara-kiri ! Mme Darrieussecq ne craint rien, cette forme rituelle de suicide est purement masculin. Pas de samouraïs en Nouvelle -Aquitaine, ce n'est pas dans nos traditions.

Encore un bel exemple de frilosité en politique. Est-il si difficile de s’engager, l’entreprise est-elle si risquée ? Il semble bien que oui, le siège si aisément éjectable.

Je tire à boulets rouges sur une candidate mais il est clair qu’il en est de même pour ses adversaires, l’étiquette n’apportant rien de plus ou de moins, mais Mme Darrieussecq défendait la cause, il y a encore peu de temps.

La tauromachie, fille honteuse de la République mais pourtant légitime.

                                                                              Gilbert Lamarque

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